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Début d'une réunion européenne urgente contre le trafic migratoire

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La Commissaire européenne aux Affaires intérieures, Yvla Johansson, participe dimanche à une réunion d'urgence à Calais, quatre jours après le pire drame migratoire survenu dans la Manche. (© KEYSTONE/AP/Rafael Yaghobzadeh)

Quatre jours après le pire drame migratoire survenu dans la Manche, une réunion européenne d'urgence a débuté dimanche à Calais, avec pour objectif de renforcer la lutte "contre les réseaux de passeurs", mais sans les Britanniques, exclus de la rencontre par Paris.

"Le point le plus important de cette réunion est la lutte contre les passeurs qui se jouent de nos frontières et pays", a déclaré le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin, en ouvrant cette rencontre peu avant 15h30.

"Le problème est européen et britannique. Le phénomène ne cesse de s'accroître, y compris depuis le Brexit", a-t-il ajouté, devant les ministres en charge de l'immigration allemand, néerlandais, belge qu'il avait réunis à la mairie de Calais. La Commissaire européenne aux Affaires intérieures, Yvla Johansson, et les dirigeants d'Europol et de Frontex étaient également présents.

La rencontre se déroule sans la partie britannique: M. Darmanin avait désinvité son homologue Priti Patel, vendredi, en riposte à une lettre publiée jeudi soir sur Twitter par Boris Johnson, demandant à Paris de reprendre les migrants arrivant en Grande-Bretagne depuis la France. La lettre évoquait également des patrouilles policières conjointes sur la côte nord de la France.

"C'est exactement le genre de choses que nous devons faire", a insisté dimanche le ministre britannique à la Santé, Sajid Javid, sur Sky News.

"Notre politique est très claire : ces bateaux doivent s'arrêter. Nous ne pouvons pas le faire seuls. Nous avons besoin de la coopération des Français", a dit M. Javid.

Appel à coopérer

Le naufrage, qui a coûté la vie à au moins 27 personnes mercredi, est le pire drame migratoire dans la Manche, désormais sillonnée quotidiennement à bord de fragiles embarcations par des migrants tentant de rallier les côtes anglaises.

Ces traversées se sont développées depuis 2018 face au bouclage du port de Calais et d'Eurotunnel, que les migrants empruntaient en se cachant dans des véhicules.

Exclue de la réunion, la ministre britannique de l'Intérieur Priti Patel a annoncé dans un tweet qu'elle aurait "des entretiens urgents avec (ses) homologues européens" la semaine prochaine, "pour éviter de nouvelles tragédies dans la Manche". "La mort de ces 27 personnes doit être un appel clair à coopérer", a-t-elle dit dans une tribune publiée dans le tabloïd The Sun.

Selon Priti Patel, le travail conjoint de Londres et Paris "a permis d'éviter plus de 20.000 traversées cette année" et de procéder "à plus de 400 arrestations" depuis 2020. "Mais nous pouvons en faire beaucoup plus", a-t-elle affirmé, appelant à davantage d'actions "efficaces et coordonnées des deux côtés de la Manche".

Samedi, le vice-président de la Commission européenne Margaritis Schinas avait estimé qu'il revenait à la Grande-Bretagne de résoudre ses problèmes relatifs à l'afflux des migrants. Le Royaume-Uni "a quitté l'Union européenne", en conséquence il "doit à présent décider comment organiser la gestion du contrôle de ses frontières", avait affirmé M. Schinas.

Enquête sur le naufrage

A plusieurs centaines de mètres de l'hôtel de ville de Calais, une quarantaine de manifestants scandaient "Darmanin, assassin, t'as du sang sur les mains", encadrés par un important dispositif policier. "Cette frontière tue depuis trop longtemps", "ouvrons les frontières", pouvait-on lire sur leurs banderoles.

L'enquête sur le naufrage est menée à la Juridiction nationale chargée de la lutte contre la criminalité organisée (Junlaco) à Paris. Mais rien n'a encore filtré, ni sur la nationalité des victimes ni sur les causes du drame.

Une jeune Kurde irakienne partie rejoindre son fiancé figure parmi les victimes, selon sa famille, en deuil, interrogée par l'AFP à Soran en Irak. Selon les sauveteurs, les naufragés s'entassaient à bord d'un bateau pneumatique à fond souple d'une dizaine de mètres. Seuls un Irakien et un Somalien ont été sauvés.

Avant la réunion de Calais, Royaume-Uni et France ont été très critiqués pour s'être querellés au lieu de travailler ensemble. "Les deux pays jouent à se rejeter la faute pendant que les enfants se noient dans notre Manche," a déclaré à Sky News la porte-parole des affaires étrangères du parti travailliste de l'opposition britannique, Lisa Nandy.

De nombreuses ONG ont plaidé pour une politique d'asile moins dure et la mise en place de routes "sûres".

Le pape François a exprimé dimanche sa "douleur" pour les migrants morts dans la Manche, ceux bloqués à la frontière bélarusse et ceux qui meurent en Méditerranée. Il a lancé un nouvel appel "en particulier aux autorités civiles et militaires, afin que la compréhension et le dialogue prévalent finalement sur tout type d'instrumentalisation".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Le Congrès américain vote la fin de la paralysie budgétaire

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Le "shutdown" sévissiat depuis samedi sur fond de dissensions entre républicains et démocrates sur le financement de la police de l'immigration (ICE) (archives). (© KEYSTONE/AP/Rahmat Gul)

La Chambre américaine des représentants a adopté mardi un texte budgétaire pour mettre fin à plus de trois jours de paralysie d'une partie de l'administration fédérale.

La promulgation attendue dans la foulée par Donald Trump permettra de conclure officiellement ce "shutdown" qui sévit depuis samedi sur fond de dissensions entre républicains et démocrates sur le financement de la police de l'immigration (ICE), après les événements récents de Minneapolis.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Procès de Marine Le Pen: 5 ans d'inéligibilité requis en appel

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En première instance en mars 2025, Marine Le Pen avait été condamnée à cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate. (© KEYSTONE/EPA/YOAN VALAT)

La confirmation de la peine de cinq ans d'inéligibilité a été requise mardi par l'accusation contre Marine Le Pen au procès en appel à Paris des assistants d'eurodéputés du Front national. Cette peine l'empêcherait de candidater à l'Elysée en 2027.

La décision de la cour d'appel, qui n'est pas tenue de suivre les réquisitions, doit être connue d'ici l'été.

Au terme de leur réquisitoire de près de six heures, les deux avocats généraux ont également demandé une peine de quatre ans d'emprisonnement, dont trois ans avec sursis. Ils ont réclamé une partie ferme légèrement réduite, de deux ans à un an, aménageable sous bracelet électronique, par rapport à la peine prononcée en mars en première instance.

"Marine Le Pen a été l'instigatrice, à la suite de son père, d'un système qui a permis pour le compte du parti de détourner 1,4 million d'euros", a déclaré l'avocat général Stéphane Madoz-Blanchet en conclusion du réquisitoire, dénonçant une "remise en question de façade" de sa part.

Le parquet général a également requis la confirmation de l'amende de 100'000 euros à laquelle elle avait été condamnée par le tribunal correctionnel.

Pas d'exécution provisoire

Le parquet général a demandé à la cour de ne pas assortir l'inéligibilité de l'exécution provisoire, c'est-à-dire de l'application immédiate. Mais cette question sera en toute hypothèse sans objet car la Cour de cassation, si elle est saisie par Marine Le Pen en cas de condamnation, devrait rendre sa décision avant la présidentielle.

Les représentants de l'accusation ont en outre réclamé la condamnation des onze autres mis en cause, dont le RN en tant que personne morale, coupables selon eux de détournement de fonds pour avoir mis en place un "système" entre 2004 et 2016, "assumé et piloté" et résumé ainsi: "les assistants parlementaires" des eurodéputés du mouvement d'extrême droite "travaillaient pour le parti, mais étaient payés par l'Europe".

"Quelle était la finalité ? Externaliser sur le budget des assistants parlementaires le coût des personnels que le parti voulait garder, mais qu'il ne pouvait financer eu égard à sa situation" bancaire, exsangue après plusieurs déroutes électorales.

Cette "organisation", d'abord décrite comme "artisanale" lors de sa mise en oeuvre par Jean-Marie Le Pen en 2004, avait ensuite été "professionnalisée" à partir de 2012 par Marine Le Pen, qui avait succédé un an plus tôt à son père à la tête du parti, ont martelé les deux avocats généraux, Thierry Ramonatxo et Stéphane Madoz-Blanchet.

"Stratégie de délégitimation"

Pour les autres prévenus, les avocats généraux ont globalement demandé la confirmation des peines prononcées en première instance, allant de six mois avec sursis pour l'actuel député RN Timothée Houssin à trois ans de prison, dont deux avec sursis, pour l'ex-trésorier Wallerand de Saint-Just.

Les représentants du ministère public ont commencé leur intervention en dénonçant les accusations de "politisation" de cette procédure par Marine Le Pen et les siens depuis le début, rallongée par une "défense collective, marquée par une forte contestation", avec "pas moins de 45 recours" soulevés par la défense.

Cette confrontation a culminé dans les menaces contre les juges de première instance, qui ont condamné le 31 mars Marine Le Pen à quatre ans d'emprisonnement dont deux ferme et 100'000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate.

"Il a été usé de la stratégie de délégitimation des contre-pouvoirs, et ici de la justice, dont l'objectif serait d'empêcher l'accession d'une cheffe de parti aux plus hautes fonctions de l'exécutif", a regretté Thierry Ramonatxo.

Or "laisser croire que la justice pourrait s'opposer à la volonté du peuple souverain est inexact, c'est oublier que le juge est le gardien de la loi, et qu'il ne fait que l'appliquer", a déclaré l'avocat général, en notant toutefois que les débats en appel se sont déroulés dans "un climat plus serein".

"Zone interdite"

Seule une éventuelle peine d'inéligibilité inférieure à deux ans, et l'absence d'une condamnation au port d'un bracelet électronique, perçu comme incompatible avec la possibilité de mener campagne, pourrait permettre à Marine Le Pen d'entrevoir à nouveau un avenir politique.

Mardi matin, les avocats du Parlement européen, partie civile, ont dénoncé dans leurs plaidoiries la "confiance (du Parlement dans les députés) trahie pendant des années, pour plusieurs millions d'euros", ainsi que celle "des contribuables de l'Union européenne".

Fustigeant le "positionnement de façade" des prévenus à l'audience, qui ont mis en avant des "zones grises" dans les règles du Parlement européen sur l'emploi d'assistants parlementaires, son autre avocate, Me Bérénice de Warren, a fait observer qu'"on n'est pas dans une zone grise, on est en zone interdite".

Marine Le Pen a dès l'entame du procès contesté toute "intention" de commettre une infraction, protestant de sa "bonne foi". Les avocats de la défense doivent plaider à partir de mercredi, jusqu'au 11 février.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L'Otan a commencé à "planifier" sa mission de défense de l'Arctique

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Cette mission de l'Otan, sur le modèle de celles lancées en Mer Baltique ou sur le front oriental de l'Alliance, est l'une des options évoquées pour renforcer la sécurité en Arctique (image d'illustration). (© KEYSTONE/AP/Virginia Mayo)

L'Otan a commencé son travail de planification de la mission qu'elle compte lancer pour renforcer la sécurité dans l'Arctique, a affirmé mardi un porte-parole de l'Alliance, interrogé par l'AFP.

"La planification a démarré pour une activité de vigilance renforcée de l'Otan baptisée Arctic Sentry (sentinelle de l'Arctique)", a indiqué le colonel Martin O'Donnel, porte-parole du Shape, le commandement suprême des forces alliées en Europe.

"Cette activité renforcera encore davantage la posture de l'Otan dans l'Arctique et le Grand Nord", a-t-il ajouté, sans donner davantage de précisions sur la nature de cette planification.

Cette mission de l'Otan, sur le modèle de celles lancées en Mer Baltique ou sur le front oriental de l'Alliance, est l'une des options évoquées pour renforcer la sécurité en Arctique, une des raisons pour lesquelles Donald Trump a dit vouloir annexer le Groenland.

Le président américain a toutefois affirmé qu'il renonçait à s'emparer par la force de l'île arctique, territoire autonome du Danemark, pays membre de l'Otan.

Les menaces du président américain concernant le Groenland ont provoqué une des crises les plus graves de l'histoire de l'Alliance atlantique, depuis sa création en 1949.

Le dirigeant américain a indiqué avoir élaboré un "cadre" en vue d'un accord avec le secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, en marge du Forum économique mondial de Davos en Suisse. Peu de détails concrets ont filtré sur son contenu.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Ski alpin: Kilde forfait pour les Jeux olympiques

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Aleksander Aamodt Kilde lors de la descente de Crans Montana (© KEYSTONE/AP/Pier Marco Tacca)

Le Norvégien Aleksander Aamodt Kilde, qui ne se sent "pas suffisamment compétitif", a annoncé son forfait pour les JO 2026 de Milan - Cortina. Il était sélectionné pour la descente et le super-G.

"J'ai fait tout mon possible pour être prêt pour les JO, mais je ne me sens pas suffisamment compétitif ni dans mon corps ni dans ma tête. C'est extrêmement difficile de prendre cette décision", a déclaré le Norvégien, vice-champion olympique du combiné à Pékin en 2022, qui a dans la foulée mis fin à sa saison.

"Ce n'était pas ainsi que je comptais terminer ma saison, mais je suis déjà fier de mon retour sur le circuit. Je suis toujours déterminé à gagner des courses et cela demande que je prenne mon mal en patience", a ajouté le skieur âgé de 33 ans et fiancé de la championne américaine Mikaela Shiffrin.

Vice-champion du monde en super-G et en descente en 2023, Kilde peine à retrouver son meilleur niveau après sa lourde chute lors de la descente de Wengen en janvier 2024. Opéré d'un genou et d'une épaule, il avait pu reprendre l'entraînement quelques mois plus tard, mais avait dû être réopéré en raison d'une grave infection à l'épaule. Très affaibli, il avait dû renoncer totalement à l'hiver 2024/25.

Le Norvégien, vainqueur du globe de la descente en 2022 et 2023, a effectué son retour en Coupe du monde fin novembre à Copper Mountain, mais sans briller. Son meilleur résultat est une 11e place en sept courses cet hiver. Il avait déjà renoncé aux étapes de Coupe du monde à Wengen et Kitzbühel, avant de finir 42e de la descente de Crans Montana dimanche.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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