International
Début officiel d'une campagne à risques pour Erdogan
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Vingt ans de pouvoir et il en redemande: le président Recep Tayyip Erdogan se rend de nouveau dans le sud de la Turquie, meurtri par le séisme du 6 février, pour lancer vendredi la campagne officielle en vue de sa réélection qui s'annonce à haut risque.
Comme à Gaziantep, le chef de l'Etat multiplie à six semaines du scrutin les promesses de reconstruction et les visites dans les tentes aux rescapés du séisme du 6 février (plus de 50'000 morts, trois millions de déplacés et des centaines de milliers de familles sinistrées), serrant contre lui les vieilles femmes en fichu et les enfants.
Mais pas sûr que cette empathie démonstrative suffise cette fois face à la crise économique et l'inflation à deux chiffres qui appauvrit les classes moyennes et aux conséquences du tremblement de terre qui a laminé l'économie et l'emploi dans les onze provinces touchées.
Face à M. Erdogan, 69 ans, trois candidats validés cette semaine par la commission électorale comptent bien lui compliquer la vie, avec un espoir de succès pour l'opposition.
Selon un sondage de l'institut TAG Research, 51,8% des électeurs souhaitent voir le chef du CHP (le principal parti d'opposition) Kemal Kiliçdaroglu à la présidence contre 42,6% pour M. Erdogan.
"J'arrive!"
M. Kiliçdaroglu - souriant sur ses affiches de campagne sous le slogan: "Bonjour, je suis Kemal, j'arrive!" - représente une alliance de six partis, de la gauche à la droite nationaliste et a reçu le soutien tacite du parti pro-kurde HDP (10 à 13% des électeurs) dont le leader, Selahattin Demirtas, est emprisonné.
Quand le chef de l'Etat arpente le pays et semble omniprésent à la télévision, M. Kiliçdaroglu, économiste et ancien haut-fonctionnaire de 74 ans, s'adresse sur Twitter à chaque segment de la société via des messages vidéo, depuis sa cuisine en formica et mal éclairée - 3,3 millions de vues pour le dernier, jeudi, à l'attention des femmes conservatrices.
L'Eurasia Group, consultant en risques politiques, affirme dans une note du 22 mars que depuis l'annonce de sa candidature, le chef du CHP n'a cessé "d'élargir sa base" (de 30 à 40% des intentions de vote) tandis que celle de M. Erdogan s'érode (de 60 à 50%).
"Le principal défi de Kiliçdaroglu sera de gagner les électeurs anti-Erdogan - qui constituent la majorité - sans déclencher de bagarres au sein de l'opposition", juge l'Eurasia Group.
Or, Kemal Kiliçdaroglu doit compter avec la réapparition de Muharrem Ince, candidat malheureux contre M. Erdogan en 2018 et décidé à jouer les trouble-fêtes.
M. Ince, qui avait disparu sans même saluer ses partisans au soir du premier tour, a rencontré le candidat du CHP cette semaine, en vue d'un possible accord.
Mais pour l'heure, selon les politologues dont ceux de l'institut Metropoll, ce revenant pourrait attirer la jeunesse qui reproche au chef du CHP son manque de charisme.
Or le vote jeune sera l'une des composantes importantes de cette élection: 70% du corps électoral a moins de 34 ans et six millions de jeunes Turcs voteront pour la première fois le 14 mai.
Enfin, un ancien député, Sinan Ogan (extrême-droite), devrait faire acte de présence au premier tour.
Comme un goût de déjà vu
Outre la grave crise économique (plus de 50% d'inflation et jusqu'à 85% à l'automne) qui plombe le revenu des ménages, le séisme a fait apparaître les failles de l'Etat tout-puissant rêvé par M. Erdogan.
Le président, qui avait fait campagne en 2003 sur les ruines du séisme de 1999 à Izmit (nord-ouest, 17'000 morts) en dénonçant l'impéritie du système, risque à son tour de payer pour ce sol turc toujours en colère.
Alors qu'il célébrait le 24 mars le chantier d'un futur hôpital à Antakya (sud), particulièrement dévastée, les caméras ont montré que l'édifice - censé ouvrir le 10 mai - n'avait aucune fondation. Comme ces résidences qui se sont couchées comme des Lego le 6 février.
D'ailleurs, comme un augure, la terre a de nouveau tremblé (4.6) vendredi à Gaziantep, quelques heures avant l'arrivée du chef de l'Etat.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Crimes de guerre du Hamas sur des Palestiniens (enquêteurs)
Des affiliés du Hamas ont perpétré des actes équivalant à des crimes de guerre en septembre et octobre en exécutant 11 hommes à Gaza, affirment des enquêteurs onusiens. Ceux-ci ciblent aussi des colons israéliens pour transferts forcés de population en Cisjordanie.
Dans un rapport publié mardi à Genève, la Commission d'enquête internationale sur les territoires palestiniens s'est penchée sur les acteurs non étatiques dans le conflit. Trois hommes ont été tués le 21 septembre à Gaza par les Brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée du Hamas, et une autre entité du mouvement. Huit autres l'ont été le 13 octobre, après la trêve avec Israël.
Ces exécutions équivalent au crime de guerre de meurtre, dit la Commission, qui ne s'exprime pas au nom de l'ONU mais est mandatée par le Conseil des droits de l'homme.
Elle ajoute que les violences des colons en Cisjordanie peuvent être attribuées à l'Etat israélien. Celles contre les femmes et les enfants font partie d'une approche plus large en Cisjordanie, y compris des transferts forcés de population, dit-elle.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Allemagne: l'industrie reprend quelques couleurs en avril
L'industrie allemande s'est légèrement reprise en avril, avec une hausse de ses exportations et de sa production par rapport au mois de mars, à un niveau toutefois encore bas pour la première économie européenne en crise.
D'après un communiqué de l'office fédéral statistique Destatis publié mardi, les exportations de la première économie européenne ont enregistré une croissance de 0,9% sur un mois en données corrigées des variations saisonnières (CVS) et provisoires, pour atteindre 136,6 milliards d'euros.
Les analystes de la plateforme Factset tablaient sur un recul de 0,8%.
L'Allemagne a affiché un excédent commercial qui s'est légèrement contracté à 14,5 milliards d'euros. Et sur un an, les exportations ont augmenté de 3,6%.
Les Etats-Unis sont restés la première destination des marchandises allemandes avec 11,4 milliards d'euros, en hausse de 1,8% sur un mois.
La Chine, à la fois partenaire clé et rival commercial pour l'Allemagne, est restée son principal fournisseur tandis que les exportations vers ce pays ont reculé de 3,5% en avril.
Autre indicateur révélé mardi, la production industrielle a progressé un peu moins qu'attendu de 0,4% sur un mois, alors que les analystes de la plateforme Factset anticipaient une augmentation de 0,8%.
Celle-ci a été tirée par la reprise du secteur du bâtiment (+2,4%) qui avait connu un début d'année difficile en raison de la météo, mais lestée par l'industrie automobile, pilier en difficultés de l'économie allemande (-4,7%).
"La conjoncture industrielle apparaît assez atone au début du deuxième trimestre, sur fond de conflit persistant au Proche-Orient et de hausse des prix de l'énergie", estime dans un communiqué le ministère fédéral de l'Economie.
Il observe notamment une "tension croissante dans les chaînes d'approvisionnement" qui pourrait freiner la dynamique de production dans certains domaines.
"Les impulsions de reprise pour la conjoncture restent pour l'instant plutôt faibles", note également Jens-Oliver Niklasch, de LBBW, rappelant le poids de la fermeture du détroit d'Ormuz provoquée par la guerre au Moyen-Orient.
Pour Carsten Brzeski, économiste chez ING, les chiffres de la production industrielle "montrent que l'espoir d'un rebond industriel en 2026 a de nouveau été rangé au placard", la "toile de fond" restant "celle d'une industrie allemande qui stagne depuis quatre mois".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
International
Sika ouvre une usine pour additifs à béton en Belgique
Sika annonce mardi renforcer ses capacités de production en Europe avec l'ouverture d'une nouvelle usine dédiée aux adjuvants pour béton à Ham, en Belgique.
Le chimiste de la construction entend également continuer de développer son expertise locale dans les domaines de la technologie, de l'innovation et des applications spécialisées. Sika ne dévoile aucun détail financier sur ce nouvel investissement. L'usine de Ham et le centre technique doivent permettre de faire progresser le développement d'un portefeuille de solutions à valeur ajoutée, de raccourcir les délais de développement pour la mise sur le marché et de conduire à une production plus flexible.
L'entreprise zougoise souhaite notamment faire bénéficier à ses clients "de temps de réponse plus courts et de délais de livraison réduits".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
Chine: commerce robuste en mai malgré la guerre au Moyen-Orient
La Chine a maintenu un commerce international vigoureux en mai, avec des résultats supérieurs aux attentes malgré la guerre au Moyen-Orient, ses exportations vers les Etats-Unis manifestant même une poussée significative dans la foulée de la venue de Donald Trump.
Les exportations, moteur de la croissance de la Chine, ont augmenté de 19,4% sur un an en mai et les importations ont bondi de 27,4% sur la même période, a indiqué l'administration des Douanes.
Ces données sont meilleures que les prévisions d'un panel d'économistes interrogés par Bloomberg, qui tablaient sur une hausse de 15% pour les exportations et de 26% pour les importations.
Les exportations vers les Etats-Unis ont quant à elles bondi de 35,4% sur un an: elles ont totalisé en mai 39 milliards de dollars, contre 28,8 milliards de dollars le même mois en 2025, en pleine bataille des droits de douanes.
Ces chiffres sont rendus publics moins d'un mois après la visite en Chine du président américain, venu oeuvrer à la poursuite de la relative détente observée depuis octobre 2025 par les deux premières puissances économiques mondiales après des mois de farouche guerre commerciale.
Les exportations chinoises vers les Etats-Unis avaient diminué de 20% en 2025 sous l'effet des droits de douanes et des restrictions mutuelles multiples, alors que la Chine avait enregistré un excédent commercial global record de près de 1.200 milliards de dollars.
Un sommet des dirigeants chinois et américain en octobre en Corée du Sud avait permis de réduire drastiquement les droits de douane punitifs réciproques.
Un nouveau sommet en mai à Pékin a prolongé la dynamique. Dans le sillage du déplacement de M. Trump, le ministère chinois du Commerce a indiqué que Pékin et Washington s'étaient entendus pour "discuter d'un accord-cadre prévoyant des réductions de droits de douane réciproques sur des produits d'une valeur équivalente", couvrant "30 milliards de dollars ou plus" de part et d'autre.
"Rester vigilant"
Zhiwei Zhang, président de la société de conseil Pinpoint Asset Management, a relevé la vitalité du commerce chinois "malgré l'incertitude économique mondiale et l'appréciation du renminbi" par rapport à la plupart des devises sur fond de crise au Moyen-Orient.
"Cette forte croissance des exportations témoigne de la compétitivité des entreprises chinoises sur le marché international et contribue à compenser en partie la faiblesse de la demande intérieure", écrit-il dans une note.
Il incite cependant à "rester vigilant face au risque d'une potentielle escalade des tensions commerciales entre la Chine et ses principaux partenaires commerciaux, tels que l'Europe".
L'Union européenne s'emploie activement à rééquilibrer ses relations commerciales avec la Chine. La protection des industries critiques face à la concurrence chinois devrait figurer à l'agenda d'un sommet des chefs d'Etat du G7 en France et d'un sommet des dirigeants de l'UE à Bruxelles dans le mois.
Les Etats-Unis ont proposé début juin d'imposer des droits de douane additionnels à 60 économies, dont la Chine et l'Union européenne (UE), qui combattraient insuffisamment l'importation de biens issus du travail forcé.
Les experts notent que la Chine paraît pour le moment mieux résister que d'autres à la crise au Moyen-Orient. Ils s'attendent à ce que les exportations se maintiennent à un bon niveau dans un futur proche, soutenues par la vigueur de la demande en semi-conducteurs et en technologies vertes.
Mais la Chine commence à accuser le contrecoup. L'activité manufacturière est restée stable en mai après deux mois de progression, sa croissance étant freinée par une faible demande sur fond de flambée des coûts de l'énergie.
La dépendance au commerce international reste un facteur d'incertitude pour l'économie chinoise avec la faiblesse de la demande intérieure, la persistance de la crise de l'immobilier, l'endettement des collectivités locales, les surcapacités de production, les pressions déflationnistes et le fort chômage des jeunes.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
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