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International

Israël veut lancer une offensive sur Rafah, même en cas de trêve

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Des Palestiniens déplacés font la queue dans l'espoir de recevoir de la nourriture à Deir Al Balah, dans le sud de la bande de Gaza. (© KEYSTONE/EPA/MOHAMMED SABER)

Israël a promis dimanche de lancer une offensive terrestre sur la ville surpeuplée de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, malgré les négociations en cours pour parvenir à une nouvelle trêve dans la guerre contre le Hamas.

Une offensive sur cette ville où sont massés près d'un million et demi de civils, selon l'ONU, piégés contre la frontière fermée avec l'Egypte, ne serait que "retardée" si une trêve était conclue, a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, sur la chaîne américaine CBS. En lançant cette opération, Israël sera "à quelques semaines" d'une "victoire totale" sur le mouvement islamiste, a-t-il affirmé.

Alors que les pourparlers en vue d'une trêve se poursuivent au Qatar, de nouveaux bombardements ont visé dimanche Rafah et les combats font rage dans la ville en ruines de Khan Younès, à quelques kilomètres plus au nord. Le ministère de la Santé du Hamas a dénombré dimanche 86 morts en 24 heures à travers le territoire palestinien.

La bande de Gaza, assiégée par Israël, subit depuis le début de la guerre le 7 octobre une catastrophe humanitaire majeure et 2,2 millions de personnes, soit l'immense majorité de la population, sont menacées d'une "famine de masse", selon l'ONU. Dimanche, selon un correspondant de l'AFP, des centaines de personnes, poussées par la faim, ont fui le nord de Gaza, où 300'000 habitants risquent la famine selon l'ONU.

La famine guette

L'aide internationale, qui entre au compte-gouttes depuis l'Egypte par Rafah, est soumise au feu vert d'Israël et son acheminement vers le nord est presque impossible en raison des destructions et des combats.

Des Palestiniens de Gaza ont confié ces derniers jours à l'AFP être forcés de manger des feuilles, du fourrage pour le bétail, voire d'abattre des animaux de trait pour se nourrir.

Une famine peut encore être "évitée" à Gaza si Israël permet aux agences humanitaires d'y faire entrer "une aide significative", a affirmé dimanche le commissaire général de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), Philippe Lazzarini.

La guerre déclenchée le 7 octobre par une attaque sans précédent menée en Israël par des commandos du Hamas infiltrés depuis Gaza, a entraîné la mort d'au moins 1160 personnes. Sur les 250 personnes enlevées, 130 - dont 31 seraient mortes - y sont encore retenues en otage. L'offensive lancée par Israël en représailles a, elle, coûté la vie à 29'692 personnes à Gaza, en majorité des civils selon le ministère de la Santé du Hamas.

Un "terrain d'entente"

Malgré de multiples mises en garde internationales, Benjamin Netanyahu a annoncé une prochaine opération terrestre à Rafah, où il entend vaincre le Hamas dans son "dernier bastion" après quatre mois d'une offensive au sol qui a commencé le 27 octobre dans le nord de Gaza avant de s'étendre vers le sud.

Le Premier ministre a annoncé samedi qu'il convoquerait "en début de semaine le cabinet pour approuver les plans opérationnels d'action à Rafah, y compris l'évacuation de la population civile". "Il y a de la place" pour que les civils "aillent au nord de Rafah, dans les zones où nous avons terminé le combat", a-t-il affirmé dimanche sur CBS.

Les pays médiateurs tentent pendant ce temps d'arracher aux deux parties un compromis en vue d'une trêve. Des représentants égyptiens, qataris et américains, ainsi que d'Israël et du Hamas ont repris dimanche à Doha les négociations qui "seront suivies de réunions au Caire", selon une télévision proche du renseignement égyptien, AlQahera News.

Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Jake Sullivan, a affirmé dimanche qu'un "terrain d'entente" a été trouvé lors d'une récente réunion à Paris entre des représentants d'Israël, des Etats-Unis, de l'Egypte et du Qatar, sur les "contours" d'un possible accord portant sur la libération des otages et "un cessez-le-feu temporaire".

Cessez-le-feu et libération d'otages

"Il faudrait qu'il y ait des discussions indirectes du Qatar et de l'Egypte avec le Hamas, parce qu'au final, ils devront donner leur accord à la libération des otages. Ce travail est en cours", a-t-il ajouté sur CNN. L'émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al-Thani, est par ailleurs attendu à Paris mardi ou mercredi pour évoquer les négociations en cours avec le président français Emmanuel Macron.

D'après une source du Hamas, les discussions portent sur la première phase d'un plan élaboré en janvier par les médiateurs, qui prévoit une trêve de six semaines associée à la libération d'otages et de prisonniers palestiniens détenus par Israël, ainsi que l'entrée à Gaza d'une importante quantité d'aide humanitaire.

Mais pour conclure un accord, Israël exige au préalable la libération de tous les otages et a prévenu qu'une pause dans les combats ne signifiait pas la fin de la guerre.

Le Hamas réclame de son côté un cessez-le-feu complet, le retrait des troupes israéliennes de Gaza, la levée du blocus imposé par Israël depuis 2007 et un abri sûr pour les centaines de milliers de civils déplacés par la guerre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Trump dit que les Etats-Unis vont "quitter" l'Iran "très bientôt"

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Donald Trump a assuré lundi entrevoir un "accord" avec les nouveaux dirigeants iraniens (archives). (© KEYSTONE/AP/Alex Brandon)

Dans un nouveau revirement, le président américain Donald Trump a affirmé mardi que les Etats-Unis quitteraient l'Iran "très bientôt", peu importe qu'un accord soit conclu avec Téhéran. Il a évoqué un délai de "deux, peut-être trois semaines".

"Tout ce que j'ai à faire, c'est partir de l'Iran et nous le ferons très bientôt et ils dégringoleront", a affirmé le président américain en réponse à une question sur le prix du carburant, qui a flambé aux Etats-Unis à 4 dollars. Il a ensuite évoqué, pendant un échange avec la presse, un délai de "deux, peut-être trois semaines".

Le président américain a aussi indiqué que la conclusion ou non d'un accord avec l'Iran était "sans importance", après avoir dit lundi "entrevoir un accord" avec de nouveaux dirigeants iraniens, qu'il n'a pas nommés.

"Nous partirons très bientôt. Et si la France ou un autre pays veut avoir son pétrole ou son gaz, ils iront tout droit dans le détroit d'Ormuz [...] et ils se débrouilleront tout seuls. Je pense que ce sera un endroit très sûr en réalité, mais nous n'avons rien à voir avec cela", a-t-il aussi dit.

"Achetez auprès des Etats-Unis"

Il avait déjà affirmé mardi matin que les Etats-Unis "ne seraient plus là pour aider" les pays dont l'approvisionnement en pétrole dépend de ce détroit stratégique, bloqué par l'Iran après le début du conflit.

Le président américain, qui veut boucler en six semaines maximum l'opération militaire lancée contre l'Iran le 28 février, avait déjà indiqué auparavant que la réouverture de cette artère vitale pour le transport mondial de brut n'était pas un impératif pour lui.

"J'ai une suggestion pour tous ces pays qui n'ont plus de kérosène à cause du détroit d'Ormuz, comme le Royaume-Uni, qui a refusé de s'impliquer dans la décapitation de l'Iran: 1. achetez auprès des Etats-Unis, nous en avons plein, 2. trouvez du courage, avec retard, allez jusqu'au détroit et prenez-le tout simplement", a-t-il écrit sur son réseau social Truth Social.

Il a plusieurs fois affirmé que la première puissance mondiale, qui produit une bonne partie du pétrole qu'elle consomme et importe le reste essentiellement du Canada et du Mexique, n'était pas affectée par la fermeture par l'Iran du détroit d'Ormuz.

Ce n'est pas le cas de nombre de pays asiatiques désormais confrontés à une crise énergétique majeure. Les Etats-Unis n'en subissent pas moins l'impact de la hausse des cours.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Décès de Lili Hinstin, ancienne directrice artistique de Locarno

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L'ancienne directrice du Festival de Locarno Lili Hinstin s'est éteinte à 48 ans. Ici, une photo de 2019. (archives) (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Lili Hinstin, ancienne directrice artistique du Festival du film de Locarno, est décédée à l'âge de 48 ans. Cette gestionnaire culturelle avait dirigé les éditions 2019 et 2020 du festival.

Toute l'équipe du Festival du film de Locarno "se souvient d'elle avec gratitude", ont annoncé mardi les responsables sur leur site web. La Française, née en 1977, est décédée après une longue maladie.

Lili Hinstin avait pris la direction artistique fin 2018. Elle succédait à Carlo Chatrian, qui était parti à la Berlinale. A peine deux ans plus tard, en septembre 2020, Lili Hinstin a quitté le festival en raison de divergences stratégiques. Depuis 2023, elle était directrice de la programmation du Festival international du film de Biarritz "Nouvelles Vagues".

Parmi les moments forts de l'édition 2019 de Locarno, les responsables citent le débat public entre Albert Serra et John Waters, lauréat du Léopard d'honneur, ainsi que la remise du Léopard d'or à "Vitalina Varela" de Pedro Costa.

La deuxième édition dirigée par Lili Hinstin en 2020 a été marquée par la pandémie de coronavirus et s’est déroulée sous une forme hybride. Dans ce contexte, la gestionnaire culturelle née à Paris a contribué à réinventer le festival. Elle a ainsi lancé une initiative visant à utiliser les fonds du festival pour soutenir des projets cinématographiques suisses et internationaux qui avaient été mis à l’arrêt par la pandémie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / apa

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International

Allemagne: la baleine de nouveau coincée sur la côte baltique

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Des sauveteurs observent depuis la plage une baleine échouée sur la côte de la mer Baltique. (© KEYSTONE/dpa/Jens Büttner)

La baleine à bosse échouée depuis une semaine sur un banc de sable de la côte allemande en mer Baltique, et qui était parvenue à se libérer lundi soir, est de nouveau coincée mardi, selon un expert de Greenpeace.

"La baleine est échouée" dans les eaux peu profondes d'une baie au large de Wismar, au nord-est de l'Allemagne, a déclaré à des journalistes l'expert en biologie marine Thilo Maack. Des spécialistes doivent de nouveau évaluer sa situation.

Les deux canots de la police et de l'organisation écologiste qui l'escortaient depuis la matinée l'ont vue s'immobiliser de nouveau sur un banc et ont au moins pu l'empêcher de s'échouer davantage, a-t-il souligné.

L'animal est "affaibli" et a besoin de "repos", a-t-il ajouté. Comme ces derniers jours, scientifiques et autorités locales impliqués estiment que l'animal pourrait repartir par ses propres moyens, s'il le souhaitait.

Selon ses observateurs, cette baleine à bosse baptisée Timmy erre depuis environ quatre semaines en mer Baltique.

Lundi 23 mars, le mammifère marin d'une douzaine de mètres avait été repéré échoué sur un banc de sable dans la baie de Lübeck, ville portuaire de la région du Schleswig-Holstein, dans le nord du pays.

Après plusieurs jours et une opération de sauvetage complexe impliquant notamment des engins de chantier, elle avait réussi à se libérer. Avant de s'échouer de nouveau de samedi à lundi soir dans la baie de Wismar, un peu plus à l'est, dans la région voisine de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale.

Lundi soir, elle avait réussi à se libérer et à regagner le large par ses propres moyens après que des sauveteurs l'ont incitée, à l'aide d'un canot pneumatique, à se remettre en mouvement.

Les autorités, qui l'ont observée nager librement mardi, espéraient qu'elle puisse définitivement s'échapper.

Mobilisant pompiers, plongeurs, biologistes, police maritime et autorités locales, l'opération de sauvetage tient en haleine la presse allemande, qui couvre chaque rebondissement. La présence de ce cétacé en mer Baltique est rare.

"Le calme que nous avons accordé à la baleine a porté ses fruits", avait estimé lundi soir le ministre régional de l'Environnement, Till Backhaus (SPD).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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Football

"L'Iran sera à la Coupe du monde aux Etats-Unis", annonce Infantino

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Selon le président de la FIFA Gianni Infantino, l'équipe iranienne de football jouera sur le sol américain lors de la prochaine Coupe du monde cet été. (© KEYSTONE/AP/BRUNA PRADO)

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a assuré mardi à l’AFP que l’Iran "sera à la Coupe du monde" et disputera ses matches de premier tour comme prévu aux USA cet été. Il assistait à un match amical de la sélection iranienne près d’Antalya.

"On est là pour ça. On se réjouit parce que c'est une très, très forte équipe, je suis très content", a ajouté le président de la FIFA à la mi-temps de ce match contre le Costa Rica.

"J'ai vu l'équipe, j'ai parlé aux joueurs, à l'entraîneur, donc tout va bien", a-t-il poursuivi, précisant que "les matches seront où ils doivent être, selon le tirage au sort".

D'après le calendrier officiel du Mondial, l'Iran doit disputer son premier tour sur le sol des Etats-Unis, co-organisateurs du tournoi avec le Mexique et le Canada. Après la Nouvelle-Zélande (16 juin) et la Belgique (21 juin) à Los Angeles, la sélection iranienne doit jouer contre l'Egypte à Seattle (27 juin).

Le calendrier initial devrait être maintenu

Après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, le 28 février, l'Iran avait demandé à jouer ses rencontres du premier tour au Mexique. Mi-mars, le patron de la Fédération iranienne de football, Mehdi Taj, avait indiqué "être en négociations avec la FIFA pour que les matches de l'Iran (...) se déroulent au Mexique" et non sur le sol américain, comme prévu jusqu'ici.

Selon les déclarations de Gianni Infantino à l'AFP, le calendrier initial sera maintenu.

La présence du patron de la FIFA pour le match de mardi contre le Costa Rica n'avait pas été annoncée. Il s'est installé en tribune peu avant le coup d'envoi de la rencontre et a posé pour des photos avec plusieurs membres de la fédération iranienne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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