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Gaza: 29 ONG accusent Israël de favoriser le pillage de l'aide

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Les ONG dénoncent la réduction "à un niveau historiquement bas" de l'aide humanitaire autorisée par Israël dans la bande de Gaza. Selon elles, 69 camions sont en moyenne entrés quotidiennement la première semaine de novembre dans le territoire, contre 500 avant la guerre. (© KEYSTONE/EPA/HAITHAM IMAD)

L'armée israélienne favorise le pillage de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza. Elle s'en prend notamment aux forces de police palestiniennes qui tentent de le combattre, accusent vendredi 29 ONG dans un rapport commun.

"Le pillage est un problème récurrent, conséquence du ciblage par Israël des forces de police restantes à Gaza, de la pénurie de biens essentiels, du manque de routes et de la fermeture de la plupart des points de passage, et du désespoir de la population qui en résulte dans ces conditions désastreuses", pointent ces ONG, dont Médecins du monde, Oxfam ou encore le Norwegian refugee council (NRC).

L'armée israélienne "échoue" en outre à "empêcher le pillage des camions d'aide et les gangs armés à extorquer aux organisations humanitaires de l'argent pour leur protection", poursuivent les ONG. Celles-ci citent notamment un article du quotidien israélien de gauche Haaretz, paru lundi et titré : "L'armée israélienne permet aux gangs de Gaza de piller les camions d'aide et d'extorquer des frais de protection aux chauffeurs".

Policiers attaqués par les soldats

Dans leur rapport, les ONG affirment également que "dans certains cas", alors que des policiers palestiniens "tentaient de prendre des mesures contre les pilleurs, ils ont été attaqués par les troupes israéliennes".

"De nombreux incidents se déroulent à proximité ou sous les yeux des forces israéliennes, sans qu'elles n'interviennent, même lorsque les camionneurs demandent de l'aide".

Israël empêche toujours l'entrée de l'aide

Dans le même rapport, les 29 ONG dénoncent la réduction "à un niveau historiquement bas" de l'aide humanitaire autorisée par Israël dans la bande de Gaza.

Selon celles-ci, 37 camions humanitaires sont en moyenne entrés chaque jour dans le territoire palestinien en octobre et 69 quotidiennement la première semaine de novembre, contre 500 avant le 7 octobre 2023, date du début de la guerre déclenchée par l'attaque du mouvement palestinien Hamas en Israël.

Personnel humanitaire tué

Les 29 ONG recensent aussi sept attaques contre du personnel humanitaire, en majorité imputées à l'armée israélienne. Ainsi, entre le 10 octobre et le 13 novembre, "les frappes israéliennes ont tué au moins 20 travailleurs humanitaires (...) travaillant en majorité pour des organisations palestiniennes", déplorent les 29 ONG. "Ces employés ont été tués chez eux, dans des camps de déplacés ou alors qu'ils distribuaient de l'aide."

Exigences américaines ignorées

Le 13 octobre, les Etats-Unis ont de nouveau demandé aux autorités israéliennes d'améliorer la situation humanitaire à Gaza, sous peine de voir l'aide militaire américaine restreinte, pointent-elles.

"Non seulement Israël n'a pas satisfait aux critères américains", mais son armée a "en même temps pris des mesures qui ont considérablement aggravé la situation sur le terrain", notamment dans le nord de Gaza.

La situation est "encore plus désastreuse qu'il y a un mois", pointaient récemment huit ONG, dont Save the children, Care ou Mercy corps, dans un autre communiqué.

Jeudi, le ministère israélien des Affaires étrangères se disait toutefois "pleinement déterminé à faciliter l'acheminement continu de l'aide humanitaire vers Gaza" et à "l'accroître", notamment "en ouvrant de nouveaux itinéraires et points de passage, comme (celui) de Kissoufim ouvert cette semaine, afin de garantir que l'aide essentielle parvienne aux habitants de Gaza".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Artémis: le record de distance des humains dans l'espace battu

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Les quatre astronautes d'Artémis II se préparent à survoler pendant plusieurs heures des régions méconnues de la Lune et sa face cachée. (© KEYSTONE/AP NASA)

Les quatre astronautes d'Artémis II ont dépassé lundi le point le plus éloigné de la Terre atteint par les astronautes d'Apollo en 1970. Ils se préparent à survoler pendant plusieurs heures des régions méconnues de la Lune et sa face cachée.

Le record de 400'171 km atteint par Apollo 13 a été battu, et les astronautes américains Christina Koch, Victor Glover, Reid Wiseman et le Canadien Jeremy Hansen devraient maintenant aller à plus de 406'000 km de la Terre, pendant leur contournement de la Lune.

"La salle est pleine de joie lunaire aujourd'hui, j'imagine que vous aussi", leur a lancé depuis la salle de contrôle de la Nasa à Houston Jenni Gibsons, responsable des communications avec l'équipage.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Argentine: le président chilien Kast reçu par Milei

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Proches politiquement, les deux dirigeants affichent des positions le plus souvent alignées sur celles du président américain Donald Trump. (© KEYSTONE/AP/Rodrigo Abd)

Le président chilien d'extrême droite José Antonio Kast a été reçu lundi à Buenos Aires par son homologue argentin, le libertarien Javier Milei. Il s'agissait de son premier déplacement à l'étranger depuis son investiture en mars.

M. Kast perpétuait ainsi la tradition des présidents chiliens d'effectuer leur première visite officielle en Argentine voisine.

Proches politiquement, les deux dirigeants affichent des positions le plus souvent alignées sur celles du président américain Donald Trump et s'inscrivent dans la progression de la droite radicale dans la région.

Les deux chefs d'Etat n'ont fait aucune déclaration à la presse à l'issue de deux réunions en matinée à la Casa Rosada, la présidence argentine.

La première, accompagnés de leurs chefs de diplomatie respectifs, l'Argentin Pablo Quirno et le Chilien Francisco Pérez Mackenna, la seconde dans la foulée, élargie en compagnie d'une demi-douzaine de ministres dont les deux ministres de la Sécurité, selon un communiqué succinct publié par la présidence argentine.

MM. Milei et Kast sont ensuite brièvement apparus au balcon de la Casa Rosada, saluant une place de Mai quasi déserte sous une pluie battante.

"De grandes idées"

Les deux dirigeants s'étaient déjà rencontrés en décembre, juste après l'élection de M. Kast, posant ensemble avec une tronçonneuse, symbole des coupes budgétaires engagées par Javier Milei.

"Aujourd'hui plus que jamais, il est important de développer des projets communs. Nous avons de grandes idées dans les domaines minier et énergétique, ainsi que sur les passages frontaliers et la lutte contre le crime organisé", a déclaré dimanche M. Pérez Mackenna.

Cette visite, qualifiée de "protocolaire" par le gouvernement chilien, intervient toutefois dans un contexte marqué il y a quelques jours par l'échec d'une tentative d'arrestation en Argentine de Galvarino Apablaza, un ancien guérillero accusé d'avoir participé à l'assassinat en 1991 du sénateur chilien de droite Jaime Guzman.

Galvarino Apablaza bénéficiait du statut de réfugié politique en Argentine depuis 2010, jusqu'à sa révocation par la justice en février. Mais la police n'a pas réussi à l'arrêter après l'émission d'un mandat d'arrêt la semaine dernière.

"Tôt ou tard, M. Apablaza devra rendre des comptes devant la justice chilienne et nous entreprendrons toutes les démarches nécessaires auprès du gouvernement argentin pour cela", a assuré dimanche le ministre Mackenna.

Le ministère argentin de la Sécurité a offert vendredi une récompense d'environ 14'000 dollars pour toute information permettant de le localiser.

Le Chili et l'Argentine partagent une frontière de plus de 5300 km, et Buenos Aires est le deuxième partenaire commercial de Santiago en Amérique latine, quoique loin derrière le Brésil, avec des échanges estimés à près de huit milliards de dollars en 2025.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Odessa: au moins 3 morts, dont un enfant, dans une frappe russe

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Une nouvelle frappe russe a touché Odessa dans la nuit de dimanche à lundi de Pâques, faisant plus d'une dizaine de blessés. (© KEYSTONE/EPA/IGOR MASLOV)

Des attaques de drones russes pendant la nuit ont tué au moins trois personnes, dont un enfant, et fait 16 blessés à Odessa, dans le sud de l'Ukraine, ont annoncé lundi les autorités. Les tirs ont entraîné d'importantes coupures d'électricité.

"Trois personnes ont été tuées dans cette attaque, dont un enfant âgé de seulement deux ans", a déploré le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, sur ses réseaux sociaux. DTEK, le principal fournisseur privé d'électricité en Ukraine, a indiqué que plus de 16'000 foyers avaient été privés de courant dans cette ville.

Ces frappes ont également laissé un trou béant dans un immeuble résidentiel d'Odessa, qui a pris feu, selon des journalistes de l'AFP présents sur place et les services de secours.

Odessa, grande ville portuaire d'un million d'habitants sur la mer Noire par laquelle transitent la majorité des exportations ukrainiennes, est régulièrement prise pour cible par Moscou.

140 drones

Selon M. Zelensky, la Russie a lancé plus de 140 drones lors de cette attaque nocturne qui, d'après le dirigeant ukrainien, a également endommagé des infrastructures énergétiques dans les régions de Tcherniguiv (nord), Soumy (nord-est), Kharkiv (nord-est) et Dnipropetrovsk (centre-est).

Volodymyr Zelensky a enjoint les "partenaires" de Kiev de l'aider à renforcer encore ses défenses antiaériennes afin d'augmenter le "taux d'interception" des drones et missiles russes qui s'abattent quasiment chaque nuit sur le pays.

A Kherson, dans le sud de l'Ukraine, des frappes d'artillerie russes ont par ailleurs tué une femme lundi matin et fait trois blessés, a indiqué le parquet régional dans un communiqué sur son compte Telegram.

Réplique ukrainienne

Du côté russe, le gouverneur de la région de Krasnodar (sud), Veniamine Kondratiev, a fait état d'"attaques de drones massives" de la part de l'Ukraine qui, depuis dimanche matin, ont fait au moins huit blessés et endommagé des immeubles d'habitation et des maisons.

Selon le ministère russe de la Défense cité par l'agence Tass, les défenses aériennes ont abattu 50 drones ukrainiens au-dessus de la Russie au cours de la nuit de dimanche à lundi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Brésil: des milliers de militants indigènes dans la capitale

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Des militants indigènes se réunissent pendant une semaine dans la capitale brésilienne. (© KEYSTONE/EPA EFE/ANDRE BORGES)

Des milliers de militants indigènes du Brésil se sont installés dimanche à Brasilia pour une assemblée annuelle prévue dans la capitale jusqu'à vendredi en vue de faire valoir les droits qu'ils revendiquent sur leurs terres ancestrales.

Musique, danses et débats vont s'enchaîner sur l'Esplanade des Ministères. Les organisateurs du Campement Terre Libre, qui se tient tous les ans depuis 2004, tablent sur 7000 à 8000 participants. La plupart effectuent de longs trajets en bus et en bateau pour rejoindre Brasilia.

"L'État brésilien a une dette monstrueuse envers les peuples autochtones, et chaque avancée sur la question de la démarcation, chaque processus de politique publique en faveur des peuples autochtones est un pas de plus", a exposé à l'AFP Alcebias Sapara, porte-parole de la Coordination des organisations indigènes de l'Amazonie (Coiab).

Les revendications foncières des autochtones dans le plus grand pays d'Amérique latine se heurtent au puissant secteur agricole et à ses alliés au Parlement brésilien.

Le Congrès, à majorité conservatrice, a approuvé en 2023 une loi selon laquelle les peuples autochtones ont droit uniquement aux terres qu'ils occupaient au moment de la promulgation de la Constitution en 1988.

Territoires ancestraux

Les organisations de défense des indigènes argumentent que de nombreux territoires ancestraux n'étaient pas occupés à l'époque car les populations autochtones en avaient été évincées de force, notamment pendant la dictature militaire (1964-1985).

La loi a été jugée inconstitutionnelle par la Cour suprême avant que le Parlement ne contre-attaque avec une autre loi, poussant la Cour suprême à lancer une procédure de "conciliation".

Mardi et jeudi, les participants au Campement ont prévu de marcher jusqu'au Congrès et à la présidence.

Le président Luiz Inácio Lula da Silva gouverne avec une large coalition qui bénéficie du soutien des autochtones, mais qui inclut aussi des secteurs de la filière de l'agro-négoce.

Depuis le début de son troisième mandat, en janvier 2023, Lula a homologué 20 terres indigènes, tandis que son prédécesseur d'extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022) avait tenu sa promesse "ne pas céder un centimètre de plus" aux autochtones.

En février, son gouvernement a abrogé un décret qui désignait les principaux fleuves amazoniens comme prioritaires pour la navigation de marchandises, notamment le transport des céréales.

Le décret, contesté dans des manifestations pendant plusieurs semaines, notamment devant un terminal du géant agro-industriel américain Cargill à Santarém (nord), aurait permis l'expansion des ports privés et le dragage des fleuves, considérés comme vitaux pour le mode de vie des peuples indigènes.

Les autochtones exigent que le gouvernement aille plus loin et procède à la démarcation de leurs territoires.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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