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La Chine lance une sonde vers la planète Mars

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L'engin a décollé du centre de lancement de Wenchang, sur l'île tropicale de Hainan (sud chinois). (©AP/XINHUA/CAI YANG)
La Chine à l'assaut de Mars: le géant asiatique a lancé jeudi une sonde qui va parcourir un long voyage jusqu'à la planète rouge, en pleine rivalité diplomatique et technologique avec les Etats-Unis.

L'engin a été propulsé par une fusée Longue-Marche 5 qui a décollé dans un épais nuage de fumée du centre de lancement de Wenchang, sur l'île tropicale de Hainan (sud), a constaté une équipe de l'AFP.

La sonde n'arrivera pas avant 2021. Elle devra d'abord effectuer en quelque sept mois le long trajet Terre-Mars. La distance varie mais est au minimum de 55 millions de kilomètres - soit 1400 fois le tour du monde.

Ambitieuse, la Chine espère faire lors de cette première tentative indépendante presque tout ce que les Etats-Unis ont réalisé en plusieurs missions martiennes depuis les années 1960.

C'est-à-dire placer une sonde en orbite, poser un atterrisseur sur Mars, puis en faire sortir un petit robot téléguidé afin qu'il mène des analyses à la surface.

Intense rivalité

En cas de réussite, le lancement donnerait un regain de prestige à Pékin face à Washington, qui vient d'ordonner la fermeture du consulat de Chine à Houston, dernier avatar de l'intense rivalité entre les deux géants du Pacifique.

"C'est manifestement un événement marquant pour la Chine. C'est la première fois qu'elle s'aventure au loin dans le système solaire", indique à l'AFP Jonathan McDowell, astronome au Centre Harvard-Smithsonian pour l'astrophysique, aux Etats-Unis.

"Si elle réussit, ce serait la première fois dans l'histoire qu'un atterrisseur et qu'un robot téléguidé non-américains fonctionnent sur Mars", souligne Chen Lan, analyste pour le site GoTaikonauts.com, spécialisé dans le programme spatial chinois.

La mission a été nommée "Tianwen-1" ("Questions au ciel-1") en hommage à un poème de la Chine ancienne qui traite d'astronomie.

Le robot pèse plus de 200 kilos, il est équipé de quatre panneaux solaires et de six roues, et sera opérationnel durant trois mois.

Parmi ses missions: conduire des analyses du sol, de l'atmosphère, prendre des photos, ou encore contribuer à la cartographie de la planète rouge.

"Lapins de jade"

La Chine a déjà une expérience en la matière, puisqu'elle a fait rouler deux petits robots sur la Lune, avec les "Lapins de jade" 1 et 2 - déposés respectivement en 2013 et 2019.

Ces rovers "constituaient un bon entraînement" car les terrains lunaire et martien "sont globalement similaires", selon Jonathan McDowell.

Mais la distance Terre-Mars est 140 fois plus importante que le trajet Terre-Lune. Conséquence: une plus grande lenteur des télécommunications et un voyage plus long durant lequel des défaillances peuvent survenir, souligne-t-il.

Le pays asiatique n'est pas le seul à profiter de l'actuelle distance réduite Terre-Mars pour propulser une sonde vers la planète rouge: les Emirats arabes unis ont lancé la leur lundi et les Etats-Unis doivent faire de même le 30 juillet.

Une concurrence Chine-USA qui évoque la course à l'espace entre l'URSS et les Etats-Unis à l'époque de la Guerre froide.

Les buts de la Chine avec cette mission?

"Les mêmes que celles de nombreuses nations spatiales", déclare à l'AFP Carter Palmer, spécialiste de l'espace au cabinet américain Forecast International. "L'exploration spatiale est une source de fierté nationale. L'ambition est également d'améliorer les connaissances de l'humanité vis-à-vis de Mars."

La Chine investit des milliards d'euros dans son programme spatial, afin de rattraper l'Europe, la Russie et les Etats-Unis. Elle a envoyé son premier astronaute dans l'espace en 2003.

La Chine lance également des satellites pour elle-même ou pour le compte d'autres pays. Elle vient d'achever en juin la constellation de son système de navigation Beidou -- rival du GPS américain.

Le géant asiatique prévoit par ailleurs d'assembler une grande station spatiale d'ici 2022. Et il espère envoyer des hommes sur la Lune d'ici une dizaine d'années.

Sans les Russes

La Chine avait déjà essayé d'expédier une sonde vers Mars en 2011 lors d'une mission commune avec la Russie. Mais la tentative avait capoté et Pékin avait ensuite décidé de poursuivre l'aventure seul.

La chance sera-t-elle au rendez-vous cette fois-ci?

"C'est très ambitieux pour un premier essai. A tel point que je serai surpris si la mission est une réussite totale", estime Jonathan McDowell.

"C'est du 50-50", juge Chen Lan. "La Chine échouera peut-être cette fois. Mais elle réussira un jour. Car elle a la volonté, la détermination et suffisamment de ressources financières et humaines pour y parvenir."

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Gains russes dans l'Est, Kiev appelle Moscou à la reddition

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Les troupes russes auraient reconquis plusieurs petites localités. (© KEYSTONE/AP)

Les forces russes ont revendiqué vendredi de premiers gains dans l'est de l'Ukraine après une série de revers cinglants sur plusieurs fronts. Mais Kiev semblait garder l'initiative, appelant les soldats russes à choisir la reddition.

Au même moment à Oslo, le Nobel de la paix récompensait le militant bélarusse emprisonné Ales Beliatski, l'ONG russe Memorial et le Centre ukrainien pour les libertés civiles, un prix hautement symbolique en pleine guerre en Ukraine.

Sur le terrain, signe de la confiance gagnée par les Ukrainiens après le succès de leur contre-offensive, le ministre de la Défense Oleksiï Reznikov a promis de "garantir la vie, la sécurité et la justice" aux militaires russes qui choisiraient de se rendre.

Villages sous contrôle russe

"Vous pouvez encore sauver la Russie de la tragédie et l'armée russe, de l'humiliation", a-t-il lancé, alors que les défaites ont poussé le président russe Vladimir Poutine à mobiliser plusieurs centaines de milliers de personnes dans l'armée.

Moscou a de son côté annoncé avoir engrangé ses premiers gains - trois villages dans l'Est ukrainien - après avoir perdu des milliers de kilomètres carrés de territoires sur plusieurs fronts ces dernières semaines.

Selon les séparatistes prorusses qui combattent aux côtés des troupes de Moscou, les villages d'Otradivka, de Vessela Dolyna et de Zaïtsevé sont désormais sous contrôle russe. Le ministère russe de la Défense avait déjà annoncé la capture de Zaïtsévé, la veille, dans son bilan quotidien.

Ces trois villages sont situés au sud de la ville de Bakhmout qui est, elle, sous contrôle ukrainien. L'armée russe tente de prendre depuis des mois la zone, jusqu'à présent sans succès.

"Combats de rue"

Présents à Bakhmout vendredi, des journalistes de l'AFP ont entendu le son de tirs d'artillerie lourde et de lance-roquettes multiples dans le centre de cette ville, qui comptait 70'000 habitants avant la guerre.

Des rafales occasionnelles de mitrailleuses étaient également audibles. Un bénévole civil du groupe humanitaire Vostok SOS, Edouard Skorik, 29 ans, a raconté à l'AFP que des "combats de rus" ont eu lieu près de sa maison, de l'autre côté de la rivière Bakhmouta.

Au sud de la ville, en direction des villages capturés par les Russes, des colonnes de fumée noire s'élevaient après des explosions d'obus, faisant sursauter et parfois plonger à terre les civils.

Les forces ukrainiennes ont elles aussi rapporté des gains vendredi: le village de Grekivka, dans la région de Lougansk (est), selon le gouverneur Serguiï Gaïdaï.

Dans la région occupée de Kherson (sud), au moins cinq civils ont été tués et cinq blessés par une frappe ukrainienne ayant touché un bus de civils qui se rendaient au travail en traversant un pont, selon le responsable prorusse Kirill Stremooussov.

Kiev a visé des ponts dans cette région à de multiples reprises afin de perturber l'approvisionnement logistique des forces russes.

La présidence ukrainienne a rapporté une nouvelle frappe russe sur la région de Zaporijjia (sud), pour la deuxième journée consécutive, faisant un blessé. "Des infrastructures ont été détruites dans deux districts. L'occupant a utilisé pour la première fois des drones", a-t-elle indiqué.

La veille, 11 personnes avaient été tuées dans des frappes russes sur Zaporijjia, selon les services de secours ukrainiens.

Risque "d'apocalypse"

Le chef des séparatistes prorusses de la région de Donetsk (est), Denis Pouchiline, a relevé la situation "la plus difficile" près de Lyman, noeud ferroviaire repris récemment par les forces ukrainiennes, où les troupes russes ont échappé de justesse à l'encerclement.

Selon lui, ces dernières fortifient une nouvelle ligne de défense près de Kreminna, plus à l'est, que les forces ukrainiennes "testent jour et nuit".

"Je pense que nous avons toutes les chances d'accumuler des forces et de commencer à libérer des territoires avec de nouvelles réserves", a-t-il ajouté, annonçant l'envoi de renforts.

La Russie a revendiqué la semaine dernière l'annexion de quatre régions qu'elle contrôle au moins en partie en Ukraine, à l'issue de "référendums" dénoncés par l'ONU, Kiev et ses alliés occidentaux.

Quant à la menace nucléaire, elle va crescendo.

Après les menaces de Vladimir Poutine d'employer l'arme nucléaire pour défendre les territoires que le Kremlin considère comme russes, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a évoqué jeudi des "frappes préventives" contre la Russie.

Si la présidence ukrainienne a rapidement fait marche arrière en affirmant que M. Zelensky parlait de "sanctions" préventives et non de frappes, les responsables russes ont fustigé ses propos.

Le Kremlin a dénoncé un "appel à débuter une nouvelle guerre mondiale" et le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a estimé que de telles déclarations justifiaient l'invasion russe.

Le président américain Joe Biden a lui mis en garde contre un risque d'"apocalypse", pour la première fois depuis la Guerre froide.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Recueillement après la tuerie dans une crèche, le roi attendu

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Au lendemain de la tuerie en Thaïlande, les parents endeuillés se sont recueillis devant la crèche, déposant des fleurs. (© KEYSTONE/AP/Sakchai Lalit)

Le roi de Thaïlande Maha Vajiralongkorn se rend vendredi dans la soirée dans la province de Nong Bua Lamphu (Nord), où les familles préparent les rites funéraires des disparus, au lendemain du massacre qui a fait 36 morts, surtout des enfants d'une crèche.

Le roi Rama X est attendu dans un hôpital de Nong Bua Lamphu au chevet des blessés, dans une très rare interaction directe avec ses sujets pour le monarque dont la figure est sacralisée dans le pays.

Le Premier ministre Prayut Chan-O-Cha a déposé durant l'après-midi des fleurs blanches devant le portail d'entrée de la crèche, où sanglotaient les proches des victimes.

"Je vous fait part de mes condoléances", a-t-il déclaré, avant de distribuer des chèques cartonnés géants de compensations, d'un montant de 110'000 bahts soit environ 3000 euros.

Les parents endeuillés s'étaient recueillis plus tôt devant la crèche, une simple maison à l'aspect bien entretenu qui ne laisse pas deviner que l'une des pires tueries du pays y a eu lieu la veille.

Une mère sous le choc s'agrippe à la couverture de son enfant disparu et tient dans la main son biberon de lait à moitié rempli.

Certains enfants étaient âgés de seulement deux ans, comme le petit Kamram dont la mère Panita, 19 ans, est inconsolable. "C'est incompréhensible" souffle-t-elle, sa fille de 11 mois dans les bras.

"J'ai été très choquée et effrayée. Je ne pouvais pas dormir, je ne pensais pas que ce serait mes deux petits-fils", âgés de trois ans, dit leur grand-mère Buarai Tanontong, 51 ans, cramponnée à l'épaule de sa fille.

"Je ne peux toujours pas accepter ce qui s'est passé. L'assaillant, de quoi ton coeur est-il fait?", a écrit sur Facebook Seksan Srirach, le mari d'une institutrice enceinte de leur enfant et tuée à la crèche.

Massacre

Un ancien policier armé d'un pistolet 9 mm et d'un long couteau a tué jeudi 36 personnes, dont 24 enfants - 21 garçons et 3 filles -, dans un périple meurtrier qui a débuté dans une crèche du district de Na Klang vers 12h30 (08h30 suisses).

Il a ensuite pris la route et essayé de renverser des passants, jusqu'à se rendre à son domicile, "pas loin" de la crèche, selon la police. Il y a tué sa femme et leur garçonnet, puis s'est donné la mort, avant 15h00, soit trois heures environ après le début de la tuerie.

Vendredi après-midi, de petits cercueils blancs et violets étaient transportés par camion vers un temple bouddhiste où seront observés les rites funéraires avant crémation.

Après ce massacre "horrible", Prayut Chan-O-Cha a ordonné l'ouverture d'une enquête et demandé au chef de la police "d'accélérer les investigations".

Les premiers éléments fournis brossent le portrait d'un assaillant, âgé de 34 ans, en proie à des problèmes d'addiction aux stupéfiants qui lui ont fait perdre en juin dernier son poste au sein de la police.

Méthamphétamine

"Tout le monde connaissait le tireur. C'était un type sympa mais plus tard, nous savions tous qu'il prenait de la meth", a expliqué Kamjad Pra-intr, une habitante venue soutenir les familles.

Des prélèvements sanguins sur le tireur n'ont pas révélé la présence de drogues dans son corps, a indiqué vendredi Damrongsak Kittiprapat, le chef de la police nationale.

"Il a eu une dispute avec sa femme" avant son coup de sang, a-t-il poursuivi, précisant que "rien d'irrégulier" n'avait été détecté dans son comportement lorsqu'il était apparu devant le tribunal le matin même du drame pour répondre aux accusations de détention de drogue.

Le responsable a aussi indiqué que son couteau avait été "sa principale arme" lorsqu'il a attaqué la crèche.

Ce n'est pas la première fois que la Thaïlande est endeuillée par une tuerie de cette ampleur. En février 2020, une fusillade perpétrée par un officier de l'armée avait fait 29 morts, notamment dans un centre commercial de Nakhon Ratchasima (Est).

Le drame de Na Klang rappelle l'étendue des problèmes liés à la drogue dans le royaume où les prix de gros et de vente sont tombés à des niveaux historiquement bas en raison de l'abondance de l'offre, selon les données publiées en 2021 par l'ONU.

La province rurale de Nong Bua Lamphu se trouve près du "triangle d'or", aux confins de la Birmanie et du Laos, considéré depuis des décennies comme le point central de la production de stupéfiants dans la région.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L'ONU lance une surveillance des droits humains en Russie

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La Russie du président Vladimir Poutine va être surveillée par la communauté internationale après la répression des opposants dans ce pays (archives). (© KEYSTONE/AP)

Les violations contre les opposants et défenseurs des droits humains en Russie vont être surveillées à l'ONU. Le Conseil des droits de l'homme a lancé vendredi à Genève pour un an un mandat de rapporteur spécial sur ce pays, première grande puissance dans ce cas.

Au lendemain du rejet de l'organisation d'une discussion sur la situation dans la région chinoise du Xinjiang, le projet de résolution a été approuvé par 17 voix, contre 6 oppositions et 24 abstentions. Il demande aux autorités russes d'honorer les libertés fondamentales, le même jour que l'attribution du Prix Nobel de la Paix à l'ONG Memorial notamment.

Le Conseil se dit "gravement préoccupé" par la détérioration dans ce pays et par la "répression systématique", en particulier contre les femmes. Vendredi, l'ambassadeur russe à l'ONU à Genève Guennadi Gatilov a lui dénoncé une "politisation" par les Etats-Unis et leurs alliés.

Le Conseil "a arrêté d'être une instance de dialogue" en termes de droits humains, a-t-il insisté. Il estime que la résolution n'a "rien à voir avec une préoccupation pour les droits des Russes", mais souhaite "punir" Moscou.

Le nouveau mandat a été lancé après que des dizaines de pays, dont la Suisse, avaient eux demandé en 2021 la libération "sans conditions" de l'opposant Alexeï Navalny et de tous les détenus arbitraires. Ces derniers mois, l'ONU a dénoncé à de nombreuses reprises l'attitude de Moscou. Le Haut-Commissariat aux droits de l'homme s'en est notamment pris récemment aux "intimidations" et aux restrictions contre les opposants.

Succès après l'échec sur la Chine

Il a demandé aux autorités russes de revenir sur la criminalisation de personnes qui ont des contacts non déclarés avec d'autres Etats ou des organisations étrangères et internationales. Depuis il a également appelé à la libération des manifestants contre la mobilisation partielle qui a été décrétée par le gouvernement.

Pour le Conseil, cette approbation de vendredi montre qu'une grande puissance peut être inquiétée. Mais cette situation est surtout due à l'isolement de Moscou sur la scène internationale depuis le début de son offensive ukrainienne.

La Russie avait récemment déjà perdu un vote devant le Conseil, au moment du lancement d'une Commission d'enquête internationale qui a depuis considéré que de possibles crimes de guerre ont été perpétrés. Et elle avait ensuite décidé de renoncer à son siège de membre de l'instance pour éviter d'être suspendue par l'Assemblée générale de l'ONU à New York.

Jeudi, le Conseil avait en revanche subi un important revers après le rejet d'un projet de décision sur le Xinjiang, porté notamment par les Etats-Unis. La faute à une large offensive diplomatique de Pékin qui a été couronnée de succès grâce aux voix des pays africains et latino-américains et qui montre son influence grandissante.

Mandat afghan prolongé

Ce "non" n'était que le second en plus de 15 ans de Conseil des droits de l'homme, après l'échec du renouvellement d'une investigation internationale sur le Yémen en 2021. Certains disent que la crédibilité de l'instance, où la polarisation est plus importante que jamais, est entachée.

Il y a quelques semaines, un rapport du Haut-Commissariat aux droits de l'homme avait lui dénoncé de possibles crimes contre l'humanité contre les Ouïghours et d'autres minorités musulmanes. Plus d'un million de personnes au moins seraient retenues dans des camps d'internement.

Les Etats-Unis avaient eux-mêmes réussi en 2021 à convaincre les Etats membres d'édulcorer un projet de résolution sur les violences policières contre les Afro-ascendants. Mentionnés dans un premier temps, ils avaient obtenu que la portée soit plus large.

Parmi ses autres décisions, le Conseil a renouvelé vendredi pour un an le mandat de rapporteur spécial sur la situation des droits humains en Afghanistan Richard Bennett. Celui-ci a récemment appelé à des investigations sur de possibles crimes contre l'humanité perpétrés contre des minorités, dont les chiites, dans ce pays.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Les prix mondiaux des produits alimentaires continuent de décliner

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A l'inverse des huiles végétales, les céréales se sont renchéries en septembre, en raison notamment du rebond des prix du blé, à cause d'inquiétudes liées à la sécheresse aux Etats-Unis et en Argentine, ainsi que sur l'approvisionnement en provenance d'Ukraine. (archives) (© KEYSTONE/EPA/STR)

Les prix mondiaux des produits alimentaires ont poursuivi leur baisse en septembre pour le sixième mois consécutif, tirés par un net repli des huiles végétales qui compense une légère remontée des céréales, a annoncé vendredi la FAO.

L'indice de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) des prix des denrées alimentaires, qui suit la variation des cours internationaux d'un panier de produits de base, a reculé une nouvelle fois depuis le record atteint en mars après l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Il a baissé modérément en septembre, d'1,1% par rapport à août.

L'indice FAO des prix des huiles végétales recule de 6,6% sur un mois, "pour atteindre son plus bas niveau depuis février 2021". "Les cours internationaux des huiles de palme, de soja, de tournesol et de colza ont tous fléchi", souligne l'organisation, grâce à l'existence de stocks abondants d'huile de palme et d'une hausse saisonnière de production en Asie du Sud-Est.

L'indice FAO des prix des céréales, quant à lui, remonte légèrement d'1,5% par rapport à août. Les prix internationaux du blé ont rebondi de 2,2%, à cause d'inquiétudes liées à la sécheresse aux Etats-Unis et en Argentine, et d'incertitudes sur la prolongation du corridor maritime permettant de faire sortir les céréales d'Ukraine au-delà du mois de novembre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Plusieurs responsables de l'EI tués en Syrie par l'armée américaine

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Des centaines de soldats américains sont déployés dans le nord-est de la Syrie dans le cadre d'une coalition antidjihadistes dirigée par les Etats-Unis, qui continue de combattre avec ses alliés kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS), les cellules dormantes de l'EI. (© KEYSTONE/EPA/AHMED MARDNLI)

Les forces américaines ont tué plusieurs responsables du groupe djihadiste Etat islamique (EI) en Syrie. Cela au cours d'une opération héliportée et d'une frappe aérienne ces dernières 24 heures, a indiqué le commandement américain jeudi.

L'opération héliportée ciblant Rakan Wahid al-Shamri a été menée dans la nuit de mercredi à jeudi dans le nord-est de la Syrie, a écrit le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) dans un premier communiqué.

Elle a eu lieu dans une enclave tenue par des forces supplétives du régime syrien, près de la ville de Qamichli contrôlée par les forces kurdes alliées aux troupes américaines, selon des sources concordantes.

C'est la première fois, depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, que les troupes américaines mènent une opération héliportée dans une zone sous contrôle du régime de Bachar al-Assad, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Centaines de soldats déployés

Des centaines de soldats américains sont déployés dans le nord-est de la Syrie dans le cadre d'une coalition antidjihadistes dirigée par les Etats-Unis, qui continue de combattre avec ses alliés kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS), les cellules dormantes de l'EI.

Le commandement américain a ensuite indiqué dans un second communiqué avoir tué deux responsables du groupe djihadiste dans une frappe aérienne dans le nord de la Syrie, sans préciser où exactement.

Cette deuxième attaque a, selon Centcom, permis de tuer "à la fois Abou Hashum al-Umawi (...) et un autre haut responsable de l'EI", sans toucher de civils.

"Capacité de l'EI affaiblie"

"Cette frappe va affaiblir la capacité de l'EI à déstabiliser la région et à frapper nos forces et nos partenaires", a commenté le patron du commandement américain dans la région, le général Michael Kurilla.

"Mercredi soir, des forces américaines ont mené un raid héliporté près de Qamichli, ciblant Rakan Wahid al-Shamri, un responsable de l'EI connu pour faciliter la contrebande d'armes et le transport clandestin de combattants", a précisé le premier communiqué du Centcom.

"L'individu ciblé a été tué et l'un de ses compagnons blessé. Deux autres compagnons ont été détenus", a ajouté Centcom, sans préciser la nationalité du responsable mort. Aucun militaire américain et aucun civil n'ont été tués ou blessés dans l'opération.

A Damas, la télévision d'Etat syrienne a fait état d'une opération héliportée des "forces d'occupation américaines" dans laquelle une personne a été tuée. Elle n'a pas donné d'autres précisions.

Maison perquisitionnée

"Trois hélicoptères américains transportant des troupes ont atterri" près du village de Moulouk Saray, a indiqué à l'AFP un habitant de la localité.

Les militaires américains "ont appelé à l'aide de haut-parleurs les habitants à rester chez eux", avant de perquisitionner une maison. Ils y ont "tué une personne et enlevé deux", a-t-il ajouté.

D'après lui, la personne tuée était un déplacé de la province syrienne de Hassaké, peu connu des habitants et qui se faisait appeler Abou Hayel. Le villageois a affirmé qu'un échange de tirs avait opposé les soldats américains à une force supplétive du régime syrien. L'OSDH a confirmé la mort de Rakan Wahid al-Shamri.

Cellules dormantes

Après une montée en puissance fulgurante en 2014 en Irak et en Syrie voisine et la conquête de vastes territoires, l'EI a vu son "califat" autoproclamé s'effondrer sous le coup d'offensives successives. Il a été défait en 2017 en Irak et en 2019 en Syrie.

Mais le groupe extrémiste responsable de multiples exactions continue de mener des attaques à travers des cellules dormantes dans ces deux pays. Les Etats-Unis continuent eux de cibler les dirigeants de l'EI.

En juillet, ils ont tué un haut responsable de l'EI dans une frappe de drone dans le nord-ouest de la Syrie. En juin, ils ont capturé un chef de l'EI lors d'une opération héliportée dans le nord de la Syrie.

Le chef de l'EI Abou Bakr al-Baghdadi a été tué dans un raid américain en 2019 et son successeur, Abou Ibrahim al-Hachimi al-Qourachi, a été éliminé en février 2022 dans une opération des forces spéciales américaines dans le nord-ouest de la Syrie, une région largement contrôlée par les jihadistes.

La guerre complexe en Syrie, pays morcelé où interviennent différents protagonistes, a fait environ 500'000 morts depuis 2011.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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