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International

Procès Benalla: juger les "faits", demande la défense

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La justice française rendra le 5 novembre son jugement dans le procès d'Alexandre Benalla (archives). (© KEYSTONE/AP/Francois Mori)

Derrière le "raz-de-marée médiatique", juger les "faits": la défense d'Alexandre Benalla a demandé vendredi soir au tribunal de relaxer l'ancien chargé de mission de l'Elysée pour ses agissements lors de la manifestation du 1er mai 2018.

A l'issue de trois semaines d'audience, le tribunal a mis son jugement en délibéré au 5 novembre à 14h00.

Le 18 juillet 2018, avec la parution de l'article du Monde qui l'identifiait sur une vidéo en train de molester un couple place de la Contrescarpe, "tout a basculé dans la vie d'Alexandre Benalla. Ce fut le raz-de-marée médiatique", a entamé Me Jacqueline Laffont, vendredi à la nuit tombée.

Lunettes rondes, masque chirurgical sur la barbe, son client, aujourd'hui âgé de 30 ans et reconverti dans le conseil, est assis en costume à quelques mètres.

"Les digues ont cédé", "il était l'homme à abattre, la proie idéale pour une opposition déboussolée qui avait trouvé enfin une victime expiatoire". Il a vécu un "cataclysme", il a été "diabolisé", a poursuivi Me Laffont. Mais "on ne doit pas réduire la vie d'Alexandre Benalla à cette espèce de tornade médiatique démesurée, excessive".

"Aucune violence"

La veille, le parquet avait requis 18 mois d'emprisonnement avec sursis à l'encontre de l'ex-proche collaborateur d'Emmanuel Macron.

Dans ce dossier aux multiples volets, "on a essayé de tisser une toile, d'additionner des petits cailloux pour en faire un gros". Pendant plusieurs heures, la défense a plaidé la relaxe pour toutes les infractions, à l'exception de l'utilisation frauduleuse, reconnue, des passeports diplomatiques par Alexandre Benalla après son limogeage de l'Elysée.

Le 1er mai 2018, place de la Contrescarpe et au Jardin des plantes, "il n'y a aucune violence": Alexandre Benalla, présent à la manifestation en tant qu'observateur avec l'employé d'En Marche! Vincent Crase, a "aidé à interpeller" des personnes qui venaient "d'agresser" des policiers - comme l'autorise la loi, a soutenu Me Laffont.

Carte majeure, brandie depuis le début par le prévenu: l'article 73 du code de procédure pénale, qui autorise dans certains cas un citoyen à appréhender l'auteur d'un délit flagrant.

"Pas un ange"

Ce jour-là, Alexandre Benalla a "cru bien faire" dans un "contexte de grande tension" avec une manifestation qui avait dégénéré, et son "tuteur", le major qui accompagnait le duo, n'a "rien dit".

"Vous n'êtes pas en train de juger un symbole, vous jugez des faits. Et vous relaxerez Alexandre Benalla de ces violences volontaires, parce qu'il y a eu une aide à l'interpellation légitime, avec usage de la force proportionnée et nécessaire", a insisté Me Laffont.

Non, il n'a pas produit un faux pour obtenir un passeport de service, a aussi soutenu le conseil. "On a essayé de construire un personnage", selon le conseil, "il n'était peut-être pas rigoureux", "mais faussaire non, jamais".

Il est aussi poursuivi pour avoir porté une arme sans autorisation en avril 2017 à Poitiers: "pas le moindre début d'élément" ne prouve que ce pistolet n'était pas "factice", argue l'avocate.

"Je ne suis pas un ange, je ne fais pas les choses dans les règles, sinon je ne serais pas arrivé où j'en étais", a déclaré Alexandre Benalla dans ses derniers mots au tribunal. "Est-ce que ça fait de moi un délinquant ?"

"Cette journée du 1er mai, j'ai eu une volonté de rendre service, d'être au service (mais) je ne me suis jamais servi", a-t-il assuré, reconnaissant une "erreur de jugement".

Téléphone prétendument perdu

Pour la première fois, il a admis avoir "menti" au sujet d'un téléphone qu'il avait affirmé avoir "perdu" lors de sa première garde à vue. Ce afin que "des échanges avec les autorités, notamment le président de la République, ne se retrouvent dans la presse", a-t-il affirmé.

L'avocat de Vincent Crase, contre lequel un an de prison avec sursis a été requis, a plaidé la relaxe sur l'ensemble des faits, sauf pour le port d'une arme ce 1er mai.

"Je vous demande de dire que cette faute pénale n'est qu'une parenthèse de quelques minutes et que cela ne mérite pas que son honneur soit à ce point bafoué", a lancé Me Christian Saint-Palais.

Deux et quatre mois de prison avec sursis ont été requis contre deux policiers de la Préfecture de police de Paris, pour avoir transmis des images de vidéosurveillance à Alexandre Benalla le soir de la publication de l'article du Monde. Une "erreur de discernement" mais pas une "faute pénale", ont plaidé leurs avocats.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Israël et le Liban d'accord pour 10 jours de cessez-le-feu (Trump)

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Donald Trump a eu des entretiens téléphoniques avec le président libanais et le Premier ministre israélien. (© KEYSTONE/AP/Alex Brandon)

Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi un cessez-le-feu entre Israël et le Liban. C'est ce qu'il a écrit sur son réseau social Truth Social.

Le président américain a eu des entretiens téléphoniques séparés avec le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Le cessez-le-feu devrait entrer en vigueur jeudi à 23h00, heure suisse, ce qui correspond à minuit en Israël et au Liban.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / belga / afp

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Football

Des photographes blessés après le quatrième but munichois

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Des photographes ont été blessés après les célébrations du but d'Olise mercredi à Munich (© KEYSTONE/EPA/ANNA SZILAGYI)

Plusieurs photographes ont été blessés mercredi soir lors de la célébration du but de la victoire du Bayern Munich contre le Real Madrid (4-3) en quart de finale retour de la Ligue des champions.

L'un d'eux a perdu connaissance quelques minutes.

Après sa victoire à l'aller à Madrid il y a une semaine, le Bayern a été mené au score à trois reprises mercredi par le Real (0-1, 1-2, 2-3) avant d'arracher en fin de rencontre la victoire grâce à des buts de Luis Diaz et Michael Olise.

Après le but d'Olise, plusieurs supporters ont franchi les grilles de leur tribune et sont allés célébrer la victoire sur une partie du stade qui leur est interdite. Ils ont alors écrasé les photographes contre les panneaux publicitaires lumineux, en allant au contact de certains joueurs de l'autre côté.

Le photographe de Reuters, Kai Pfaffenbach, a publié sur son compte Instagram son protocole de prise en charge par la Croix-Rouge, qui fait état d'une perte de connaissance. "Pour ceux qui demandent, je vais bien. Quelques hématomes mais pas de fracture ou de lésion au cerveau", a-t-il écrit, en publiant une série de clichés où l'on voit les joueurs arriver et l'attroupement se créer. "Mais une question: comment cela a-t-il pu arriver?"

Sur d'autres photos, sous un autre angle, on voit les photographes pris en tenaille entre les joueurs venus célébrer la qualification, les supporters et les panneaux publicitaires.

Excuses

Le Bayern a très vite pris contact avec les photographes blessés, ainsi qu'avec les supporters, qui se sont excusés pour l'incident. "Nous regrettons les blessures subies par les représentants des médias dans le cadre du match Bayern Munich - Real Madrid", a réagi auprès de l'AFP le Club Nr.12, l'un des principaux groupes de supporters munichois.

"A notre connaissance, il y a déjà eu un échange à ce sujet entre le Bayern Munich et au moins certains des supporters concernés, au cours duquel ces derniers ont exprimé leurs profonds regrets quant à ces blessures involontaires et ont présenté leurs excuses", a ajouté Club Nr.12.

Il revient désormais à l'UEFA, une fois reçus les rapports du délégué et de la sécurité, de voir si elle se saisit du dossier en ouvrant une enquête pour ces incidents. Pour le dernier match à domicile de la phase de ligue de la C1 contre l'Union Saint-Gilloise fin janvier, la partie inférieure de la tribune sud des supporters du Bayern avait été fermée, après l'utilisation d'engins pyrotechniques contre le Sporting Portugal en décembre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Alexander Manninger décède dans un accident de la route

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Alexander Manninger (de dos) est décédé dans un accident de la route ce jeudi (© KEYSTONE/PATRICK B. KRAEMER)

L'ancien gardien de l'équipe d'Autriche Alexander Manninger a perdu la vie jeudi dans un grave accident de la route à Salzbourg. Agé de 48 ans, il a été victime d'une collision avec un train régional.

Au cours de sa brillante carrière, Alexander Manninger a disputé 33 matchs avec la sélection autrichienne. Avec Arsenal, il a remporté le doublé championnat-Coupe d'Angleterre en 1998. Il a ensuite joué notamment pour la Juventus et Liverpool.

Selon la police, la voiture de Manninger a été percutée et traînée par un train à 8h20 alors qu'il traversait un passage à niveau. Les premiers secours ont désincarcéré le Salzbourgeois, qui voyageait seul, de l'épave. Les tentatives de réanimation ont été vaines. Le conducteur du train n'a pas été blessé. Les causes de l'accident font encore l'objet d'une enquête.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / apa

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International

Lufthansa ferme CityLine, kérosène et conflits sociaux en cause

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Les difficultés actuelles du secteur ont précipité la fermeture de la filiale CityLine (archives). (© KEYSTONE/dpa/Hannes P Albert)

Le premier groupe de transport aérien européen Lufthansa a annoncé jeudi mettre fin à l'activité de sa filiale régionale CityLine en raison de la hausse des prix du kérosène, liée à la guerre au Moyen-Orient, et de coûts entraînés par les mouvements sociaux.

Lufthansa a annoncé le "retrait définitif de l'offre de Lufthansa CityLine avec effet immédiat", arguant de "la forte hausse des prix du kérosène, qui ont plus que doublé par rapport à la période précédant la guerre en Iran, ainsi que de l'augmentation des charges supplémentaires liées aux conflits sociaux".

La décision intervient en pleine semaine de grève dans le groupe, à l'appel des pilotes mais aussi du personnel de cabine à propos notamment de la rémunération et des retraites.

Le groupe a expliqué vouloir retirer les appareils gourmands en carburant, d'autant plus chers à exploiter avec la flambée des prix du kérosène liée au conflit au Moyen-Orient.

"L'objectif est recentrer plus clairement nos plateformes de court et moyen-courrier et de les rendre plus compétitives", a affirmé le directeur financier de Lufthansa, Till Streichert, cité dans un communiqué.

Cette annonce s'inscrit dans un plan plus large en trois étapes de réduction de l'offre du groupe, qui détient un grand nombre de compagnies.

Dans un premier temps, à partir de samedi, "les 27 avions opérationnels de Lufthansa CityLine seront définitivement retirés du programme afin de réduire les pertes supplémentaires de cette compagnie déficitaire", selon le communiqué.

Puis, d'ici la fin de l'été, Lufthansa veut réduire ses "capacités long-courrier" au sein du groupe de quatre Airbus A340-600 et de deux Boeing 747-400.

Dernière étape à l'hiver prochain: l'entreprise réduira l'offre du programme court et moyen-courrier de sa marque historique Lufthansa de cinq avions.

Dans le même temps, neuf avions supplémentaires seront alloués à une autre filiale de Lufthansa, Discover Airlines, selon le communiqué.

Lufthansa a également annoncé vouloir davantage réduire ses coûts administratifs, avec des économies concernant "les recrutements, les événements internes et les prestations de conseil externes", qui complèteront le plan déjà annoncé de suppression de 4000 postes administratifs au sein du groupe d'ici à 2030.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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