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En Serbie, les manifestations dégénèrent en affrontements

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La soirée de jeudi a été chaude à Belgrade (photo) et dans d'autres villes de Serbie où les manifestants anti-gouvernement ont défié la police et les partisans du gouvernement. (© KEYSTONE/AP/Darko Vojinovic)

La crise politique et les manifestations qui secouent depuis des mois la Serbie ont dégénéré cette semaine en affrontements entre des manifestants et des partisans du parti au pouvoir (SNS). De nouvelles scènes de violence ont émaillé la soirée de jeudi.

Des manifestants ont dégradé jeudi soir les locaux du Parti progressiste serbe (SNS, nationalistes) à Novi Sad (nord). De nouveaux rassemblements ont été organisés dans une trentaine de villes, après des affrontements la veille qui ont fait des dizaines de blessés.

D'abord regroupés devant les locaux de l'agence du renseignement serbe (BIA), les manifestants se sont dirigés vers les locaux du SNS à proximité. Ils ont cassé sa devanture en verre, puis ont jeté des oeufs et de la peinture sur la façade, selon les images diffusées en direct par la chaîne de télévision privée N1.

La plupart des jeunes hommes qui ont participé à ces violences étaient encagoulés. Aucun sympathisant du SNS ne se trouvait dans les locaux du parti et la police n'est pas intervenue.

A Belgrade des manifestants se sont rassemblés devant les sièges du gouvernement et de l'état-major de l'armée, avant de se rapprocher des locaux du SNS à proximité. Mais ils ont été tenus à distance par un important cordon de la police antiémeute.

Les manifestants ont ensuite jeté des engins pyrotechniques contre des sympathisants du SNS regroupés devant les locaux du parti. La police a ensuite repoussé les manifestants, selon les images diffusées par la N1.

Accusations mutuelles

Après les manifestations de mercredi soir, les deux camps se sont mutuellement accusés de vouloir provoquer une "guerre civile".

"Je pense que l'objectif du pouvoir est d'intimider les citoyens. Ils veulent casser cette révolte et faire peur aux gens", a déclaré à la N1 un avocat belgradois Aleksandar Petrovic, qui a rejoint les manifestants devant le gouvernement.

Mercredi soir, plus de 70 citoyens, 27 policiers et sept membres d'une unité d'élite de l'armée ("Kobre") - chargée de protéger les plus hauts dirigeants politiques -, ont été blessés, la plupart d'entre eux lors de violences à Novi Sad, devant les locaux du SNS, a indiqué dans la journée le ministre de l'Intérieur, Ivica Dacic.

La police a interpellé une cinquantaine de personnes, selon le ministre.

Les manifestations sont régulières dans ce pays des Balkans depuis l'effondrement en novembre 2024 d'un auvent en béton à la gare de Novi Sad. La tragédie, qui a fait 16 morts, a rapidement été imputée à la corruption par les manifestants.

"Guerre civile"

Le président du pays Aleksandar Vucic, qui ne dirige pas officiellement le parti, a accusé les manifestants d'avoir attaqué mercredi soir les militants du SNS.

Selon le ministre de l'Intérieur, la plupart des personnes blessées sont des partisans du SNS.

"Nous avons évité un scenario catastrophique", a déclaré M.Vucic dans la nuit de mercredi à jeudi, en promettant de "sévères" punitions pour les manifestants violents.

"Nous allons prévenir leur souhait de nous conduire vers une guerre civile", a-t-il ajouté.

Pour les étudiants, qui sont à la tête du mouvement de contestation, les rôles sont renversés.

"Le pouvoir a essayé de provoquer la guerre civile la nuit dernière", ont-ils écrit sur un de leurs comptes officiels sur Instagram.

Ils ont accusé la police d'avoir "protégé" les supporteurs du SNS "qui ont jeté des pierres et tiré des engins pyrotechniques contre les manifestants".

Lors de la manifestation mercredi soir à Novi Sad, un membre de l'unité "Kobre" a procédé à un tir de sommation, provoquant la panique des manifestants. L'incident a fait du bruit dans les médias.

Il a affirmé jeudi en conférence de presse que lui et ses collègues avaient été attaqués et "encerclés" par "un groupe de près de cent personnes" et qu'il avait jugé que leur vie était en danger.

"Un complot étranger"

Toutes les manifestations étudiantes étaient jusqu'à présent généralement pacifiques. Elles ont lieu à travers le pays et ont parfois rassemblé plusieurs centaines de milliers de personnes.

Sous la pression, le gouvernement a été remanié, le Premier ministre remplacé, plusieurs anciens ministres ont été arrêtés et inculpés.

Depuis mai, les manifestants réclament les élections anticipées, ce que le président Vucic refuse, dénonçant un complot étranger visant à renverser le pouvoir en place.

Début août, un groupe d'experts mis en place par le Haut-Commissariat aux droits humains de l'ONU a appelé les autorités en Serbie à mettre fin à ce qu'ils ont décrit comme une "répression intensifiée" contre les militants.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Renault casse les prix dans l'électrique avec sa Twingo e-Tech

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La nouvelle Twingo e-Tech est proposée en Suisse à partir de 18'900 francs, mille francs de plus qu'en France après conversion. (archive) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Le groupe Renault parie sur les voitures électriques petites et très bon marché en lançant en avril sa Twingo 100% électrique à moins de 20'000 euros, la moins chère de France et parmi les moins chères d'Europe.

La version électrique du modèle historique né en 1993 sera vendue en France au prix catalogue de 19'490 euros (15'553 francs) mais en réalité dès 16'000 euros une fois décompté le bonus de l'Etat de 3500 euros, explique Grégoire Ginet, responsable produit chez Renault. Pour les ménages modestes, qui touchent un bonus plus élevé, le prix descend sous 14'000 euros.

Hors remises, elle se place juste en dessous de la Citroën e-C3 électrique de Stellantis. Elle concurrence aussi les modèles les moins chers des groupes chinois BYD, MG (groupe SAIC) et Leapmotor qui, fabriqués en Chine, ne sont pas éligibles au bonus français, réservé aux électriques "made in Europe". Idem pour la Dacia Spring électrique, marque low-cost de Renault, moins chère mais elle aussi fabriquée en Chine.

Ailleurs dans l'UE, la Twingo e-Tech est l'une des rares voitures électriques à moins de 20.000 euros - le graal des constructeurs européens face à la déferlante des nouvelles marques chinoises, qui ont explosé en Europe ces derniers mois, à peine freinées par les taxes européennes.

La Twingo électrique marque le retour de Renault sur le segment des plus petites citadines, longtemps délaissé par les constructeurs européens faute de marge suffisante.

Pour le constructeur français, ce lancement illustre sa nouvelle rapidité "à la chinoise": développée en Chine, la Twingo est sortie en deux ans, deux fois plus vite que d'habitude, ce qui a compressé son coût.

Elle est fabriquée dans l'usine historique des Twingo en Slovénie, à Novo Mesto, mais sa batterie est chinoise, fournie par le leader mondial CATL. "CATL va bientôt fabriquer en Hongrie, dans une usine avec une ligne dédiée à la batterie de la Twingo", se félicite le groupe français.

Renault voulait aller vite, car plusieurs groupes chinois vont bientôt fabriquer en Europe, leur donnant accès au bonus français et les rendant beaucoup plus compétitives: BYD va faire fabriquer en Hongrie et Leapmotor, en Espagne.

Le segment des électriques bon marché est jugé particulièrement prometteur dans un marché automobile européen au ralenti: les ventes globales n'ont augmenté que de 1,8% en 2025 mais les électriques ont bondi de 30% pour représenter 17,4% du marché. Et la tendance s'accélère : elles ont atteint en février 27% des ventes en France et 18,8% en Europe.

"Le prix ne sera plus un frein pour l'électrique: la Twingo e-Tech est vendue au même prix que la version essence d'hier. Et elle reprend les codes de la Twingo d'origine, un design coloré et une bouille de grenouille", fait valoir M. Ginet, le responsable de Renault, qui mise sur la "valeur émotionnelle" de la marque née il y a trente ans. La même démarche que pour la R5 électrique, devenue l'un des modèles les plus vendus d'Europe.

"Nous sommes très contents des commandes, ça part bien", assure le groupe.

Symbole d'un changement d'époque, le capot de la Twingo électrique est scellé : impossible de mettre les mains dans le moteur, sauf pour les garagistes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Hockey

NHL: Hischier célèbre son 600e match en saison régulière

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Nico Hischier évolue depuis la saison 2017/18 avec les Devils. (© KEYSTONE/AP/Adam Hunger)

New Jersey s'est imposé contre les Chicago Blackhawks 5-3 lundi en NHL. Pour son 600e match en saison régulière, le capitaine suisse des Devils Nico Hischier a délivré deux passes décisives.

Désormais, le Valaisan est apparu à 622 reprises dans la ligue nord-américaine, si l'on prend en compte les play-off. Hischier, 27 ans, est un pilier des Devils, équipe qu'il a rejointe lors de la saison 2017/18.

Lors de ses vingt minutes passées sur la glace face à Chicago, il s'est illustré avec un bilan de +2. Ses compatriotes et coéquipiers Timo Meier et Jonas Siegenthaler ont également participé à la victoire en effectuant un assist chacun.

Ce résultat maintient mathématiquement l'espoir des Devils de participer aux play-off. Mais ils devront rattraper un retard de dix points sur la dernière place qualificative lors des neuf dernières rencontres de la saison régulière.

Pour l'heure qualifiés pour les play-off, les Predators de Nashville du Bernois Roman Josi se sont inclinés 3-2 contre le Tampa Bay Lightning du Biennois Janis Moser, leader de la Conférence Est. Enfin, le Soleurois Lian Bichsel s'est incliné avec les Stars de Dallas à l'extérieur face aux Flyers de Philadelphie 1-2 après prolongation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Championnat du monde: Une première défaite pour la Suisse

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Marco Hösli et ses coéquipiers sont deuxièmes en Utah, derrière la Suède. (Archives) (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Les Suisses ont été défaits une 1re fois au Championnat du monde face à l'Italie 7-1 entre dimanche et lundi. Auparavant, ils avaient remporté un 4e succès de rang face à la Tchéquie 9-7 en Utah.

Face aux Tchèques, les Suisses se sont mis inutilement en difficulté. Ils ont entamé le 10e end en menant 7-4, mais ont vu leurs adversaires égaliser. La dernière pierre de la manche supplémentaire a permis à l'équipe du skip Marco Hösli de remporter les débats grâce à un coup de deux.

Cette série d'invincibilité s'est ensuite interrompue face à l'Italie. Après quatre manches, les Suisses étaient déjà dos au mur, menés 3-0. Au 7e end, les Italiens ont réalisé un coup de quatre, forçant Justin Hausheer, Simon Gloor, le skip Marco Hösli et Philipp Hösli à l'abandon.

Au classement, la Suisse occupe la deuxième place derrière la Suède, qui a remporté ses cinq matches jusqu’à présent. Le quatuor glaronais disputera son prochain match lundi soir contre la Chine (22h00, heure suisse).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Masters Miami: Sinner réussit le "Sunshine double" contre Lehecka

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Jannik Sinner complète le "Sunshine double" avec son titre à Miami. (© KEYSTONE/AP/Rebecca Blackwell)

Jannik Sinner a remporté dimanche le Masters de Floride en battant Jiri Lehecka 6-4 6-4. Egalement titré à Indian Wells, le no 2 mondial a réussi le "Sunshine double", comme Aryna Sabalenka la veille.

Sinner a dominé le Tchèque à l'issue d'une rencontre retardée puis interrompue pendant 1h30 par la pluie, pour remporter le tournoi une deuxième fois après 2024. L'Italien de 24 ans est le premier joueur du circuit ATP à réussir le "Sunshine double" depuis Roger Federer en 2017, mais il est surtout le seul à l'avoir fait sans perdre un set lors des deux compétitions.

L'ex-no 1 mondial a ainsi conquis son 7e titre en Masters 1000, le troisième d'affilée après Paris fin 2025 et donc Indian Wells il y a deux semaines, et reste sur une série de 34 sets gagnés dans des tournois de ce calibre.

Service exceptionnel

Dimanche, la pluie qui s'est abattue sur la cité floridienne a retardé le début de la rencontre avant de l'interrompre pendant environ 1h30 en tout début de deuxième set. Pas de quoi perturber Sinner, qui a continué de dominer le match, même s'il a manqué quelques opportunités de l'emporter plus rapidement (deux breaks réussis en onze occasions).

La série folle de Sinner s'appuie grandement sur son service. D'après une analyse de l'ATP, l'Italien, déjà le meilleur du circuit en 2025 sur les points gagnés au premier service (79,5%) et les jeux de service remportés (92%), a encore augmenté ses pourcentages en 2026 (81% et 94%), le faisant rentrer dans la caste des serveurs d'exception.

Dimanche, il a compilé 10 aces et 92% de points gagnés derrière son premier service, sauvant sans trembler les trois balles de break concédées, toutes dans le quatrième jeu du match. Mais il est aussi excellent en retour, infligeant au Tchèque grâce à sa longueur de balle ses deux premiers break du tournoi, un par manche.

Jiri Lehecka (22e mondial) disputait lui à 24 ans sa première finale lors d'un tournoi de ce niveau, en espérant succéder au palmarès à son compatriote Jakub Mensik. Malgré la défaite, son excellent tournoi va lui permettre d'atteindre la 14e place mondiale lundi, son record.

Sinner, qui n'avait pu disputer le tournoi l'an dernier à cause d'une suspension de l'antidopage, a ainsi marqué 1'000 points au classement, de quoi revenir à 1'190 points du no 1 mondial Carlos Alcaraz, sorti dès le 3e tour, avant la saison sur terre battue.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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