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Économie

Face aux turbulences, la Fed encline à attendre d'y voir clair

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Depuis la dernière réunion de la Fed, les entreprises ont commencé à encaisser de nouvelles taxes sur les importations, les consommateurs à surveiller leur porte-monnaie, et les investisseurs à douter que les Etats-Unis puissent sortir sans dommages de l'essoreuse enclenchée par Donald Trump. (© KEYSTONE/AP/SETH WENIG)

La Réserve fédérale (Fed) américaine devrait laisser ses taux inchangés mercredi à l'issue de sa deuxième réunion depuis le retour de Donald Trump. La Fed voudra probablement attendre que le brouillard sur les effets de la politique du président américain se dissipe.

Les acteurs de la finance, qui s'attendent à un maintien des taux à leur niveau actuel, vont guetter ce que pensent désormais les responsables de la banque centrale de la trajectoire de la première économie mondiale. Ceux-ci pourraient réduire leur prévision de croissance, anticiper une inflation plus élevée ou encore un chômage accru.

En quelques semaines, depuis la dernière réunion de la Fed fin janvier, le panorama a singulièrement évolué. Les entreprises ont commencé à encaisser de nouvelles taxes sur les importations, les consommateurs à surveiller de près leur porte-monnaie, et les investisseurs à sérieusement douter que les Etats-Unis puissent sortir sans dommages de l'essoreuse enclenchée par Donald Trump.

Outre son offensive exponentielle, ponctuée de revirements, sur les droits de douane, M. Trump investi a lancé le milliardaire Elon Musk à l'assaut de l'Etat fédéral, pour tailler dans les dépenses et faire fondre le nombre de fonctionnaires. Jusque-là, face à une économie florissante et un taux de chômage faible, la Fed s'était surtout focalisée sur la lutte contre l'inflation, encore au-dessus de sa cible de 2% (à +2,5% sur un an en janvier, par rapport au pic de 7,2% en juin 2022, selon l'indice PCE privilégié par la banque centrale).

Mais les spécialistes anticipent désormais un rebond de l'inflation - ce qui implique en principe que la Fed augmente ses taux d'intérêt pour la freiner -, en même temps qu'un refroidissement de l'économie - ce qui plaide pour une baisse de taux afin de relancer la machine. Dans l'immédiat, "nous n'avons pas besoin de nous presser, et sommes bien placés pour attendre plus de clarté" sur les changements politiques en cours, a déclaré le président Jerome Powell le 7 mars, fermant la porte à toute variation des taux à court terme.

Ils sont depuis décembre dans une fourchette comprise entre 4,25% et 4,50%.

"Chaos"

"Il n'y aura pas de variation des taux directeurs, et il y a une bonne raison à cela: c'est la politique la plus appropriée en ce moment, car on ne sait pas vraiment jusqu'où les droits de douane vont aller et pour combien de temps", remarque auprès de l'AFP l'ancien président de la Fed de Boston Eric Rosengren. "Il est donc très difficile d'estimer l'impact sur l'inflation ou l'emploi", ajoute-t-il.

"Que pense le FOMC (Comité de politique monétaire) du chaos autour des droits de douane provoqué par Washington ?" s'interroge dans une note Matt Colyar, économiste pour Moody's Analytics. Il pense que les projections économiques des responsables de la Fed en donneront une idée, sachant que les précédentes remontent à décembre, et que, "depuis, le contexte économique des Etats-Unis a radicalement changé".

Il s'attend à une prévision de croissance révisée à la baisse et à ce que le rythme de l'inflation soit réévalué à la hausse. Les initiatives du président désorientent jusqu'à l'économiste Michael Strain, du centre de réflexion conservateur American Enterprise Institute.

Favorable à plusieurs pans de son programme (baisses d'impôts, dérégulation, réduction du poids de l'Etat fédéral...), il vient de qualifier de "catastrophe" sa gestion de la politique économique. "Il était auparavant inconcevable qu'un président - y compris Trump pendant son premier mandat - fasse délibérément autant de mal à l'économie", a-t-il écrit sur son blog.

"Heureusement que Trump a hérité d'une économie solide", a-t-il relevé, estimant qu'"il en faudrait beaucoup pour faire plonger l'économie en récession" et que le président peut encore "regagner la confiance des investisseurs et des consommateurs" d'ici là.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

La Banque asiatique de développement attend une croissance ralentie

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Les prix du riz restent relativement bas, mais la situation pourrait changer avec la hausse des coûts de production agricole (archives). (© KEYSTONE/EPA/ROLEX DELA PENA)

La guerre au Moyen-Orient devrait peser sur les économies asiatiques en 2026 et 2027, a averti vendredi la Banque asiatique de développement (BAD), qui table désormais sur un ralentissement de la croissance à 5,1% pour la région.

Cette prévision pourrait même s'avérer optimiste si de nouveaux éléments laissant entrevoir "un conflit plus long et des perturbations plus persistantes" se confirmaient, a-t-elle précisé.

L'institution souligne que la croissance pourrait chuter à 4,7% en 2026 et 4,8% en 2027 si la guerre au Moyen-Orient devait s'enliser au-delà du troisième trimestre.

"Les perspectives de croissance de la plupart des économies d'Asie en développement et du Pacifique vont se dégrader cette année et en 2027", a tranché la banque dans un constat sans appel.

En tant qu'importatrice nette d'énergie, la région est particulièrement vulnérable aux retombées de la guerre, a expliqué l'économiste en chef de la BAD, Albert Park, aux journalistes lors d'un point presse sous embargo jeudi.

"La hausse des prix de l'énergie peut entraîner des pertes de revenus significatives", a déclaré M. Park.

"Même après la normalisation des prix de l'énergie, les perturbations de la chaîne d'approvisionnement, la hausse des prix à la production et le resserrement des conditions financières prolongeraient les pressions stagflationnistes", a-t-il ajouté.

Un conflit plus long au Moyen-Orient pourrait également faire bondir l'inflation jusqu'à 5,6%, selon la BAD.

Achevé en mars, le rapport de la banque avait prévu des hausses de prix de 3,6 % en 2026 et de 3,4 % en 2027 dans le cadre de ce qu'elle a qualifié de "scénario de stabilisation précoce".

M. Park a souligné que les restrictions imposées par l'Iran au trafic maritime dans le détroit d'Ormuz avaient des répercussions bien au-delà du secteur énergétique.

"Même si les prix du riz restent relativement bas (...) les coûts élevés des engrais et du diesel font grimper les coûts de production agricole" ce qui pourrait contribuer à l'insécurité alimentaire, s'inquiète M. Park.

Vendredi, à Manille, des files d'attente s'étendaient sur plusieurs pâtés de maisons dans certains quartiers, les habitants se pressant pour profiter d'un programme soutenu par le gouvernement proposant du riz à seulement 20 pesos (29 centimes d'euros) le kilo.

Le nouveau rapport de la BAD indique également que la persistance des incertitudes commerciales face au régime tarifaire du président américain Donald Trump devrait peser sur les investissements régionaux.

La Chine devrait voir sa croissance reculer à 4,6% cette année et à 4,5% l'année prochaine, contre 5% auparavant, en raison de la faiblesse persistante de son marché immobilier et du ralentissement de la croissance des exportations, selon le rapport.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

La BNS et le Musée d'histoire de Berne inaugurent le "Moneyverse"

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Après six ans de travaux, le "Moneyverse" ouvrira ses portes vendredi dans le Kaiserhaus rénové, juste à côté de la Banque nationale (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

La Banque nationale suisse et le Musée d'histoire de Berne inaugurent vendredi le "Moneyverse". Situé dans le Kaiserhaus rénové à Berne, ce centre d'accueil a pour but de renforcer les connaissances économiques de base du public.

"Nous percevons au sein de la population un besoin important pour une telle offre", a déclaré jeudi devant les médias Martin Schlegel, président de la Banque nationale suisse (BNS). Il a présenté "Moneyverse" en compagnie de Thomas Pauli-Gabi, directeur du Musée historique de Berne.

Dans cette exposition permanente, le thème de la monnaie est abordé sous quatre angles: historique, économique, social et personnel. Les visiteurs peuvent y examiner des objets qui servaient autrefois de monnaies ou discuter de questions financières avec des spécialistes.

La BNS finance le projet, tandis que le Musée d'histoire apporte un soutien pour la médiation et la conservation. Le Kaiserhaus, bâtiment classé situé dans le centre-ville de Berne, rouvrira vendredi après six ans de travaux de rénovation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Fraude numérique: la Finma constate des lacunes auprès des banques

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L'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) a constaté des lacunes dans la manière dont les banques gèrent les risques de fraude numérique. (archive) (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Une enquête menée par l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) a révélé des lacunes dans la manière dont les banques gèrent les risques de fraude numérique. Un renforcement des systèmes de protection s'avère ainsi nécessaire.

Depuis 2022, la Finma a constaté une augmentation des cas de fraude numérique, en particulier auprès des banques, indique jeudi dans un communiqué l'autorité fédérale. Les escroqueries en ligne concernent à la fois les clients des banques, qui en sont victimes, et les comptes bancaires, qui sont utilisés pour écouler les produits des larcins.

Pour cette raison, la Finma a mené fin 2025 une enquête sur la gestion de ces fraudes numériques auprès de 19 établissements bancaires. Ses conclusions confirment "un besoin d'agir", en particulier concernant la gestion des risques opérationnels et la prévention du blanchiment d'argent.

L'autorité fédérale entend sensibiliser les banques et les particuliers à ce problème et les accompagner dans la mise en place de systèmes de protection robustes contre la fraude dans le contexte de nouvelles technologies numériques.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Bug au Seco: la situation se stabilise mais doit s'améliorer

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Dans la grande majorité des cas, les nouveaux inscrits au chômage reçoivent aujourd'hui leurs indemnités dans les temps, a assuré Jérôme Cosandey, chef de la direction du travail au Seco (archives). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

La situation se stabilise après le gros bug informatique de janvier qui avait privé des milliers de chômeurs de leurs indemnités, a assuré le Seco mercredi. Il n'était en revanche pas capable de donner des chiffres précis sur les demandes encore pendantes.

"Il n'y a pas eu de gros incidents depuis février", a déclaré Jérôme Cosandey, chef de la direction du travail au Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) lors d'une visioconférence. Le nouveau système informatique fonctionne, a-t-il ajouté. Mais il peut encore être amélioré. Il reste relativement lent.

Le Seco n'était pas en mesure de dire combien de personnes sont encore aujourd'hui privées de leurs indemnités en raison du bug informatique. Des milliers de chômeurs s'étaient retrouvés privés de revenus après la mise en service du système en janvier.

Le président de la Confédération Guy Parmelin a assuré mi-mars que près de 96% des indemnités de chômage dues avaient depuis été versées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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