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International

Fête durant le confinement: Johnson risque une enquête policière

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L'organisation d'une fête durant le confinement embarrasse le gouvernement de Boris Johnson (archives). (© KEYSTONE/AP/Steve Parsons)

Une centaine de personnes invitées en plein confinement: des révélations sur une fête à Downing Street replongent dans la tourmente le premier ministre britannique Boris Johnson, déjà englué dans une série de scandales.

"Apportez vos bouteilles", suggérait un mail, révélé par ITV News et envoyé par le secrétaire particulier en chef de Boris Johnson, Martin Reynolds, le 20 mai 2020, quand les Britanniques ne pouvaient légalement rencontrer qu'une personne à l'extérieur.

Le message invitait à "profiter du beau temps" lors d'un pot "avec distanciation sociale" dans les jardins de la résidence du premier ministre.

Le dirigeant conservateur de 57 ans, élu triomphalement en 2019, voit de nouveau la colère éclater, y compris parmi les députés de sa majorité et dans la presse conservatrice, après un automne de scandales, un temps éclipsés par la déferlante du variant Omicron fin décembre au Royaume-Uni.

Une enquête interne se penche déjà sur des fêtes qui auraient été organisées en mai, novembre et décembre 2020 dans les cercles du pouvoir: vin et fromage au soleil, pot de départ ou quiz virtuel...

Selon les médias britanniques, le chef du gouvernement et son épouse (alors sa fiancée) Carrie auraient eux-mêmes participé à la "garden party" du 20 mai avec une quarantaine de personnes.

Le même jour, le ministre de la Culture Oliver Dowden rappelait pourtant à la population anglaise les strictes règles en vigueur: "vous pouvez rencontrer une personne extérieure à votre foyer dans un lieu public, dehors, à condition que vous restiez à deux mètres l'un de l'autre."

Possible enquête

La police, qui répétait les mêmes consignes, a indiqué être en contact avec le gouvernement sur cette affaire qui pourrait déclencher une enquête pour violation des règles sanitaires.

Cette révélation a provoqué la furie des familles de victimes de la pandémie, qui a fait plus de 150'000 morts au Royaume-Uni.

Hannah Brady, porte-parole de l'association Covid-19 Bereaved Families for Justice, a déclaré dans un communiqué que cela la rendait "malade" de penser que les employés de Downing Street "avaient fait la fête" quelques jours après la mort de son père, alors qu'elle n'avait même pas eu le droit de serrer ses amis dans ses bras.

Démission souhaitée

Du point de vue de l'opinion, selon des sondages publiés mardi, une majorité de 56% à 66% des Britanniques estiment que Boris Johnson devrait démissionner, une proportion qui a fortement augmenté en quelques semaines.

S'il continue de refuser de partir, un vote de défiance au sein du parti suffirait pour le renverser. Peu probable dans l'immédiat, cette option n'est cependant plus taboue au sein des conservateurs, habitués à ne pas s'embarrasser de dirigeants dans la tourmente et pourraient lui préférer le ministre des Finances Rishi Sunak ou la cheffe de la diplomatie Liz Truss.

"Arrêtez de mentir"

Interrogé - avant la révélation de l'invitation - sur sa présence à cet événement, Boris Johnson s'est contenté dans un sourire gêné de se référer à l'enquête en cours, menée par la haute fonctionnaire Sue Gray.

"Arrêtez de mentir aux Britanniques. Il est temps de tout avouer", l'a interpellé sur Twitter le leader du Labour, principal parti d'opposition, Keir Starmer.

Son parti a obtenu de poser une question au Parlement mardi midi mais Boris Johnson a délégué la tâche d'y répondre à un membre de second rang du gouvernement, Michael Ellis, qui a renvoyé à l'enquête en cours sous les huées des députés.

Pour Angela Rayner, bras droit de Keir Starmer, "son absence en dit long. Le public a déjà tiré ses propres conclusions".

Le chef du gouvernement devra cependant affronter les foudres des députés mercredi lors de la traditionnelle séance de questions au gouvernement.

Sa réputation a déjà été ternie par des soupçons de mensonge sur le financement de la luxueuse rénovation de son appartement de fonction, d'attribution de contrats entre amis durant la pandémie ou encore d'accusations de favoritisme envers de généreux donateurs du Parti conservateur.

Pour l'instant, le charismatique dirigeant insiste sur le succès de la campagne de vaccination contre le Covid-19 ou la réalisation du Brexit qui avait séduit des classes populaires habituellement acquises aux travaillistes dans le nord de l'Angleterre.

Mais sa popularité a chuté ses derniers mois, y compris au sein de son parti: près de la moitié des conservateurs sondés (46%) estiment que le ministre des Finances Rishi Sunak ferait un meilleur premier ministre, selon un sondage YouGov pour SkyNews révélé dimanche.

Pour le renverser, un vote de défiance au sein du Parti conservateur suffirait.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Canberra salue la réouverture de détroit d'Ormuz

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Le Premier ministre australien Anthony Albanese s'est félicité samedi de la réouverture du détroit d'Ormuz. (© KEYSTONE/EPA/BIANCA DE MARCHI)

Le Premier ministre australien Anthony Albanese s'est félicité samedi de l'annonce par l'Iran de la réouverture du détroit d'Ormuz, tout en estimant que la situation demeurait "fragile".

"C'est une nouvelle positive que nous avons reçue hier soir" vendredi, a-t-il déclaré aux journalistes à Sydney, après avoir participé à distance à un sommet international d'une trentaine d'Etats sur cette question.

"Nous espérons que cela durera, mais ce que nous savons, c'est que l'impact sera durable", a ajouté le Premier ministre dont le pays subit des difficultés d'approvisionnement en hydrocarbures à cause de la guerre au Moyen-Orient.

Les prix du pétrole ont fortement chuté sur les marchés après l'annonce vendredi par l'Iran de la réouverture du détroit d'Ormuz, essentiel pour le commerce mondial des hydrocarbures.

"Le passage de tous les navires commerciaux par le détroit d'Ormuz est déclaré entièrement ouvert pour la durée restante du cessez-le-feu", avait alors écrit sur X le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi.

Donald Trump a en outre assuré vendredi à l'AFP qu'un accord avec Téhéran était "très proche", déclarant qu'il ne restait plus de "points de blocage".

Samedi, le président du parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf a toutefois averti sur X que "si le blocus (des Etats-Unis sur les ports iraniens, ndlr) se poursuit, le détroit d'Ormuz ne restera pas ouvert", illustrant la fragilité de la situation.

Comme la plupart des pays d'Asie et du Pacifique Sud, l'Australie dépend fortement du pétrole transitant par le détroit d'Ormuz, par lequel circulait un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz avant qu'il ne soit quasiment bloqué à cause de la guerre entamée fin février par une offensive américano-israélienne sur l'Iran.

Anthony Albanese avait annoncé jeudi avoir sécurisé des approvisionnements de diesel pour son pays qui disposait alors de 38 jours de réserves de carburant, selon les chiffres du gouvernement, bien en deçà du minimum de 90 jours imposé par l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

Le gouvernement australien a exclu de rationner le carburant, mais a exhorté les citoyens à économiser l'essence et à privilégier les transports en commun.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

L'actrice Nadia Farès est décédée après son accident en piscine

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L'actrice Nadia Farès est décédée des suites d'un accident. (© KEYSTONE/AP Invision/SCOTT A GARFITT)

L'actrice Nadia Farès, retrouvée inconsciente dans une piscine parisienne il y a une semaine et plongée depuis dans le coma, est décédée vendredi à 57 ans, ont annoncé ses filles à l'AFP.

"C'est avec une immense tristesse que nous annonçons le décès ce vendredi de Nadia Farès. La France a perdu une grande artiste, mais pour nous, c'est avant tout une mère que nous venons de perdre", ont écrit Cylia et Shana Chasman.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Droits de douane: Parmelin en négociation à Washington

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Le président de la Confédération Guy Parmelin a de nouveau rencontré le représentant américain au commerce Jamieson Greer (à droite) en marge de la réunion de printemps de la Banque mondiale à Washington. (Photo d'archive : WEF 2026 à Davos) (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

En marge de la réunion de printemps de la Banque mondiale à Washington, le président de la Confédération Guy Parmelin a rencontré le représentant américain au commerce Jamieson Greer. La Suisse vise la conclusion d'un accord commercial avec les États-Unis.

«Je pense que les deux parties ont intérêt à établir un cadre clair sur lequel s'appuyer à l'avenir», a déclaré Guy Parmelin devant les représentants des médias à Washington vendredi après-midi (heure locale).

Jamieson Greer est l'interlocuteur de Parmelin depuis le début du conflit douanier il y a un an. La discussion s'est déroulée dans une ambiance agréable, comme toujours, a déclaré le président de la Confédération. L'objectif était de faire le point sur les négociations menées jusqu'à présent afin de planifier les prochaines étapes.

Il ne s’agit pas d’avancer vite ou lentement, mais d’avoir des certitudes. Guy Parmelin n’a pas souhaité s’exprimer davantage sur les négociations en cours: «Si on le fait, on perd», a déclaré le ministre de l’Économie.

Enquête pour «pratiques commerciales déloyales»

À la mi-mars, les États-Unis ont ouvert des enquêtes pour violation de la législation commerciale à l’encontre de la Suisse et de nombreux autres États. Les Américains reprochent à ces pays des «pratiques commerciales déloyales ou discriminatoires».

Le Conseil fédéral rejette ces accusations. «Nous avons exposé notre point de vue par écrit dans les délais impartis. La procédure va maintenant se poursuivre et nous pourrons, le cas échéant, réagir à certaines allégations que nous jugeons inexactes», a déclaré M. Parmelin.

Il a souligné qu’il s’agissait d’une procédure distincte, sans lien direct avec les négociations sur un accord commercial.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Parlement indien: le gouvernement échoue à relever le quota d'élues

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A ce jour, la chambre basse du Parlement indien ne compte que 75 élues sur 543 députés, soit 14% de femmes (archives). (© KEYSTONE/AP)

Le gouvernement indien a échoué vendredi à faire adopter par le Parlement un amendement constitutionnel qui visait à augmenter le nombre de sièges de sa chambre basse pour renforcer la représentation des femmes. L'opposition dénonçait une manoeuvre politique.

Aux termes de deux jours de vifs débats, la chambre basse (Lok Sabha) a adopté le projet de loi par 298 voix contre 230, mais sans atteindre le seuil des deux tiers des voix requis pour toute réforme de la constitution.

Promu par le Premier ministre ultranationaliste hindou Narendra Modi, ce texte devait permettre de faire passer le nombre de sièges de la Lok Sabha à plus de 800 et d'en réserver un tiers aux femmes, conformément à une loi de 2023 qui n'était jamais entrée en vigueur. A ce jour, la chambre basse ne compte que 14% de femmes, soit 75 élues sur 543 députés.

"Nous sommes prêts à prendre des mesures historiques pour autonomiser les femmes", avait plaidé M. Modi avant le coup d'envoi du débat parlementaire. Pour y parvenir, l'amendement prévoyait de redécouper les circonscriptions législatives en fonction de la population.

"Tripatouillage" dénoncé

C'est cette disposition qui a suscité la colère de l'opposition, qui a affirmé que le redécoupage favorisait les Etats du nord de l'Inde, où le Parti nationaliste hindou BJP de M. Modi dispose de la majorité, au détriment de ceux du Sud plutôt favorables à ses adversaires.

Chef du parti du Congrès et de l'opposition, Rahul Gandhi a dénoncé un "tripatouillage" électoral. Son collègue du Congrès Jairam Ramesh s'est réjoui vendredi sur les réseaux sociaux de "l'échec total" du projet de loi "malfaisant" du gouvernement.

L'amendement proposait de fonder le redécoupage sur le dernier recensement, réalisé en 2011, pour s'appliquer dès les élections générales de 2029. Mais l'opposition souhaitait attendre les résultats du nouveau recensement entamé début avril.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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