International
Fumio Kishida à la tête du parti et futur Premier ministre
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Le modéré Fumio Kishida a été élu mercredi à la tête du Parti libéral-démocrate (PLD, droite au pouvoir) au Japon à une large majorité devant son adversaire Taro Kono, et est assuré d'être désigné Premier ministre lors d'un vote au Parlement le 4 octobre.
M. Kishida, ancien ministre des Affaires étrangères âgé de 64 ans, a obtenu 257 voix lors du second tour d'un scrutin interne au PLD, contre 170 voix pour M. Kono, 58 ans, qui est l'une des figures politiques les plus connues de l'archipel.
Fumio Kishida est un ancien chef de la diplomatie nippone cultivant un esprit de consensus rassurant, à défaut d'un charisme convaincant.
Cet élu de Hiroshima (ouest du Japon) à la Chambre basse du Parlement depuis 1993 - comme son père et son grand-père avant lui - accède au pouvoir à sa deuxième tentative: il avait échoué il y a un an face à l'actuel dirigeant Yoshihide Suga, qui a renoncé à se représenter en raison de son impopularité.
"Je n'étais pas assez bon", a estimé récemment M. Kishida à propos de sa précédente campagne pour la présidence du Parti libéral-démocrate (PLD, droite conservatrice) en 2020. "C'est différent cette fois-ci. J'ai la ferme conviction que je suis le leader qu'il faut à présent", a-t-il ajouté, s'efforçant de gommer son image lisse et terne.
Pour la stabilité
"Le simple fait qu'il doit prouver (qu'il a changé, NDLR) est déjà un signe peu encourageant" selon Brad Grosserman, expert de la politique japonaise et professeur à l'université Tama de Tokyo interrogé par l'AFP.
Mais les forces dominantes au sein du PLD ont estimé que M. Kishida était "un pari plus sûr en termes de stabilité" que son principal rival Taro Kono, plus populaire auprès des adhérents de base et du grand public mais perçu comme "moins malléable" par les barons du parti, a ajouté M. Grosserman.
Fumio Kishida a été pendant cinq ans (2012-2017) le ministre des Affaires étrangères de l'ancien Premier ministre Shinzo Abe.
Fervent militant du désarmement nucléaire dans le monde, il a notamment contribué à la visite de Barack Obama à Hiroshima en 2016, la première d'un président américain en exercice dans cette ville détruite par la bombe atomique en 1945.
Pour le nucléaire civil
Cela ne l'empêche pas d'être favorable à la relance du nucléaire civil au Japon, dont l'usage est très limité depuis la catastrophe de Fukushima en 2011. En plus du redémarrage de réacteurs anciens, il plaide pour l'introduction de petits réacteurs modulaires.
Sur le plan économique, cet ancien banquier a promis un nouveau plan de relance budgétaire pour accélérer la reprise après le choc de la pandémie et a affiché sa volonté de réduire les inégalités sociales.
"Les gens veulent une politique de générosité", a estimé M. Kishida, disant disposer d'une grande capacité d'écoute.
Mais il a ménagé la chèvre et le chou en se disant également soucieux de veiller à l'assainissement des finances publiques, alors que la dette du Japon a culminé à 256% du PIB national en 2020 selon le Fonds monétaire international (FMI).
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp
International
Hongrie: le candidat d'opposition promet de défendre les libertés
Le chef de l'opposition hongroise Peter Magyar veut remettre l'économie du pays sur pied, mettre fin à la corruption et rétablir les libertés. C'est ce qu'il a clamé dimanche à Budapest lors d'un meeting de campagne en vue des élections législatives d'avril.
"Non seulement l'économie hongroise n'a pas pris de départ fulgurant, mais elle est dans une impasse", a déclaré le chef du parti d'opposition Tisza, qui devance le Fidesz, le parti du Premier ministre Viktor Orban dans les sondages.
Il répondait au discours de la nation prononcé la veille par le dirigeant nationaliste de 62 ans, qui fait face au défi le plus difficile depuis son retour au pouvoir en 2010.
Corruption
M. Magyar, 44 ans, a promis de s'attaquer à la corruption, accusant Viktor Orban et ses alliés de s'enrichir.
"Il est temps d'appeler la corruption par son nom : du vol", a-t-il soutenu devant des centaines de sympathisants, accusant le camp d'Orban d'avoir détourné des milliers de milliards de forints (des milliards d'euros) vers des yachts et des fonds d'investissements privés.
S'il est élu, son parti garantira la "transparence totale des contrats liés aux fonds publics" et "récupérera" tout ce dont la Hongrie "a été privée pendant seize ans", a-t-il assuré.
Rétablir les libertés
Le candidat d'opposition veut rétablir les libertés, accusant M. Orban d'espionner ses opposants. "S'ils peuvent fouiller dans ma vie privée, alors ils peuvent le faire dans celle de tout le monde", a-t-il dénoncé, déclarant proposer "un pays où chacun peut vivre en paix".
Le Premier ministre est accusé d'avoir réduit au silence les voix critiques de la magistrature, du monde académique, des médias et de la société civile, et d'avoir restreint les droits des minorités.
Appel à débattre publiquement
Peter Magyar a également appelé son concurrent à débattre avec lui publiquement avant les élections pour confronter celui qui l'accuse d'être une simple "marionnette" des puissances étrangères. Il a également appelé les jeunes, ainsi que les Hongrois vivant à l'étranger à participer au scrutin.
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio était attendu en visite à Budapest dimanche soir. Vendredi, Donald Trump a renouvelé son soutien à Viktor Orban sur son réseau social Truth Social, en le qualifiant de "dirigeant véritablement fort et puissant, avec la capacité éprouvée à produire des résultats phénoménaux".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Hockey
Selon Patrick Fischer, la Suisse a trouvé son jeu
La victoire 4-3 ap face à la Tchéquie a fait du bien à une équipe de Suisse ébranlée par les blessures contre le Canada. Et surtout, la Suisse a trouvé son jeu, selon le sélectionneur Patrick Fischer.
"Je suis très content de cette victoire, a expliqué le Zougois. Aujourd'hui, c'était important de trouver notre jeu. On a joué avec beaucoup de coeur et de vitesse tout en étant efficace sur le fore-checking. Je dois dire que c'était un bon match entre deux équipes qui ont travaillé dur."
En dépit de l'ouverture du score des joueurs de Radim Rulik, Fischer a aimé l'entame de rencontre de ses joueurs. "Contre eux, c'est toujours dur, estime le coach helvétique. On joue le même style, on travaille fort, on patine. Mais aujourd'hui on devait montrer notre jeu et c'est ce que nous avons fait."
Kukan le héros
Ce jeu prôné par Patrick Fischer et son staff a permis à la Suisse de faire deux finales mondiales de suite et de ne pas passer loin de l'or. Bien regroupé devant Leonardo Genoni et avec des piliers défensifs comme Roman Josi, Janis Moser ou encore Jonas Siegenthaler, l'effectif a fière allure, même sans Fiala, Malgin ni Glauser. Parce que tous les joueurs tirent à la même corde, même ceux qui se trouvent sur les lignes 3 et 4.
Et bien que les trois premiers buts aient été inscrits par des joueurs de NHL (Josi, Meier et Suter), c'est Dean Kukan qui n'a pas tremblé en prolongation, à 3 contre 3, pour trouver la lucarne de Lukas Dostal. Un peu moins en vue offensivement avec les Zurich Lions cette saison, Kukan reste l'un des meilleurs défenseurs de National League. Et en la circonstance, il a montré pourquoi.
Pour Kevin Fiala
Forcément, les Helvètes ont voulu jouer pour Kevin Fiala, gravement blessé vendredi soir contre le Canada. "Avant le match, nous avons dit que nous allions jouer pour Kevin aujourd'hui, a raconté le capitaine Roman Josi. Son absence a été un énorme choc pour tout le monde."
Héros de cette partie, Dean Kukan savait à quoi s'attendre face au pays dont est originaire son père. "Nous avons analysé leur jeu et essayé de jouer comme eux, a-t-il dit. De manière simple et intense." Et avant le match, Fiala a adressé un message vidéo à l'équipe pour lui donner du courage. "Il nous a dit de donner le maximum et de battre les Tchèques, a relevé le défenseur zurichois. Il allait bien, compte tenu des circonstances."
La Suisse 5e ou 6e
Cette victoire assure la 5e ou la 6e place à la Suisse. Le rang final au terme de cette phase de poule va dépendre du groupe C, celui des Etats-Unis, de l'Allemagne, de la Lettonie et du Danemark. S'ils terminent cinquièmes, les Suisses affronteront certainement l'Italie en huitième de finale mardi. S'ils finissent sixièmes, ce serait une probable rencontre face à la France. On sait également que le 5e se frotterait certainement à la Finlande en quarts de finale, alors que le 6e jouerait la Slovaquie en cas de succès au tour précédent.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Climat
France: la Garonne maintenue en alerte rouge au moins jusqu'à lundi
"Regardez autour de vous, c'est un océan": la Garonne, dont la forte crue a atteint un "plateau" dimanche, a été maintenue en vigilance rouge face à de nouvelles intempéries en France. Quatre départements pyrénéens seront en vigilance orange pluie-inondations lundi.
Après une succession de perturbations, dont la violente tempête Nils jeudi, la relative accalmie de samedi a permis de stabiliser le niveau de certains tronçons de la Garonne, ont annoncé les préfectures concernées.
Mais le retour d'un temps humide fait craindre une remontée du niveau des cours d'eau en Gironde et dans le Lot-et-Garonne, qui restent en vigilance rouge dimanche et lundi.
"Pas au bout de la crue"
"On n'est pas au bout de la crue, et loin de là je pense", a déclaré dimanche à l'AFP Bruno Marty, maire de La Réole (4500 habitants), l'une des communes girondines les plus touchées par les débordements. "Vous regardez tout autour de vous, c'est un océan, ça fait flipper quand même. C'est un lac. Restons prudents, il pleut beaucoup et tous les sols sont détrempés."
Une quinzaine d'autres départements sont en vigilance orange pour des crues, sur un large arc ouest du pays, de la Bretagne à l'Occitanie en passant par les Charentes, avec les départements de l'Aude, la Haute-Garonne, le Gers, les Landes et la Sarthe qui ont basculé en orange dans le bulletin Vigicrues de dimanche 16h00.
Aussi la neige
L'alerte concernait aussi la neige avec quatre départements en vigilance orange neige-verglas dimanche jusqu'à 18h00 - Aisne, Côte-d'Or, Haute-Marne et Nord - plusieurs départements des Hauts-de-France et d'Île-de-France ayant déjà été rétrogradés en vigilance jaune.
Cinq départements pyrénéens sont aussi en orange pour le risque d'avalanches, outre la Principauté d'Andorre, en attendant que s'ajoutent lundi trois départements des Alpes.
Remontée de la Garonne attendue
Sur la Garonne, le niveau "maximum" a été atteint samedi dans le Lot-et-Garonne, avant une légère décrue, mais une "remontée" est attendue mardi et mercredi.
En Gironde, les niveaux "se stabilisent" avant une "lente décrue" attendue en fin de journée dimanche, selon Vigicrues.
"On a vraisemblablement atteint le pic mais on est sur un plateau, c'est-à-dire qu'on ne va pas redescendre tout de suite. Et vous voyez comme moi la pluie qui reprend", a déclaré dimanche Étienne Guyot, préfet de Gironde et de Nouvelle-Aquitaine.
Grandes marées
Le retour des pluies, couplé à un phénomène de grandes marées, risque d'alimenter une nouvelle crue. Quatre départements pyrénéens, des Pyrénées-Atlantiques à l'Ariège, seront lundi placés en vigilance orange pluie-inondations.
Dans le Lot-et-Garonne, les évacuations "préventives" ont concerné environ 1500 personnes, dont environ 1000 sur la seule commune d'Aiguillon, et plusieurs dizaines en Gironde, notamment à La Réole où le niveau maximum enregistré (9,85 m) est supérieur à la crue de 2021 (9,70 mètres) selon Vigicrues.
"Je sens (les gens) un peu résignés", a souligné Bruno Marty. "Ils ont bien conscience que ce sont des événements qui vont arriver de plus en plus souvent."
"Tous les records dépassés"
Dans un contexte de "crue généralisée", la directrice du service d'information Vigicrues, Lucie Chadourne-Facon, a évoqué une "situation exceptionnelle" pour la France, dépassant "tous nos records" depuis que l'organisme a été créé en 2006, avec un taux d'humidité des sols jamais vu.
Les cumuls de pluie depuis deux mois ont saturé le sol, ralentissant le rétablissement du trafic ferroviaire et routier, des réseaux électrique et téléphonique malmenés par la tempête Nils, qui a causé au moins deux morts en France et fait de nombreux dégâts matériels.
Troisième victime de Nils
Nils a fait une troisième victime, indirecte cette fois: un homme est décédé samedi à Sarbazan (Landes) des suites d'une intoxication au monoxyde de carbone, après avoir activé un groupe électrogène dans l'attente du raccordement au réseau, selon la préfecture.
Samedi soir, le gestionnaire de réseau Enedis évoquait "90% de clients réalimentés", avec encore "90'000 clients privés d'électricité", contre 171'000 à la mi-journée.
En Île-de-France, avant la levée de la vigilance orange dimanche midi, l'arrivée d'un épisode neigeux avait conduit les compagnies aériennes à réduire leur programme de vols pour dimanche sur les aéroports parisiens.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Camille Rast critique envers la piste
Camille Rast riait jaune devant la presse au terme du géant et de sa 12e place. "Je regarde vers l'avenir, les Jeux sont bientôt terminés et je me réjouis déjà de la Coupe du monde", a-t-elle lâché.
Mais il reste encore le slalom olympique mercredi, non? "Oui, sur une piste pour les juniors de 44 secondes", a répondu Rast avec un sourire encore plus forcé. Elle avait déjà évoqué cette piste de slalom indigne pour les pures spécialistes. "C'est dommage, parce qu'il y a une superbe piste de slalom juste à côté, lance-t-elle. Ouais, c'est vraiment dommage pour nous."
Mais comme l'époque du gigantisme olympique est révolue, il n'y a qu'un seul stade d'arrivée et les techniciennes doivent se contenter de la partie inférieure de la piste de vitesse, qui n'est logiquement pas adaptée à leurs besoins. Comme à Bormio en somme.
Deux erreurs, c'est deux de trop
Rast a obtenu sur l'Olimpia delle Tofane son deuxième plus mauvais résultat de la saison après celui de Sölden en début de saison. Lors des sept derniers géants, la Valaisanne de 26 ans n'avait jamais terminé plus loin que la 5e place. Et là elle a pris le 12e rang. Dans une course terriblement serrée derrière la grande gagnante Federica Brignone, Rast n'accuse au final que 37 centièmes de retard sur le podium.
La championne du monde de slalom sait exactement où elle a perdu du temps. "Dans les deux manches, je n'ai pas bien négocié un virage et je n'ai pas pris assez de vitesse, a-t-elle analysé. Je le paie cher. Sur une neige aussi facile, une piste facile et un tracé facile, il faut être très précise."
D'autres favorites ont également connu des difficultés. Julia Scheib, dossard rouge de la discipline en Coupe du monde, a manqué la médaille pour 0''05 en terminant 5e, Alice Robinson, double vainqueure cette saison, a terminé 8e et Mikaela Shiffrin s'est classée 11e, juste devant Rast. En s'imposant avec 0''62 de bonus, Federica Brignone a toutefois réfuté la thèse selon laquelle la piste était trop facile et ne permettait guère de faire la différence, tout comme Sara Hector, qui a ajouté une médaille d'argent à sa victoire olympique à Pékin.
Une belle saison malgré tout
Au final, Rast se montre assez fataliste. Elle a prouvé l'année dernière à Saalbach, lors du slalom, qu'elle était capable de briller lors de grands événements. "La question est de savoir quelle est la valeur d'une médaille olympique, interroge-t-elle. La constance sur toute une saison et la difficulté de chaque course sont pour moi tout autre chose." Mais elle ne veut pas quitter sa bonne humeur habituelle en ruminant: "C'est toujours agréable d'avoir une médaille, mais la saison de Coupe du monde s'est très bien déroulée jusqu'à présent, et j'espère pouvoir encore faire de belles choses lors des prochaines courses."
On imagine volontiers que la skieuse de Vétroz ne parle pas forcément du slalom de mercredi, mais bien des courses qui restent à disputer au calendrier de la Coupe du monde. Avant cette dernière course italienne, Camille Rast va devoir chasser ses idées noires et se reconcentrer pour une épreuve où elle est l'une des favorites. Même sur un parcours loin des standards de la Coupe du monde, la Valaisanne peut aller chercher une médaille. Au talent.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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