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International

Helsinki va quitter le traité interdisant les mines antipersonnel

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Une spécialiste ukrainienne du déminage fait une démonstration à Lausanne en octobre 2024. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Premier ministre de la Finlande a annoncé mardi que son pays quittera la convention internationale interdisant les mines antipersonnel. Il a affirmé la nécessité de se renforcer face à la menace russe.

"La Finlande et l'Europe doivent évaluer toutes les mesures visant à renforcer leurs capacités de dissuasion et de défense, individuellement et au sein de l'Otan (...). Nous proposons que la Finlande commence à préparer son retrait de l'accord d'Ottawa", a dit Petteri Orpo pendant une conférence de presse, deux semaines après un projet similaire mis sur la table par la Pologne, la Lituanie, la Lettonie et l'Estonie.

Les mines antipersonnel, posées manuellement ou dispersées par des roquettes ou des obus, sont utilisées pour dissuader des adversaires ou la population d'accéder à certaines zones. Déclenchées au contact ou à proximité d'une personne, elles peuvent tuer ou provoquer de graves blessures. Ces mines restent souvent présentes après un conflit, empêchant ainsi le retour des populations.

Victimes bien après les conflits

Plus de 160 pays et territoires reconnaissent le traité d'Ottawa, dont l'Ukraine, mais pas les Etats-Unis ni la Russie. Le texte interdit aux pays signataires l'acquisition, la production, le stockage et l'utilisation de ces mines, qui continuent à mutiler et à tuer bien après la fin des conflits, avec des conséquences principalement subies par les civils, selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Depuis l'été 2024, les forces de défense finlandaises évaluent si les mines antipersonnel sont nécessaires en Finlande. "Cet examen est motivé par les leçons tirées de la guerre en Ukraine et par la situation sécuritaire dégradée", avait précisé fin novembre à l'AFP le ministère de la Défense.

La situation n'est plus la même

La Finlande a signé la Convention d'Ottawa en 2012, mais estime que la situation sécuritaire n'est plus la même aujourd'hui. Helsinki a depuis détruit la totalité des mines sur son sol, plus d'un million d'exemplaires.

Le pays nordique, qui partage une frontière longue de 1340 kilomètres avec la Russie, a abandonné des décennies de non-alignement militaire et rejoint l'Otan après l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022.

Le pays veut aussi augmenter ses dépenses de défense avec pour objectif d'atteindre 3% du PIB d'ici 2029, a précisé le Premier ministre mardi lors de la conférence de presse. "Nous lançons, entre autres, une réforme des forces terrestres", a exposé Petteri Orpo.

L'organisation Handicap international, basée entre autres à Genève, a appelé mardi à agir face à "une érosion catastrophique de la protection des civils". L'usage des mines antipersonnel, en augmentation, tue principalement des civils, dont une grande part d'enfants, rappelle-t-elle dans un communiqué. L'ONG s'inquiète des retraits du traité d'Ottawa également envisagés en Pologne, en Lituanie, en Lettonie et en Estonie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Chine et Etats-Unis entament des consultations commerciales

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Donald Trump est attendu mercredi soir à Pékin. (© KEYSTONE/AP/Luis M. Alvarez)

Des délégations chinoise et américaine ont entamé mercredi des consultations économiques et commerciales en Corée du Sud, avant l'arrivée du président américain Donald Trump mercredi soir en Chine. Les discussions ont lieu à l'aéroport d'Incheon, près de Séoul.

Elles préludent aux entretiens des dirigeants américain et chinois jeudi et vendredi à Pékin. La présence du vice-premier ministre chinois He Lifeng et du ministre américain des finances Scott Bessent a été annoncée en Corée du Sud.

Les relations commerciales devraient dominer jeudi et vendredi les rencontres à Pékin entre les présidents chinois Xi Jinping et américain Donald Trump.

Etats-Unis et Chine se sont livré en 2025 une farouche guerre commerciale aux répercussions globales, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples après le retour de M. Trump à la Maison-Blanche.

Le président américain et son homologue chinois ont conclu en octobre une trêve au moins temporaire dont les suites devraient figurer en très bonne place lors des discussions à venir.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Iran: Pékin appelle le Pakistan à "intensifier" la médiation

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La quasi-paralysie du détroit d'Ormuz, stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, a fait grimper les cours du pétrole (archives). (© KEYSTONE/AP/Amirhosein Khorgooi.)

Le ministre chinois des affaires étrangères Wang Yi a appelé le Pakistan à "intensifier" ses efforts de médiation entre l'Iran et les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, a rapporté mercredi Chine Nouvelle. Pékin va continuer à soutenir Islamabad, a-t-il ajouté.

Le ministre chinois des affaires étrangères s'est entretenu mardi par téléphone avec son homologue pakistanais Ishaq Dar, a indiqué l'agence de presse chinoise mercredi matin.

Le président américain Donald Trump est attendu mercredi soir en Chine pour une visite de trois jours, partenaire stratégique et économique primordiale de l'Iran.

Wang Yi a "appelé le Pakistan à intensifier ses efforts de médiation et à contribuer à traiter de manière appropriée les questions liées à l'ouverture du détroit d'Ormuz", dit Chine Nouvelle.

Négociations dans l'impasse

"La Chine continuera de soutenir les efforts de médiation du Pakistan et apportera sa propre contribution à cette fin", a déclaré Wang Yi selon Chine Nouvelle.

"Les deux parties ont souligné l'importance de maintenir un cessez-le-feu durable et d'assurer une circulation normale à travers le détroit d'Ormuz", ont rapporté de leur côté les affaires étrangères pakistanaises dans un communiqué.

Le processus diplomatique sous médiation pakistanaise pour sortir de la crise est dans l'impasse. Le pouvoir iranien a écarté mardi l'idée d'amender ses propositions, que M. Trump a jugées bonnes "à mettre à la poubelle".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Finlande, Grèce et Israël en finale de l'Eurovision

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La violoniste Linda Lampenius et le chanteur Pete Parkkonen, les candidats de la Finlande, ont enflammé les plus de 11'000 spectateurs rassemblés dans la grande salle Stadthalle. (© KEYSTONE/EPA/HANNIBAL HANSCHKE)

Les favoris finlandais, grec et israélien se sont qualifiés sans surprise mardi à Vienne, lors de la première demi-finale de l'Eurovision de la chanson. L'ambiance est restée festive, malgré l'appel au boycott lancé en raison de la participation d'Israël.

La Belgique, la Suède, la Moldavie, la Serbie, la Croatie, la Lituanie et la Pologne ont aussi obtenu leur billet pour la finale de samedi, contrairement à l'Estonie, la Géorgie, le Monténégro, le Portugal et Saint-Marin. La Suisse, avec Veronica Fusaro, entre en jeu jeudi, lors de la 2e demi-finale.

La violoniste Linda Lampenius et le chanteur Pete Parkkonen, les candidats de la Finlande, ont enflammé les plus de 11'000 spectateurs rassemblés dans la grande salle Stadthalle de la capitale autrichienne avec leur duo efficace.

Interrogés par l'AFP dimanche, ils ne se montraient pas stressés par leur statut de favoris des parieurs. "Le ressenti doit venir du coeur", avait expliqué ce duo composé d'une violoniste de 56 ans et d'un chanteur de 36 ans qui fait mouche avec un titre, "Liekinheitin", "Lance-flamme", interprété en finnois.

Boycott

Akylas, le candidat envoyé par Athènes, a aussi conquis l'audience dans sa langue maternelle avec son morceau électro-pop coloré dénonçant la cupidité et la quête de richesse matérielle.

Le candidat israélien Noam Bettan, qui a chanté en hébreu, en français et en anglais, a réussi à se qualifier, à la grande joie de ses fans. Le concours est ébranlé cette année par le plus important boycott de son histoire en raison de la présence d'Israël, à qui certains pays reprochent la conduite de la guerre à Gaza en représailles à l'attaque le 7 octobre 2023 du mouvement islamiste palestinien Hamas sur son sol.

Les groupes audiovisuels publics de l'Espagne, de l'Irlande et de la Slovénie n'ont pas diffusé le premier direct du programme, qualifié de "cirque" par le groupe slovène RTV. Les trois pays ont également décidé de ne pas envoyer de candidat, tout comme l'Islande et les Pays-Bas, qui en revanche diffusent l'événement auquel 35 pays au total prennent part.

Quelques dizaines de militants propalestiniens ont déposé des cercueils dans le centre de la capitale autrichienne mardi pour protester contre la participation d'Israël. "Bien sûr, la musique devrait être quelque chose d'universel. La musique devrait rassembler les gens, mais pas de cette manière", a déclaré à l'AFP Karin Spindlberger, une manifestante de 67 ans.

Discours antisémites dénoncés

Pour Martin Green, le directeur de l'Eurovision, "c'est très sain que deux points de vue puissent s'exprimer simultanément dans la même ville". "Chacun respecte l'espace de l'autre, l'Autriche étant un pays qui permet à chacun d'exprimer son point de vue et je pense qu'elle peut en être très fière", a-t-il déclaré mardi en conférence de presse.

Amichai Chikli, le ministre israélien des affaires étrangères, s'est inquiété lundi dans un communiqué d'une "forte poussée, coordonnée, de discours antisémites et anti-israéliens autour de l'Eurovision 2026".

Lors de la seconde demi-finale le 14 mai, la Suisse, l'Albanie, le Danemark, l'Arménie, la Roumanie, Chypre, la Norvège, l'Azerbaïdjan, le Luxembourg, Malte, la Bulgarie, l'Australie, l'Ukraine, la République tchèque et la Lettonie tenteront leur chance.

Les points des jurys sont combinés aux résultats d'un vote du public, pour déterminer les dix chansons qualifiées lors de chaque demi-finale. Ces 20 chansons rejoindront les titres présélectionnés de l'Autriche, gagnante de l'année dernière à Bâle et qualifiée d'office pour la finale samedi.

La France, l'Allemagne, l'Italie et le Royaume-Uni viennent automatiquement compléter le tableau, en raison de leur statut de principaux contributeurs financiers.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Albrecht Weinberg, rescapé de l'Holocauste, est décédé à 101 ans

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"L'expérience que j'ai vécue dans ma jeunesse a été très dangereuse et terrible pour moi", avait déclaré Albrecht Weinberg (image d'archives). (© KEYSTONE/DPA/HAUKE-CHRISTIAN DITTRICH)

Albrecht Weinberg, rescapé de l'Holocauste, s'est éteint "paisiblement" mardi matin à l'âge de 101 ans, a déclaré sa colocataire Gerda Dänekas à l'AFP. Il a survécu à plusieurs camps de concentration et d'extermination et à des marches de la sous le nazisme.

Né à Rhauderfehn, en Frise orientale, près de Leer, il a émigré après la guerre à New York avec sa soeur et, pendant des décennies, n'a pas voulu parler de l'Allemagne ni des horreurs des camps.

Il est revenu en 2012 s'installer dans sa région natale, à Leer, où il s'est engagé dans le travail de mémoire auprès des jeunes.

Il a expliqué avoir changé d'avis lorsqu'un enseignant lui a envoyé une photo d'élèves d'une école juive de la région.

Il craignait que "cela se reproduise"

Ce rescapé de la Shoah a suscité l'émoi dans toute l'Allemagne l'an dernier lorsqu'il avait rendu sa Croix fédérale du Mérite pour protester contre un vote commun de l'Union conservatrice (CDU/CSU) et de l'AfD au Bundestag, malgré la tentative du président fédéral d'Allemagne, Frank-Walter Steinmeier, de l'en dissuader.

Albrecht Weinberg avait alors déclaré à l'AFP craindre que l'histoire ne se répète. "L'expérience que j'ai vécue dans ma jeunesse a été très dangereuse et terrible pour moi", avait-il souligné.

Il a déclaré craindre "que cela se reproduise, que je doive faire mes valises et partir dans un autre pays qui accepterait de m'accueillir".

Dans son autobiographie, "Damit die Erinnerung nicht verblasst wie die Nummer auf meinem Arm" ("Pour que le souvenir ne s'efface pas comme le numéro sur mon bras"), Albrecht Weinberg, issu d'une famille juive, racontait qu'une quarantaine de ses proches avaient été assassinés par les nazis.

Lui-même a été déporté à Auschwitz en 1943, à l'âge de 18 ans, dans un wagon à bestiaux, où il a été soumis aux travaux forcés les plus éprouvants.

Il a vécu la fin de la guerre dans le camp de concentration de Bergen-Belsen, dans un état qu'il décrivait comme étant "plus mort que vivant".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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