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International

Crash du Rio-Paris: Airbus et Air France relaxés

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Le vol AF447 reliant Rio de Janeiro à Paris s'est abîmé en pleine nuit dans l'Atlantique le 1er juin 2009, entraînant la mort de ses 216 passagers et 12 membres d'équipage (archives). (© KEYSTONE/AP Brazil's Air Force/Anonymous)

"Responsables mais pas coupables": quatorze ans après le crash du Rio-Paris qui a fait 228 morts, le tribunal de Paris a relaxé lundi Airbus et Air France, tout en reconnaissant leur responsabilité civile, suscitant l'"écoeurement" des proches des victimes.

Le tribunal correctionnel de Paris a mis hors de cause les deux entreprises sur le plan pénal, jugeant que, si des "imprudences" et "négligences" avaient été commises, "aucun lien de causalité certain" n'avait "pu être démontré" avec l'accident le plus meurtrier de l'histoire des compagnies françaises.

Le tribunal a prononcé sa décision dans une salle d'audience remplie de proches des victimes, des équipes d'Air France et d'Airbus ainsi que de journalistes. A l'annonce de la relaxe, certaines parties civiles se sont levées, stupéfaites, comme pour quitter la salle, avant de se rasseoir quand la présidente a commencé à aborder le volet civil.

Sur ce plan, le tribunal a jugé que les "fautes" des entreprises avaient conduit à une "perte de chance", soit à augmenter la probabilité que l'accident arrive, déclarant Airbus et Air France "responsables civilement" des dommages.

Le tribunal a renvoyé la question de l'évaluation des dommages et intérêts à une audience le 4 septembre.

"Nous attendions un jugement impartial, ça n'a pas été le cas. Nous sommes écoeurés", a réagi Danièle Lamy, présidente de l'association Entraide et Solidarité AF447. "Il ne reste de ces 14 années d'attente que désespérance, consternation et colère".

"On nous dit: Air France et Airbus sont 'responsables mais pas coupables'. Et c'est vrai que nous, on attendait le mot 'coupables'", a admis Me Alain Jakubowicz, un de leurs avocats. Le conseil a néanmoins voulu retenir la "responsabilité" civile mise en lumière par le tribunal: "non, cet accident n'est pas dû à la fatalité", "oui, cet accident aurait dû être évité".

"Pas de sens"

"Ca n'a pas de sens pour moi", a réagi, la voix tremblante, Ophélie Toulliou, qui a perdu son frère dans l'accident, partageant son "sentiment d'injustice" et son "incompréhension".

Air France "prend acte du jugement", selon un communiqué. "La compagnie gardera toujours en mémoire le souvenir des victimes de ce terrible accident et exprime sa plus profonde compassion à l'ensemble de leurs proches (...)"

Airbus a estimé que cette décision était "cohérente" avec le non-lieu prononcé à la fin de l'instruction en 2019. Le groupe "exprime" lui aussi sa "compassion" aux proches des victimes, et "réaffirme (son) engagement total (...) en matière de sécurité aérienne".

Le 1er juin 2009, le vol AF447 reliant Rio de Janeiro à Paris s'était abîmé en pleine nuit dans l'Atlantique, quelques heures après son décollage, entraînant la mort de ses 216 passagers et 12 membres d'équipage.

A bord de l'A330 immatriculé F-GZCP se trouvaient des personnes de 33 nationalités, dont 72 Français et 58 Brésiliens.

A l'issue d'une procédure-marathon marquée par des appréciations contradictoires de magistrats, cette décision était très attendue. A la fin du procès, qui s'est déroulé du 10 octobre au 8 décembre, le parquet avait requis la relaxe des deux entreprises, estimant que leur culpabilité était "impossible à démontrer".

Les premiers débris de l'AF447 et des corps avaient été retrouvés dans les jours suivant le crash. Mais l'épave n'avait été localisée que deux ans plus tard, après de longues recherches, à 3.900 mètres de profondeur.

"Imprudences fautives"

Les boîtes noires ont confirmé le point de départ de l'accident: le givrage des sondes de vitesse Pitot alors que l'avion volait à haute altitude dans la zone météo difficile du "Pot au noir", près de l'équateur.

Déstabilisé par les conséquences de cette panne, l'un des copilotes a adopté une trajectoire ascendante et, dans l'incompréhension, les trois pilotes n'ont pas réussi à reprendre le contrôle de l'avion, qui a décroché et heurté l'océan 4 minutes et 23 secondes plus tard.

Le constructeur de l'avion, Airbus, a bien commis "quatre imprudences ou négligences", selon le tribunal, notamment ne pas avoir fait remplacer un modèle de sondes Pitot, qui semblait geler plus souvent, sur tous les A330, compte tenu de la multiplication des incidents dans les mois précédant l'accident.

Air France a elle aussi commis des "imprudences fautives", a poursuivi la présidente Sylvie Daunis, liées aux modalités de diffusion d'une note de prévention sur le gel des sondes, adressée à ses pilotes. Cependant, "il doit être démontré que sans" ces fautes, "le décès des victimes ne se serait pas produit", ce qui n'est pas "certain", a estimé le tribunal.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Football

Euro 2024: "on arrivera à battre Donnarumma", dit Murat Yakin

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Murat Yakin: cap sur le match contre l'Italie (© KEYSTONE/AP/Darko Vojinovic)

Murat Yakin n’a, bien sûr, pas perdu une miette du Croatie - Italie de lundi soir. Le nul arraché par les Italiens au bout du temps additionnel a scellé le destin de l’équipe de Suisse.

"J’ai vu une Italie qui a songé en premier lieu à défendre. J’ai vu aussi une Italie qui a été capable de réagir après avoir concédé l’ouverture du score, explique le sélectionneur. C’est une équipe qui peut basculer très vite dans un autre mode, qui peut aussi changer de système de jeu. Elle est imprévisible."

Murat Yakin assure que le staff de l’équipe de Suisse réunira toutes les données pour que les joueurs sachent tout de l’Italie. "Nous serons bien préparés. Mais il ne faut pas uniquement se focaliser sur l’adversaire, souligne-t-il. Nous avons démontré toute notre valeur, toutes nos qualités lors de la phase de poules. Maintenant, nous entrons dans les matches à élimination directe. L’approche mentale n’est plus la même, la pression non plus..."

Des prodiges

Ses attaquants devront trouver le moyen de battre l’extraordinaire Gianluigi Donnarumma. "Il a livré un très grand match lundi soir. Il a réussi des arrêts impossibles. Il sort même le penalty de Luka Modric, glisse-t-il. On a l’impression qu’il peut vraiment réussir des prodiges à chaque instant. Mais je reste confiant. Je suis convaincu que je possède des attaquants qui arriveront à le battre."

Mardi, les attaquants suisses ont trouvé à trois reprises le chemin des filets lors d’une opposition de 2 x 30 minutes contre les juniors du VfB Stuttgart. La Suisse a débuté la rencontre avec Gregor Kobel dans la cage et les dix joueurs de champ qui ne sont pas entrés en jeu dimanche contre l’Allemagne. Les noms des buteurs n’ont toutefois pas été communiqués par l’ASF.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Gaza: dix proches du chef du Hamas auraient péri dans une frappe

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Près d'un demi-million de personnes souffrent toujours de la faim à un niveau "catastrophique" dans la bande de Gaza, qui reste menacée par la famine malgré une légère amélioration dans le nord, a affirmé mardi un rapport appuyé par l'ONU. (© KEYSTONE/EPA/MOHAMMED SABER)

L'armée israélienne a bombardé mardi la bande de Gaza, où une frappe a tué dix proches du chef du Hamas, selon la Défense civile. Les Etats-Unis pressent eux Israël d'éviter une nouvelle escalade à la frontière avec le Liban.

Selon la Défense civile de Gaza, les dix membres de la famille d'Ismaïl Haniyeh, le chef politique du Hamas qui vit en exil au Qatar, ont été tués dans un bombardement israélien sur un camp de réfugiés de la ville de Gaza, dans le nord. Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne n'a pas confirmé ces informations.

Le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal, a indiqué que la soeur du chef du Hamas, Zahr Haniyeh, avait été tuée avec neuf autres personnes dans cette frappe sur la maison familiale dans le camp de Chati. En avril, trois fils et quatre petits-enfants de M. Haniyeh avaient péri dans une frappe à Chati.

L'armée a assuré avoir frappé deux sites utilisés par le Hamas à Chati et Daraj Tuffah, également dans le nord de Gaza, visant des combattants qui agissaient "dans des écoles" et les accusant "d'être impliqués dans la détention d'otages" et d'avoir participé à l'attaque du 7 octobre contre Israël, qui a déclenché la guerre, dernier épisode du long conflit israélo-palestinien.

Autres bombardements

Selon un correspondant de l'AFP, une frappe a également fait cinq morts, dont deux enfants, près de l'hôpital al-Chifa de la ville de Gaza.

Dans le sud, deux bombardements d'Israël ont visé le centre de Rafah, où des véhicules militaires ont ouvert le feu, tandis que des quartiers ouest de la ville, frontalière avec l'Egypte, ont également été la cible de bombardements et de tirs de chars, selon des témoins.

"Déraciner" le Hamas

Benjamin Netanyahu avait annoncé dimanche que la phase "intense" des combats touchait à sa fin, notamment à Rafah où l'armée a lancé le 7 mai une offensive terrestre, mais que la guerre contre le Hamas se poursuivrait.

Il avait répété que "l'objectif" était "de récupérer les otages" retenus à Gaza et de "déraciner le régime du Hamas", en place depuis 2007. Le Premier ministre israélien a aussi affirmé qu'après la fin de cette phase, Israël serait "en mesure de redéployer certaines forces vers le nord", près de la frontière avec le Liban, "à des fins défensives", ajoutant aux craintes d'une extension du conflit.

"Eviter une escalade" avec le Liban

Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a reçu lundi dans ce contexte à Washington le ministre israélien de la Défense Yoav Gallant. Il "a souligné l'importance d'éviter une nouvelle escalade du conflit et de parvenir à une solution diplomatique qui permette aux familles israéliennes et libanaises de rentrer chez elles", selon son porte-parole, Matthew Miller.

Les échanges de tirs entre l'armée israélienne et le Hezbollah libanais, un puissant mouvement islamiste allié du Hamas, armé et financé par l'Iran, ont entraîné le déplacement de dizaines de milliers d'habitants des zones frontalières du sud du Liban et du nord d'Israël.

La visite de M. Gallant fait suite à une semaine de tensions entre les Etats-Unis et Israël, après des critiques israéliennes sur des retards de livraisons d'armes américaines.

"Plus d'eau ni de nourriture"

L'offensive israélienne dans la bande de Gaza a fait jusqu'à présent 37'658 morts, en majorité des civils, dont 32 en 24 heures, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le Hamas.

M. Blinken a "insisté" face à M. Gallant sur la nécessité pour Israël de faciliter l'acheminement de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza assiégée.

"Il n'y a plus d'eau ni de nourriture. Nous sommes complètement piégés", a témoigné Haitham Abu Taha, parmi les quelques Palestiniens revenus à Rafah.

Près d'un demi-million de personnes souffrent toujours de la faim à un niveau "catastrophique" dans la bande de Gaza, qui reste menacée par la famine malgré une légère amélioration dans le nord, a affirmé mardi un rapport appuyé par l'ONU.

Pillages et contrebande "généralisés"

Le chef de l'Unrwa, l'agence de l'ONU en charge des réfugiés palestiniens, Philippe Lazzarini, avait dénoncé lundi les pillages et la contrebande "généralisés", qui "empêchent" la livraison de l'aide dont la population a "désespérément besoin".

L'Unrwa, en crise depuis qu'Israël a accusé 12 de ses employés d'être impliqués dans l'attaque du 7 octobre sans en apporter la preuve, "dispose de liquidités" jusqu'à la fin du mois d'août, a déclaré mardi Philippe Lazzarini.

En Israël, où Benjamin Netanyahu est vivement critiqué pour sa gestion de la guerre, les manifestations se multiplient pour exiger le retour des otages et la tenue d'élections anticipées.

Mais les tentatives de médiation internationales se heurtent à l'intransigeance des deux camps. Le Hamas réclame un cessez-le-feu permanent et un retrait complet israélien de Gaza, des conditions qu'Israël a toujours rejetées.

"Le Hamas ne peut disparaître, parce que c'est une idée", a déclaré mardi le conseiller israélien à la Sécurité nationale, Tzachi Hanegbi. "Il faut donc une idée alternative, pas seulement porter atteinte à ses capacités militaires. Et cette alternative, c'est une direction locale prête à vivre aux côtés d'Israël", a-t-il ajouté lors d'une conférence dans la banlieue de Tel Aviv.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Les millions suisses "sur le point d'être versés" selon Lazzarini

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Le commissaire général de l'Agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) Philippe Lazzarini salue la décision suisse d'une relance d'une aide à son entité (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'Agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) a désormais des liquidités pour son enveloppe régulière jusqu'à fin août. Sur la bande de Gaza, les 10 millions de francs promis la Suisse "sont sur le point d'être versés", a affirmé mardi son chef.

"C'était la bonne décision" pour les commissions des deux Chambres du Parlement fédéral de valider la solution proposée par le Conseil fédéral, a dit à la presse à Genève le commissaire général Philippe Lazzarini. L'aide est prévue pour les exigences les plus urgentes de l'organisation dans la bande de Gaza jusqu'à la fin de l'année.

"L'ordre a peut-être déjà été établi. Je n'ai pas vérifié le compte bancaire aujourd'hui", affirme M. Lazzarini. Sur l'appel d'urgence de 1,2 milliard de dollars lancé par l'UNRWA pour les territoires palestiniens, seuls 15 à 18% ont été financés.

Plus largement, une vingtaine de pays avaient suspendu leur aide à l'agence après des accusations israéliennes selon lesquelles plus d'une dizaine d'employés auraient été associés au massacre du 7 octobre dernier. Une investigation internationale lancée par le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres avait affirmé qu'aucune preuve de ces allégations n'a été donnée. Un dispositif interne est encore en cours pour une quinzaine de cas.

Désormais, seuls les Etats-Unis, qui ont gelé pour un an toute assistance, et le gouvernement britannique n'ont de leur côté pas relancé leur financement. Il manque environ 125 millions de dollars jusqu'à la fin de l'année pour l'enveloppe régulière de l'UNRWA qui rassemble quelque 30'000 collaborateurs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

La CPI émet des mandats d'arrêt contre le chef de l'armée russe

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Sergueï Choïgou est notamment accusé d'être responsable de crimes de guerre consistant à diriger des attaques contre des biens civils (archives). (© Keystone/EPA SPUTNIK POOL/VYACHESLAV PROKOFYEV /SPUTNIK/KR)

La Cour pénale internationale (CPI) a annoncé mardi avoir émis des mandats d'arrêt contre le chef d'état-major russe Valéri Guérassimov et l'ancien ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou.

Ils sont tous deux accusés d'être responsables de crimes de guerre consistant à diriger des attaques contre des biens civils et à causer des dommages accidentels excessifs à des civils, ainsi que du crime contre l'humanité d'"actes inhumains", a indiqué la CPI dans un communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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