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Économie

Canaries: le vent pousse les gaz toxiques vers la mer

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Depuis la nuit de mardi à mercredi, la coulée de lave du volcan Cumbre Vieja, dont l'éruption a débuté il y a dix jours, se déverse dans les eaux de l'océan Atlantique. (© KEYSTONE/AP/Saul Santos)

Le fleuve de lave du volcan entré en éruption il y a dix jours sur l'île de La Palma, aux Canaries, continuait mercredi de se déverser dans l'Océan atlantique. Mais le vent poussait les gaz toxiques vers le large, protégeant pour l'instant la population locale.

Les images en provenance de Playa Nueva, sur la côte ouest de l'île, montraient un torrent de lave incandescente plongeant dans l'océan du haut d'une falaise d'une centaine de mètres au milieu de gigantesques panaches de vapeur.

L'Institut espagnol d'océanographie a indiqué dans un tweet, photos à l'appui, que la lave gagnait du terrain sur la mer, son accumulation formant dans l'eau une sorte de dépôt, de pyramide, atteignant une cinquantaine de mètres de haut et qui continuait de grandir.

Le risque le plus important, celui des gaz toxiques produits par le contact brutal entre une lave à plus de 1000 degrés Celsius et une eau de mer à une température de 22 ou 23 degrés, semblait toutefois écarté dans l'immédiat grâce au vent. A condition bien sûr qu'il ne change pas de direction...

"Nous avons en ce moment même un vent important sur la zone qui dissipe davantage (les nuages de gaz) vers la mer, par conséquent le risque est bien inférieur" à ce que les experts envisageaient, a déclaré à la radio nationale Rubén Fernandez, l'un des responsables du Plan d'urgence volcanique des Canaries (Pevolca).

Rencontre redoutée

Cette rencontre entre la lave et l'eau de mer était particulièrement redoutée, car elle entraîne la production de gaz toxiques et de particules nocives, qui en cas d'inhalation peuvent créer des difficultés respiratoires. Pour prévenir ce risque, le gouvernement régional de l'archipel a décrété un périmètre de sécurité d'un rayon de 3,5 kilomètres à terre et deux milles nautiques en mer autour de l'endroit où était prévue l'arrivée de la lave.

L'entrée de la lave dans l'océan s'est produite mardi peu après 23h00 heure locale (minuit en Suisse), après que la coulée de lave crachée par le volcan Cumbre Vieja eut soudain accéléré sa vitesse. "La lave a maintenant un canal ouvert vers l'océan (...), un chemin parfaitement tracé à travers lequel elle va aller vers la mer", a expliqué David Calvo, le porte-parole d'Involcan, dans une interview à la télévision nationale TVE.

Il s'agit d'"une bonne nouvelle", car cette route vers l'océan "évite qu'il y ait de nouveaux blocages, de nouveaux barrages de lave" qui la forceraient à s'étaler latéralement vers d'autres zones, a-t-il ajouté.

Arrivée d'un premier avion

Autre raison d'espérer: les liaisons aériennes avec La Palma, qui étaient interrompues en raison des conditions de sécurité jugées insuffisantes, ont repris mercredi avec l'arrivée d'un premier avion en provenance de l'île voisine de Tenerife.

Cet avion de la compagnie régionale Binter était le premier à atterrir à La Palma depuis la mise à l'arrêt temporaire de l'aéroport samedi, en raison de l'accumulation des cendres sur les pistes, a précisé à l'AFP un porte-parole local du gestionnaire des aéroports espagnols (Aena).

Pour Arnau Folch, volcanologue au Conseil supérieur de recherches scientifiques (CSIC), la poursuite du trafic aérien dépendra néanmoins de la météo. "Si le volcan continue à émettre des cendres, il faudra voir chaque jour comment évolue le panache en fonction des vents dominants", a-t-il expliqué à l'AFP.

"Une autre île"

L'éruption du Cumbre Vieja, qui a débuté le 19 septembre, n'a fait aucun mort ni blessé mais a entraîné l'évacuation de plus de 6000 personnes et provoqué d'énormes dégâts parmi les infrastructures de cette petite île de 85'000 habitants. Dans une interview à la radio COPE, le président du gouvernement régional de l'archipel, Angel Víctor Torres, a parlé d'une "terrible désolation".

"Dans toute cette zone, il ne reste rien d'autre que la lave", a dit M. Torres, dressant le tableau d'une île complètement défigurée par un fleuve de lave d'une largeur atteignant par endroits six cent mètres. "L'île de La Palma dans cette partie est une autre île". Selon le système européen de mesures géospatiales Copernicus, la lave a détruit au moins 656 bâtiments - qui ne sont pas tous des habitations - et recouvert 268 hectares de terrain.

M. Torres a également souligné que les plantations de bananes - activité principale de l'île avec le tourisme - avaient subi "des dégâts considérables". "Nous parlons d'un tiers de la production de bananes de toutes les Canaries", a-t-il dit. Les deux précédentes éruptions à La Palma ont eu lieu en 1949 et 1971. Elles avaient fait au total trois morts, dont deux par inhalation de gaz.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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OMC: les restrictions au commerce ont augmenté depuis mi-octobre

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La directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) Ngozi Okonjo-Iweala souhaite moins de nouvelles restrictions au commerce dans les différents pays (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les restrictions au commerce dans différents pays ont augmenté depuis mi-octobre, selon l'Organisation mondiale du commerce (OMC). La directrice générale Ngozi Okonjo-Iweala a relayé mardi à Genève son inquiétude.

Au moment du début de l'offensive russe en février dernier, plus de 70 restrictions liées aux aliments ou encore aux engrais ont été lancées. Près de 60 sont toujours en place. Elles constituent un volume de 56,6 milliards de dollars (plus de 53 milliards de francs).

De mi-octobre 2021 à mi-octobre dernier, plus de 370 nouvelles facilitations au commerce ont été lancées. Par mois, le chiffre est le plus important en dix ans, alors que le total dépasse largement les plus de 210 nouvelles restrictions, toutefois sans celles liées à la pandémie.

Alors que les facilitations au commerce ont surtout porté sur les importations, les restrictions ont affecté les exportations. Pour la première fois depuis 2009, elles ont même dépassé les assouplissements pour les exportations. Mais les restrictions aux importations préoccupent aussi l'OMC. Environ 9% des importations mondiales sont affectées par des mesures coercitives lancées en 2009, déplore l'organisation.

Demande aux pays membres

Au total, les facilitations rassemblent un volume de 1160 milliards de dollars, contre seulement environ 279 milliards pour les restrictions. "Une levée de ces restrictions au commerce est fondamentale pour réduire les augmentations de prix et la volatilité", estime la directrice générale.

En revanche, les mesures liées au commerce de technologies contre la pandémie ont augmenté moins rapidement. Depuis octobre 2021, 45 ont été lancées sur les marchandises. Mais il y a deux mois, 79% de toutes les facilitations et restrictions du commerce établies depuis 2020 ont été éliminées. Sur près de 450, dont la plupart étaient des facilitations, seules un peu plus de 40 d'entre elles étaient toujours en place mi-octobre, mais pour une enveloppe importante de plus de 134 milliards de dollars.

Il y a deux mois, l'OMC avait abaissé la prévision de croissance du commerce mondial pour cette année à 1%, contre 3,4% quelques mois auparavant. "Alors que nous cherchons à améliorer l'accès aux vaccins, aux médicaments, aux tests, je demande urgemment aux membres de mettre un terme aux restrictions qui restent", a encore dit la directrice générale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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USA: le déficit commercial continue de se creuser en octobre

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Les importations de biens aux Etats-Unis ont crû de 2,6 milliards de dollars en octobre, tirées par les matières premières et les pièces automobiles. (archives) (© KEYSTONE/EPA/ETIENNE LAURENT)

Le déficit commercial des Etats-Unis s'est encore creusé au mois d'octobre, sous l'effet conjugué d'une baisse des exportations et d'une hausse des importations, principalement des matières premières, selon les données publiées mardi par le département du Commerce.

Le déficit des biens et services avec le reste du monde s'est élevé à 78,2 milliards de dollars (73,4 milliards de francs), en hausse de 5,4%, par rapport au mois d'août, avec un recul des exportations de 0,7% et une hausse des importations de 0,6%.

Le ministère américain en profite pour réviser ses données concernant septembre, avec un déficit désormais estimé à 74,1 milliards de dollars, contre 73,3 milliards annoncés initialement.

Pour le mois d'octobre, le déficit commercial est légèrement plus important qu'anticipé par les analystes, qui tablaient sur 77,2 milliards de dollars selon le consensus publié par briefing.com.

Il s'agit du deuxième mois consécutif de creusement du déficit, alors que les premiers mois de l'année avaient été au contraire marqués par une réduction continue de celui-ci.

Sur les trois derniers mois, la moyenne du déficit commercial s'établit désormais à 72,7 milliards de dollars, en hausse de 2,5 milliards de dollars, confirmant l'inversion de tendance par rapport au reste de l'année.

En glissement annuel, le déficit commercial des douze derniers mois a progressé de 19,9%, soit 136,9 milliards de dollars, par rapport à la même donnée un an plus tôt.

Dans le détail, les exportations de biens ont reculé de 3,6 milliards de dollars, principalement du fait d'une baisse des cours du gaz naturel et du pétrole, partiellement compensée par une hausse des exportations de services, en premier lieu le tourisme.

Du côté des importations, la hausse de l'importation des biens est de 2,6 milliards de dollars, tiré tant par les importations de matières premières que de pièces automobiles, alors que les importations de services sont en baisse, la encore sous l'effet du dollar.

Si la Chine reste toujours le premier partenaire commercial des Etats-Unis, le déficit commercial des biens avec son rival est encore en recul, passant de 32,1 milliards de dollars en septembre à 26,1 milliards de dollars un mois plus tard.

Le déficit avec l'Union européenne est lui en forte hausse de 7,1 milliards de dollars sur un mois, pour atteindre 23,1 milliards de dollars en octobre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

La croissance italienne devrait atteindre 3,9% en 2022

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En Italie, la consommation des ménages devrait augmenter de 3,7% en 2022 et de 0,4% en 2023. (© KEYSTONE/EPA ANSA/ALESSANDRO DI MEO)

La croissance économique de l'Italie devrait atteindre 3,9% cette année, tirée par les investissements et la consommation des ménages, avant de ralentir à 0,4% en 2023, a indiqué mardi l'Institut national des statistiques (Istat).

Pour cette année, la prévision de l'Istat dépasse celle du gouvernement dirigé par Giorgia Meloni qui tablait sur 3,7%. A l'inverse, l'Istat est moins optimiste pour 2023, année pour laquelle le gouvernement prévoit une croissance de 0,6%.

Les investissements devraient grimper de 10% cette année mais seulement de 2% l'an prochain. La consommation des ménages devrait augmenter de 3,7% en 2022 et de 0,4% en 2023.

Ce scénario est basé sur la "mise en oeuvre intégrale" des investissements prévus dans le cadre du plan européen de relance, dont l'Italie est le principal bénéficiaire avec 191,5 milliards d'euros sur la période 2021-2026.

Le commerce extérieur devrait également ralentir en 2023, avec une hausse des exportations limitée à 2% et celle des importations à 2,2%. En 2022, les exportations devraient augmenter de 10,8% et les importations de 13,2%.

L'inflation devrait décélérer au cours des prochains mois grâce à une "stabilisation des prix du pétrole". La hausse des prix devrait atteindre 8,2% en 2022 avant de ralentir à 5,4% en 2023, selon les estimations de l'Istat.

Le taux de chômage devrait baisser cette année à 8,1%, contre 9,3% en 2021, avant de remonter à 8,2% en 2023. Il reste ainsi nettement supérieur à celui de la zone euro, qui a reculé à 6,5% en octobre.

Signe encourageant, l'indice de confiance des entreprises en Italie et celui des ménages ont enregistré en novembre une hausse, après quatre mois de baisse.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Le fribourgeois Bétontec cessera ses activités en 2023

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Les 25 employés du site de Villeneuve devraient pouvoir conserver leur emploi auprès du repreneur (photo symbolique). (© Keystone/GAETAN BALLY)

La concurrence d'outre-Rhin, des pertes liées à la pandémie de Covid et le renchérissement des matières premières auront eu raison de Bétontec-Gram. L'entreprise basée à Villeneuve (FR) spécialisée dans la production d'éléments préfabriqués en béton va cesser ses activités en 2023, mais la vente de ses actifs lui permettra d'honorer l'intégralité de ses engagements.

"Nous ne pouvions plus concurrencer les gros acteurs présents en Suisse alémanique produisant des volumes dix fois plus élevés que les nôtres", explique mardi dans les colonnes de La Liberté son administrateur délégué Julien Lasserre. En 2021, Bétontec avait déjà dû se séparer de près de la moitié de ses 40 collaborateurs et cesser de produire les piliers préfabriqués en béton qui étaient sa spécialité.

L'entreprise est cependant parvenue à céder - pour un montant non dévoilé - son usine au neuchâtelois MFP Préfabrication. "La vente de nos actifs va nous permettre de faire face à tous nos engagements et de développer de nouveaux produits sur notre site français", a poursuivi le responsable. LSR Bétons Holding, propriétaire de Bétontec depuis 2012, possède également un site de production en France voisine.

Les 25 employés du site de Villeneuve devraient pouvoir conserver leur emploi auprès du repreneur. "Cela faisait deux ans que nous cherchions un lieu où étendre nos activités", a confié au quotidien fribourgeois Noémie Carera, codirectrice de MFP Préfabrication.

L'acquisition du site de 30'000 m2 devrait permettre à l'entreprise sise à La Tène d'accroître sa production de moitié et "à moyen terme, doubler le nombre de collaborateurs sur place tout en conservant tous les postes actuels", assure la responsable. Le groupe neuchâtelois s'est spécialisé dans les éléments de façade, un produit très demandé et pour lequel la concurrence est nettement moins forte, à en croire Mme Carera.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Affaire Ambros Baumann: le recours de Julius Baer est admis

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La décision du Tribunal fédéral libère la banque Julius Baer de toute responsabilité vis-à-vis des anciens clients du financier Ambros Baumann (archives). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le Tribunal fédéral admet le recours de Julius Baer dans son conflit avec des investisseurs lésés par Ambros Baumann. Ces derniers estiment que la banque a failli à son devoir en ne détectant pas les transactions douteuses effectuées par l'homme d'affaires bâlois.

Dans un arrêt publié mardi, la 1ère Cour de droit civil annule une décision de la justice genevoise tendant à un complément d'instruction. Cette dernière estimait qu'après avoir été sollicitée par les autorités bâloises en 2006, la banque aurait dû réaliser "le caractère insolite des transactions accomplies sur les comptes" ouverts par Ambros Baumann.

Le Tribunal fédéral rappelle qu'aucune action illicite engageant la responsabilité de la banque n'a pu être établie dans la mesure où aucune intention délictueuse ne peut être reprochée à ses collaborateurs. Pour que l'établissement ait à répondre des dommages subis par les clients d'Ambros Baumann, il aurait fallu que des employés aient volontairement agi de manière illégale.

Un simple gérant de fortune

Ambros Baumann avait ouvert deux comptes auprès de Julius Baer en 1999 et en 2004. Il avait prétendu que ces comptes serviraient à recueillir les commissions de son activité de gérant de fortune indépendant. En aucun cas, ils ne devaient accueillir les avoirs de ses clients. La banque avait classé le financier comme une relation à faible risque dans son système informatique de surveillance.

En réalité, le financier bâlois pratiquait l'escroquerie à large échelle, finançant les intérêts dus à ses premiers clients par les dépôts des nouveaux selon le système de la "boule de neige". Les pertes subies par les investisseurs se sont élevées à plus de 70 millions de francs. Le décès d'Ambros Baumann le 30 décembre 2007 a mis un terme à l'action pénale.

En 2003 déjà, La Poste avait fait part de ses soupçons au Bureau de communication en matière de blanchiment (MROS). Une procédure pénale avait été ouverte l'année suivante par les autorités de Bâle-Campagne qui avait débouché en 2006 par une demande de renseignement auprès de la banque Julius Baer.

Obligation de diligence

Après une enquête interne approfondie, l'établissement s'était dénoncé spontanément auprès de la Commission de surveillance chargée de faire respecter l'obligation de diligence des banques. Cette dernière avait prononcé une amende de 230'000 francs pour violation de la Convention de diligence.

La commission soulignait qu'un système de surveillance incapable d'identifier la nature insolite des transferts effectués par un client tel qu'Ambros Baumann ne remplissait pas les exigences de la convention. L'enquête avait révélé en effet que plus de 1300 entrées et sorties totalisant plus de 50 millions de francs avaient été effectuées sur les deux comptes entre 2003 et 2007.

Dès 2014, plusieurs dizaines de clients lésés par le financier ont attaqué la banque Julius Baer devant la justice genevoise. Ils avaient été déboutés en première instance, avant que la Cour de justice n'ordonne un complément d'instruction, lequel a été attaqué avec succès par l'établissement devant le Tribunal fédéral. (arrêt 4A_503/2020 du 16 novembre 2022)

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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