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Procès Benalla: juger les "faits", demande la défense

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La justice française rendra le 5 novembre son jugement dans le procès d'Alexandre Benalla (archives). (© KEYSTONE/AP/Francois Mori)

Derrière le "raz-de-marée médiatique", juger les "faits": la défense d'Alexandre Benalla a demandé vendredi soir au tribunal de relaxer l'ancien chargé de mission de l'Elysée pour ses agissements lors de la manifestation du 1er mai 2018.

A l'issue de trois semaines d'audience, le tribunal a mis son jugement en délibéré au 5 novembre à 14h00.

Le 18 juillet 2018, avec la parution de l'article du Monde qui l'identifiait sur une vidéo en train de molester un couple place de la Contrescarpe, "tout a basculé dans la vie d'Alexandre Benalla. Ce fut le raz-de-marée médiatique", a entamé Me Jacqueline Laffont, vendredi à la nuit tombée.

Lunettes rondes, masque chirurgical sur la barbe, son client, aujourd'hui âgé de 30 ans et reconverti dans le conseil, est assis en costume à quelques mètres.

"Les digues ont cédé", "il était l'homme à abattre, la proie idéale pour une opposition déboussolée qui avait trouvé enfin une victime expiatoire". Il a vécu un "cataclysme", il a été "diabolisé", a poursuivi Me Laffont. Mais "on ne doit pas réduire la vie d'Alexandre Benalla à cette espèce de tornade médiatique démesurée, excessive".

"Aucune violence"

La veille, le parquet avait requis 18 mois d'emprisonnement avec sursis à l'encontre de l'ex-proche collaborateur d'Emmanuel Macron.

Dans ce dossier aux multiples volets, "on a essayé de tisser une toile, d'additionner des petits cailloux pour en faire un gros". Pendant plusieurs heures, la défense a plaidé la relaxe pour toutes les infractions, à l'exception de l'utilisation frauduleuse, reconnue, des passeports diplomatiques par Alexandre Benalla après son limogeage de l'Elysée.

Le 1er mai 2018, place de la Contrescarpe et au Jardin des plantes, "il n'y a aucune violence": Alexandre Benalla, présent à la manifestation en tant qu'observateur avec l'employé d'En Marche! Vincent Crase, a "aidé à interpeller" des personnes qui venaient "d'agresser" des policiers - comme l'autorise la loi, a soutenu Me Laffont.

Carte majeure, brandie depuis le début par le prévenu: l'article 73 du code de procédure pénale, qui autorise dans certains cas un citoyen à appréhender l'auteur d'un délit flagrant.

"Pas un ange"

Ce jour-là, Alexandre Benalla a "cru bien faire" dans un "contexte de grande tension" avec une manifestation qui avait dégénéré, et son "tuteur", le major qui accompagnait le duo, n'a "rien dit".

"Vous n'êtes pas en train de juger un symbole, vous jugez des faits. Et vous relaxerez Alexandre Benalla de ces violences volontaires, parce qu'il y a eu une aide à l'interpellation légitime, avec usage de la force proportionnée et nécessaire", a insisté Me Laffont.

Non, il n'a pas produit un faux pour obtenir un passeport de service, a aussi soutenu le conseil. "On a essayé de construire un personnage", selon le conseil, "il n'était peut-être pas rigoureux", "mais faussaire non, jamais".

Il est aussi poursuivi pour avoir porté une arme sans autorisation en avril 2017 à Poitiers: "pas le moindre début d'élément" ne prouve que ce pistolet n'était pas "factice", argue l'avocate.

"Je ne suis pas un ange, je ne fais pas les choses dans les règles, sinon je ne serais pas arrivé où j'en étais", a déclaré Alexandre Benalla dans ses derniers mots au tribunal. "Est-ce que ça fait de moi un délinquant ?"

"Cette journée du 1er mai, j'ai eu une volonté de rendre service, d'être au service (mais) je ne me suis jamais servi", a-t-il assuré, reconnaissant une "erreur de jugement".

Téléphone prétendument perdu

Pour la première fois, il a admis avoir "menti" au sujet d'un téléphone qu'il avait affirmé avoir "perdu" lors de sa première garde à vue. Ce afin que "des échanges avec les autorités, notamment le président de la République, ne se retrouvent dans la presse", a-t-il affirmé.

L'avocat de Vincent Crase, contre lequel un an de prison avec sursis a été requis, a plaidé la relaxe sur l'ensemble des faits, sauf pour le port d'une arme ce 1er mai.

"Je vous demande de dire que cette faute pénale n'est qu'une parenthèse de quelques minutes et que cela ne mérite pas que son honneur soit à ce point bafoué", a lancé Me Christian Saint-Palais.

Deux et quatre mois de prison avec sursis ont été requis contre deux policiers de la Préfecture de police de Paris, pour avoir transmis des images de vidéosurveillance à Alexandre Benalla le soir de la publication de l'article du Monde. Une "erreur de discernement" mais pas une "faute pénale", ont plaidé leurs avocats.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Le Parti travailliste vainqueur en Australie

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Selon des projections publiées par la chaîne ABC après dépouillement de la moitié des suffrages, le Parti travailliste d'Anthony Albanese emporte le plus grand nombre de députés à la Chambre des représentants. (© KEYSTONE/AP/Rick Rycroft)

Le Premier ministre conservateur Scott Morrison a été chassé du pouvoir lors des législatives de samedi en Australie. Les résultats traduisent un rejet cinglant des électeurs à l'égard de son inaction contre le changement climatique.

Selon des projections publiées par la chaîne ABC après dépouillement de la moitié des suffrages, le Parti travailliste d'Anthony Albanese emporte le plus grand nombre de députés à la Chambre des représentants.

Mais avec seulement 72 sièges assurés jusqu'à présent, il n'était pas encore certain de décrocher la majorité absolue de 76 députés nécessaire pour former un gouvernement sans devoir se trouver un allié.

"Ce soir, j'ai parlé au chef de l'opposition et au nouveau Premier ministre, Anthony Albanese, et je l'ai félicité pour sa victoire électorale", a néanmoins déclaré M. Morrison en reconnaissant sa défaite.

Quelque 17,2 millions d'électeurs étaient appelés à choisir les 151 sièges de la Chambre des représentants pour un mandat de trois ans. Quarante des 76 sièges du Sénat étaient également renouvelés pour six ans.

Candidats pro-environnement

Après trois années marquées par des catastrophes naturelles majeures et par la pandémie, les Australiens ont plébiscité un nombre inhabituel de "petits" candidats pro-environnement qui pourraient détenir les clés du pouvoir.

Le Parti vert et les candidats indépendants surnommés "teals" (les "sarcelles"), pour la plupart des femmes hautement qualifiées prônant la défense de l'environnement, l'égalité des sexes et la lutte contre la corruption, étaient en passe de conquérir une série de circonscriptions urbaines traditionnellement dévolues aux conservateurs. "Les gens ont dit que la crise climatique est un sujet sur lequel ils veulent agir", a exulté Adam Bandt, leader du Parti vert.

"Nous venons de connaître trois années de sécheresse, puis des incendies et maintenant des inondations et encore des inondations. Les gens peuvent le voir, c'est en train de se produire, c'est en train de s'aggraver", a-t-il ajouté.

Neuf années au pouvoir

La défaite de M. Morrison met fin à neuf ans de règne des conservateurs sur l'immense pays-continent. La campagne électorale s'est focalisée sur la personnalité de MM. Morrison et Albanese, les candidats des partis traditionnels, reléguant les idées politiques au second plan.

Mais les jeunes Australiens sont de plus en plus en colère contre les politiques pro-charbon du gouvernement, les difficultés pour trouver un logement abordable et la mauvaise utilisation de l'argent public.

"J'ai grandi dans une communauté qui a été très fortement touchée par les incendies et les inondations au cours des cinq dernières années", a raconté dans un bureau de vote de Melbourne Jordan Neville, qui votait pour la première fois. "Si quelque chose pouvait être fait pour empêcher que cela se reproduise, ce serait incroyable".

M. Morrison a résisté aux appels à réduire plus rapidement les émissions de carbone de l'Australie d'ici 2030, et soutient sans réserves l'industrie du charbon, un des moteurs de l'économie du pays.

A la traîne dans les sondages depuis un an, il s'est prévalu de la reprise économique et d'un taux de chômage actuellement au plus bas depuis 48 ans. Il a dépeint son rival travailliste comme un "électron libre" inapte à diriger l'économie. Mais il a souffert d'une faible popularité personnelle et d'accusations de malhonnêteté.

Fade et peu inspirant

Samedi, M. Albanese avait quant à lui demandé aux électeurs de donner à son parti de centre-gauche "une chance" de diriger le pays, et exhorté les gens à rejeter un Premier ministre "clivant". Le leader travailliste, qui a lui-même été décrit comme fade et peu inspirant, a mis l'accent dans les derniers jours de la campagne sur les manquements présumés de M. Morrison.

Les Australiens "veulent quelqu'un qui soit juste, quelqu'un qui admettra ses erreurs", a-t-il plaidé. Il s'est engagé à mettre fin au retard pris par l'Australie en matière de lutte contre le changement climatique, à aider les personnes confrontées à la flambée des prix et à renforcer la participation des populations indigènes à l'élaboration de la politique nationale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Un mort et près de 60 blessés dans une tempête

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La tempête de vendredi a fait un mort et 60 blessés dans l'ouest de l'Allemagne. Paderborn, en photo, a été particulièrement touchée. (© KEYSTONE/AP/Lino Mirgeler)

La tempête qui a balayé l'Allemagne vendredi a fait au moins un mort, près de 60 blessés et des dégâts considérables essentiellement dans l'ouest du pays, selon un bilan samedi des autorités locales.

En Rhénanie-Palatinat, un homme de 38 ans est décédé après avoir subi un choc électrique en pénétrant dans une cave inondée suite aux intempéries, et avoir chuté sur la tête, a indiqué la police de Coblence.

La Rhénanie du nord-Westphalie a été particulièrement touchée: une tornade a traversé Paderborn faisant 43 blessés, dont dix graves, a précisé samedi la police de cette ville de quelque 150'000 habitants.

Une trentaine d'entre eux étaient soignés à l'hôpital, une femme est "en danger de mort", a-t-elle détaillé.

La police a évalué à "plusieurs millions" d'euros les "ravages" provoqué par la tornade.

Ce phénomène rare et localisé aurait également frappé la ville de Lippstadt, à une trentaine de kilomètres, selon un porte-parole des pompiers, mais sans faire de blessé.

Chaleur anormale

Les intempéries, survenues après plusieurs jours de températures anormalement élevées pour la saison dans le pays, ont provoqué de nombreux dommages dans cette région de l'ouest de l'Allemagne, les forces de l'ordre faisant état d'innombrables arbres déracinés, de toits arrachés, de magasins dévastés.

Les trafics ferroviaire et routier restaient perturbés samedi matin.

Dans le sud, dans la région de Roth, une cabane en bois où s'étaient réfugiés des randonneurs s'est effondrée. Quatorze personnes ont été blessées, dont une femme et un enfant grièvement, a indiqué la police bavaroise locale.

Les services météorologiques allemands ont levé samedi la plupart des avis de tempête, mettant toutefois en garde contre des risques d'orages violents isolés en Bavière et de fortes rafales de vent à l'est.

La violence de la tempête vendredi est liée à l'arrivée en Allemagne d'air particulièrement chaud en provenance d'Espagne et de France, d'une part, et d'air froid venant du nord d'autre part, avait expliqué le météorologue Özden Terli à la télévision publique ZDF, parlant d'un "mélange explosif".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Biden et Yoon veulent renforcer leur coopération militaire

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Les présidents des Etats-Unis et de Corée du Sud la Corée du Sud veulent renforcer leur coopération militaire afin de contrer la "menace" croissante de la Corée du Nord. (© KEYSTONE/AP/Evan Vucci)

Les Etats-Unis et la Corée du Sud veulent renforcer leur coopération militaire afin de contrer la "menace" croissante de la Corée du Nord, ont affirmé samedi à Séoul les présidents des deux pays, Joe Biden et Yoon Suk-yeol.

Les deux dirigeants, qui se sont rencontrés à l'occasion du premier déplacement de M. Biden en Asie en tant que président, ont néanmoins tendu la main à la Corée du Nord pour l'aider à faire face à la pandémie de Covid-19. Et ce alors que Pyongyang a accéléré son programme d'armement et semble préparer un essai nucléaire.

"Compte tenu de l'évolution de la menace posée par la République populaire démocratique de Corée (RPDC, le nom officiel de la Corée du Nord, ndlr), les deux dirigeants conviennent d'entamer des discussions en vue d'élargir la portée et l'ampleur des exercices et des entraînements militaires conjoints dans et aux alentours de la péninsule coréenne", selon un communiqué conjoint publié à l'issue du sommet.

Cette déclaration intervient alors que les services de renseignement sud-coréens ont averti que la Corée du Nord avait terminé des préparatifs pour réaliser un essai nucléaire, qui serait le septième de son histoire et le premier depuis cinq ans.

Washington n'a pas exclu une "provocation" de Pyongyang pendant ou juste après la tournée de M. Biden en Asie.

Ajoutant aux incertitudes, la Corée du Nord, dont la population n'est pas vaccinée contre le Covid-19, fait actuellement face à une flambée épidémique, avec près de 2,5 millions de cas et 66 morts, selon les derniers chiffres officiels publiés samedi.

MM. Yoon et Biden ont exprimé "leur préoccupation concernant la récente épidémie de Covid-19" en Corée du Nord, et "sont prêts à travailler avec la communauté internationale pour fournir une assistance", ont-ils fait savoir dans leur communiqué conjoint.

Décision déterminante

M. Biden a indiqué que Washington avait proposé des vaccins à Pyongyang mais n'avait "pas obtenu de réponse".

Pour sa part, M. Yoon a souligné que cette offre d'assistance répondait à des "principes humanitaires, distincts des questions politiques et militaires."

La manière dont cette crise sanitaire va influer sur les décisions militaires du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un est la grande inconnue qu'Américains et Sud-Coréens essayent de tirer au clair.

Quoi qu'il en soit, la décision de procéder ou non à un essai nucléaire sera déterminante pour fixer le cap des relations américano-sud-coréennes pendant les cinq ans de mandat du président Yoon, explique à l'AFP l'ancienne analyste de la CIA Soo Kim.

"Si Kim procède à un essai pendant la visite de Biden, il aidera effectivement les deux pays à trouver une plus grande justification pour travailler ensemble sur la question de la Corée du Nord", dit-elle.

La Corée du Nord a accéléré ses essais d'armes depuis le début de l'année. Les pourparlers en vue de son désarmement sont au point mort depuis l'échec d'un sommet en 2019 entre Kim Jong Un et le président américain de l'époque Donald Trump.

Samedi, M. Biden a déclaré qu'il n'accepterait une éventuelle rencontre avec le dirigeant nord-coréen que si ce dernier était "sincère".

Si la Corée du Nord figurait en tête des sujets de conversation, le principal objectif de M. Biden lors du sommet de samedi était d'établir "une relation personnelle forte" avec M. Yoon, arrivé au pouvoir le 10 mai, a déclaré un responsable américain avant la rencontre.

Yoon Suk-yeol, un conservateur pro-américain, a promis une politique plus ferme à l'égard de Pyongyang. Il a indiqué que M. Biden et lui avaient "discuté de la nécessité de mettre en place différents types d'exercices conjoints pour se préparer à une attaque nucléaire".

Avions et missiles

Des pourparlers sont également en cours sur les moyens de "coordonner avec les Etats-Unis le déploiement en temps utile de moyens stratégiques en cas de besoin", a-t-il déclaré.

Ces moyens devraient inclure "des avions de chasse et des missiles, contrairement au passé où nous ne pensions qu'au parapluie nucléaire pour la dissuasion", a-t-il précisé, réaffirmant son engagement en faveur de la "dénucléarisation complète" de la Corée du Nord.

Tout déploiement d'armements de ce type, ou toute intensification des exercices militaires conjoints, risque de mettre en colère Pyongyang qui considère ces exercices comme des répétitions générales d'invasion.

Après la Corée du Sud, M. Biden s'envolera dimanche pour le Japon, où il rencontrera l'empereur, le Premier ministre Fumio Kishida et participera au sommet du Quad, ce format diplomatique qui rassemble les Etats-Unis, le Japon, l'Inde et l'Australie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Marioupol est tombée, "feu intense" dans le Donbass

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Une femme contemple les restes d'une maison détruite à Donetsk, dans l'est de l'Ukraine. (© KEYSTONE/AP/Alexei Alexandrov)

L'aciérie Azovstal, à Marioupol, ultime poche de résistance dans ce port stratégique sur la mer d'Azov, est passée vendredi soir sous contrôle russe, alors que dans le Donbass, plus au nord, l'artillerie de Moscou pilonnait les positions de Kiev.

En début de soirée, le porte-parole du ministère russe de la Défense a affirmé que le complexe sidérurgique était "passé sous le contrôle complet des forces armées russes" après la reddition des derniers soldats ukrainiens, et que la nouvelle avait été transmise au président Vladimir Poutine.

Des images publiées par Moscou montraient des cohortes d'hommes en tenue de combat émergeant de l'aciérie, certains avec des béquilles ou des bandages, après une longue bataille qui était devenue un symbole de la résistance ukrainienne à l'invasion russe.

"Sauvetage de nos héros"

"Le commandement militaire supérieur a donné l'ordre de sauver les vies des militaires de notre garnison et d'arrêter de défendre la ville", avait affirmé dans la journée dans une vidéo sur Telegram le commandant du régiment Denys Prokopenko, un large pansement au bras droit et le gauche tuméfié, depuis ce qui semblait être un local souterrain.

Kiev récuse le terme de reddition, M. Zelensky évoquant "le sauvetage de nos héros".

L'armée russe a publié vendredi soir des images qu'elle a présentées comme étant celles de la fouille de combattants ukrainiens désarmés par des soldats russes.

L'Ukraine espère échanger des prisonniers de guerre mais la Russie a fait savoir, visant implicitement le régiment Azov, qu'elle considérait une partie d'entre eux comme des combattants "néonazis".

Le Comité international de la Croix-Rouge a exhorté les deux parties à lui accorder l'accès aux prisonniers de guerre et aux internés civils, "où qu'ils soient détenus".

La bataille pour le contrôle de Marioupol a donné lieu à de multiples accusations de crime de guerre par les puissances occidentales, notamment lors de l'attaque d'une maternité.

L'Ukraine a ouvert plus de 12'000 enquêtes pour crimes de guerre depuis le 24 février, selon le Parquet ukrainien.

Vendredi, le sergent Vadim Chichimarine, 21 ans, a admis avoir tué un civil non armé au début de l'offensive, lors du premier procès d'un soldat russe accusé de crimes de guerre depuis le début de l'invasion, dont le verdict est attendu lundi.

Le jeune soldat s'est dit "sincèrement désolé", mais son avocat l'a déclaré "non coupable" de meurtre avec préméditation et de crimes de guerre dans ses plaidoiries finales.

Contre-offensive en juin ?

Après avoir échoué à prendre Kiev et Kharkiv, la deuxième ville ukrainienne (nord-est), la Russie concentre ses efforts militaires dans l'Est et le Sud.

"L'ennemi ne cesse de mener des opérations offensives dans la zone opérationnelle orientale afin d'établir un contrôle total du territoire des régions de Donetsk et de Lougansk et de maintenir le corridor terrestre avec la Crimée temporairement occupée", a indiqué l'état-major des forces ukrainiennes sur Facebook samedi matin.

Dans le bassin houiller du Donbass, partiellement contrôlé depuis 2014 par des séparatistes prorusses, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a assuré que la conquête de la région de Lougansk était "presque achevée".

Le porte-parole du ministère ukrainien de la Défense Oleksandre Motouzianyk a avancé que la situation "montrait des signes d'aggravation", et que "les forces d'occupation russe mènent un feu intense sur toute la ligne de front".

"Pendant que nous résistons, nos troupes reçoivent des armes étrangères, se réarment, se regroupent, et je pense qu'en juin nous verrons la contre-attaque", a toutefois assuré dans la nuit de vendredi à samedi le gouverneur local Serguiï Gaïdaï.

A Lozova, une ville de l'Est, au moins huit personnes dont un enfant ont été blessées par une frappe de missile russe sur un centre culturel fraîchement reconstruit, ont annoncé vendredi des responsables ukrainiens.

Des frappes russes avaient fait 12 morts et 40 blessés jeudi à Severodonetsk, dans la région de Lougansk, selon M. Gaïdaï, une attaque qualifiée par M. Zelensky de "brutale et absolument inutile", tandis que les habitants recroquevillés dans les sous-sols décrivaient un interminable calvaire de terreur.

Severodonetsk et Lyssytchansk, séparées par une rivière, constituent la dernière poche de résistance ukrainienne dans la région.

Alors que les négociations menées il y a quelques semaines sous médiation turque sont au point mort, l'Italie a indiqué vendredi avoir proposé la constitution d'un "groupe international de facilitation composé d'organisations internationales" comme l'ONU, l'UE et l'OSCE.

"L'objectif est de travailler pas à pas (...) en partant par exemple des trêves localisées, de l'évacuation des civils, de la possibilité d'ouvrir des couloirs humanitaires sécurisés, et ensuite évidement de monter en puissance pour arriver à un cessez-le-feu général, puis une paix durable avec un véritable accord de paix", a expliqué le ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio à Turin.

L'heure est dans l'immédiat à la guerre, et les pays du G7 réunis en Allemagne ont promis vendredi de mobiliser 19,8 milliards de dollars (18,7 milliards d'euros) afin d'aider l'Ukraine à "combler son déficit financier".

La veille, le Congrès américain a débloqué une gigantesque enveloppe de 40 milliards de dollars pour l'Ukraine, visant notamment à permettre à l'Ukraine de s'équiper en blindés et de renforcer sa défense antiaérienne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Des milliers d'habitants de Pékin placés de force en quarantaine

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Plus de 13'000 habitants du complexe résidentiel Nanxinyuan, dans le sud-est de Pékin, bien que testés négatifs au virus, ont été transportés vers des hôtels d'isolement. (photo symbolique) (© KEYSTONE/EPA/MARK R. CRISTINO)

Des milliers d'habitants de Pékin ont été envoyés de force en quarantaine en pleine nuit de vendredi à samedi, après la découverte de 26 cas de Covid-19 dans leur résidence, selon des images et un avis officiel largement partagés sur les réseaux sociaux.

Plus de 13'000 habitants du complexe résidentiel Nanxinyuan, dans le sud-est de la capitale, bien que testés négatifs au virus, ont été transportés dans la nuit vers des hôtels d'isolementet menacés de représailles s'ils résistaient.

"Les experts ont décidé que tous les résidents de Nanxinyuan seront soumis à une quarantaine à partir de minuit le 21 mai pour sept jours", peut-on lire dans une annonce des autorités sanitaires du district de Chaoyang. "Veuillez coopérer, sinon vous subirez les conséquences légales", ont-elles ajouté.

Des photos sur les sociaux ont montré des centaines de personnes faisant la queue avec leurs bagages dans l'obscurité pour monter dans des autocars devant la résidence.

"Certains d'entre nous ont été enfermés pendant 28 jours depuis le 23 avril, et nous avons tous été testés négatifs depuis", s'est plaint un résident sur Weibo. "Beaucoup de mes voisins sont âgés ou ont de jeunes enfants."

Les habitants ont été priés d'emballer leurs vêtements et leurs biens essentiels, et informés que leurs logements allaient être désinfectés, selon des discussions sur Weibo.

Forte flambée

Pékin est confrontée à sa plus forte flambée de contaminations depuis le début de la pandémie. Le variant Omicron a infecté plus de 1300 personnes depuis fin avril, entraînant la fermeture indéfinie des restaurants, des écoles et des sites touristiques.

La Chine mène une politique draconienne de "zéro Covid": fermeture des frontières, tests massifs, confinements de villes entières et quarantaines forcées pour les cas contact. Le mois dernier, des milliers de résidents de Shanghai avaient été envoyés dans des centres de quarantaine improvisés à des centaines de kilomètres de là, alors que la métropole de 25 millions d'habitants combattait une flambée épidémique.

Sur Weibo, des internautes exprimaient samedi leur inquiétude de voir Pékin adopter une approche similaire à celle de Shanghai, où les habitants subissent depuis des semaines un confinement qui a privé de nombreuses personnes d'un accès adéquat à la nourriture et aux soins.

"C'est exactement la même chose qu'à Shanghai, la première étape est de couper l'eau et l'électricité, puis d'exiger des clés... puis de désinfecter les maisons. Les appareils électriques, les meubles en bois, les vêtements, la nourriture... Ils sont tous fichus", peut-on lire dans un commentaire qui affichait plus de 300 likes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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