International
Centaines d'Occidentaux évacués du Niger dont 10 Suisses
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Plusieurs centaines d'Occidentaux ont été évacués du Niger mercredi via la France, dont dix ressortissants suisses. Sur place, les dirigeants du bloc des pays d'Afrique de l'ouest (Cédéao) assurent qu'une intervention militaire de leur part est la dernière option.
Une intervention militaire au Niger serait "la dernière option sur la table" pour rétablir le président renversé par un coup d'Etat Mohamed Bazoum il y a une semaine, a estimé mercredi un responsable du bloc d'Afrique de l'Ouest, dont les dirigeants ont menacé d'utiliser "la force".
"L'option militaire est la toute dernière option sur la table, le dernier recours, mais nous devons nous préparer à cette éventualité", a déclaré le commissaire de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), chargé des Affaires politiques et de la Sécurité Abdel-Fatau Musah.
Il s'exprimait à l'ouverture d'une réunion des chefs d'état-major ouest-africains à Abuja, qui doit s'achever vendredi, deux jours avant l'expiration dimanche d'un ultimatum de la Cédeao exigeant un retour à l'ordre antérieur.
Parallèlement, la Russie a appelé au "dialogue" pour éviter une "dégradation de la situation". La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova a également estimé que la "menace de recourir à la force contre un Etat souverain ne contribuera(it) pas à désamorcer les tensions et à résoudre la situation dans le pays".
10 Suisses évacués
Dans la journée, plusieurs avions ont procédé à des évacuations vers Paris et Rome.
Pour l'heure, Paris et Rome évacuent leurs ressortissants et les étrangers qui le souhaitent, parmi lesquels figurent des Américains, Canadiens, Belges, Autrichiens, Allemands, Nigériens, Portugais, Éthiopiens ou encore Libanais et Suisses.
Une dizaine de Suisses ont pu quitter le Niger à leur demande mercredi. Ils ont profité d'un vol d'évacuation mené par la France, a indiqué le Département fédéral des affaires étrangères.
Berne continue de suivre de près l'évolution de la situation au Niger et reste en contact tant avec ses Etats partenaires qu'avec la vingtaine de ressortissants suisses encore sur place, a précisé le DFAE.
En fin d'après-midi, plus de 736 personnes avaient été évacuées, dont 498 Français, à bord de trois avions affrétés par la France et un quatrième vol se préparait, selon Paris. C'est dans ce dernier que se trouvent les ressortissants suisses.
L'Italie a annoncé "le retour de 99 Italiens et étrangers", dont 68 civils.
C'est la première évacuation massive organisée par la France dans le Sahel où les coups d'Etat se sont multipliés depuis 2020.
Paris a justifié l'évacuation par les "violences qui ont eu lieu" contre son ambassade dimanche lors d'une manifestation hostile à la France, et par "la fermeture de l'espace aérien".
Ultimatum
La Cédéao, présidée par le président nigérian Bola Tinubu, a imposé de lourdes sanctions à Niamey. Elle a donné jusqu'à dimanche aux putschistes pour rétablir Mohamed Bazoum dans ses fonctions, sous peine d'utiliser "la force".
En ligne avec les sanctions, le Nigeria a coupé son approvisionnement en électricité au Niger qui dépend énergétiquement à 70% de son voisin.
Une délégation de la Cédéao, conduite par le Nigérian Abdulsalami Abubakar, se trouve actuellement à Niamey pour "négocier" avec les putschistes, a indiqué l'un des responsables de l'organisation.
La junte qui a renversé le président Mohamed Bazoum le 26 juillet et le retient depuis, a, elle, envoyé un émissaire, le général Salifou Mody, au Mali, selon deux hauts responsables nigérien et malien.
Le Mali et le Burkina Faso, pays voisins du Niger dirigés par des militaires après des coups de force en 2020 et 2022, soutiennent la junte et ont affirmé que toute intervention armée serait considérée "comme une déclaration de guerre" à leurs deux pays et entraînerait leur retrait de la Cédéao.
La junte a accusé lundi la France, ex-puissance coloniale, de vouloir "intervenir militairement", ce que Paris a démenti fermement.
Calme à Niamey
La junte a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi la réouverture "des frontières terrestres et aériennes" du Niger avec cinq pays voisins (Algérie, Burkina Faso, Libye, Mali et Tchad).
Pour l'heure "à Niamey, il n'y a pas de tensions particulières en ville, pas de stress particulier, la population vaque à ses occupations", a décrit à son arrivée à Paris un passager qui travaillait pour l'UE au Niger.
"A un moment donné, il y a eu une sensation d'insécurité, on savait que tout pouvait basculer", a témoigné, soulagée, Raïssa Kelembho, rentrée du Niger avec ses deux garçons, dont le mari est resté au Niger travailler.
La France, ex-puissance coloniale dans la région et soutien indéfectible du président Bazoum, apparaît comme la cible privilégiée des militaires qui ont renversé ce dernier, dirigés par le général Abdourahamane Tiani.
L'évacuation des quelque 1500 militaires français postés au Niger n'est "pas à l'ordre du jour", selon l'état-major des armées françaises.
Pas question non plus pour les Etats-Unis qui ne parlent pas de "coup d'Etat", estimant qu'il reste encore une "petite fenêtre" pour la diplomatie et le rétablissement du président Bazoum dans ses fonctions, auquel le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a affirmé le "soutien inébranlable des Etats-Unis" opposés aux "tentatives de renverser l'ordre constitutionnel".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Un accord possible avec l'Iran ? Trump se donne "dix jours"
Donald Trump a affirmé jeudi se donner "dix jours" pour décider si un accord avec l'Iran est possible. Il le souhaite "pertinent" sans quoi "de mauvaises choses" arriveront, alors que les Etats-Unis ont mis en place au Moyen-Orient une imposante force de frappe.
"Nous devrons peut-être aller plus loin, ou peut-être pas, nous allons peut-être conclure un accord. Vous le saurez probablement dans les dix prochains jours", a déclaré le président américain dans un discours à Washington devant son "Conseil de paix", qui tenait sa première réunion.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
L'Etat "doit reprendre la main" sur le musée du Louvre
Le gouvernement français doit "reprendre la main" sur le musée du Louvre, "devenu un Etat dans l'Etat", afin de remédier aux "dysfonctionnements" qui ont permis le spectaculaire cambriolage survenu en octobre, a déclaré jeudi une commission d'enquête parlementaire.
"Ce qui est frappant, c'est de voir que le Louvre est devenu un État dans l'Etat", a déclaré le député Alexandre Portier, président de la commission d'enquête sur la sécurité des musées, en dressant un bilan d'étape des travaux de cet organe.
"Nos convictions à ce stade, très clairement, c'est que la tutelle, le ministère de la Culture, doit reprendre la main", a-t-il ajouté devant la presse. "Le pilotage du Louvre est aujourd'hui défaillant", a encore estimé le député, qui va entendre la semaine prochaine la ministre de la Culture Rachida Dati et la présidente du Louvre, Laurence des Cars.
Interrogé sur le maintien en poste de Mme des Cars, M. Portier a estimé que la "liste de défaillances" identifiées au Louvre après le vol du 19 octobre "aurait déjà conduit dans pas mal de pays et d'établissements à un départ depuis longtemps".
Rachida Dati, candidate aux élections municipales à Paris et qui est en passe de quitter le gouvernement, devra elle notamment s'expliquer sur la "vraie dérive des pouvoirs publics" dans la gestion du musée le plus visité au monde, a ajouté le président.
Victime d'un vol spectaculaire d'un montant de 88 millions d'euros le 19 octobre, le musée le plus visité au monde a annoncé jeudi dernier avoir été la cible d'une fraude géante à la billetterie qui a occasionné un préjudice de plus de 10 millions. Le lendemain, une fuite d'eau avait abîmé un plafond peint du XIXe siècle, contraignant l'institution à fermer temporairement certaines salles.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
L'allemand DB Cargo va se séparer d'environ 6000 salariés
L'allemand DB Cargo, filiale de transport de marchandises de la Deutsche Bahn en difficulté depuis des années, a annoncé jeudi la suppression d'environ 6000 emplois dans le cadre d'une vaste restructuration.
Le plan, approuvé par les conseils de surveillance des deux entreprises, vise à réorienter DB Cargo "vers les marchés européens en croissance", en vue d'une "rentabilité durable", ce qui va passer par la suppression "d'environ 6000 emplois" effectuée de manière "socialement responsable", a indiqué l'entreprise dans un communiqué.
L'effectif total de DB Cargo est d'environ 27'000 personnes dans le monde, dont la moitié en Allemagne.
Il s'agit de permettre à la branche fret du groupe ferroviaire de "satisfaire aux conditions d'une procédure de concurrence (en cours au sein de) l'Union européenne", comme de devenir un "partenaire logistique fiable à long terme" pour les clients sur le Vieux-Continent, selon le communiqué de la Deutsche Bahn.
La Commission européenne exige de DB Cargo, dont la perte opérationnelle (EBIT) ajustée était de 357 millions d'euros (325,5 millions de francs au cours du jour) en 2024, d'être rentable de manière autonome à partir de 2026, sans être soutenue financièrement par sa maison mère.
Si elle n'y parvient pas, la filiale, qui génère 20% des revenus de DB, pourrait être découpée et vendue.
Le présent plan de restructuration de DB Cargo va encore être discuté avec le comité d'entreprise, concernant notamment la répartition des suppressions par sites régionaux et les modèles d'activité prévus.
Fin 2025, Sigrid Nikutta, qui était alors à la tête de DB Cargo depuis cinq ans, a été limogée, un mois après le changement de patron à la tête de la Deutsche Bahn, elle-même aussi en restructuration face à la ponctualité alarmante des trains.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
International
Pernod Ricard: bénéfice toujours plombé par les USA et la Chine
Le géant des vins et spiritueux Pernod Ricard a annoncé jeudi un bénéfice net en baisse de 18% au premier semestre de son exercice décalé 2025-2026, toujours plombé par les ventes aux Etats-Unis et en Chine.
Le bénéfice sur ces six mois s'élève à 975 millions d'euros (888,6 millions de francs), pour un chiffre d'affaires de 5,25 milliards, en repli de 15%, a annoncé le groupe français pour ce "premier semestre en déclin dans un environnement contrasté, globalement stable hors États-Unis et Chine".
Aux Etats-Unis, son premier marché, "les conditions de marché des spiritueux demeurent modérées", constate-t-il. Alors que les alcools européens y sont soumis depuis août à 15% de droits de douane, le bilan pâtit en outre d'ajustements de stocks constitués en amont.
En Chine, le groupe relève une "faiblesse persistante de l'environnement macro-économique et de la confiance des consommateurs", et garde une "prudence commerciale élevée à l'approche du Nouvel An chinois".
Le numéro deux mondial du secteur pointe en revanche une trajectoire "en amélioration" au deuxième trimestre, notamment dans les duty-free et avec une accélération en Inde.
Son bilan souffre d'un impact défavorable des taux de change, des droits de douane et de l'inflation notamment sur les matières premières agricoles. Pour défendre sa marge, le groupe a lancé un programme de réduction de ses coûts d'un milliard d'euros allant jusqu'à son exercice 2028/29.
Pernod Ricard maintient ses objectifs. En l'occurrence il indique que l'exercice 2025/26 "sera une année de transition avec une amélioration des tendances en chiffre d'affaires organique, se matérialisant au deuxième semestre".
Dans un contexte "qui demeure volatil et incertain", il compte notamment sur des innovations de produits et maintient ses investissements publi-promotionnels.
Son directeur général Alexandre Ricard s'est dit, dans un communiqué, "confiant dans les fondamentaux attractifs de (son) industrie, dans la stratégie de Pernod Ricard, et dans la résilience de (son) modèle opérationnel", tablant aussi sur une "présence géographique équilibrée" et un "portefeuille diversifié".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
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