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Grèves en série au Royaume-Uni, le métro londonien paralysé

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Le plus vieux métro du monde était presque entièrement paralysé jeudi. (© KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN)

Des millions de personnes ont vu leurs trajets fortement perturbés jeudi par une nouvelle grève quasi totale du métro londonien. Cela au moment où les mouvements sociaux s'intensifient au Royaume-Uni et en Europe face à l'inflation.

Le plus vieux métro du monde était presque entièrement paralysé jeudi, avec la plupart des lignes totalement à l'arrêt et quelques-unes avec un service très réduit.

Seule la toute jeune Elizabeth Line, inaugurée en mai et partiellement automatisée, fonctionnait quasi normalement, avec seulement quelques stations fermées au coeur de la capitale.

Le métro londonien transporte en temps ordinaire jusqu'à 5 millions de passagers par jour mais a été secoué par plusieurs mouvements de grève ces derniers mois.

Si certains Londoniens ont opté pour le télétravail, dont la pratique s'est largement diffusée depuis la pandémie de Covid-19, beaucoup se sont rabattus sur le vélo, la voiture mais aussi les bus, bondés jeudi.

Contre des suppressions de postes

Le syndicat national RMT (Rail, Maritime and Transport) qui a appelé à la grève, s'oppose notamment à la suppression de 600 postes dans les stations de métro et à un projet de TfL de modifier son financement des pensions de retraite des agents, selon un communiqué.

Plombé par la pandémie, TfL a conclu fin août un accord de financement avec le gouvernement qui ne comble toutefois pas les besoins de l'opérateur public.

"Ces attaques (du statut des salariés) sont profondément injustes et complètement inutiles", estime le syndicat, qui affirme avoir fait des propositions pour suspendre la grève qui ont été rejetées par TfL.

Inflation record en Europe

Selon Sharon Graham, secrétaire générale du syndicat Unite qui a aussi appelé à la grève, "TfL attaque inutilement les pensions et les salaires de nos membres, ce que Unite ne peut tout simplement pas accepter", a-t-elle affirmé dans un communiqué.

"Aucune proposition pour changer le système de pensions ou les conditions n'ont été faites", avait assuré de son côté Glynn Barton, un responsable de TfL, dans une déclaration mardi après l'échec des négociations avec les syndicats.

Cette grève intervient aussi au moment où le Royaume-Uni connait une multiplication des mouvements sociaux dans un contexte d'inflation record et de crise du coût de la vie.

Mercredi, les infirmières ont voté une grève nationale inédite pour réclamer de meilleurs salaires et 100'000 fonctionnaires environ ont voté pour se mettre en grève jeudi, un mouvement qui pourrait concerner aussi bien les agents de contrôle aux frontières, les examinateurs de permis de conduire que les personnels des agences pour l'emploi.

La semaine prochaine un débrayage est prévu à l'aéroport d'Heathrow tandis que le syndicat de conducteurs de trains Aslef a prévu une autre grève le 26 novembre, entre autres mouvements.

Les mêmes revendications agitent d'autres pays d'Europe, traversés eux aussi par des mouvements sociaux, à l'image de Paris, où le métro est aussi très perturbé jeudi par une grève à l'appel de tous les syndicats qui réclament des hausses de salaire.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Un astéroïde de la taille d'un camion a frôlé la Terre

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L'astéroïde est passé à 3600 km de la surface de la Terre. (© KEYSTONE/AP)

Un petit astéroïde de la taille d'un camion, qui a soudainement surgi de l'obscurité il y a quelques jours avec la Terre en ligne de mire, nous a frôlés sans faire de dégâts jeudi, a indiqué la NASA. Il s'est approché à 3600 km de la surface terrestre.

Contrairement à ce qui a été vu maintes fois dans les films hollywoodiens, aucune mission mondiale visant à le faire exploser ou dévier de sa trajectoire avec des missiles n'a été nécessaire. Au lieu de cela, l'astéroïde 2023 BU est passé sans incident avant de repartir dans l'obscurité de l'espace.

L'objet, repéré pour la première fois samedi depuis un observatoire en Crimée, s'est approché le plus près de la pointe sud de l'Amérique du Sud vers 01h29 vendredi (heure suisse), selon les scientifiques qui le suivaient.

A son point le plus proche, soit 3600 kilomètres de la surface de la Terre, il se trouvait beaucoup plus près que de nombreux satellites géostationnaires orbitant autour de la planète.

Une des plus proches

C'est l'astronome amateur Guennadi Borissov, le découvreur de la comète interstellaire Borissov en 2019, qui a tiré la sonnette d'alarme samedi. Des dizaines d'observations ont ensuite été réalisées par des observatoires à travers le monde, confirmant l'arrivée de 2023 BU.

Le système d'évaluation des risques d'impact de la NASA, Scout, a rapidement exclu une collision avec la Terre. "Malgré les très rares observations, il a néanmoins été en mesure de prédire que l'astéroïde ferait une approche extraordinairement proche de la Terre", a déclaré Davide Farnocchia, ingénieur de navigation au Jet Propulsion Laboratory (JPL), qui a développé Scout.

Il s'agit "d'une des approches les plus proches par un objet géocroiseur [un astéroïde ou une comète dont l'orbite croise celle de la Terre, ndlr] jamais enregistrées", complète-t-il.

Si les calculs avaient été erronés, cependant, l'humanité s'en serait probablement bien sortie, selon les scientifiques. L'astéroïde, qui mesure entre 3,5 et 8,5 mètres de diamètre, se serait désintégré en grande partie dans notre atmosphère, ne faisant retomber potentiellement que quelques débris sous forme de petites météorites.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Nouvelle opération SOS marsouin du Pacifique, une espèce en danger

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Le petit cétacé argenté est facilement reconnaissable aux cercles obscurs qui entourent ses yeux et sa bouche (archives). (© KEYSTONE/AP www.whaletrackers.com/CHRIS JOHNSON, EARTHOCEAN)

La course contre la montre a repris au large du Mexique contre l'extinction du marsouin du Pacifique, le mammifère marin le plus menacé au monde en raison de la pêche illégale soutenue par la demande en Chine. Long de 1,5 mètre, il est le plus petit cétacé au monde.

La marine mexicaine et un bateau de Sea Shepherd, ONG soutenue par Leonardo Di Caprio, ont repris mercredi la mer dans le golfe de Californie à un "moment critique", ont indiqué jeudi les organisateurs. Il ne resterait plus qu'une vingtaine d'individus dans le golfe, son unique sanctuaire au monde, d'après Sea Shepherd.

L'"opération miracle" a permis de réduire de 70% la pêche illégale du phocoena sinus. "C'est encourageant, mais nous devons faire mieux", a déclaré la responsable de Sea Shepherd.

"Vaquita marina"

Connu comme le "panda des mers", le marsouin du Pacifique a été décimé par les filets des pêcheurs. Il a été la victime collatérale de la pêche du poisson totoaba, dont la "vessie-nageoire" se vend jusqu'à 8000 dollars le kilogramme en Chine en raison de ses supposées vertus médicinales.

La "vaquita marina" ("petite vache marine"), comme le marsouin est appelé en espagnol, est considérée comme une espèce en voie d'extinction depuis 1996.

L'acteur américain Leonardo di Caprio a produit un film sur la lutte contre l'extinction des "vaquitas" et des totoabas, "Sea of Shadow". "Quand les cartels mexicains de la drogue et les trafiquants chinois unissent leurs forces pour braconner le poisson totoaba, leurs méthodes criminelles menacent de détruire virtuellement toute vie marine dans la région", indique le "pitch" du film.

L'"opération miracle" a été lancée en 2015 pour sauver le petit cétacé argenté facilement reconnaissable aux cercles obscurs qui entourent ses yeux et sa bouche".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Israël frappe Jénine et Gaza, au moins 10 morts

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Selon des sources palestiniennes, la bande de Gaza a été touchée par au moins 15 frappes israéliennes (archives). (© KEYSTONE/AP/YOUSEF MASOUD)

Au moins 10 Palestiniens ont été tués lors d'opérations israéliennes jeudi et vendredi en Cisjordanie et à Gaza. La dernière a été présentée comme une réponse à des tirs de roquettes du Hamas.

Il s'agit de la séquence la plus meurtrière du conflit israélo-palestinien depuis la flambée de violence entre l'armée israélienne et le Djihad islamique à Gaza, lors de laquelle 49 Palestiniens au moins ont péri en trois jours d'août 2022.

L'armée israélienne a annoncé vendredi avoir mené au moins deux séries de bombardements contre la bande de Gaza, en réponse à des tirs de roquettes depuis l'enclave palestinienne. Aucune victime n'a été signalée à ce stade. Les explosions ont notamment touché la ville de Gaza, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Jeudi, neuf Palestiniens avaient été tués à Jénine lors d'un raid israélien décrit par l'armée comme une opération contre des activistes islamistes dans le camp de réfugiés de cette ville du nord de la Cisjordanie occupée. L'autorité palestinienne a dénoncé "un massacre" et annoncé mettre fin à la coopération sécuritaire avec Israël, une première depuis 2020.

Blinken au Proche-Orient

Le département d'Etat américain a dit regretter cette décision, jugeant "très important que les parties maintiennent voire approfondissent leur coordination sécuritaire". Le chef de la diplomatie américaine, Anthony Blinken, doit se rendre lundi et mardi en Israël et Cisjordanie pour insister, selon Washington, sur "la nécessité urgente de prendre des mesures de désescalade".

Un dixième Palestinien a été abattu jeudi à Al-Ram, près de Ramallah, a indiqué le ministère israélien de la santé.

Concernant le raid à Jénine, l'ONU n'a pas recensé un bilan aussi élevé en une seule opération israélienne en Cisjordanie depuis qu'elles ont commencé à comptabiliser en 2005 les victimes du conflit israélo-palestinien.

"Depuis le début de l'année, nous continuons d'observer les niveaux élevés de violence et les tendances négatives qui ont caractérisé 2022", a regretté l'émissaire de l'ONU pour le Proche-Orient, Tor Wennesland. Il a jugé "essentiel de faire baisser immédiatement les tensions".

"Crimes"

Selon l'armée israélienne, le raid mené dans le camp de Jénine était une "opération de contre-terrorisme" visant des membres de l'organisation Djihad islamique, qui, d'après le ministre de la défense Yoav Gallant, planifiaient une attaque en Israël.

La ministre palestinienne de la santé Mai al-Kaila a accusé les soldats d'avoir tiré du gaz lacrymogène à l'intérieur de l'unité pédiatrique de l'hôpital gouvernemental local, ce que l'armée a démenti. "Le gaz a atteint le service pédiatrique, posant un danger pour les enfants, qui ont été transférés vers un endroit sûr loin des affrontements", a indiqué le directeur de l'hôpital.

"Personne n'a tiré du gaz lacrymogène volontairement dans un hôpital [...] mais l'opération se déroulait non loin de l'hôpital et il est possible que du gaz lacrymogène soit entré par une fenêtre ouverte", a affirmé à l'AFP un porte-parole militaire israélien.

La diplomatie saoudienne a "vivement" dénoncé "l'incursion" israélienne, que le Qatar a qualifiée de "prolongement des crimes odieux" contre "le peuple palestinien sans défense".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Pas encore candidat, Biden commencera bientôt à lever des fonds

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Joe Biden dit jusqu'ici avoir "l'intention de se représenter" à la présidentielle de 2024 (archives). (© KEYSTONE/EPA/Oliver Contreras / POOL)

Le président américain Joe Biden, pas encore en campagne mais flirtant très ouvertement avec une candidature à la présidentielle 2024, participera la semaine prochaine à deux levées de fonds. Il a promis de rendre sa décision sur sa candidature ou non au début 2023.

Le démocrate octogénaire sera mardi prochain à New York, puis à Philadelphie vendredi, allant à la rencontre de riches sympathisants pour remplir les caisses de son parti, a indiqué à l'AFP une source dans le camp démocrate. Ces levées de fonds sont essentielles dans les campagnes politiques américaines, abreuvées de centaines de millions de dollars.

Petit à petit, l'architecture d'une possible candidature du dirigeant octogénaire commence à prendre forme. En décembre, le président avait déjà convaincu le parti démocrate de chambouler complètement le calendrier de ses primaires, renforçant l'influence du vote afro-américain qui lui avait été très favorable en 2020.

Joe Biden dit jusqu'ici avoir "l'intention de se représenter" à la présidentielle de 2024. Il a promis de rendre sa décision publique au début de l'année.

Les experts politiques prédisent une possible annonce après son discours sur l'Etat de l'union, traditionnel discours de politique général des présidents donné devant les parlementaires, prévu le 7 février.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Un chef du groupe Etat islamique tué dans un raid américain

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Cette opération, décidée par le président Joe Biden, est préparée depuis plusieurs mois (Photo prétexte).. (© KEYSTONE/AP/Andrew Harnik)

Un chef du groupe Etat islamique, identifié comme Bilal al-Sudani, et "environ dix personnes" liées à l'organisation terroriste ont été tués mercredi dans un raid américain en Somalie, a fait savoir jeudi l'exécutif américain.

"Al-Sudani se chargeait d'encourager la présence croissante du groupe Etat islamique en Afrique et de financer ses opérations dans le monde, y compris en Afghanistan", a commenté dans un communiqué le secrétaire à la Défense Lloyd Austin.

Cette opération préparée depuis "plusieurs mois", n'a fait de victime ni dans la population civile ni parmi les militaires américains, a précisé une haute responsable de la Maison Blanche lors d'un entretien avec des journalistes.

La haute responsable, qui n'a pas souhaité être identifiée, a déclaré que le raid avait été précédé de "répétitions intensives" des forces américaines, sur des sites "spécifiquement construits" pour imiter le terrain où il a eu lieu, une caverne dans les montagnes du nord de la Somalie.

"Nous étions prêts à capturer al-Sudani", a-t-elle assuré.

Joe "Biden a dit très clairement que nous étions décidés à trouver et à éliminer toutes les menaces terroristes contre les Etats-Unis et contre le peuple américain, où qu'elles soient, même dans les endroits les plus reculés", a affirmé un autre responsable de la Maison Blanche.

En août dernier, le chef d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, avait été tué sur son balcon en Afghanistan par une frappe de drone américain.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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