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International

Biden et Xi se parlent sans rien régler, en particulier sur Taïwan

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C'est le premier échange entre Joe Biden et Xi Jinping par écrans interposés. (© KEYSTONE/AP/Susan Walsh)

Joe Biden et Xi Jinping se sont longuement parlé dans la nuit de lundi à mardi sans rien régler de leurs contentieux, surtout concernant Taïwan. Le président chinois a exhorté son homologue américain à ne pas "jouer avec le feu" sur cette question.

Le président américain a averti son homologue chinois que les Etats-Unis "s'opposent fermement" à toute tentative "unilatérale de changer le statu quo ou de porter atteinte à la paix et à la stabilité dans le détroit de Taïwan", selon un texte publié par la Maison-Blanche à l'issue de la rencontre virtuelle, qui a duré environ trois heures et demie.

Xi Jinping a, lui, averti les Etats-Unis de "ne pas jouer avec le feu" à propos de l'île, que la Chine voit comme une province rebelle devant réintégrer son giron. "Les autorités taïwanaises ont tenté à plusieurs reprises de s'appuyer sur les Etats-Unis pour l'indépendance et certains aux Etats-Unis tentent d'utiliser Taïwan pour contrôler la Chine", a fait remarquer le dirigeant chinois.

"C'est une tendance très dangereuse qui revient à jouer avec le feu", a-t-il dit, selon des propos rapportés par le ministère chinois des affaires étrangères.

Pratiques "déloyales" de Pékin

Joe Biden a aussi exprimé ses "préoccupations à propos des pratiques [de la Chine] au Xinjiang, au Tibet et à Hong Kong, et des droits fondamentaux en général". Il a en outre critiqué les pratiques commerciales et économiques jugées "déloyales" de la Chine.

Ces déclarations tranchent quelque peu avec l'amabilité affichée au début de la rencontre. Les deux hommes s'étaient salués de la main, par écrans interposés, selon les images tournées de part et d'autre.

Joe Biden avait estimé dans ses déclarations préliminaires que "la compétition entre les deux pays ne devait pas se transformer en un conflit, qu'il soit intentionnel ou non".

"La Chine et les Etats-Unis doivent améliorer leur communication et leur coopération", avait affirmé de son côté Xi Jinping, se disant heureux de voir "son vieil ami", pour la première fois par écrans interposés, alors que leurs deux précédents échanges s'étaient faits au téléphone.

Pas de grandes attentes

Mais à Washington comme à Pékin, on avait tenu à tempérer les attentes sur cette discussion. Si après l'arrivée au pouvoir de Joe Biden, le ton a changé par rapport aux emportements de l'ère Trump, la relation entre Washington et Pékin reste extrêmement tendue.

Cette rencontre virtuelle s'est tenue au moment où Xi Jinping ne cesse de renforcer son emprise sur le régime. Le parti communiste chinois a adopté la semaine dernière un texte appelant "le parti, l'armée et le peuple tout entiers à s'unir plus étroitement autour du comité central dont Xi Jinping forme le coeur".

Le président américain, confronté à un paysage politique extrêmement divisé, et à une pandémie de Covid-19 qu'il peine à éradiquer, a mentionné la Chine lundi en promulguant un gigantesque plan d'infrastructures, censé permettre à l'Amérique de "gagner la compétition" du XXIème siècle.

A la fin de son discours, le président américain a répété l'une de ses phrases favorites: "Ce n'est jamais, jamais une bonne idée de parier contre le peuple américain."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

L'Inter Milan passe sous contrôle américain

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Le président chinois de l'Inter Steven Zhang avait reproché aux investisseurs américains de "compromettre la stabilité du club" milanais. (© KEYSTONE/EPA ANSA/CLAUDIO PERI)

Le fonds américain Oaktree a annoncé mercredi avoir pris le contrôle de l'Inter Milan, sacré champion d'Italie. Le propriétaire chinois Suning ne lui a pas remboursé à temps une dette de 395 millions.

Oaktree a indiqué dans un communiqué avoir "pris le contrôle" du club faute d'avoir enregistré le remboursement d'"un prêt sur trois ans" arrivé à maturation le 21 mai "pour un total dû d'environ 395 millions d'euros".

Samedi, le président de l'Inter Steven Zhang avait reproché au fonds américain de "compromettre la stabilité financière" du club et avait assuré que Suning avait "tout mis en oeuvre pour trouver une solution à l'amiable" avec Oaktree. Le club ou ses propriétaires chinois n'ont pas réagi dans l'immédiat mercredi.

Un fonds évalué à 170 milliards

Oaktree avait consenti en 2021 au conglomérat chinois un prêt de 275 millions d'euros pour faire face notamment au manque de recettes de billetterie pendant la période du Covid, durant laquelle les matches du Championnat d'Italie se disputaient sans public. Avec les intérêts de 12% par an, Suning doit donc 395 millions d'euros à Oaktree, un fonds d'investissement californien qui totalise 170 milliards de dollars d'actifs.

"Oaktree est déterminé à obtenir les meilleurs résultats pour la prospérité à long terme de l'Inter Milan, en mettant l'accent avant tout sur la stabilité opérationnelle et financière du club et des parties prenantes", a souligné le fonds dans son communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Foule immense à Téhéran pour les funérailles du président Raïssi

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La foule est immense, mais aucune estimation indépendante n'est disponible. (© KEYSTONE/EPA/ABEDIN TAHERKENAREH)

Une foule immense s'est rassemblée mercredi dans le centre de Téhéran pour rendre un dernier hommage à Ebrahim Raïssi. Le président iranien est célébré comme un "martyr" après son décès dans le crash d'un hélicoptère.

"Un million d'adieux", a affirmé la télévision d'Etat en saluant le nombre de personnes réunies dans le centre de la capitale. Aucune estimation indépendante n'était disponible.

"Je suis triste. Je suis venue pour apaiser mon coeur", a témoigné Maryam, une enseignante de 41 ans portant le tchador et arrivée avec son mari et son fils d'une ville située au sud de Téhéran.

En ce jour déclaré férié, les cérémonies ont débuté par une prière dirigée par le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, qui s'est prosterné devant les cercueils des huit hommes tués dans le crash, dont le chef de la diplomatie Hossein Amir-Abdollahian.

Avec M. Raïssi, "nous avons perdu une personnalité marquante. C'était un très bon frère. Un fonctionnaire efficace, compétent, sincère et sérieux", a-t-il ensuite déclaré, en recevant le Premier ministre irakien Mohamed Shia al-Sudani, l'une des personnalités étrangères venues pour l'occasion.

A la prière, la plus haute autorité de la République islamique était entourée par les principaux membres du clergé chiite, les membres du gouvernement parmi lesquels le président par intérim Mohammad Mokhber, et les hauts gradés de l'armée et des Gardiens de la révolution.

Etaient également présents le chef politique du mouvement islamiste palestinien Hamas, Ismaïl Haniyeh, et le numéro deux du Hezbollah libanais, Naïm Qassem.

Malgré la disparition de Raïssi, "nous sommes persuadés que la République islamique d'Iran poursuivra son soutien au peuple palestinien", a déclaré M. Haniyeh, qui s'est brièvement exprimé juste avant que trois pays européens - l'Espagne, l'Irlande et la Norvège- ne reconnaissent l'Etat palestinien.

Le Hamas et le Hezbollah font partie de "l'axe de la résistance" qui, notamment avec les rebelles yéménites houthis, est soutenu par Téhéran dans le contexte de la guerre dans la bande de Gaza entre le Hamas et Israël.

"Martyrs"

Après la prière, la foule s'est dirigée lentement vers la place Azadi, l'une des plus grandes de la ville désertée par les voitures et où les magasins avaient baissé le rideau.

De nombreuses personnes brandissaient des portraits, parfois stylisés et colorés, du président défunt et des drapeaux iraniens, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les habitants de Téhéran avaient reçu des messages sur leur téléphone les appelant à "assister aux funérailles du martyr".

Ces cérémonies se déroulent selon la tradition des grands rassemblements ayant marqué les 45 premières années de la République islamique, comme celui ayant suivi la mort du général Qassem Soleimani, un haut responsable militaire tué par une frappe américaine en Irak en 2020.

De nombreux et immenses portraits du "martyr" Ebrahim Raïssi ont été suspendus et accrochés dans les lieux publics des principales villes.

Une cinquantaine de délégations étrangères, notamment russe et turque, devaient être présentes à un hommage organisé dans l'après-midi, la plupart de niveau ministériel. Les funérailles se termineront jeudi avec l'enterrement du président défunt à Machhad (nord-est), sa ville natale.

Pendant ce temps, les autorités s'activaient pour organiser le processus de remplacement de M. Raïssi, qui présidait l'Iran depuis 2021.

L'une des tâches du président Mokhber, 68 ans, est ainsi de préparer l'élection présidentielle, qui se tiendra le 28 juin. A ce stade, aucune personnalité politique n'a publiquement déclaré sa candidature.

Drones iraniens

Ebrahim Raïssi est décédé dans le crash de l'hélicoptère qui l'amenait dimanche vers Tabriz (nord-ouest) après avoir assisté à l'inauguration conjointe d'un barrage avec son homologue azerbaïdjanais, Ilham Aliev, à leur frontière commune.

De difficiles opérations de recherche ont été menées durant une douzaine d'heures dans une région escarpée et boisée avant que les débris de l'hélicoptère ne soient découverts lundi à l'aube.

Les forces armées, qui ont ordonné une enquête sur les causes du drame, ont indiqué mercredi que des drones nationaux avaient été utilisés pour localiser l'hélicoptère, ce que n'a pas réussi à faire un drone doté d'équipements de vision nocturne dépêché par la Turquie.

Présent dans un hélicoptère accompagnant celui du président, le chef de cabinet de M. Raïssi, Gholam Hossein Esmaili, a raconté que l'appareil avait brutalement disparu sans lancer aucun signal d'alerte.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Tornade meurtrière dans l'Iowa

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Une tornade a dévasté la localité de Greenfield dans l'Iowa. (© KEYSTONE/AP/Charlie Neibergall)

Une "tornade dévastatrice" a frappé une ville de l'Etat américain de l'Iowa mardi, faisant des morts et des blessés, a annoncé la police, sans fournir de décompte des victimes.

Cette énorme tempête a "dévasté une bonne partie de" Greenfield, une ville d'environ 2000 habitants située à 70 km au sud-ouest de Des Moines, la capitale de l'Etat, a déclaré le sergent Alex Dinkla, de la patrouille de l'Etat de l'Iowa, lors d'une conférence de presse. "Les services d'urgence locaux, du comté et de l'Etat ont rapidement lancé des opérations de recherche".

"Malheureusement, nous pouvons confirmer que cette tornade a fait des morts et des blessés parmi les habitants de la région de Greenfield", a-t-il ajouté. Il n'a pas indiqué le nombre de morts, mais a précisé qu'une douzaine de personnes avaient été transportées à l'hôpital.

La ville sera soumise à un couvre-feu de 22 heures à 7 heures mercredi, a indiqué M. Dinkla, ajoutant que le couvre-feu devrait "durer un certain temps". La gouverneure de l'Iowa, Kim Reynolds, a déclaré l'état d'urgence dans 15 comtés, dont celui d'Adair qui englobe Greenfield, en raison des intempéries.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Dix-neuf arrestations dans une opération contre la mafia turque en Italie

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Les forces de l'ordre italiennes ont arrêté Baris Bayun dans une maison de Viterbe, au nord de Rome (image d'illustration). (© KEYSTONE/AP/ANDREW MEDICHINI)

La police italienne a démantelé un réseau criminel dirigé par le chef présumé de la mafia turque, Baris Boyun. Dix-neuf personnes, dont le "boss" présumé, ont été arrêtées en Italie, en Suisse, en Allemagne et en Turquie. La Confédération a participé à l'opération.

Interrogé par Keystone-ATS, l'Office fédéral de la police (Fedpol) a confirmé avoir pris part à l'opération. Les suspects sont accusés notamment d'être membres d'une association criminelle à visée terroriste, selon les agences de presse transalpines.

Ils sont aussi soupçonnés de possession d'armes et d'explosifs, de trafic de drogue international, de meurtre et d'encouragement à l'immigration illégale. Baris Bayun a été arrêté dans une maison de Viterbe, au nord de Rome, par une task force conjointe des forces de l'ordre italiennes et d'Interpol.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / ans

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