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Vidéo raciste: Barack Obama dénonce un "spectacle de clowns"

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Barack Obama a regretté les dérives actuelles de la scène politique. (© KEYSTONE/FR171958 AP/STEVE HELBER)

Barack Obama a déploré le "spectacle de clowns" offert par la classe politique américaine après le partage par Donald Trump d'une vidéo raciste le dépeignant en singe, et a durement critiqué des opérations anti-immigration dignes selon lui d'une dictature.

Plutôt rare dans les médias, l'ex-président démocrate (2009-2017) s'est exprimé dans un podcast politique diffusé samedi soir où il s'inquiète de dérives des Etats-Unis sous son successeur républicain.

Le commentateur politique de gauche Brian Tyler Cohen l'interroge en particulier sur la "dégradation du discours" politique américain et cite comme exemple la vidéo largement dénoncée comme raciste diffusée puis supprimée sur le compte de Donald Trump au début du mois sur le réseau Truth Social.

La majorité des habitants des États-Unis "trouve ce comportement profondément troublant", répond M. Obama, sans mentionner explicitement la vidéo ni son successeur républicain.

"Il y a une sorte de spectacle de clowns qui se déroule sur les réseaux sociaux et à la télévision, et ce qui est vrai, c'est que ça ne semble provoquer aucune honte parmi les gens qui, auparavant, estimaient qu'il fallait faire preuve d'une certaine décence, d'un sens des convenances et de respect pour la fonction, n'est-ce pas ? Cela s'est perdu", développe l'ancien président.

La vidéo, à laquelle il n'avait pas encore réagi, représente les visages de Barack Obama, premier président noir du pays, et son épouse Michelle Obama sur des corps de singes, suscitant de nombreuses critiques de la part des démocrates et de certains républicains.

Donald Trump a minimisé les critiques et a affirmé n'avoir pas vu la partie en question de la vidéo, la Maison Blanche affirmant qu'un membre de son personnel était responsable de la publication.

Le milliardaire a une animosité particulière contre Barack Obama, figure très populaire auprès des Américains. Il ne l'appelle que "Barack Hussein Obama", utilisant son deuxième prénom, et a contribué à diffuser des théories du complot autour de la nationalité du démocrate.

Pendant sa campagne, le dirigeant républicain avait multiplié les déclarations violentes contre les immigrés et répercuté de fausses informations aux relents racistes.

"Espoir"

Dans la même interview, Barack Obama se montre très virulent concernant les agissements de la police de l'immigration (ICE) et de la police des frontières à Minneapolis, jusqu'à la fin de leur déploiement cette semaine.

"Le comportement dévoyé d'agents du gouvernement fédéral est profondément préoccupant et dangereux", assène-t-il, évoquant des comportements "que nous avons vus par le passé dans des pays autoritaires et dans des dictatures".

Depuis décembre, plusieurs milliers de policiers fédéraux - souvent masqués - ont multiplié raids anti-migrants et arrestations, suscitant la révolte de nombre d'habitants de ce bastion démocrate devenu l'épicentre de l'hostilité à la politique migratoire répressive du président américain.

Deux citoyens américains qui tentaient de s'opposer à l'ICE, Renee Good et Alex Pretti, y ont été tués par balles par des agents fédéraux le mois dernier.

M. Obama avait déjà critiqué les agissements de l'ICE le mois dernier, appelant à un "sursaut" des citoyens alors que les valeurs fondamentales sont "attaquées".

Dans le podcast, il salue la résistance opposée à ces opérations: "Ce sont des citoyens qui disent, de manière systématique et organisée: 'ce n'est pas l'Amérique en laquelle nous croyons', et nous allons résister, nous allons riposter avec la vérité, et avec des caméras et avec des manifestations pacifiques".

"Ce type de comportement héroïque et persistant de la part de gens ordinaires, malgré les températures négatives, devrait nous donner de l'espoir", ajoute Barack Obama.

Tom Homan, bras droit du président Donald Trump, a annoncé jeudi la fin de l'opération menée dans le Minnesota. L'opposition démocrate continue à demander de vastes réformes du fonctionnement de ICE, notamment la fin des patrouilles volantes, l'interdiction pour les agents de dissimuler leur visage, et l'obligation d'obtenir un mandat judiciaire avant l'arrestation d'un migrant.

A cet effet, les chefs démocrates au Congrès refusent d'approuver le projet de financement 2026 du ministère de la Sécurité intérieure (DHS).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le corps retrouvé porte des vêtements similaires à ceux de Lyhanna

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Une autopsie devra confirmer que le corps retrouvé est bel et bien celui de Lyhanna (photo prétexte). (© KEYSTONE/AP Pool/CHRISTOPHE ENA)

Le corps retrouvé jeudi après-midi dans une exploitation agricole du Gers est probablement celui de Lyhanna, disparue depuis vendredi, a annoncé jeudi le procureur d'Agen Olivier Naboulot. Une autopsie devra toutefois le confirmer.

"Dans un espace écarté d'une vue directe, le corps paraissant être celui d'un enfant a été retrouvé, porteur de vêtements similaires à ceux que la mineure enlevée et séquestrée portait au moment de sa disparition", a dit le procureur dans un communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Hongrie/Marche des fiertés: fin des poursuites

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Les droits des personnes LGBT+ en Hongrie avaient été mis à mal sous le régime de Viktor Orban (image d'archives). (© KEYSTONE/AP/ANNA SZILAGYI)

La justice hongroise a abandonné jeudi les poursuites à l'encontre des organisateurs, dont le maire de Budapest, des deux Marches des fiertés l'année dernière. Leur interdiction avait été ordonnée par le Premier ministre Viktor Orban, battu aux dernières élections.

En avril, la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) avait jugé que la loi hongroise anti-LGBT+ de 2021, amendée en 2025, qui prohibe l'évocation de l'homosexualité ainsi que du changement de genre auprès des mineurs et qui avait servi de fondement à l'interdiction de l'événement, était contraire au droit de l'UE.

Cette interdiction ayant été fondée sur "une disposition par la suite jugée non conforme au droit de l'UE, les faits décrits dans l'acte d'accusation ne constituent plus une infraction pénale", a déclaré le parquet hongrois dans un communiqué.

Plus de 200'000 participants en 2025

Conséquence, les charges retenues contre le maire écologiste de Budapest Gergely Karacsony et contre le militant Geza Buzas-Habel, organisateur en 2025 de la seule Marche des fiertés hors de la capitale, dans la ville universitaire de Pecs (sud), ont été abandonnées.

Fin mai, la police hongroise avait de son côté déclaré qu'elle ne voyait désormais plus aucune raison d'interdire son organisation prévue cette année à Budapest pour le 27 juin.

L'an dernier, plus de 200'000 personnes ont participé à la Marche des fiertés dans cette ville en juin et des milliers à Pecs en octobre.

Cette affluence record avait été perçue comme un cinglant revers infligé aux mesures contre les droits LGBT+ prises pendant des années par Viktor Orban, au nom de la "protection de l'enfance".

"Personne stigmatisé pour aimer autrement"

Le maire de Budapest s'était impliqué dans l'organisation de la marche de 2025 afin de tenter de contourner la réglementation mais le parquet avait quand même requis en janvier une amende à son encontre. Une sanction qu'encourait également Geza Buzas-Habel pour la Marche des fiertés qui avait eu lieu à Pecs.

Les participants risquaient eux aussi des amendes, pouvant aller jusqu'à 500 euros, mais la police n'avait pas engagé de poursuites contre eux.

Après 16 ans de pouvoir, Viktor Orban a perdu les élections législatives du 12 avril. Son successeur, le pro-européen Peter Magyar, a adressé dès le soir de sa victoire un message à la communauté LGBT+, assurant que la Hongrie avait décidé qu'elle voulait être un pays où "personne n'est stigmatisé pour aimer autrement ou d'une manière différente de la majorité".

Si ce conservateur s'est régulièrement exprimé en faveur de l'égalité et de la liberté de réunion, il n'a pas apporté son soutien explicite à la Marche des fiertés, ni entrepris d'actions en vue d'abroger les nombreuses lois qui restreignent les droits des personnes LGBT+, votées quand M. Orban était au pouvoir.

Défenseurs des droits "satisfaits"

Les organisations de défense des droits humains se sont déclarées "extrêmement satisfaites" après l'annonce de l'abandon des charges.

"Les décisions de justice actuelles donnent raison au travail et à la persévérance de tous ceux qui ont toujours considéré le droit de réunion comme un droit fondamental et qui n'ont pas permis à l'arbitraire du précédent gouvernement de nous priver de ce droit et de notre liberté", peut-on lire dans un communiqué signé par quatre ONG de premier plan, dont Amnesty International.

Ces organisations ont appelé le nouveau gouvernement à officiellement abroger la loi anti-LGBT+ de 2021 et ont plaidé pour une révision constitutionnelle en profondeur afin de garantir l'égalité des personnes LGBT+.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Roland-Garros: Andreeva en finale

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Mirra Andreeva jouera samedi sa première finale à la Porte d'Auteuil. (© KEYSTONE/EPA/YOAN VALAT)

Mirra Andreeva (WTA 8) s'est qualifiée pour sa première finale à Roland-Garros jeudi. La Russe de 19 ans a balayé l'Ukrainienne Marta Kostyuk 6-1 6-3 en 1h17 en demi-finale.

La 15e mondiale a eu toutes les peines du monde à exister face à celle qu'elle avait battue en finale à Madrid fin avril. L'Ukrainienne de 23 ans a attendu d'être menée 4-0 avant de remporter son premier jeu de service, le seul qu'elle a remporté dans cette première manche perdue 6-1.

En face, la tombeuse de la Suissesse Jil Teichmann en 8es de finale a déroulé grâce notamment à une excellente première balle sur son service. Malgré un break concédé à 4-3, Andreeva n'a plus relâché son étreinte pour mettre un terme aux débats à 6-3 sur sa première balle de match.

En finale, elle affrontera la vainqueure du duel dans l'autre demi-finale entre sa compatriote Diana Schnaider (23e) et la surprise issue des qualifications, la Polonaise Maja Chwalinska (114e).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Migrants: l'ONU demande à l'UE de reconsidérer ses nouvelles règles

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Le haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Volker Türk redoute que des violations du principe de non-refoulement ne soient observées avec les nouvelles règles européennes pour le renvoi de migrants dans des pays tiers (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

L'ONU demande à l'UE de "reconsidérer prudemment" ses nouvelles règles qui prévoient des centres dans des pays tiers où renvoyer les migrants illégaux. Jeudi à Genève, le haut commissaire aux droits de l'homme a redouté des violations du principe de non-refoulement.

Les nouvelles règles de l'UE sur le renvoi doivent honorer les normes internationales et européennes sur les droits humains, a estimé Volker Türk sur les réseaux sociaux. Il ajoute que les centres à l'étranger offrent des garanties limitées et vont augmenter les recours à la détention, y compris des enfants.

Les réformes doivent refléter les engagements de l'UE à une approche "équitable, durable et considérant les droits humains", selon lui. Lundi soir, les eurodéputés et les Etats membres ont trouvé un accord sur plusieurs dispositifs comme l'accélération des expulsions. Les personnes déboutées du droit d'asile pourront être acheminées en dehors de l'Europe.

Le compromis doit encore être voté dans les prochaines semaines. Il faudra ensuite que les membres de l'UE, dans des accords pays par pays, trouvent des Etats tiers qui acceptent de prendre en charge ces migrants.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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