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L'espoir de sauver la COP27 en Egypte renaît

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Luisa Neubauer, activiste allemande du climat, à droite, parle avec un groupe de jeunes à la COP27. (© KEYSTONE/AP/Peter Dejong)

L'espoir de sauver la COP27 en Egypte revenait samedi soir, après un accord sur la question des dégâts climatiques subis par les pays pauvres, un des principaux points de blocage. Mais d'âpres négociations se poursuivaient sur les ambitions de baisse des polluants.

"Un accord a été trouvé" sur la création d'un fonds spécifique dédié à ces "pertes et dommages" qui "dirige" les moyens financiers vers les pays les plus vulnérables, a indiqué une source européenne à l'AFP.

Sherry Rehman, ministre pakistanaise du Changement climatique et présidente en exercice du puissant groupe de négociation G77+Chine, qui compte plus de 130 pays, s'est dite "optimiste quant à un résultat positif" sur cette question.

"Du point de vue du continent africain, nous sommes absolument ravis si cette décision est approuvée", a salué Barbara Creecy, la ministre de l'Environnement sud-africaine.

L'accord doit encore formalisé lors d'une grande réunion finale.

La conférence, qui aurait dû se terminer vendredi soir, a longtemps bloqué sur cette question de la compensation des dégâts déjà occasionnés par le changement climatique, les "pertes et dommages".

Ce sujet est plus que jamais au centre des débats après les inondations historiques qui ont récemment frappé le Pakistan et le Nigeria.

Les pays du Sud insistaient depuis le début de la COP il y a deux semaines sur la création d'un fonds spécifiquement dédié, une demande d'abord accueillie avec frilosité par les pays occidentaux.

"Pays fragiles"

L'Union européenne avait fini par faire un pas en avant, en acceptant le principe à condition que l'argent soit destiné aux pays les plus vulnérables et que la base de financement soit élargie à des pays qui ont connu une forte croissance ces trois dernières décennies - à commencer par la Chine ou l'Arabie saoudite.

L'émissaire chinois Xie Zhenhua a estimé samedi que le fonds devrait bénéficier à tous les pays en développement mais a concédé qu'il devrait être orienté "d'abord vers les pays fragiles".

Cette annonce donne l'espoir que cette 27e conférence internationale sur le climat, qui semblait au bord de l'échec samedi matin, soit sauvée.

"Plutôt pas d'accord qu'un mauvais accord", avait tonné le vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans devant la presse plus tôt dans la journée.

"Nous sommes inquiets de certaines des choses que nous avons vues et entendues au cours des dernières 12 heures", a-t-il dit, ajoutant que l'objectif des Européens était de garder "en vie" la limite de réchauffement de 1,5°C, objectif le plus ambitieux de l'accord de Paris.

La présidence égyptienne, critiquée pour la lenteur des négociations, a fini par publier un nouveau projet de texte final très attendu en début d'après-midi.

Impact du dérèglement

Cette proposition doit encore être discutée lors d'une réunion des chefs de délégations, amendée et éventuellement approuvée plus tard dans la soirée par les négociateurs de près de 200 pays rassemblés à Charm el-Cheikh pour des discussions qui ont déjà débordé d'un jour.

Le document réaffirme les objectifs de l'accord de Paris de 2015, qui vise à limiter le réchauffement de la planète "nettement en-dessous de 2°C" par rapport à l'ère pré-industrielle, et si possible à 1,5°C.

Le texte souligne que les impacts du dérèglement climatique seraient bien moins importants à 1,5°C et affiche l'importance de poursuivre les "efforts" pour respecter cette limite.

Côté énergie, le projet de résolution finale évoque la fin des "subventions inefficaces aux carburants fossiles", mais pas la sortie du pétrole ou du gaz.

L'objectif d'une sortie progressive du charbon - acquis de Glasgow l'an dernier - est réaffirmé, mais avec désormais un appel à accélérer le développement des renouvelables au cours de cette décennie.

"Pas au bon niveau d'ambition"

Mais de nombreux pays poussaient encore samedi après-midi pour que les ambitions soient renforcées du côté de la baisse des émissions de gaz à effet de serre.

"Le volet atténuation n'est pas au bon niveau d'ambition, notamment sur l'utilisation des énergies fossiles", a mis en garde la ministre française de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher.

"Nous devons émerger de la COP27 avec un ensemble de décisions qui garde en vie (l'objectif de) 1,5°C et protège les plus vulnérables", a demandé l'émissaire pour le climat des îles Marshall, Tina Stege.

Les engagements actuels des différents pays sont loin de permettre de tenir l'objectif de 1,5°C.

Selon les analyses de l'ONU, ils permettent au mieux de limiter le réchauffement à 2,4°C d'ici la fin du siècle, menant l'humanité vers le risque que des points de bascule irréversibles soient atteints et provoquent un emballement incontrôlable du dérèglement climatique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Partage des virus: Tedros salue la "bonne foi" de tous les côtés

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Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus estime toujours possible un consensus sur l'annexe à l'accord contre les pandémies d'ici vendredi à Genève. (© KEYSTONE/EPA/MARTIAL TREZZINI)

Le chef de l'OMS salue la "bonne foi" de tous côtés dans les négociations à Genève sur le système de partage des agents pathogènes (PABS). Mercredi à Genève, Tedros Adhanom Ghebreyesus a rappelé que les discussions pourraient se poursuivre au-delà de vendredi.

Les Etats membres "travaillent très dur" mais "il reste encore du travail à faire" et "des différences importantes subsistent sur des questions clés", a affirmé le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) aux correspondants accrédités à l'ONU à Genève (ACANU). Il reste persuadé qu'un consensus reste possible d'ici la fin de semaine de négociations vendredi.

Mais plusieurs options sont sur la table. Soit les membres actent une division insurmontable dès vendredi. Soit ils ont encore du temps avant l'Assemblée mondiale de la santé dans deux semaines à Genève pour conclure. "J'espère qu'ils trouveront un consensus cette semaine", dit encore M. Tedros.

Le processus est toutefois ouvert et pourrait même se prolonger au-delà de mai si les pays le souhaitent, a fait remarquer une autre responsable de l'OMS. Cette annexe à l'accord historique contre les pandémies arraché l'année dernière est la condition pour que le processus de ratification de celui-ci puisse démarrer.

Les discussions achoppent toujours sur la volonté des pays en développement d'obtenir des garanties sur le fait qu'ils recevront bien une part équitable de vaccins à l'avenir en cas de pandémie. Ceux-ci en font une condition pour accepter de partager les agents pathogènes en cas de nouveaux virus importants.

Milliards injectés

D'autres pays doutent de la collaboration de l'industrie pharmaceutique dans l'application de l'accord. Les pays en développement proposent un mélange "hybride" de dispositifs obligatoires et volontaires, une approche ciblée par d'autres Etats.

Le traité arraché prévoit que chaque laboratoire participant volontairement au PABS devra garantir un accès rapide à 20% de la production, 10% gratuitement et 10% à prix abordables. Les initiatives prises depuis la pandémie "sont la bonne chose", affirme M. Tedros. "Nous préparons le monde et rendons le monde plus sûr", a-t-il insisté.

Le laboratoire de Spiez (BE) oeuvre comme dépôt international d'échantillons biologiques. Et un Fonds contre la pandémie aide les Etats en développement à préparer la réponse face à de futures pandémies. Mercredi, le directeur général a annoncé le lancement de six centres régionaux pour aider à aboutir à une production locale de vaccins et autres technologies.

Après avoir dû licencier près de 1300 personnes et n'avoir pu remplacer un millier d'autres, la situation de l'organisation est stable. En cas de besoin, des départs naturels pourraient ne pas être réattribués, selon M. Tedros.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Pays-Bas: Un incendie ravage un terrain d'entraînement militaire

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L'incendie dans l'est des Pays-Bas ravage une zone d'entraînement militaire. (© KEYSTONE/EPA/STRINGER)

Un incendie ravageait mercredi une zone d'entraînement militaire dans l'est des Pays-Bas, avec de la fumée visible jusqu'à la région d'Amsterdam, en raison du vent.

Le feu s'est déclenché mercredi matin sur un champ de tir d'artillerie de l'armée néerlandaise de la localité de 't Harde (Gueldre), selon les autorités locales.

"Plusieurs équipes de pompiers ont été déployées pour maîtriser l'incendie", a indiqué l'institut de sécurité du Gueldre sur son site, demandant aux riverains de rester loin de la fumée, tandis qu'une portion de l'autoroute A28 a été fermée temporairement.

Un porte-parole de la maréchaussée royale a déclaré à l'agence de presse locale ANP que l'incendie s'était produit lors d'un exercice militaire, mais on ignorait encore s'il avait été provoqué par cet exercice.

L'armée de l'air néerlandaise a quant à elle indiqué sur son compte X avoir déployé trois hélicoptères pour aider à combattre les flammes.

"Pour les Pays-Bas, il s'agit vraiment d'un incendie d'une ampleur exceptionnelle, a déclaré à l'ANP Edwin Kok, coordinateur national de la lutte contre les feux de forêt de l'Institut néerlandais de la sécurité publique (NIPV).

Selon M. Kok, l'extinction pourrait encore prendre plusieurs jours, compte tenu des conditions météorologiques.

"Le centre d'appel reçoit actuellement de nombreux signalements de personnes gênées par la fumée", a indiqué le département de sécurité de la région d'Amsterdam-Amstelland sur son site.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Deux hommes juifs blessés lors d'une attaque au couteau à Londres

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Ce quartier de Londres où vit une importante communauté juive a déjà été le théâtre de plusieurs incendies ou tentatives d'incendies criminels ces derniers temps. (© KEYSTONE/AP/Lucy North)

Deux hommes juifs ont été blessés et un suspect arrêté mercredi après une attaque au couteau dans le nord de Londres, où une série d'incendies et tentatives d'incendies criminels à caractère antisémite se sont produits ces dernières semaines.

Les victimes, un trentenaire et un septuagénaire, selon la police, ont été poignardées à Golders Green, quartier où vit une importante communauté juive.

Ces deux hommes "ont reçu sur place des soins pour des blessures par arme blanche. Ils ont été transportés à l'hôpital et leur état est stable", indiquent les forces de l'ordre dans un communiqué.

"Un homme de 45 ans a été arrêté pour tentative de meurtre, et placé en garde à vue. Nous travaillons à établir sa nationalité et ses antécédents", ajoute la police, indiquant que l'unité antiterroriste serait chargée de l'enquête.

"L'attaque antisémite à Golders Green est absolument révoltante. S'en prendre à notre communauté juive, c'est s'en prendre au Royaume-Uni", a déclaré le premier ministre Keir Starmer sur X.

Le dirigeant travailliste a remercié le groupe juif de surveillance du voisinage Shomrim North West London, dont les membres ont maîtrisé le suspect avant l'intervention de la police, et le service d'urgence bénévole à Golders Green, Hatzola, qui s'est occupé des blessés.

Le suspect a également tenté de poignarder des policiers - qui n'ont pas été blessés - et a été neutralisé avec un taser, selon la police de Londres.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Signal positif en faveur de la réforme des travailleurs frontaliers

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La réforme de l'UE pourrait entraîner des coûts supplémentaires pour l'assurance-chômage suisse (photo d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le Conseil des ambassadeurs des Etats membres de l'UE soutient une réforme de l'assurance-chômage pour les travailleurs frontaliers. Le texte entraînera des coûts supplémentaires pour la Suisse.

Lorsque les travailleurs frontaliers perdent leur emploi, ils perçoivent des allocations de chômage de la part de leur Etat de résidence. A l’avenir, ils devraient percevoir ces prestations de la part de l’Etat dans lequel ils ont exercé leur dernier emploi. Vingt et un Etats membres soutiennent cette modification, selon un diplomate européen à Bruxelles.

Les personnes ayant perdu leur emploi pourraient percevoir des prestations de l'Etat d'emploi, conformément à la législation en vigueur dans cet Etat, a indiqué la présidence chypriote du Conseil. Pour cela, elles doivent toutefois avoir été employées pendant au moins 22 semaines.

Ce règlement s'inscrit dans le cadre de l'accord sur la libre circulation entre la Suisse et l'UE. Une adoption ne pourrait intervenir qu'"avec l'accord explicite de la Suisse", a déclaré le Secrétariat d'Etat à l'économie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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