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Climat: les engagements des entreprises du G7 très insuffisants

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Le réchauffement depuis l'ère pré-industrielle a déjà atteint 1,2°C. (© KEYSTONE/DPA-Zentralbild/JENS KALAENE)

Les engagements de réduction d'émissions de gaz à effet de serre des entreprises privées des pays du G7 sont loin de permettre d'atteindre les ambitions de l'accord de Paris de lutte contre le réchauffement climatique. C'est ce qu'indique une étude publiée mardi.

Ces engagements placent le monde sur une trajectoire de 2,7°C de réchauffement par rapport à l'ère-pré-industrielle, selon ce rapport de l'ONG CDP, organisation de référence pour la mesure des scores environnementaux des entreprises et des Etats, et du cabinet Oliver Wyman.

L'accord de Paris conclu en 2015 fixe un objectif de "nettement en dessous de 2°C", et si possible 1,5°C.

Plus de 4000 entreprises

L'étude est basée sur une base de données rassemblant les objectifs publics de réductions d'émissions de plus de 4000 entreprises à travers le monde, sur leurs limites 1, 2 et 3, c'est à dire les émissions de toute leur chaîne de valeur.

CDP est, avec une autre ONG, le World resources institute, promoteur de l'initiative Science-Based Targets (SBTi), principal label pour évaluer les engagements de réductions d'émissions des entreprises, sur lequel est basée l'étude.

Pour cette analyse, ces engagements ont été traduits en équivalents de température sur la base de différents scénarios scientifiques de réchauffement planétaire.

Italiennes les plus ambitieuses

Parmi les pays du G7, les entreprises allemandes (319 étudiées) et italiennes (215) sont les plus ambitieuses, avec une trajectoire de réchauffement de 2,2°C, suivies de la France (352) à 2,3°C; du Royaume-Uni (743) à 2,6°C, des Etats-Unis (1.934) et du Japon (798) à 2,8°C. Le Canada (297) ferme la marche avec une trajectoire de +3,1°C.

La moyenne des entreprises des pays du G7 s'établit ainsi à +2,7°C. Le réchauffement depuis l'ère pré-industrielle a déjà atteint 1,2°C. Les scientifiques insistent sur le fait que chaque dixième de degré de réchauffement évité compte et que les catastrophes liées au changement climatique se multiplient à travers le monde: inondations, sécheresses, canicules, fonte des glaces...

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Argentine: le président chilien Kast reçu par Milei

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Proches politiquement, les deux dirigeants affichent des positions le plus souvent alignées sur celles du président américain Donald Trump. (© KEYSTONE/AP/Rodrigo Abd)

Le président chilien d'extrême droite José Antonio Kast a été reçu lundi à Buenos Aires par son homologue argentin, le libertarien Javier Milei. Il s'agissait de son premier déplacement à l'étranger depuis son investiture en mars.

M. Kast perpétuait ainsi la tradition des présidents chiliens d'effectuer leur première visite officielle en Argentine voisine.

Proches politiquement, les deux dirigeants affichent des positions le plus souvent alignées sur celles du président américain Donald Trump et s'inscrivent dans la progression de la droite radicale dans la région.

Les deux chefs d'Etat n'ont fait aucune déclaration à la presse à l'issue de deux réunions en matinée à la Casa Rosada, la présidence argentine.

La première, accompagnés de leurs chefs de diplomatie respectifs, l'Argentin Pablo Quirno et le Chilien Francisco Pérez Mackenna, la seconde dans la foulée, élargie en compagnie d'une demi-douzaine de ministres dont les deux ministres de la Sécurité, selon un communiqué succinct publié par la présidence argentine.

MM. Milei et Kast sont ensuite brièvement apparus au balcon de la Casa Rosada, saluant une place de Mai quasi déserte sous une pluie battante.

"De grandes idées"

Les deux dirigeants s'étaient déjà rencontrés en décembre, juste après l'élection de M. Kast, posant ensemble avec une tronçonneuse, symbole des coupes budgétaires engagées par Javier Milei.

"Aujourd'hui plus que jamais, il est important de développer des projets communs. Nous avons de grandes idées dans les domaines minier et énergétique, ainsi que sur les passages frontaliers et la lutte contre le crime organisé", a déclaré dimanche M. Pérez Mackenna.

Cette visite, qualifiée de "protocolaire" par le gouvernement chilien, intervient toutefois dans un contexte marqué il y a quelques jours par l'échec d'une tentative d'arrestation en Argentine de Galvarino Apablaza, un ancien guérillero accusé d'avoir participé à l'assassinat en 1991 du sénateur chilien de droite Jaime Guzman.

Galvarino Apablaza bénéficiait du statut de réfugié politique en Argentine depuis 2010, jusqu'à sa révocation par la justice en février. Mais la police n'a pas réussi à l'arrêter après l'émission d'un mandat d'arrêt la semaine dernière.

"Tôt ou tard, M. Apablaza devra rendre des comptes devant la justice chilienne et nous entreprendrons toutes les démarches nécessaires auprès du gouvernement argentin pour cela", a assuré dimanche le ministre Mackenna.

Le ministère argentin de la Sécurité a offert vendredi une récompense d'environ 14'000 dollars pour toute information permettant de le localiser.

Le Chili et l'Argentine partagent une frontière de plus de 5300 km, et Buenos Aires est le deuxième partenaire commercial de Santiago en Amérique latine, quoique loin derrière le Brésil, avec des échanges estimés à près de huit milliards de dollars en 2025.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Odessa: au moins 3 morts, dont un enfant, dans une frappe russe

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Une nouvelle frappe russe a touché Odessa dans la nuit de dimanche à lundi de Pâques, faisant plus d'une dizaine de blessés. (© KEYSTONE/EPA/IGOR MASLOV)

Des attaques de drones russes pendant la nuit ont tué au moins trois personnes, dont un enfant, et fait 16 blessés à Odessa, dans le sud de l'Ukraine, ont annoncé lundi les autorités. Les tirs ont entraîné d'importantes coupures d'électricité.

"Trois personnes ont été tuées dans cette attaque, dont un enfant âgé de seulement deux ans", a déploré le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, sur ses réseaux sociaux. DTEK, le principal fournisseur privé d'électricité en Ukraine, a indiqué que plus de 16'000 foyers avaient été privés de courant dans cette ville.

Ces frappes ont également laissé un trou béant dans un immeuble résidentiel d'Odessa, qui a pris feu, selon des journalistes de l'AFP présents sur place et les services de secours.

Odessa, grande ville portuaire d'un million d'habitants sur la mer Noire par laquelle transitent la majorité des exportations ukrainiennes, est régulièrement prise pour cible par Moscou.

140 drones

Selon M. Zelensky, la Russie a lancé plus de 140 drones lors de cette attaque nocturne qui, d'après le dirigeant ukrainien, a également endommagé des infrastructures énergétiques dans les régions de Tcherniguiv (nord), Soumy (nord-est), Kharkiv (nord-est) et Dnipropetrovsk (centre-est).

Volodymyr Zelensky a enjoint les "partenaires" de Kiev de l'aider à renforcer encore ses défenses antiaériennes afin d'augmenter le "taux d'interception" des drones et missiles russes qui s'abattent quasiment chaque nuit sur le pays.

A Kherson, dans le sud de l'Ukraine, des frappes d'artillerie russes ont par ailleurs tué une femme lundi matin et fait trois blessés, a indiqué le parquet régional dans un communiqué sur son compte Telegram.

Réplique ukrainienne

Du côté russe, le gouverneur de la région de Krasnodar (sud), Veniamine Kondratiev, a fait état d'"attaques de drones massives" de la part de l'Ukraine qui, depuis dimanche matin, ont fait au moins huit blessés et endommagé des immeubles d'habitation et des maisons.

Selon le ministère russe de la Défense cité par l'agence Tass, les défenses aériennes ont abattu 50 drones ukrainiens au-dessus de la Russie au cours de la nuit de dimanche à lundi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Brésil: des milliers de militants indigènes dans la capitale

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Des militants indigènes se réunissent pendant une semaine dans la capitale brésilienne. (© KEYSTONE/EPA EFE/ANDRE BORGES)

Des milliers de militants indigènes du Brésil se sont installés dimanche à Brasilia pour une assemblée annuelle prévue dans la capitale jusqu'à vendredi en vue de faire valoir les droits qu'ils revendiquent sur leurs terres ancestrales.

Musique, danses et débats vont s'enchaîner sur l'Esplanade des Ministères. Les organisateurs du Campement Terre Libre, qui se tient tous les ans depuis 2004, tablent sur 7000 à 8000 participants. La plupart effectuent de longs trajets en bus et en bateau pour rejoindre Brasilia.

"L'État brésilien a une dette monstrueuse envers les peuples autochtones, et chaque avancée sur la question de la démarcation, chaque processus de politique publique en faveur des peuples autochtones est un pas de plus", a exposé à l'AFP Alcebias Sapara, porte-parole de la Coordination des organisations indigènes de l'Amazonie (Coiab).

Les revendications foncières des autochtones dans le plus grand pays d'Amérique latine se heurtent au puissant secteur agricole et à ses alliés au Parlement brésilien.

Le Congrès, à majorité conservatrice, a approuvé en 2023 une loi selon laquelle les peuples autochtones ont droit uniquement aux terres qu'ils occupaient au moment de la promulgation de la Constitution en 1988.

Territoires ancestraux

Les organisations de défense des indigènes argumentent que de nombreux territoires ancestraux n'étaient pas occupés à l'époque car les populations autochtones en avaient été évincées de force, notamment pendant la dictature militaire (1964-1985).

La loi a été jugée inconstitutionnelle par la Cour suprême avant que le Parlement ne contre-attaque avec une autre loi, poussant la Cour suprême à lancer une procédure de "conciliation".

Mardi et jeudi, les participants au Campement ont prévu de marcher jusqu'au Congrès et à la présidence.

Le président Luiz Inácio Lula da Silva gouverne avec une large coalition qui bénéficie du soutien des autochtones, mais qui inclut aussi des secteurs de la filière de l'agro-négoce.

Depuis le début de son troisième mandat, en janvier 2023, Lula a homologué 20 terres indigènes, tandis que son prédécesseur d'extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022) avait tenu sa promesse "ne pas céder un centimètre de plus" aux autochtones.

En février, son gouvernement a abrogé un décret qui désignait les principaux fleuves amazoniens comme prioritaires pour la navigation de marchandises, notamment le transport des céréales.

Le décret, contesté dans des manifestations pendant plusieurs semaines, notamment devant un terminal du géant agro-industriel américain Cargill à Santarém (nord), aurait permis l'expansion des ports privés et le dragage des fleuves, considérés comme vitaux pour le mode de vie des peuples indigènes.

Les autochtones exigent que le gouvernement aille plus loin et procède à la démarcation de leurs territoires.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Jour J pour les astronautes d'Artémis, qui volent autour de la Lune

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Sur cette image fournie par la NASA, l’astronaute et spécialiste de mission Christina Koch regarde par l’une des fenêtres principales du module Orion, contemplant la Terre. (© KEYSTONE/AP NASA)

Ce sera l'apogée de leur mission: les quatre astronautes d'Artémis 2 seront lundi les premiers humains à voler autour de la Lune depuis 1972, un survol accompli de surcroît pour la première fois de l'Histoire par une femme et par un astronaute noir.

Plus de quatre jours après leur départ de Floride, les trois astronautes de la Nasa, Christina Koch, Victor Glover et Reid Wiseman, et leur collègue canadien Jeremy Hansen arriveront à proximité de l'astre.

A 04h42 GMT (6h42 heure suisse) lundi, ils ont amorcé la dernière ligne droite en entrant dans la "sphère d'influence" de la Lune, où l'attraction gravitationnelle de l'astre prend le dessus sur celle de la Terre.

Ils ne se poseront pas sur la Lune mais cela n'en demeurera pas moins historique car toutes les missions Apollo (1968-1972) avaient emmené exclusivement des hommes blancs américains, en général ex-militaires.

Dans toute l'histoire de l'exploration spatiale, aucun Russe ni Chinois ne s'est aventuré au-delà de 400 km de la Terre, la distance des stations en orbite terrestre. Seules des sondes sont revenues observer la Lune.

Pendant sept heures, à partir de 18H45 GMT, la Lune sera plein cadre dans le hublot du vaisseau Orion.

La Lune leur apparaîtra aussi grande qu'"un ballon de basket tenu à bout de bras", décrit à l'AFP Noah Petro, responsable du laboratoire de géologie planétaire de la Nasa.

"Chair de poule"

Les quatre membres de l'équipage se sont préparés pendant plus de deux ans en s'entraînant à reconnaître des formations géologiques et à les décrire avec précision aux scientifiques ici-bas, en particulier les teintes brunes ou beiges du sol.

Leurs descriptions orales ainsi que leurs notes et photographies - trois appareils photo Nikon ont été embarqués - devraient permettre d'en apprendre plus sur la géologie et l'histoire de notre satellite naturel.

Mais aussi de nous passionner, espère la Nasa, qui retransmettra l'événement en direct sur plusieurs plateformes comme Netflix et YouTube, à l'exception de 40 minutes au cours desquelles les communications seront coupées, bloquées par la Lune.

"Entendre cet équipage décrire la surface lunaire va vous donner la chair de poule", a promis ce week-end Kelsey Young, responsable scientifique de la mission lors d'une conférence de presse.

Si les astronautes du programme Apollo l'ont fait avant eux, il y a plus de 50 ans, la plupart d'entre nous "n'étions pas nés, donc ce sera vraiment une première pour nous", pointe Derek Buzasi, professeur d'astronomie et d'astrophysique à l'université de Chicago auprès de l'AFP.

Les astronautes d'Artémis dépasseront en outre le record d'Apollo 13 en devenant les êtres humains à s'être le plus éloignés de la planète bleue, en s'aventurant à plus de 406'000 km.

Lever et coucher de Terre

Ils voleront derrière la Lune et découvriront sa face cachée, celle qui n'est jamais visible depuis la Terre.

Ils verront probablement "des régions de cette face cachée qu'aucun des astronautes du programme Apollo n'avait pu observer", explique à l'AFP Jacob Bleacher, chef de l'exploration scientifique à la Nasa, extrêmement enthousiaste à cette idée.

L'équipage a déjà entrevu le bassin d'Orientale, un gigantesque cratère surnommé le "Grand Canyon de la Lune" qui n'avait jusqu'ici été vu dans son entièreté que par des sondes.

"C'est exactement comme à l'entraînement, mais en trois dimensions et c'est tout simplement incroyable", s'est exclamé Jeremy Hansen.

Leur survol lunaire leur permettra aussi d'assister à une éclipse solaire - le Soleil disparaissant derrière la Lune - et à un lever et un coucher de Terre derrière la Lune.

De quoi rappeler la célèbre photographie "lever de Terre" qui avait bouleversé notre vision du monde en 1968 lors de la mission Apollo 8.

"Au milieu de tout ce vide" que représente l'univers, notre planète constitue "une oasis, ce magnifique endroit où nous pouvons vivre ensemble", a rappelé ce week-end le pilote de la mission, Victor Glover, dans un message pour Pâques.

Si cette mission et la suivante l'an prochain se déroulent bien, la Nasa prévoit de faire alunir des astronautes en 2028.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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