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Heineken voit son bénéfice net rebondir en 2021

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Heineken a dégagé l'an dernier un chiffre d'affaires de 26,58 milliards d'euros, en progression de 11,8% (archives). (© KEYSTONE/AP/J. DAVID AKE)

Le brasseur néerlandais Heineken a publié mercredi un bénéfice net en 2021 en rebond, à 3,32 milliards d'euros (3,49 milliards de francs). Le géant brassicole avait plongé dans le rouge 2020, en raison de la pandémie.

Le groupe a enregistré une hausse organique sur cette même période de 4,6% des volumes de bières, "bien au-delà de 2019", a indiqué le groupe dans un communiqué.

"Nous avons fait un grand pas vers le rétablissement aux niveaux pré-pandémiques, et pour certaines parties allant au-delà", s'est félicité le patron du groupe Dolf van den Brink, cité dans le communiqué.

Heineken a enregistré un chiffre d'affaires de 26,58 milliards d'euros, en progression de 11,8%.

"Pour l'avenir, bien que la vitesse de la reprise reste incertaine et que nous soyons confrontés à d'importants défis inflationnistes, nous sommes encouragés par la solide performance de notre entreprise", a estimé M. van den Brink.

Le brasseur, fortement affecté par les restrictions sanitaires, avait enregistré une perte de 204 millions en 2020.

Le groupe prévoit pour 2022 une augmentation du coût de ses intrants par hectolitre au milieu d'année notamment en raison de la forte augmentation des prix des matières premières, de l'énergie et du fret.

"Nous compenserons ces augmentations du coût des intrants par la tarification en termes absolus, ce qui pourrait entraîner une consommation de bière plus faible", a annoncé le groupe.

Fondé au XIXe siècle à Amsterdam, Heineken produit et vend plus de 300 marques de bière et de cidre, dont Heineken, Strongbow et Amstel, et emploie plus de 85'000 personnes à l'échelle mondiale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Joe Biden conforte sa majorité au Sénat américain

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Les supporters de Raphael Warnock ont exulté de joie à l'annonce des résultats. (© KEYSTONE/EPA/JIM LO SCALZO)

Le parti de Joe Biden a remporté mardi un nouveau siège au Sénat américain, avec la victoire du candidat démocrate Raphael Warnock en Géorgie. Les démocrates renforcent ainsi leur très fine majorité à la chambre haute du Congrès.

Le président américain, à qui l'on prédisait une sévère défaite aux élections de mi-mandat, ressort renforcé de cette séquence électorale.

Le candidat de son parti, le sénateur démocrate Raphael Warnock était opposé à un protégé de Donald Trump, le républicain Herschel Walker pour le dernier acte de ces "midterms". Les deux hommes s'étaient déjà affrontés en novembre et un deuxième tour avait dû être organisé pour les départager.

Le président américain s'était montré extrêmement confiant, quelques minutes avant l'annonce des résultats. "Nous allons l'emporter, nous allons gagner en Géorgie", avait-il déclaré à des journalistes.

Cette victoire ne change pas l'équilibre des pouvoirs au Congrès américain: les démocrates s'étaient déjà assurés de garder le contrôle du Sénat à l'issue du premier tour des législatives, en novembre. Les républicains ont quant à eux repris la Chambre, mais avec une majorité bien plus courte qu'espéré.

Plus grande influence

Mais ce nouveau siège donne des coudées plus franches au parti de Joe Biden, qui a gouverné ces deux dernières années avec une majorité extrêmement ténue: 50 sièges sur 100.

Il leur permettra entre autres d'exercer une plus grande influence dans des commissions parlementaires essentielles. Et limitera significativement l'influence d'un sénateur démocrate modéré, Joe Manchin, fossoyeur de plusieurs grands chantiers de l'administration Biden.

Avec ce siège, les républicains espéraient quant à eux s'offrir des pouvoirs de blocage plus larges aux politiques de Joe Biden. A 700 jours de la prochaine élection, l'opposition est soucieuse de casser la dynamique du président, renforcé par ces bons résultats aux "midterms".

400 millions de dollars

La défaite du candidat de Donald Trump est une nouvelle illustration que la "vague" républicaine promise par l'ancien président aux élections de mi-mandat ne s'est pas matérialisée. Cela n'a pas empêché le républicain, empêtré dans divers scandales et ennuis judiciaires, de se déclarer candidat à l'élection présidentielle.

Signe de l'importance et de l'intérêt pour ce dernier duel en Géorgie: près de 400 millions de dollars avaient été injectés dans le scrutin, le plus cher des élections de mi-mandat. Les rares sondages montraient les candidats au coude-à-coude.

Pour concrétiser leurs ambitions, les démocrates avaient appelé leurs poids lourds à la rescousse. L'ancien président Barack Obama, incontestablement l'une des figures les plus charismatiques du parti, était par exemple en campagne à Atlanta la semaine dernière.

Profils atypiques

Historiquement acquise aux républicains, la Géorgie avait pris l'Amérique par surprise en préférant Joe Biden à Donald Trump lors de la présidentielle de 2020, puis en envoyant deux démocrates au Sénat deux mois plus tard. Cet Etat frontalier de la Floride était à nouveau au coeur de toutes les convoitises, alimenté par le profil atypique des candidats.

Avec plusieurs records sportifs à son actif, le républicain Herschel Walker, considéré comme l'un des meilleurs joueurs de l'histoire du football américain universitaire, est entré en politique sur le tard. Le sexagénaire cherchait à s'emparer du siège de Raphael Warnock, qui avant de devenir en 2021 sénateur de Géorgie officiait en tant que pasteur depuis l'ancien pupitre de Martin Luther King, à Atlanta.

La campagne du candidat afro-américain pro-Trump avait toutefois été éclaboussée par plusieurs scandales. Herschel Walker, connu pour ses positions anti-IVG, a entre autres été accusé d'avoir poussé plusieurs de ses anciennes compagnes à avorter.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Les bureaux de vote ont fermé en Géorgie, élection test pour Biden

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Ce siège, s'il est remporté par les républicains, leur offrirait des pouvoirs de blocage plus larges aux politiques de Joe Biden. (© KEYSTONE/AP/Ron Harris)

Un pasteur contre une ancienne vedette sportive: l'Amérique attendait mardi avec impatience les résultats d'une élection pour un siège au Sénat américain en Géorgie, un scrutin lourd de conséquences pour la suite du mandat de Joe Biden.

Les bureaux de vote ont fermé à 19h00 locales (01h00 mercredi en Suisse) dans cet Etat du Sud.

Le démocrate Raphael Warnock, sénateur sortant, est opposé à un poulain de Donald Trump, l'ancien joueur de football américain Herschel Walker, pour le dernier acte des élections législatives de mi-mandat. Les deux candidats se sont déjà affrontés en novembre et un deuxième tour a été organisé pour les départager.

"Les yeux de la nation sont braqués sur vous", a plaidé le président Joe Biden, appelant les électeurs de cet Etat à forte population afro-américaine à se rendre en nombre aux bureaux de vote.

De ce siège ne dépend certes pas l'équilibre des pouvoirs au Congrès américain: les démocrates se sont déjà assurés de garder le contrôle du Sénat à l'issue des "midterms". Les républicains ont quant à eux repris la Chambre. Mais il offrirait aux républicains des pouvoirs de blocage plus larges aux politiques de Joe Biden. A 700 jours de la prochaine élection, l'opposition espère casser la dynamique du président.

400 millions de dollars

Côté démocrate, une victoire conforterait leur très fine majorité au Sénat, leur permettant d'exercer une plus grande influence dans des commissions parlementaires essentielles. Elle limiterait aussi significativement l'influence d'un sénateur démocrate modéré, Joe Manchin, fossoyeur de plusieurs grands chantiers de l'administration Biden.

Pour concrétiser leurs ambitions, les démocrates ont appelé leurs poids lourds à la rescousse. L'ancien président Barack Obama, incontestablement l'une des figures les plus charismatiques du parti, était par exemple en campagne à Atlanta la semaine dernière.

Signe de l'importance et de l'intérêt pour ce duel: près de 400 millions de dollars ont été injectés dans le scrutin, le plus cher des élections de mi-mandat. Il s'annonce serré. Les rares sondages montrent les candidats au coude-à-coude et les résultats définitifs pourraient ne pas être connus avant plusieurs jours.

Profils atypiques

Historiquement acquise aux républicains, la Géorgie avait pris l'Amérique par surprise en préférant Joe Biden à Donald Trump lors de la présidentielle de 2020, puis en envoyant deux démocrates au Sénat deux mois plus tard.

Cet Etat frontalier de la Floride se retrouve à nouveau au coeur de toutes les convoitises. Cette fois-ci, c'est aussi le profil atypique des candidats qui détonne.

Avec plusieurs records sportifs à son actif, le républicain Herschel Walker, considéré comme l'un des meilleurs joueurs de l'histoire du football américain universitaire, est entré en politique sur le tard.

Le sexagénaire cherche à s'emparer du siège de Raphael Warnock, qui avant de devenir en 2021 sénateur de Géorgie officiait en tant que pasteur depuis l'ancien pupitre de Martin Luther King, à Atlanta.

La campagne du candidat afro-américain pro-Trump a toutefois été éclaboussée par plusieurs scandales. Herschel Walker, connu pour ses positions anti-IVG, a entre autres été accusé d'avoir poussé plusieurs de ses anciennes compagnes à avorter.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Cristina Kirchner condamnée à 6 ans de prison et inéligibilité

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La vice-présidente argentine Cristina Kirchner a été condamnée mardi à 6 ans de prison, même si son immunité parlementaire l'en préserve (archives). (© KEYSTONE/EPA/Demian Alday Estévez)

La vice-présidente argentine Cristina Kirchner a été condamnée mardi à 6 ans de prison, même si son immunité parlementaire l'en préserve, et à une inéligibilité à vie, dans un procès pour fraude et corruption durant ses mandats présidentiels de 2007 à 2015.

Dans la foulée, l'ex-cheffe de l'Etat a affirmé qu'elle "ne sera candidate à rien, ni sénatrice, ni vice-présidente, ni présidente" aux élections générales de 2023, paraissant renoncer ainsi à une future immunité. Même si plusieurs niveaux de recours ne devraient pas rendre une sentence effective avant des années.

Cristina Kirchner, 69 ans, a été reconnue coupable "d'administration frauduleuse" au préjudice de l'Etat, dans ce procès portant sur des attributions de marchés publics dans son fief politique de Santa Cruz (sud), pendant ses deux mandats de présidente.

Douze ans de prison, ainsi que l'inéligibilité, avaient été requis en août contre Mme Kirchner. L'ancienne cheffe de l'Etat (centre-gauche), qui sept ans après son départ de la présidence reste une figure incontournable, autant que clivante, de la politique argentine, a toujours nié toute malversation.

Et elle a dénoncé, depuis le début de la procédure en 2019, un procès "politique", mené par des juges, selon elle, instrumentalisés par l'opposition de droite, en particulier le camp "macriste", en référence a son successeur a la présidence (2015-2019), le libéral Mauricio Macri.

Immunité parlementaire

Sa position de présidente du Sénat, synonyme d'immunité parlementaire lui évite la prison. Immunité a laquelle elle paru renoncer à l'avenir en annonçant qu'elle ne sollicitera pas de mandat en 2023 mais "rentrera chez elle". "Qu'ils me mettent en prison !" a-t-elle lancé, défiante.

Pour autant, une peine - prison comme inéligibilité - ne serait être effective qu'au bout de plusieurs recours, dont un éventuellement devant la Cour suprême, ce qui , estimait cette semaine le politologue Rosendo Fraga pour l'AFP, pourrait prendre six ou sept ans, voire davantage.

En août, le réquisitoire - 12 ans - avait déclenché de larges manifestations de soutien à l'égard de Kirchner, dans plusieurs villes d'Argentine, et plusieurs soirs sous les fenêtres de son domicile à Buenos Aires, donnant lieu à des heurts avec la police.

Mobilisation modeste

Pour autant, l'imminence du verdict n'a engendré jusqu'à présent qu'une mobilisation relativement modeste. Aucune directive forte en ce sens n'a émané ces derniers jours de l'entourage de la vice-présidence, selon des sources proches.

Quelques centaines de partisans - syndicalistes, membres d'organisations péronistes - étaient rassemblés dans le calme dans l'après-midi aux abords du tribunal, cherchant désespérément l'ombre sous une forte chaleur, a constaté l'AFP.

Parmi eux, Marcelo Graziano, un commerçant de 50 ans, a expliqué être venu pour "défendre Cristina, se disant "reconnaissant pour ce qu'elle a donné au peuple et ce qu'elle peut encore donner". Dans la soirée un autre rassemblement de modeste ampleur, se formait calmement aux abords du Parlement.

L'hypothèse de mobilisations importantes avait fait craindre des débordements, comme en août. Tensions qui avaient indirectement créé le contexte pour l'attentat contre Mme Kirchner, le 1er septembre. Le tireur -dont le coup n'était pas parti- s'était faufilé dans une mêlée désordonnée de partisans. Trois suspects, des jeunes un peu perdus, politiquement hostiles à Kirchner, mais sans vaste complot avéré à ce jour, sont en détention.

"La sentence était écrite"

Huit des douze co-accusés de Mme Kirchner au procès, parmi lesquels un entrepreneur du bâtiment, des ex-responsables de l'organisme des chantiers routiers Vialidad, ont été condamnés à des peines de trois ans et demi à six ans de prison. Trois ont été relaxés, un a bénéficié de prescription.

"La sentence était écrite. L'idée était de me condamner", a réagi Mme Kirchner dans une allocution vidéo depuis son bureau du Sénat, peu après le verdict, diffusée sur son compte twitter. Elle a dénoncé "un Etat parallèle", une "mafia judiciaire".

Lundi, elle avait comparé son sort à celui de Luiz Inacio Lula da Silva, président réélu du Brésil, incarcéré en 2018-19 pour corruption, des condamnations finalement annulées pour vice de forme.

Un parallèle jusqu'au come-back ? Techniquement c'eût été possible, jusqu'à son annonce de mardi soir de ne solliciter aucun mandat national. Pour autant, son avenir politique national est aléatoire depuis son départ de la présidence. Son camp péroniste est conscient du rejet qu'elle suscite, au-delà d'un noyau dur de 20 à 25% de partisans.

Et récemment, elle a distillé des signaux suggérant qu'elle ne se projetait plus en mandataire, mais plutôt comme une super-influenceuse. Comme en 2019, quand elle avait adoubé Alberto Fernandez pour la présidence. "La politique, ce n'est pas seulement occuper un poste (...), être président, vice-président, sénateur ou député. C'est le pouvoir de faire passer des idées", déclarait-elle lundi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Zelensky près du front, nouvelle frappe au drone sur une base russe

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Un soldat ukrainien prend un selfie avec le président Volodymyr Zelensky, qui s'est rendu mardi près du front, non loin de Bakhmout. (© KEYSTONE/AP)

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est rendu mardi près du front, non loin de Bakhmout, le principal champ de bataille de l'Est de l'Ukraine où l'armée ukrainienne résiste depuis des mois à une offensive russe.

Ce déplacement intervient également au moment où la Russie accuse son voisin de multiplier les attaques de drones contre des aérodromes sur son territoire, que Washington a toutefois déclaré "ne pas encourager".

Des frappes que Kiev ne revendique pas, mais qui illustrent les difficultés que rencontre l'invasion déclenchée le 24 février par Vladimir Poutine.

"Nous ne permettons pas à l'Ukraine d'organiser des frappes au-delà de ses frontières, nous n'encourageons pas l'Ukraine à lancer des frappes au-delà de ses frontières", a assuré à la presse, à Washington, le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price. "Tout ce que nous faisons, tout ce que le monde fait pour soutenir l'Ukraine, vient en soutien à l'indépendance de l'Ukraine".

L'ONU inquiète

Les Ukrainiens continuent quant à eux de subir des coupures de courant, au lendemain d'une nouvelle série de bombardements sur les infrastructures énergétiques de leur pays.

Ces attaques provoquent "un nouveau niveau de besoins" humanitaires pour la population, s'est alarmé à New York le chef de l'agence humanitaire de l'ONU.

"Depuis octobre, les attaques prolongées contre les infrastructures énergétiques de l'Ukraine ont créé un nouveau niveau de besoins qui touche tout le pays et aggrave les besoins provoqués par la guerre", a déclaré Martin Griffiths devant le Conseil de sécurité de l'ONU.

Pour sa part, le président Volodymyr Zelensky a diffusé trois vidéos de lui dans le Donbass, une région dont Moscou a revendiqué l'annexion en septembre, sans pour autant la contrôler totalement.

Axe du front "le plus difficile"

"L'est de l'Ukraine est l'axe (du front) le plus difficile", a dit M. Zelensky à des militaires, à l'occasion de la journée des forces armées. "Merci pour votre résilience", a-t-il ajouté, avant de remettre des décorations.

Non loin de là, dans le bastion prorusse de Donetsk, six civils ont été tués dans des frappes ukrainiennes, selon les autorités locales.

Volodymyr Zelensky se rend régulièrement près du front, chose que le maître du Kremlin n'a jusqu'ici jamais faite, préférant les visio-conférences de son bureau ou de sa résidence.

Vladimir Poutine n'a effectué que de rares déplacements, comme lundi, en Crimée annexée, où des images l'ont montré en train de conduire un véhicule sur le pont reliant cette péninsule à la Russie, qui avait été partiellement détruit début octobre par une attaque attribuée par Moscou à Kiev.

Le président ukrainien n'était ainsi mardi qu'à 45 kilomètres de Bakhmout, que les forces russes tentent de conquérir depuis l'été au prix de destructions considérables, sans y parvenir pour le moment.

Moscou y a déployé non seulement des soldats, mais aussi le groupe paramilitaire Wagner qui a recruté des repris de justice.

Retraites

La prise de Bakhmout constituerait enfin un succès pour les Russes, qui, depuis l'automne, essuient les revers, forcés à des retraites dans le nord-est et le sud.

Face à la multiplication de ces défaites, le Kremlin a décidé, depuis octobre, de concentrer les attaques sur les installations énergétiques ukrainiennes, privant la population d'électricité, voire d'eau et de chauffage, au moment où l'hiver arrive avec ses températures négatives.

Mardi encore, le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a expliqué ces "frappes massives" par la nécessité de "réduire le potentiel militaire de l'Ukraine".

Si le Kremlin ne cesse de jurer qu'il viendra à bout de la résistance ukrainienne, les derniers mois se sont avérés très difficiles pour les militaires russes, face à des Ukrainiens motivés et armés par leurs alliés occidentaux.

Attaques au drone

Moscou a en outre dénoncé ces deux derniers jours des attaques ukrainiennes sur des aérodromes militaires, dont deux, ciblés lundi, qui se situent à plusieurs centaines de kilomètres de la frontière. Kiev n'a pas admis officiellement une quelconque responsabilité dans ces actions.

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov les a pour sa part qualifiées de "facteur dangereux", ajoutant, sans fournir de précisions, que "des mesures nécessaires seront prises".

Le journal russe Kommersant écrit que l'Ukraine a utilisé des drones soviétiques TU-141 pour frapper notamment, lundi, la base d'Engels, abritant des bombardiers stratégiques et située à 500 km de la frontière ukrainienne la plus proche.

Le ministère britannique de la Défense a estimé mardi que si Kiev avait pu mener une telle opération, Moscou doit la considérer comme "l'échec stratégique le plus significatif de protection de ses forces depuis l'invasion de l'Ukraine".

De plus, mardi matin, une autre attaque au drone, dans la zone de l'aérodrome de Koursk, près de la frontière ukrainienne cette fois-ci, a mis le feu à un réservoir de carburant.

Enfin, Kiev et Moscou ont procédé à un nouvel échange de prisonniers, a annoncé le ministère russe de la Défense, notant dans un communiqué que "60 militaires russes" avaient dans ce cadre été libérés mardi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L'humanité une "arme de destruction massive" (chef de l'ONU)

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L'humanité est devenue une "arme d'extinction massive" de la nature, a estimé mardi le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, à la veille de la COP15 sur la biodiversité à Montréal (archives). (© KEYSTONE/EPA LUSA/MIGUEL A. LOPES)

L'humanité est devenue une "arme d'extinction massive" de la nature que "nous traitons comme des toilettes", a déclaré mardi le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, lors d'une cérémonie à Montréal à la veille de la COP15 sur la biodiversité.

"Avec notre appétit sans limite pour une croissance économique incontrôlée et inégale, l'humanité est devenue une arme d'extinction massive", a-t-il martelé lors du lever de rideau de cette conférence, qu'il voit comme "notre chance d'arrêter cette orgie de destruction".

Depuis sa prise de fonction en 2017, Antonio Guterres, ancien Premier ministre portugais, a fait du changement climatique son cheval de bataille. Ses dénonciations enflammées lors de l'ouverture solennelle de la réunion COP15 montrent que le sort des plantes et des animaux menacés de la planète - une crise interconnectée - lui tient également à coeur.

Génocide des autochtones

Il s'exprimait dans la foulée du Premier ministre canadien, Justin Trudeau, dont l'intervention a été interrompue quelques minutes par une dizaine de représentants d'un peuple autochtone. Brandissant une banderole où l'on lisait "Génocide des autochtones = écocide", ils ont été raccompagnés calmement à la sortie, recevant des applaudissements de soutien d'une partie de la salle.

Les défis de la COP15 à relever sont considérables: un million d'espèces sont menacées d'extinction, un tiers des terres sont gravement dégradées et les sols fertiles disparaissent, tandis que la pollution et le changement climatique accélèrent la dégradation des océans.

Les produits chimiques, les plastiques et la pollution atmosphérique étouffent la terre, l'eau et l'air, tandis que le réchauffement de la planète dû à la combustion des énergies fossiles provoque un chaos climatique - des vagues de chaleur et des feux de forêt aux sécheresses et aux inondations.

Près de 200 pays se réunissent du 7 au 19 décembre pour tenter de sceller un pacte décennal pour la nature et éviter ainsi une sixième extinction de masse. Mais l'issue des négociations, portant sur une vingtaine d'objectifs destinés à sauvegarder les écosystèmes d'ici 2030, reste incertaine.

"Cacophonie du chaos"

"Aujourd'hui nous ne sommes pas en harmonie avec la nature, au contraire nous jouons une mélodie bien différente", une "cacophonie du chaos jouée avec des instruments de destructions", a résumé le secrétaire général de l'ONU.

"Et en fin de compte, nous nous suicidons par procuration", a-t-il ajouté, avec des répercussions sur l'emploi, la faim, la maladie et la mort. Les pertes économiques dues à la dégradation des écosystèmes, quant à elles, sont estimées à 3000 milliards de dollars par an à partir de 2030.

Mais si le constat scientifique est peu discuté, les points de friction restent nombreux entre les membres de la Convention pour la diversité biologique (CDB) de l'ONU (195 Etats et l'Union européenne, mais sans les Etats-Unis, toutefois observateurs influents).

"Pour que l'accord de Paris réussisse, la biodiversité doit également réussir. Pour que le climat réussisse, la nature doit réussir, et c'est pourquoi nous devons les traiter ensemble", a affirmé à l'AFP la cheffe de la CDB il y a quelques jours.

30% du globe sous protection

Parmi la vingtaine d'objectifs en discussions, l'ambition phare, surnommée 30x30, vise à placer au moins 30% des terres et des mers du globe sous une protection juridique minimale d'ici 2030. Contre respectivement 17% et 10% dans l'accord précédent de 2010.

Il sera aussi question des subventions néfastes à la pêche et à l'agriculture, de lutter contre les espèces invasives et de la réduction des pesticides.

Mais une fois encore, la question du financement de ces mesures pourrait être un point de blocage: des pays en développement demandant la création d'un fonds, comme celui décidé pour le climat.

En dehors du Premier ministre canadien, aucun chef d'État ou de gouvernement n'est d'ailleurs attendu à Montréal, alors qu'ils étaient plus de 110 en Egypte.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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