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Le procès de Platini et Blatter s'est ouvert à Bellinzone

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L'ancien président de l'UEFA Michel Platini à son arrivée au tribunal mercredi matin à Bellinzone (TI). (© Keystone/KEYSTONE/TI-PRESSKEYSTONE/ALESSANDRO CRINARI)

Le procès de l'ex-président de l'UEFA Michel Platini et de l'ex-président de la FIFA Sepp Blatter, jugés pour un paiement suspect accordé au Français en 2011, s'est ouvert mercredi matin à Bellinzone. Il doit durer deux semaines et le verdict est attendu le 8 juillet.

Les deux anciens dirigeants du football européen et mondial, alliés devenus rivaux, comparaissent libres devant le Tribunal pénal fédéral de Bellinzone jusqu'au 22 juin, dans l'affaire qui a brisé leur carrière. M. Blatter a pris place au premier rang, du côté des accusés, à côté de son avocat Lorenz Erni, et Michel Platini au deuxième rang, à côté de son défenseur Dominic Nellen.

Le Français de 66 ans et le Suisse de 86 ans encourent jusqu'à cinq ans de prison pour "escroquerie", "gestion déloyale", "abus de confiance" et "faux dans les titres". Le parquet les accuse d'avoir "obtenu illégalement, au détriment de la FIFA, un paiement de 2 millions de francs en faveur de Michel Platini".

La Chambre pénale siège avec une formation de trois juges présidée par la juge pénale fédérale Joséphine Contu Albrizio. Le Ministère public de la Confédération (MPC) est représenté par le procureur de la Confédération Thomas Hildbrand.

Blatter: "J'ai la conscience tranquille"

A son arrivée au tribunal, M. Blatter a déclaré aux médias être dans un état d'esprit "optimiste comme toujours". Il a affirmé être "très confiant". "Si je n'étais pas confiant le premier jour du procès, ce serait mauvais", a-t-il ajouté.

"Cela fait 45 ans que je sers la FIFA, le football international, et c'est ma vie, ma vie professionnelle. Et maintenant je dois me défendre et je me défendrai bien, et surtout, parce que j'ai la conscience tranquille", a-t-il poursuivi. "Aujourd'hui, c'est le premier jour d'une série de 15 jours, alors j'écoute et je réponds", a conclu M. Blatter avant de se diriger vers l'entrée du tribunal.

De son côté, Michel Platini n'a pas voulu s'exprimer lors de son arrivée devant l'instance judiciaire.

Paiement "sans fondement"

Défense et accusation s'accordent sur un point: le Français a bien conseillé Sepp Blatter entre 1998 et 2002, lors du premier mandat de ce dernier à la tête de la FIFA, et les deux hommes ont signé en 1999 un contrat convenant d'une rémunération annuelle de 300'000 francs, intégralement payée par la FIFA.

Mais en janvier 2011, "plus de huit ans après la fin de son activité de conseiller", l'ex-capitaine des Bleus "a fait valoir une créance de 2 millions de francs", acquittée par l'instance du football "avec le concours" de Sepp Blatter, relève le parquet.

Pour l'accusation, il s'agit d'un paiement "sans fondement", obtenu en induisant "astucieusement en erreur" les contrôles internes de la FIFA par des affirmations mensongères des deux dirigeants, soit le critère clé de l'escroquerie.

Les deux hommes martèlent de leur côté qu'ils avaient dès l'origine décidé d'un salaire annuel d'un million de francs, oralement et sans témoins, sans que les finances de la FIFA n'en permettent le versement immédiat à M. Platini.

Sources pas claires, selon un expert

Selon le pénaliste bâlois et expert en corruption Mark Pieth, il n'est pas clair d'où les enquêteurs pénaux ont obtenu leurs informations. S'exprimant à la radio suisse alémanique SRF, M. Pieth a estimé mercredi que de nombreuses questions restent encore sans réponse.

Ainsi, on ne sait pas clairement d'où le MPC a tiré ses informations et si celles-ci sont utilisables, selon l'expert. Il a le sentiment "que quelque chose a été mis en scène et que la justice a peut-être été mise devant le fait accompli".

Vifs échanges

Lors de la première matinée d'audience, les questions préliminaires ont donné lieu à de vifs échanges. Lorenz Erni, avocat de Sepp Blatter, a exigé que la FIFA soit exclue de la procédure en tant que partie civile, car il n'existe pas de décision juridiquement contraignante permettant de se constituer partie civile contre un ancien président.

Du côté de la FIFA, son avocate Catherine Hohl-Chirazi a plaidé le rejet de la demande, estimant qu'il était clair que la FIFA, en tant que partie lésée, avait le droit de se constituer partie civile et était légitimée à le faire.

Dominic Nellen, avocat de M. Platini, a contesté la compétence du Tribunal pénal fédéral. Il a par ailleurs demandé que l'on fasse appel aux enquêtes menées contre l'ex-procureur fédéral Michael Lauber, qui portent sur des rencontres avec Gianni Infantino. Le Ministère public de la Confédération (MPC) et le représentant de la FIFA ont déclaré que ces enquêtes n'avaient rien à voir avec l'accusation de versement de deux millions.

Accusations concrètes

Toutes les demandes de la défense ont été rejetées dans le cadre des questions préliminaires.

Jeudi, le procès se poursuivra avec l'interrogatoire de Sepp Blatter, ce qui permettra d'en venir aux accusations concrètes. Prévus jusqu'au 22 juin, les débats ne se tiendront que le matin - jusqu'à 13h30 au plus tard.

L'état de santé de M. Blatter ne lui permet pas de travailler plus de quatre heures par jour. A la fin de la première journée d'audience, ce dernier a déclaré qu'il ne se sentait pas bien et qu'il avait du mal à respirer.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L'Egypte s'offre son billet pour les 8es aux tirs au but

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L'Egypte aurait pu décrocher sa qualification avant la redoutable séance de tirs au but, mais s'est montrée trop maladroite devant le but. (© KEYSTONE/AP/Tony Gutierrez)

L'Egypte a décroché son billet pour les 8es de finale de la Coupe du monde aux tirs au but, après une rencontre pauvre en occasions. Les Pharaons ont battu l'Australie (1-1, 4-2 tab) vendredi.

Les Egyptiens auraient toutefois pu s'éviter de vivre la pression inhérente à une séance de tirs au but. Après l'ouverture du score d'Emam Ashour (13e), Omar Marmoush a manqué un face-à-face qui aurait permis à son équipe d'aborder la seconde période bien plus sereinement. Les Pharaons ont encore eu une énorme occasion de tuer le match, lorsque Rami Rabia a vu le gardien Patrick Beach détourner sa tête d'un magnifique arrêt réflexe dans les arrêts de jeu (90e+4).

A la place, les Australiens ont pris confiance, se montrant bien plus entreprenants en seconde période. Les "Socceroos" ont profité d'un cadeau de Mohamed Hany, buteur contre son camp, pour égaliser (55e). Le malheureux - déjà auteur d'un csc lors du premier match contre la Belgique - est ainsi devenu le deuxième joueur de l'histoire de la Coupe du monde à marquer deux fois dans ses propres filets lors d'une même édition depuis 1966.

Coup de poker infructueux

Après deux périodes de prolongations stériles, le sélectionneur australien Tony Popovic a tenté un coup de poker pour la séance de tirs au but en faisant rentrer Mathew Ryan, habituel gardien remplaçant. Une stratégie qui n'a servi à rien, puisque le capitaine Harry Soutar a manqué la cible, tout comme Lucas Herrington, envoyé au charbon à 18 ans seulement. Les Egyptiens ont pour leur part inscrit leurs quatre tentatives.

Ce succès permet aux coéquipiers de Mo Salah de passer un tour dans une phase à élimination directe pour la première fois de leur histoire en Coupe du monde, eux qui n'avaient disputé qu'un 8e de finale en... 1934. En 8e, ils affronteront mardi (18h en Suisse) l'Argentine ou le Cap-Vert.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Au tour d'Allegri de relever le défi du Napoli

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Massimiliano Allegri va tenter de relever le défi napolitain. (© KEYSTONE/AP/Antonio Calanni)

Après l'AC Milan et la Juventus Turin, Massimiliano Allegri va entraîner un autre grand nom du football italien. Il s'est engagé avec Naples, qui a annoncé son arrivée en remplacement d'Antonio Conte.

"Naples souhaite la bienvenue à Massimiliano Allegri, au poste d'entraîneur de l'équipe première", a indiqué dans son communiqué le Napoli, officialisant ainsi une nomination donnée pour acquise depuis plusieurs semaines par la presse italienne.

Passé par la Juve (2014-19 et 2021-24) et l'AC Milan (2010-14 et 2025-26), Allegri, 58 ans, a signé un contrat de trois ans jusqu'en 2029 avec le vice-champion d'Italie 2026.

Si son palmarès (cinq titres de champions d'Italie et deux finales de la Ligue des champions avec la Juventus Turin, un titre de champion d'Italie avec l'AC Milan) en fait le meilleur entraîneur italien en activité, son retour à l'AC Milan l'été dernier a été un retentissant échec.

Son équipe, sur le podium depuis le début de la saison, s'est effondrée à partir de mars et a fini à la 5e place du Championnat d'Italie. Elle a ainsi laissé échapper sa qualification pour la Ligue des champions lors de la 38e et dernière journée en s'inclinant à domicile face à Cagliari (2-1). Au lendemain de cette déroute, le 25 mai, Allegri a été renvoyé, comme trois autres membres de la direction sportive du club rossonero.

A Naples, il trouvera une équipe portée par l'Ecossais Scott McTominay, le Belge Kevin De Bruyne et relancée par Conte qui a devancé d'un point l'Inter Milan pour le titre 2025, avant de céder le scudetto au club nerazzuro un an plus tard. Contrairement à l'AC Milan qui enchaîne les désillusions, Naples est dans un cycle positif avec deux titres de champion d'Italie (2023, 2025) et une Supercoupe d'Italie 2025 en quatre ans.

Mais Conte, pressenti de son côté pour prendre les commandes de l'équipe d'Italie n'a pas caché pour expliquer son départ malgré ses bons résultats, hors Ligue des champions (élimination dès la phase de ligue), que l'environnement napolitain était éreintant. Il aura tenu deux ans au pied du Vésuve.

Depuis la fin de la saison 2025-26, neuf des vingt équipes de Serie A ont changé d'entraîneur.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Nagelsmann démissionne du poste de sélectionneur de la Mannschaft

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Le départ de Julian Nagelsmann n'est pas une surprise après l'élimination de l'Allemagne par le Paraguay. (© KEYSTONE/AP/Martin Meissner)

Quatre jours après l'humiliante élimination en 16es de finale de la Coupe du monde contre le Paraguay, Julian Nagelsmann a présenté sa démission de son poste de sélectionneur de l'Allemagne.

Selon le quotidien Bild et Sky, Julian Nagelsmann, sous contrat jusqu'à l'été 2028, a accepté la demande de la Fédération allemande de démissionner de son poste qu'il occupait depuis septembre 2023, proposition qui lui avait été faite jeudi après une réunion de trois heures pour analyser le nouveau fiasco allemand en Coupe du monde.

La succession de Julian Nagelsmann (38 ans) devrait donc s'ouvrir assez rapidement, avec Jürgen Klopp (59 ans) en grandissime favori. Après des passages à succès sur le banc de Mayence et du Borussia Dortmund, Klopp est devenu une légende à Liverpool, décrochant le titre de champion d'Angleterre en 2020, mettant fin à 30 ans de disette, un an après le sacre en Ligue des champions.

En janvier 2024, il avait annoncé son départ de Liverpool en fin de saison, neuf ans après son arrivée chez les Reds à l'automne 2015. Depuis le 1er janvier 2025, il est sous contrat avec Red Bull en tant que directeur mondial du football, chapeautant les différents clubs détenus par la marque autrichienne de boissons énergisantes.

Le défi du successeur de Nagelsmann s'annonce immense, alors que l'Allemagne reste sur trois monumentales humiliations en Mondiovision, en phase finale de Coupe du monde: deux éliminations au 1er tour en 2018 et en 2022, et une sortie en 16es de finale il y a quatre jours à Foxborough près de Boston contre le très modeste Paraguay (1-1, 4 tab à 3).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Guy Parmelin supporte l'équipe de Suisse à Vancouver

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Guy Parmelin est venu encourager l'entraîneur de la Nati Murat Yakin avant le match contre l'Algérie. (© Keystone/PETER KLAUNZER)

Le président de la Confédération Guy Parmelin a assisté à Vancouver au match des seizièmes de finale de la Coupe du monde opposant l'équipe nationale suisse à l'Algérie. "Allez la Suisse !", écrit-il sur les réseaux sociaux. Sa casquette fait déjà le buzz.

"Switzerland Great Since 1291", tel est le slogan inscrit sur le couvre-chef rouge vif que M. Parmelin portait au stade de Vancouver. Cette inscription doit sans doute être comprise comme une allusion au président américain Donald Trump. Le républicain aime porter une casquette arborant son slogan politique: "Make America Great Again".

La casquette du ministre de l'économie a-t-elle également attiré l'attention du sélectionneur national Murat Yakin? Sur une photo que M. Parmelin a jointe à son message, on peut en tout cas voir le président de la Confédération, casquette sur la tête, discuter avec le coach de la Nati sur la ligne de touche.

Sur X, Guy Parmelin a fait part de sa fierté d'être au côté de l'équipe nationale à Vancouver. Pour le match, le Vaudois a pris place dans les tribunes à côté du président de la FIFA, le Valaisan Gianni Infantino.

A la fin de la rencontre, M. Parmelin a félicité les joueurs de la Nati. "Bravo à l'équipe de Suisse pour cette remarquable performance ! Une nouvelle qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde, qui récompense le travail, l'engagement et la détermination de toute l'équipe. Let's go !", a-t-il lancé, toujours sur les réseaux sociaux.

Au prochain tour, la Suisse affrontera le vainqueur du match entre la Colombie et le Ghana.

Le président de la Confédération est actuellement en Amérique du Nord dans le cadre d'une mission économique et scientifique. Il a rencontré lundi le représentant américain au Commerce Jamieson Greer. Après les Etats-Unis et le Mexique, il doit aussi se rendre au Mexique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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