International
La Cour internationale de justice ouvre la voie aux "réparations" climatiques
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Les Etats qui violent leurs obligations climatiques commettent un acte "illicite". Ils pourraient se voir réclamer des réparations par les pays les plus affectés, conclut mercredi la Cour internationale de justice dans un avis consultatif inédit.
La plus haute juridiction de l'ONU, basée à La Haye, établit à l'unanimité dans cet avis, initialement demandé par des étudiants sur l'archipel de Vanuatu, une interprétation juridique du droit international, dont des législateurs, avocats et juges du monde entier peuvent désormais se saisir pour changer les lois ou attaquer en justice les Etats pour leur inaction climatique.
"Il s'agit d'une victoire pour notre planète, pour la justice climatique et pour la capacité des jeunes à faire bouger les choses", a réagi le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, dans un communiqué.
Radieux, le ministre du climat du Vanuatu, Ralph Regenvanu, a confié à l'AFP sa surprise de voir "tant de choses inattendues", et positives, dans les conclusions des juges. "Nous utiliserons évidemment ces arguments dans nos discussions avec les pays qui émettent le plus" de gaz à effet de serre, prévient-il.
La France a salué une "décision historique" et une "victoire pour le climat", par la voix de sa ministre de la Transtion écologique, Agnès Pannier-Runacher.
La dégradation du climat, causée par les émissions de gaz à effet de serre, est une "menace urgente et existentielle", a déclaré le juge Yuji Iwasawa, président de la Cour, lors d'une lecture solennelle de deux heures de l'avis, saluée par des applaudissements des militants qui ont suivi l'audience sur un écran géant, à l'extérieur du Palais de la Paix.
La Cour a rejeté l'idée défendue par les grands pays pollueurs que les traités climatiques existants - et notamment le processus de négociation des COP annuelles - étaient suffisants.
"Obligations strictes"
Les Etats ont "des obligations strictes de protéger le système climatique", a-t-il argué. En accord avec les petits pays insulaires, il a confirmé que le climat devait être "protégé pour les générations présentes et futures" - alors que les grands pays pollueurs refusaient absolument de reconnaître légalement les droits d'individus pas encore nés.
La partie la plus conséquente de l'avis, et qui suscitera le plus de résistance chez les pays riches, découle selon la Cour de ces obligations: les compensations dues aux pays ravagés par le climat.
"Les conséquences juridiques résultant de la commission d'un fait internationalement illicite peuvent inclure (...) la réparation intégrale du préjudice subi par les Etats lésés sous forme de restitution, de compensation et de satisfaction", estiment les 15 juges du tribunal.
Mais la Cour place la barre haut: un lien de causalité direct et certain doit être établi "entre le fait illicite et le préjudice", certes difficile à établir mais "pas impossible" pour autant, écrivent-ils.
Il s'agit du cinquième avis unanime de la Cour en 80 ans, selon l'ONU. L'Assemblée générale des Nations unies avait voté pour le demander.
Pour l'étudiant fidjien qui a mené la campagne depuis 2019, le jour restera mémorable. "Quelle fin parfaite pour une campagne qui a débuté dans une salle de cours", dit à l'AFP Vishal Prasad, présent à La Haye. "Nous avons désormais un outil très, très puissant pour demander des comptes aux dirigeants. La CIJ a donné tout ce qui était possible."
"Historique"
Il faudra du temps pour que les juristes digèrent pleinement l'avis de 140 pages, et encore plus pour voir si des tribunaux nationaux s'en emparent. Mais d'ores et déjà, de nombreuses voix, expertes et militantes, soulignent le caractère historique du texte.
C'"est une victoire historique pour la justice climatique", a réagi l'ancien rapporteur spécial de l'ONU pour les droits humains et l'environnement, David Boyd. L'interprétation par la Cour des obligations des Etats "sera un catalyseur pour accélérer l'action climatique", selon lui.
Les climatologues les plus déçus par l'action politique mondiale approuvent. "C'est une décision majeure", dit à l'AFP Johan Rockström, directeur d'un des instituts européens les plus reconnus sur le climat, le Potsdam Institute for Climate Impact Research. Chaque pays peut "être tenu pour responsable" devant les tribunaux, même s'il n'est pas signataire des traités de l'ONU, ajoute-t-il.
L'ancien émissaire pour le climat de Joe Biden, John Kerry, regrette qu'il faille "le poids du droit international pour inciter les pays à faire ce qui est profondément dans leur intérêt économique".
Il est de fait improbable que les Etats-Unis, comme les autres grands pays riches et émetteurs de gaz à effet de serre qui n'ont toujours pas réagi, changent de voie sur le pétrole et les énergies fossiles à cause de ce seul avis.
Mais celui-ci sera certainement "testé" dans les tribunaux aux Etats-Unis, prédit le professeur à l'école de droit du Vermont, Pat Parenteau. "Cela ne réussira pas avec la Cour suprême actuelle, mais ce n'est pas permanent".
Le Vanuatu, du reste, prévoit déjà la prochaine étape: demander à l'Assemblée générale de l'ONU de faire appliquer l'avis de la Cour.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Meta va licencier environ 8000 personnes, soit 10% de ses effectifs
Meta a annoncé jeudi en interne le licenciement de 8000 personnes, soit environ 10% de ses effectifs. Le groupe va aussi supprimer 6000 postes actuellement non pourvus, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.
Dans un mémo, la responsable des ressources humaines, Janelle Gale, a justifié cette décision par la volonté de "gérer l'entreprise plus efficacement et de compenser les investissements" du groupe, engagé dans une course effrénée à l'intelligence artificielle (IA).
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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Cadence accélérée pour OpenAI, qui lance un nouveau modèle d'IA
OpenAI a dévoilé jeudi un nouveau modèle d'intelligence artificielle (IA) qui se veut le plus avancé du marché selon plusieurs critères. Il a promis d'accélérer encore le rythme, tout en vantant l'encadrement de son IA pour éviter les utilisations dangereuses.
GPT-5.5 est la nouvelle génération du modèle sur lequel est construit ChatGPT, l'interface d'IA générative désormais utilisée par près d'un milliard de personnes.
Après la sortie grand public de GPT-3.5 en novembre 2022, date de naissance de ChatGPT, OpenAI a mis en ligne les cuvées 4 et 5 respectivement en mars 2023 et en août 2025, avec des versions intermédiaires entretemps.
Accélération
Mais, depuis, la start-up californienne a changé de braquet et commercialisé quatre nouvelles itérations depuis novembre, l'avant-dernière (GPT-5.4) remontant à moins de deux mois.
"Je m'attends à ce que l'allure à laquelle les capacités (des modèles) s'améliorent augmente encore", a déclaré Jakub Pachocki, responsable de la recherche, lors d'une conférence téléphonique de présentation.
Cet élan s'observe chez la plupart des grands acteurs de l'IA, en particulier Anthropic, grand concurrent d'OpenAI, qui a introduit trois actualisations de son modèle principal Claude Opus depuis novembre.
Cette prise de vitesse tient notamment aux nouvelles capacités de l'IA, avec des modèles qui sont désormais en mesure de s'améliorer d'eux-mêmes rapidement, avec de moins en moins d'intervention humaine.
Mise en place de "garde-fous"
La puissance sans cesse supérieure des modèles pose aussi, plus que jamais, la question de leur dangerosité. "Il faut que l'encadrement soit renforcé", a expliqué Mia Glaese, vice-présidente de la recherche. Elle a indiqué que GPT-5.5 avait fait l'objet de tests intensifs menés par des entreprises partenaires.
Le modèle "comprend les garde-fous les plus solides" qu'OpenAI ait jamais adoptés, a-t-elle insisté. Ils concernent en particulier les menaces biologiques (diffusion malveillante d'éléments biologiques pouvant présenter un danger pour les humains) et informatiques (piraterie).
L'approche d'OpenAI diffère de celle d'Anthropic, qui a annoncé publiquement, début avril le report du lancement de son modèle Mythos, le temps de combler, avec le concours de partenaires, des milliers de failles qu'il a identifiées dans des systèmes informatiques du monde entier.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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Macron ne fera plus de politique après avoir quitté l'Elysée
Le président français Emmanuel Macron a assuré jeudi qu'il ne ferait "plus de politique" lorsqu'il quittera l'Elysée en 2027. Il aura passé dix ans à la tête de la France.
"Je n'ai pas fait de politique avant et je n'en ferai pas après", a-t-il lancé lors d'un échange avec des élèves à l'école franco-chypriote de Nicosie, la capitale de Chypre où il effectuait une visite officielle avant un sommet européen informel.
Il a aussi concédé que le "plus dur" dans la dernière ligne droite de son double quinquennat, c'était de défendre son bilan tout en ayant "l'énergie" de "reprendre" ce qui n'a pas été "bien réussi".
"Ce qui est le plus dur après neuf ans, c'est qu'il faut garder ce que tu as bien fait et essayer d'aller plus loin, mais il faut parfois reprendre des choses que tu as mal faites", a-t-il relevé.
Emmanuel Macron répondait à la question d'un élève qui lui demandait quand il avait "voulu être président" et si cela "l'intéressait encore de progresser pour la France".
"J'ai toujours aimé mon pays et je me suis toujours intéressé à la vie de mon pays mais ça, cela ne fait pas de toi un président", a commenté le chef de l'Etat.
"Une affaire de passion"
"J'avais envie que mes idées puissent se réaliser (...). Je me suis dit: "on peut changer les choses plus fort plus vite" et donc j'ai lancé un mouvement politique et puis je suis allé à la présidence", a-t-il encore dit.
"Mais c'était, c'est toujours pour faire des choses que je crois pas simplement utiles. C'est me battre pour que mon pays et notre Europe avancent et puis défendre des valeurs auxquelles je crois, donc c'est une affaire de passion", a encore expliqué le président français.
Les mandats d'Emmanuel Macron ont été marqués par la crise du mouvement des Gilets jaunes, déclenché fin 2018 et lié à des revendications sur le pouvoir d'achat; à des mesures de soutien massives face à la pandémie pour préserver l'économie et l'emploi; et à l'adoption de la réforme des retraites, qui a relevé l'âge légal en France à 64 ans et a suscité une forte contestation sociale.
La dissolution de l'Assemblée nationale par M. Macron en 2024 a ouvert une période de forte instabilité politique. Depuis, l'Assemblée est sans majorité, divisée en trois blocs, le camp présidentiel allié à la droite, les partis de gauche et écologiste, et l'extrême droite.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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Un adolescent tué par des tirs israéliens (Autorité palestinienne)
L'Autorité palestinienne a annoncé jeudi la mort d'un adolescent, tué par des tirs israéliens lors d'un raid militaire à Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie occupée. L'armée israélienne dit avoir ouvert le feu sur un lanceur de pierres.
"Youssef Sameh Shtayyeh, âgé de 15 ans, a été tué par des balles de l'occupation (Israël) à Naplouse", indique un bref communiqué du ministère de la Santé palestinien.
Interrogé par l'AFP, Aboud al-Aker, directeur de la communication de la municipalité de Naplouse, a indiqué que l'adolescent avait été tué lors d'une incursion de six jeeps de l'armée israélienne en zone autonome palestinienne.
Au cours de cette incursion, ayant débuté vers 11h00 (10h00 en Suisse), les soldats ont parlé à des commerçants du quartier de Rafidia, a-t-il déclaré à l'AFP par téléphone, disant ne pas savoir pourquoi les militaires avaient "tiré sur ce gamin en repartant".
"Un terroriste a lancé des pierres"
"Lors d'une opération des forces de sécurité dans la région de Naplouse, un terroriste a lancé des pierres en direction des soldats", a déclaré un porte-parole de l'armée en réponse à une question de l'AFP.
Les soldats ont appliqué "les procédures normales d'interpellation de suspects" puis ont ouvert le feu "en direction du suspect", a ajouté le porte-parole, précisant que l'armée avait "connaissance d'informations faisant état de la mort d'un Palestinien sur les lieux".
Territoire palestinien miné par la violence au quotidien, la Cisjordanie est occupée par Israël depuis 1967.
Au moins 1066 Palestiniens, parmi lesquels de nombreux combattants ou assaillants, mais aussi beaucoup de civils, y ont été tués par des soldats ou des colons israéliens, depuis le début de la guerre de Gaza déclenchée par l'attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données de l'Autorité palestinienne.
Dans le même temps, d'après des données officielles israéliennes, au moins 46 Israéliens, parmi lesquels des civils et des soldats, y ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors de raids militaires israéliens.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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