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International

Bolsonaro talonne Lula, la campagne reprend

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L'ex-président de gauche s'est affiché souriant devant ses supporters. (© KEYSTONE/AP/Andre Penner)

Les états-majors de l'ex-président de gauche Lula, un peu sonnés, et du président d'extrême droite Jair Bolsonaro, galvanisés, se mobilisaient lundi pour quatre nouvelles semaines de campagne lourdes d'incertitudes au Brésil.

Dimanche, au premier tour de la présidentielle, Luiz Inacio Lula da Silva, icône de la gauche, a remporté 48% des voix, devant le président sortant d'extrême droite, à 43%, avec 6 millions de voix d'écart, selon des résultats officiels.

Comme pour le Brexit ou l'élection de Donald Trump qu'ils n'avaient pas vu venir, les sondages se sont lourdement trompés: ils avaient promis à Lula une avance de 14 points dans les intentions de vote (50% contre 36%) et même, peut-être, une victoire dès le 1er tour.

La Bourse de Sao Paulo a salué ces résultats lundi avec une hausse de plus de 4% en matinée, alors que les milieux économiques, même avec des réserves, continuent de soutenir Jair Bolsonaro et ses politiques libérales.

Décevant pour Lula

Lula, pour qui ce résultat est très décevant, devait rencontrer dans l'après-midi son colistier de centre droit, l'ex-gouverneur Gerald Alckmin pour une "réunion de coordination de campagne" à Sao Paulo.

"Je peux vous dire que nous allons gagner cette élection. C'est juste une prolongation", a déclaré devant ses partisans le vieux lion de la politique brésilienne tard dimanche soir, tout de même visiblement affecté par cette déception électorale.

"Demain (lundi) je commence à faire campagne", a dit Lula, en promettant "plus de déplacements et d'autres meetings" à la rencontre des Brésiliens pour décrocher un 3e mandat le 30 octobre.

Il a dit attendre avec impatience "le débat en tête à tête" avec son adversaire, "pour voir s'il continuera de mentir".

Le président Bolsonaro exultait sur son compte Twitter. "Contre tout et tous, nous avons eu plus de voix au 1er tour qu'en 2018, près deux millions", écrit-il.

"Par la grâce de Dieu, jamais je n'ai perdu une élection et je sais que nous n'allons pas perdre cette fois-ci alors que la liberté du Brésil entier dépend de nous".

Troubles dans la rue

Les élections générales organisées au Brésil dimanche ont aussi été un succès inespéré pour les Bolsonaristes aux postes de gouverneurs et au Congrès, surtout au Sénat, qui a vu l'arrivée d'une vague ultra-conservatrice. Des anciens ministres du gouvernement ont été élus.

"Nous allons voir un 2e tour radicalement polarisé", prévoit Bruna Santos, du Brazil institute, alors que le Brésil est déjà très fracturé après quatre ans de mandat Bolsonaro.

Pour Paulo Calmon, politiste de l'Université de Brasilia, "la course va être encore plus ouverte et promet une dispute acharnée" et "Bolsonaro maintient toutes ses chances de réélection".

"La partie pour le second tour va être dure", renchérit Marco Antonio Teixeira, de la fondation Getulio Vargas (FGV): "il n'y a que cinq points d'écart" entre Lula et Bolsonaro, "on va connaître une période très tendue".

Le revers de Lula accorde même à Bolsonaro "un mois supplémentaire pour provoquer des troubles dans les rues", estime pour sa part Guilherme Casaroes, de la Fondation Getulio Vargas.

Il considère, lui aussi, que "les chances de Lula d'être élu sont nettement plus faibles".

"On ne peut pas exclure que Bolsonaro galvanise sa base et l'encourage à pourchasser les supporters de Lula", abonde M. Shifter, analyste de l'Inter-American Dialogue.

Entre les deux camps "il y a beaucoup de rancoeur, de haine et il ne serait pas surprenant que cela conduise à des troubles", alors que la campagne a déjà connu des violences.

Détestation des sondages

Arrivées en 3e et 4e position de la présidentielle, Simone Tebet (MDB du centre droit), qui a obtenu 4% des voix et Ciro Gomes (PDT, centre gauche, 3%) vont être très courtisés.

"Les électeurs de Simone Tebet et Ciro Gomes, environ huit millions de personnes, vont décider qui sera le prochain président", estime Bruna Santos.

Le premier tour aura conforté Jair Bolsonaro dans sa détestation des sondages, qui le plaçaient loin derrière Lula depuis des semaines.

"On a fait mentir les sondages!", a exulté dimanche soir le président populiste, qui dit préférer prendre le pouls des Brésiliens dans la rue, lors de ses grands meetings ou lors de bains de foule.

Pour Guilherme Casaroes, "les instituts de sondage, qui ont donné des projections inconsistantes à la fois pour les élections présidentielle et celles des Etats vont devoir se réinventer".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Murat Yakin ne veut pas sous-estimer la Hongrie

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Murat Yakin: son équipe est prête à entrer dans l'Euro 2024 (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Il a son équipe en tête et mesure la difficulté de la tâche qui attend la Suisse contre un adversaire de valeur. "L’important est d’être prêt", dit Murat Yakin.

Le sélectionneur assure que ses joueurs le sont. "Même si Denis Zakaria et Streven Zuber sont encore un peu ménagés, les vingt-six joueurs du cadre sont à ma disposition, se félicite Murat Yakin. Maintenant, il convient surtout de ne pas sous-estimer la Hongrie. Ses derniers résultats parlent pour elle. Mais je veux croire que mon équipe sera capable de jouer sur ses qualités."

A ses côtés lors de la traditionnelle conférence de presse à J-1, Granit Xhaka n’est pas tombé dans le piège, celui de crier sur les toits que la Suisse sera sacrée Championne d’Europe le 14 juillet prochain. "Mais on me connait. Tout le monde sait que je vois très large au moment de faire mes valises avant un tournoi, sourit le capitaine. Cela commence enfin demain pour nous. A nous d’annoncer clairement la couleur !"

Immense aura

Après une saison presque parfaite avec le Bayer Leverkusen - "elle l’aurait été si nous n’avions pas perdu la finale de l’Europa League", dit-il -, le Bâlois aborde cet Euro avec une immense aura. "J’accepte volontiers tous les compliments, poursuit-il. Mais ce n’est pas à moi de dire si je suis aujourd’hui l’un des meilleurs joueurs du monde. Je suis juste là pour aider l’équipe, pour la pousser vers l’avant."

Le capitaine est, à nouveau, revenu sur sa relation avec son sélectionneur. "Je suis heureux de me retrouver sous les ordres d’un entraîneur aussi ouvert, explique-t-il. Entre Murat Yakin et moi, il n’y a jamais eu le moindre problème. Ces derniers mois, il est venu souvent à Düsseldorf. Nous avons partagé de bons repas avec du bon vin. Tout ce qui a pu être écrit sur nous deux est ridicule." Comme si tout le monde avait rêvé...

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

Euro 2024: la Hongrie est prête pour affronter la Suisse

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Marco Rossi, le sélectionneur italien de la Hongrie (© KEYSTONE/AP/Tibor Illyes)

C’est une équipe de Hongrie qui regorge de confiance que la Suisse défiera samedi à Cologne. "Elle n’a cessé de grandir au fil des mois", affirme son sélectionneur italien Marco Rossi.

"Notre premier but est d’apporter de la joie et du bonheur à nos supporters, dit-il. Nous y étions parvenus il y a trois ans même si nous n’étions pas sortis de la phase de poules." A la lutte avec le Portugal, la France et l’Allemagne, les Hongrois avaient échoué sur le fil.

Cette année, au sortir d'une série vertueuse de 14 matches sans défaite, ils espèrent un autre destin dans un groupe plus abordable. "Mais la Suisse est une équipe très forte. Très solide en défense. Parfaitement armée en ligne médiane avec Granit Xhaka. Et percutante en attaque, souligne le technicien italien. Nous avons étudié son jeu. Mes joueurs savent ce qu’ils doivent faire demain sur le terrain. La pression sur leurs épaules sera très grande. Mais je veux croire qu’ils sauront comment l’évacuer."

Cette confiance presque sans limite, on la retrouve dans les propos de Loïc Nego. Né à Paris il y a 33 ans et international hongrois depuis l’automne 2020, le défenseur du Havre lâche tout simplement qu’il "veut aller au bout dans cet Euro". "La Suisse impose un immense respect en raison de ses résultats depuis dix ans et en raison de la présence dans ses rangs de grands joueurs, dit-il. Mais nous avons également des atouts. Nous avons beaucoup travaillé sur nos forces, sur ce que nous devons faire pour gagner ce premier match."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Poutine exige la capitulation de l'Ukraine, refus de Zelensky

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Le président russe a réclamé que Kiev renonce à rejoindre l'Otan et se retire des régions de Donetsk, Lougansk, Kherson et Zaporijjia. (© KEYSTONE/EPA/STRINGER)

Le président russe Vladimir Poutine a de facto fixé vendredi une capitulation de l'Ukraine comme condition pour des pourparlers. Son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky a aussitôt rejeté un "ultimatum" à la "Hitler", à la veille du sommet du Bürgenstock (NW).

L'Ukraine, les Etats-Unis et l'Otan ont immédiatement rejeté ces conditions du maître du Kremlin. "Ces messages sont des messages d'ultimatum (...) Hitler faisait la même chose, quand il disait 'Donnez-moi une partie de la Tchécoslovaquie et on en reste là', mais non, ce sont des mensonges", a commenté Volodymyr Zelensky dans un entretien à la chaîne d'information italienne SkyTG24.

Le président russe, dont l'armée a repris depuis plusieurs mois l'initiative sur le front face à des forces ukrainiennes en manque d'hommes et de munitions, a réclamé que Kiev renonce à rejoindre l'Otan et se retire des régions de Donetsk, Lougansk, Kherson et Zaporijjia que la Russie occupe déjà partiellement et prétend annexer en plus de la Crimée.

"Dès que Kiev (...) commencera le retrait effectif des troupes et notifiera l'abandon de son projet d'adhésion à l'Otan, nous donnerons immédiatement, à la minute même, l'ordre de cesser le feu et d'entamer des négociations", a dit M. Poutine face aux cadres du ministère russe des Affaires étrangères.

Reddition

Remplir ces conditions constituerait de facto une reddition de l'Ukraine, dont l'objectif est de rétablir son intégrité territoriale et sa souveraineté dans les frontières internationalement reconnues.

Si l'armée russe a l'initiative sur le front, elle y a subi des pertes considérables depuis deux ans et ne parvient pas à prendre un avantage décisif.

Le Kremlin avait proclamé dès septembre 2022 l'annexion de quatre régions de l'est et du sud de l'Ukraine, en plus de celle de la Crimée en 2014.

"Manipulation"

Vladimir Poutine a insisté vendredi sur le fait que l'Ukraine devait remettre à la Russie la totalité de ces territoires, alors même que Moscou ne les occupe que partiellement et que les combats y font toujours rage.

Le président russe a dénigré également le sommet pour la paix, dont la Russie a été exclue, prévu en Suisse les 15 et 16 juin à l'initiative de l'Ukraine. Kiev espère que les quelque 90 délégations présentes, malgré l'absence notamment de la Chine, y aboutiront à un consensus pour accroître la pression sur le Kremlin.

M. Poutine a dénoncé un "stratagème pour détourner l'attention de tout le monde" des vraies responsabilités dans le conflit à savoir, dans sa lecture, celles de l'Ukraine et des Occidentaux.

Mykhaïlo Podoliak, conseiller à la présidence ukrainienne, a martelé, lui, que les revendications russes se "heurtent au bon sens" et constituent "une offense au droit international".

Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a dénoncé des "déclarations manipulatrices", et estimé que Vladimir Poutine avait tenu ces propos à la veille du sommet en Suisse car "la Russie a peur d'une véritable paix".

"Pas de bonne foi"

Le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin, dont le pays est le principal soutien militaire et financier de Kiev, a jugé que M. Poutine n'était "pas en position de dicter à l'Ukraine ce qu'elle doit faire pour parvenir à la paix".

Enfin, le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg a estimé que le dirigeant russe n'agissait pas de "bonne foi".

Le chef de la diplomatie russe y est allé de sa pique, en disant que ceux qui "ont des oreilles entendront (Poutine) et ceux qui ont un cerveau le comprendront".

"Mais je ne suis pas sûr que ces organes du corps humain fonctionnent correctement " en Occident, a lâché Sergueï Lavrov à la télévision russe.

"Vol" des actifs russes

Vladimir Poutine a aussi dénoncé la décision jeudi du G7 de garantir un prêt de 50 milliards de dollars à l'Ukraine avec les futurs intérêts des actifs russes gelés depuis le début de l'offensive russe "Même si on enjolive les choses, le vol ça reste du vol et ça ne restera pas impuni", a t-il dit.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a lui réclamé la confiscation pure et simple des 300 milliards d'euros d'actifs de la banque centrale russe gelés par les Occidentaux depuis deux ans, ce à quoi ils se refusent pour des raisons juridiques.

L'Ukraine résiste

Sur le terrain, les forces ukrainiennes continuent de résister aux multiples assauts, en particulier dans l'est du pays, où Moscou grignote du terrain depuis le début de l'année.

"Presque quotidiennement, nous repoussons deux, trois attaques", a dit cette semaine à l'AFP Maxime, commandant d'une compagnie de tankistes dans la 59ème brigade qui combat dans la zone de Pokrovsk.

"Il y a eu une nette augmentation du nombre de soldats ennemis et ils ont apporté des véhicules blindés ainsi que de l'artillerie à longue portée", a ajouté ce militaire de 38 ans.

Enfin, l'Ukraine continue d'être contrainte de rationner l'électricité, son infrastructure énergétique ayant été ravagée par les frappes russes. Vendredi, des coupures sont prévues de 14H à 22H à travers le pays.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Borussia Dortmund: Nuri Sahin nommé entraîneur

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Nuri Sahin célèbre un but avec Dortmund en 2016 (© KEYSTONE/EPA DPA/BERND THISSEN)

Borussia Dortmund n'a pas tardé pour trouver son nouvel entraîneur. Au lendemain de l'annonce du départ d'Edin Terzic, le BVB a annoncé que Nuri Sahin reprenait la direction de l'équipe.

Sahin (35 ans), ancien joueur du club (223 matches, 21 buts), était depuis le début 2024 assistant de Terzic. Il a signé un contrat jusqu'à fin juin 2027. "C'est un grand honneur pour moi de pouvoir entraîner Borussia Dortmund", a-t-il déclaré dans un communiqué du club.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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