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Dougoud: "Comme un chien affamé"

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Martin Dougoud entre en lice mardi en kayak slalom (archives). (© KEYSTONE/EPA PAP/LUKASZ GAGULSKI)

Martin Dougoud entre en scène mardi aux JO de Paris, à l'occasion des séries du slalom en kayak mono. Il abordera aussi le kayak cross "comme un chien affamé" lundi prochain.

"J'ai une préférence pour le slalom", souligne d'emblée le Genevois établi à Pau, qui s'est confié aux médias la semaine dernière. "Mais je suis excité à l'idée de disputer chacune de ces deux épreuves, qui me motivent tout autant l'une que l'autre", et qui représentent autant de chances de médaille pour lui.

Dougoud fait partie des hommes à battre, surtout en kayak cross, discipline dans laquelle il s'est paré de bronze lors des Mondiaux 2023 à Lee Valley - où il a terminé 4e en slalom. "Favori? C'est vous qui le dites. Je sais où je me situe. Mais il faudra se libérer le plus possible, trouver une pression positive", lâche-t-il.

"Je ne suis pas forcément plus rassuré. Mais je suis désormais plus recentré sur le plaisir et sur l'envie de bien faire. Je parviens à mieux me libérer pour les événements importants" assure celui qui avait échoué en demi-finale aux JO de Tokyo 2021 (13e place finale) alors qu'il rêvait de podium.

"Je fais juste du kayak, comme tous les jours, comme c'est le cas depuis dix ans. Quand je navigue avec un état d'esprit plus joueur, je livre de meilleures performances", poursuit le Français d'adoption, qui évoluera en quelque sorte à domicile dans le stade nautique de Vaires-sur-Marne.

Méditation

Martin Dougoud est un cérébral. "Je me parle beaucoup à moi-même, car j'ai souvent des pensées négatives. Je cherche à les canaliser, à me recentrer sur moi-même et sur mes sensations. Je fais beaucoup de méditation, de relaxation par la respiration, pour faire descendre au maximum mon rythme cardiaque", précise-t-il.

A-t-il une revanche à prendre par rapport à Tokyo 2021 ? "Je ne pense pas. Ca n'avait pas fonctionné là-bas, mais c'est du passé. Je dois être dans le présent. Je suis plus serein, je suis mieux préparé mentalement", explique-t-il.

A 33 ans, il semble mûr pour un premier exploit sur la scène olympique. "Cela reste du sport, et une contre-performance est toujours possible. Mais j'ai une grosse envie ainsi qu'un immense plaisir à me retrouver là", glisse-t-il.

"J'essaie de ne pas me cacher, et je sais que le stress viendra. Je le gère à ma façon, avec ma joie de vivre. La pression sera là, mais pour tous", poursuit Martin Dougoud, qui s'attend à souffrir dès mardi lors des séries du slalom. "C'est un bassin très physique, étroit", souligne-t-il.

"Il faut développer beaucoup de puissance et de vitesse. C'est un bassin très exigeant, assez particulier aussi", explique encore le Genevois, qui devra faire partie du top 20 des séries pour se hisser en demi-finale du slalom. Cette demi-finale est programmée le jeudi 1er août, tout comme la finale.

"Ca va être grandiose"

Il sera ensuite temps de songer au cross, moins exigeant mentalement que le slalom selon lui. "En slalom, c'est une question de précision à chaque passage de porte, et c'est un contre-la-montre", rappelle-t-il. "En cross, il faut se comporter comme un chien affamé depuis 3-4 jours", lâche-t-il.

"Il faut être plus à l'attaque, plus agressif. L'état d'esprit est différent, il faudra sortir les crocs. En slalom, il s'agit d'être plus léger et plus fin", compare-t-il. "Le cross va plaire au public, on part à quatre sur une rampe placée à 5-6 mètres du sol. Ca va être grandiose", se réjouit-il.

Un objectif minimal

Martin Dougoud a un objectif minimal, "être au moins en finale dans les deux disciplines. Après, tout peut se passer si je suis dans un bon jour. Il y a des étapes à passer avant d'y songer, mais mon but est de pouvoir jouer mes cartes à fond en finale", conclut-il.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Kosovo: manif en soutien à des chefs jugés pour crimes de guerre

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Les Kosovars sont descendus en nombre dans les rues de Pristina pour apporter leur soutien aux quatre anciens chefs de la guérilla lors du conflit contre la Serbie, dont l'ex-président Hashim Thaçi, jugés pour crime de guerre. (© KEYSTONE/AP/Laura Hasani)

Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées mardi à Pristina, la capitale du Kosovo, pour exprimer leur soutien aux quatre anciens chefs de la guérilla lors du conflit contre la Serbie, jugés pour crimes de guerre devant un tribunal à la Haye.

Ce rassemblement, organisé le jour où le Kosovo célèbre son indépendance, proclamée en 2008 et jamais reconnue par la Serbie - dont ce territoire faisait partie -, coïncide avec les plaidoiries finales devant les Chambres spécialisées sur le Kosovo, une cour qui juge depuis trois ans l'ex-président kosovar Hashim Thaçi et trois autres accusés.

La foule, dont de nombreux participants agitant sous la neige les drapeaux rouges frappés de l'emblème noir de la guérilla ou du portrait de Hashim Thaçi, et scandant "UCK" - sigle de l'Armée de libération du Kosovo - a défilé dans le centre-ville après une cérémonie et les discours sur la place centrale.

"Aujourd'hui, en ce jour de notre indépendance, nous adressons un message clair à ceux qui sont à La Haye. Pour Hashim Thaçi, Kadri Veseli, Jakup Krasniqi, Rexhep Selimi et tous les autres : vous ne serez pas seuls. Derrière vous, il y a notre Histoire, notre sacrifice et notre lutte !", a lancé à la foule Ismail Tasholli, un des organisateurs.

Les organisateurs du défilé, membres du parti politique de M. Thaçi, ont dit ces derniers jours s'attendre à la participation de 200'000 personnes. La présidente du Kosovo, Vjosa Osmani, a rejoint la foule, selon les images diffusées par la télévision nationale.

Premier chef du gouvernement du Kosovo après la proclamation d'indépendance, le 17 février 2008, puis son président aussi, Hashim Thaci, 57 ans, était pendant la guerre contre les forces serbes (1998-1999) le chef politique de l'UCK.

"Héros"

Les trois autres accusés étaient des officiers de haut rang dans cette guérilla indépendantiste. Tous ont plaidé non coupables.

Le procès suscite depuis le début l'hostilité au Kosovo, où les quatre accusés sont largement considérés comme "symboles" de la guerre pour l'indépendance. "Ils sont nos héros. Ils doivent être remis en liberté car le Kosovo a encore besoin d'eux", a dit l'AFP Daut Hasani, 25 ans, étudiant en architecture venu au rassemblement.

"Le Tribunal de La Haye n'est pas une cour équitable. Il ne juge que les Albanais, mais pas ceux qui ont commis les crimes les plus graves pendant la guerre", estime le retraité Ragip Ramadani, 65 ans, venu de Dragash (sud).

Le 9 février, le parquet a requis 45 ans de prison pour les quatre hommes. Ils sont accusés d'assassinats, de tortures, de persécution et de détention illégale de centaines de civils et de non-combattants, y compris des Serbes, des Roms et des Albanais du Kosovo considérés comme des opposants politiques, dans des dizaines de sites au Kosovo et en Albanie.

Dans une allocution dans la matinée devant son cabinet, à l'occasion du 18e anniversaire d'indépendance, le Premier ministre kosovar Albin Kurti a déclaré que "la contribution de chacun d'entre eux à la liberté et à l'indépendance (était) précieuse". "L'Histoire sera celle qui rendra le juste jugement", a-t-il dit.

Environ 13'000 personnes ont été tuées dans ce conflit, dont 11'000 Albanais kosovares, pour la plupart des civils.

Dernière audience mercredi

La dernière audience du procès aura lieu mercredi. Ensuite, les juges devraient annoncer le verdict dans un délai d'un mois, qui peut éventuellement prolongé de deux mois supplémentaires.

La cour de la Haye a été mise en place par le Parlement kosovar avec la mission de juger des inculpés kosovares, anciens membres de la guérilla. Elle fait partie du système judiciaire kosovar, mais est composée exclusivement d'un personnel international.

Plusieurs anciens responsables politiques et militaires serbes ont été condamnés par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) à la Haye pour des crimes commis au Kosovo.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Le relais suisse masculin à la 8e place, les Français triomphent

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Sebastian Stalder (au premier plan) et les Suisses ont terminé loin des médailles. (© KEYSTONE/EPA/PIERRE TEYSSOT)

Les biathlètes suisses ont pris la 8e place du relais masculin des Jeux olympiques mardi à Anterselva. La médaille d'or est revenue au quatuor français, qui s'est imposé devant la Norvège et la Suède.

Sebastian Stalder, Joscha Burkhalter, Jérémy Finello et Niklas Hartweg ont concédé 1'41 de retard aux champions olympiques tricolores. Les Suisses étaient au contact après les deux premiers passages mais les deux fautes de Finello au tir leur ont coûté cher.

Le quatuor français, qui a devancé les Norvégiens pour moins de 10 secondes, a de son côté apporté une 9e médaille à la délégation tricolore. Avec ce nouveau sacre, la France porte son total de médailles à 16, ce qui constitue un nouveau record sur une seule édition.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Hockey

Sans paillettes, la Suisse se qualifie pour les quarts

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Les Suisses ont 24 heures pour se reposer avant d'affronter la Finlande en quarts de finale. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'équipe de Suisse masculine s'est logiquement qualifiée pour les quarts de finale des JO à Milan. Elle a battu l'Italie 3-0 et jouera la Finlande mercredi à 18h10.

La Suisse a fait son travail sans faire trop de bruit. Elle aurait pu se mettre à l'abri plus tôt, mais s'est heurtée à un très bon gardien. On imaginait volontiers la partie déséquilibrée, mais la Suisse n'a pas laissé longtemps planer le doute. Après 79 secondes, c'est Philipp Kurashev qui a ouvert le score sur des assists de Hischier et Meier. A la 11e et sur leur premier power-play, les joueurs de Fischer ont doublé la mise via Roman Josi qui a eu tout le temps d'ajuster son tir.

Les joueurs à croix blanche ont adressé 18 tirs sur la cage italienne contre seulement deux envois pour les Transalpins en direction d'un Genoni qui a dû avoir un peu froid à ne rien avoir à faire.

Le gardien zougois a eu davantage de boulot lors du tiers médian, bien que les Italiens n'aient pas agressé le but helvétique. Mais ils ont quand même eu une alerte lorsqu'un attaquant italien s'est retrouvé étrangement seul devant Genoni.

Les Helvètes ont cherché le 3-0, en vain. A la 25e, Jäger s'est créé une occasion à 4 contre 5. Les Suisses ont surtout manqué deux opportunités en supériorité numérique, malgré une pression sur le but de Damian Clara, le portier de Brynäs drafté par Anaheim en 2023.

Ce troisième but va pourtant tomber à la 46e et alors que la Suisse évoluait une fois de plus en avantage numérique. Il n'a cette fois fallu que six secondes de power-play pour que Nico Hischier inscrive son premier but du tournoi en reprenant une passe de Riat. Kurashev a eu une superbe chance de planter le 4-0 à la 55e, mais Clara lui a refusé ce doublé grâce à une parade de grande classe. En fin de match, c'est Christian Marti qui a vu son envoi réexpédié par la canne de Clara.

La suite du tournoi voit la Suisse défier la Finlande en quarts de finale. Un adversaire qui avait éliminé les Helvètes au même stade à Pékin, mais sans les joueurs de NHL. Les Nordiques n'ont plus joué depuis samedi et leur écrasante victoire sur l'Italie 11-0. Les joueurs d'Antti Pennanen seront donc bien reposés. Pour les hommes de Patrick Fischer, il s'agira de faire comme à Herning en 2018 au Championnat du monde. A l'époque, la Suisse avait sorti les Finlandais 3-2 avant d'écarter le Canada en demi-finales et de s'incliner 3-2 tab face à la Suède à Copenhague.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Les discussions Etats-Unis/Ukraine/Russie démarrent à Genève

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Les Etats-Unis et les délégations ukrainienne et russe se sont réunies à Genève avec la présence du conseiller fédéral Ignazio Cassis au début de la rencontre. (© KEYSTONE/AP)

Les Etats-Unis, l'Ukraine et la Russie sont autour de la même table à Genève pour avancer vers une résolution de quatre ans de conflit entre Kiev et Moscou. Les discussions ont démarré mardi en début d'après-midi à l'hôtel Intercontinental.

La Russie avait affirmé lundi que la question territoriale, alors qu'elle souhaite récupérer entièrement le Donbass, serait abordée. Kiev n'est prête qu'à une possible zone de libre-échange dans l'est du pays.

Lundi, le président américain Donald Trump mis la pression sur Kiev pour un accord "rapide". Le chef de la diplomatie ukrainienne Andriy Sybiga a accusé mardi la Russie de "mépriser les efforts de paix" en ayant lancé des centaines de drones et des dizaines de missiles.

Les émissaires américains Jared Kushner et Steve Witkoff sont réunis avec la délégation ukrainienne du secrétaire du Conseil de défense et de sécurité nationale Roustem Oumerov et celle russe de Vladimir Medinski. Le conseiller fédéral Ignazio Cassis était présent au début de la discussion, avant les négociations.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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