International
Cassis propose une réunion en lien avec les Conventions de Genève
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La Suisse propose une réunion en lien avec les Conventions de Genève, face aux violations du droit international humanitaire (DIH) perpétrées en Ukraine. Vendredi à New York, Ignazio Cassis a lancé cette invitation devant le Conseil de sécurité de l'ONU.
Depuis une année, les Conventions de Genève, qui fêteront l'année prochaine leurs 75 ans, "sont bafouées", a estimé le conseiller fédéral lors de la réunion sur l'Ukraine de l'organe onusien le plus puissant. La Suisse, dépositaire de ces accords, a été "énormément choquée" par l'agression russe.
"La population civile, les blessés, les prisonniers et les infrastructures" doivent être "protégés" par les parties au conflit et par les combattants, a dit le conseiller fédéral. Selon lui, il faut organiser une discussion "maintenant.".
"La Suisse est prête à tout moment à réunir tout le monde autour d'une table", a-t-il ajouté. Mais cette rencontre ne serait pas une conférence formelle des parties aux Conventions, mais une discussion autour du DIH, a précisé à Keystone-ATS un responsable du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).
M. Cassis a encore salué la résolution approuvée jeudi par l'Assemblée générale de l'ONU, pour laquelle Berne a voté favorablement, qui demande le retrait des forces russes. Une requête que le conseiller fédéral a lui-même relayée auprès de la Russie, dont l'ambassadeur Vassili Nebenzia était assis à côté de lui, vendredi devant le Conseil. "Il est grand temps de cesser toutes les hostilités", dit également le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).
Discours également à l'OSCE
Selon lui, la résolution votée jeudi, avec presque le même résultat que l'année dernière, constitue une étape "claire" pour "la solidarité, le dialogue et la paix". La Chine, qui a proposé vendredi un plan de paix, s'était abstenue comme il y a un an.
Lors de la réunion de vendredi, le conseiller fédéral a encore rappelé que la neutralité militaire suisse ne signifiait pas qu'elle était "indifférente". Il a rappelé que plus de 40 Etats, dont la Suisse, avaient porté la situation devant la Cour pénale internationale (CPI). Et demandé à tous de collaborer avec la juridiction.
Depuis jeudi, M. Cassis a multiplié les discours sur le premier anniversaire de la guerre en Ukraine. Après l'Assemblée générale de l'ONU la veille et avant le Conseil de sécurité, il a participé vendredi par vidéo au Conseil permanent de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).
Cette institution, la seule qui rassemble sur les questions de sécurité tous les acteurs du conflit, a été largement ciblée pour son inaction au début de la guerre. Même la Suisse avait été dure à son égard.
Tension avec la Russie à New York
Vendredi, changement de ton. Le conseiller fédéral a estimé que l'OSCE était "elle-même victime de cette guerre". Et d'affirmer que celle-ci reste indispensable "par l'unité des Etats membres et leur position commune". En dehors de la Russie où il dénonce à nouveau la répression des libertés fondamentales.
Et M. Cassis répète aussi qu'il faut repenser l'ordre sécuritaire européen, avec comme référence les principes qui ont établi cette organisation, pour ne pas donner raison aux agresseurs. A New York aussi, il a appelé à un effort commun pour rétablir la sécurité dans la région.
La réunion du Conseil de sécurité a donné lieu à une scène qui montre l'extrême tension avec Moscou. Tous les participants se sont levés à la demande du ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba pour honorer par une minute de silence les victimes ukrainiennes du conflit.
Et y compris Vassili Nebenzia qui a ensuite demandé un hommage similaire, mais pour toutes les victimes de la guerre. Il s'est alors levé seul, M. Cassis à sa gauche et les autres délégués se regardant et restant bien ancrés sur leur siège. Il aura fallu de longues secondes avant que le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres ne décide de faire comme l'ambassadeur russe, suivi par tous les participants.
Ces discours ont eu lieu alors que l'ambassadrice ukrainienne à l'ONU à Genève et de nombreux homologues européens se sont rassemblés vendredi soir sur la Place des Nations à Genève, parmi plus de 400 personnes. L'Ukraine sera aussi dès lundi au centre des travaux du Conseil des droits de l'homme de l'ONU.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
International
Chwalinska poursuit son incroyable parcours
Maja Chwalinska n'en finit plus de surprendre à Roland-Garros! La Polonaise, 114e mondiale et issue des qualifications, s'est qualifiée mercredi pour les demi-finales en battant Anna Kalinskaya.
Après avoir perdu son service d'entrée, la Polonaise a ravi celui de son adversaire, 24e mondiale, trois fois de suite dans la première manche. Menant 5-1, elle a peiné à conclure et s'est fait rejoindre à 5-5, avant de retrouver des couleurs pour remporter le tie-break. Le deuxième set fut encore un festival de breaks, Chwalinska remportant deux fois son service pour décrocher son ticket pour le dernier carré.
La Polonaise de 24 ans est désormais la sixième joueuse de l'histoire issue des qualifications à atteindre une demi-finale en Grand Chelem. Grâce à ses incroyables résultats dans cette quinzaine, celle qui a remporté le tournoi WTA 125 de Montreux la saison dernière occupe virtuellement la 30e place mondiale.
Elle affrontera jeudi la gagnante du duel entre Aryna Sabalenka (WTA 1) et Diana Schnaider (WTA 23).
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
International
Danemark: un nouveau gouvernement, composé d'une majorité de femmes
La Première ministre danoise Mette Frederiksen a présenté mercredi son nouveau gouvernement. Pour la première fois dans l'histoire du royaume, l'exécutif compte plus de femmes que d'hommes.
Après des mois de négociations à la suite des élections du 24 mars, Mme Frederiksen a annoncé lundi être parvenue à former un gouvernement de centre-gauche réunissant son parti social-démocrate, ainsi que le Parti populaire socialiste SF, le Radikale Venstre (centre-gauche) et les Modérés (centristes). C'est son troisième mandat à la tête du gouvernement qu'elle conduit depuis 2019.
Mme Frederiksen a annoncé les noms des nouveaux ministres qu'elle a présentés au roi Frederik X. "C'est un gouvernement composé de 21 ministres et pour la première fois dans l'histoire du Danemark, il compte plus de femmes ministres que d'hommes", a-t-elle déclaré devant le palais royal.
Onze des 21 ministres sont des femmes et la liste comprend également des noms familiers issus de l'ancien gouvernement de Mme Frederiksen. Le chef des Modérés, Lars Løkke Rasmussen, qui s'est imposé comme l'homme clé des négociations après les élections du 24 mars, conserve son poste de ministre des Affaires étrangères.
Les commentateurs notent que Mme Frederiksen a choisi de nommer son collègue de parti Peter Hummelgaard au poste de ministre des Finances plutôt que Nicolai Wammen, qui va occuper l'ancien poste de M. Hummelgaard en tant que ministre de la Justice.
Tous deux sont considérés comme des prétendants à la succession de Mette Frederiksen à la tête du Parti social-démocrate.
"Avec la promotion de Peter Hummelgaard, il apparaît clairement qu'il est le candidat de Mette Frederiksen", a déclaré Christine Cordsen, correspondante politique de la chaîne publique DR, dans un commentaire.
Mardi, Mette Frederiksen a présenté un programme politique promettant de soutenir les familles confrontées à la hausse des prix, tout en s'engageant à maintenir une politique d'immigration restrictive.
Lors des élections de mars, les sociaux-démocrates ont enregistré leur plus faible score depuis 1903, mais sont restés de loin le premier parti, avec 38 sièges.
Ni le bloc de gauche ni celui de droite n'ont obtenu la majorité lors du scrutin qui a laissé le parlement fragmenté.
Les quatre partis de la nouvelle coalition ne détenant à eux quatre que 82 des 179 sièges du Parlement, le gouvernement devra s'appuyer sur le soutien d'autres partis pour faire adopter des lois.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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Les démocrates tiennent la corde aux primaires en Californie
Les démocrates semblent bien partis mercredi pour conserver le contrôle de l'Etat de Californie, appelés à voter simultanément pour les primaires dans l'élection du nouveau gouverneur et celle du maire de Los Angeles, deuxième plus grande ville des Etats-Unis.
Contrairement aux autres Etats américains, le "Golden State" organise une primaire commune ouverte aux démocrates et aux républicains pour le poste de gouverneur.
Les deux personnalités en tête s'affronteront en novembre pour succéder au démocrate Gavin Newsom, bloqué par la limite des mandats. Critique infatigable de Donald Trump, il est considéré comme un des candidats possibles du parti à la présidentielle de 2028.
Selon les premiers dépouillements, le démocrate Xavier Becerra, ancien ministre de la Santé sous le président Joe Biden, se détache avec près de 29% des voix décomptées au milieu de la nuit. Un républicain soutenu par Donald Trump, Steve Hilton (23%), et un autre démocrate, Tom Steyer (22%), étaient au coude-à-coude pour l'autre strapontin peu après 11h00 suisses.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Shein écope de plus de 22 millions d'euros d'amendes en France
La Répression des fraudes française a infligé deux amendes à Shein pour plus de 22 millions d'euros (20,2 millions de francs) au total, a-t-elle annoncé mercredi.
Elle pointe des défaillances en matière de traçabilité des produits, de mentions environnementales, de délais de rétraction et de livraison. L'institution qui dépend de Bercy vient ainsi alourdir le montant des sanctions décidées en France ces dernières années contre le géant asiatique de la mode. Elles atteignent désormais plus de 210 millions d'euros au total.
Les deux dernières amendes ont été prononcées à la suite d'une vaste enquête visant plusieurs plateformes d'e-commerce, surtout extra-européennes, dont Shein.
Une première, de 5,77 millions d'euros, vise la société qui vend les vêtements et accessoires sous la marque Shein, qui se nomme ISEL pour Infinite Styles Ecommerce Limited.
La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) reproche à Shein de ne pas respecter le délai de rétractation de 14 jours sur certains produits achetés.
Mais aussi d'omettre des informations obligatoires en matière de traçabilité, comme les pays de tissage, teinture et confection de ses vêtements, et de ne pas mentionner la présence dans les tissus de microplastiques. Ces derniers se retrouvent surtout dans le polyester et sont rejetés dans l'eau à chaque lavage en machine, un véritable fléau écologique.
La DGCCRF "confond (...) le droit de rétractation et notre politique commerciale de retours plus avantageuse", affirme Shein qui plaide l'"incident technique" pour l'absence "temporaire" d'informations environnementales.
Par ailleurs, la DGCCRF a infligé une amende de 16,73 millions d'euros à une autre société de Shein, ISSL pour Infinite Styles Services Limited, qui gère la place de marché, soit la plateforme en ligne qui propose les produits de Shein mais aussi de ses vendeurs partenaires.
Elle a relevé de nombreuses défaillances contrevenant au droit du consommateur. Lors de la confirmation de commande, le prix unitaire de chaque produit n'est pas indiqué, ni les délais de livraison, ni les informations relatives à l'identité des vendeurs partenaires ni leurs coordonnées. Ces informations doivent être spécifiées sur un "support durable" pour pouvoir être conservées par le client.
Mais ces informations sont disponibles sur le compte client, se défend Shein.
Ces sanctions sont "manifestement disproportionnées et discriminatoires", juge Shein tandis que le ministre du Commerce Serge Papin dénonce une "concurrence déloyale" de la part de cette plateforme.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
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