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MSF: des mines antipersonnel dans des hôpitaux repris aux Russes

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Le rapport de Médecins Sans Frontières (MSF) porte surtout sur des territoires repris aux Russes (archives). (© KEYSTONE/EPA/ROMAN PILIPEY)

Le personnel de Médecins Sans Frontières (MSF) a observé la présence de mines antipersonnel dans des hôpitaux de trois régions reprises par l'Ukraine à la Russie. Dans un rapport jeudi à Genève, l'ONG se dit "choquée" par cette attitude de Moscou.

Un peu plus d'un an après le début de la guerre en Ukraine, elle revient sur les indications relayées par son personnel, par les patients lors des milliers de consultations qu'elle a menées ou par les travailleurs de santé ukrainiens. MSF déplore de ne toujours pas avoir d'accès aux territoires contrôlés par la Russie.

Dans son rapport, elle mentionne la situation dans des régions ciblées par des attaques ou dans celles que l'armée ukrainienne a reprises aux Russes. Depuis un an, l'organisation a notamment évalué les besoins humanitaires de plus de 160 villes et villages près de Kerson et Donetsk. Une approche qui a ensuite permis d'établir ses activités médicales.

Certains territoires font face à des destructions rarement égalées, selon un responsable de l'ONG. Son personnel a notamment observé à trois reprises il y a quelques mois des mines antipersonnel dans des centres de santé en fonctionnement à Kherson, Donetsk et Izioum.

"L'utilisation de mines antipersonnel est assez répandue" dans les conflits, admet un autre responsable de l'organisation. Mais le recours à cet armement à l'intérieur de sites médicaux "est choquant".

Armement pris dans des véhicules

Parmi les autres problèmes identifiés dans les hôpitaux, MSF mentionne des armes à sous-munitions et des pillages. Des véhicules médicaux ont été détruits. Des armes et des explosifs sont aussi parfois stockés dans certains d'entre eux.

Les patients manquent d'une prise en charge adaptée. Selon certains d'entre eux ou selon des rapports sur plus de 11'000 consultations ces derniers mois, certains malades n'ont pas eu accès aux soins pendant des mois. L'accès aux médicaments et aux infrastructures médicales est également largement restreint.

L'attitude difficilement anticipable de certains militaires russes serait en cause, selon le rapport de l'organisation. Celle-ci rappelle aux parties leur obligation de protéger les civils et les infrastructures civiles et de ne pas cibler les centres de santé. De même que l'importance d'un accès humanitaire sans entrave et de l'acheminement de médicaments ou encore de matériel médical.

Selon des chiffres relayés il y a deux semaines par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), près de 850 assauts contre des centres de santé ont été menés en un an. Ils ont fait plus de 100 victimes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le prince Harry et sa famille bientôt au Royaume-Uni

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Le prince Harry, son épouse Meghan et leurs deux enfants se rendront en juillet au Royaume-Uni pour la première fois en quatre ans. Ce déplacement s’inscrit dans les préparatifs des Jeux Invictus 2027, une compétition créée sous le patronage du prince pour les anciens combattants. (© KEYSTONE/AP Pool PA/JONATHAN BRADY)

Le prince Harry, fils cadet du roi Charles III, se rendra en juillet au Royaume-Uni avec son épouse Meghan et leurs deux enfants, Archie et Lilibet, une première visite familiale en quatre ans, rapportent mercredi les médias britanniques.

Le couple, qui vit en Californie depuis 2020 après sa rupture fracassante avec la famille royale, a prévu ce déplacement dans le cadre des préparatifs des Invictus Games qui doivent se tenir en 2027 à Birmingham (centre de l'Angleterre), selon plusieurs médias dont la BBC.

Les Jeux Invictus ont été créés sous le patronage du prince Harry pour les anciens combattants blessés ou malades d'environ 25 pays.

Contacté par l'AFP, le représentant du prince Harry n'avait pas répondu dans l'immédiat.

Les dispositions de sécurité entourant cette visite ne sont pour l'heure pas connues. Le ministère de l'Intérieur évalue au cas par cas le besoin de protection du prince lorsqu'il vient dans le pays, celui-ci n'étant plus un membre actif de la famille royale.

On ne sait pas non plus si le roi Charles rencontrera ses petits-enfants. Il les a vus pour la dernière fois lors des célébrations du jubilé de platine de la reine Elizabeth II en 2022.

Le prince Harry, 41 ans, est lui revenu à plusieurs reprises au Royaume-Uni.

Il était à Londres en janvier pour témoigner au procès qu'il a intenté, avec d'autres, à la société éditrice du Daily Mail et du Mail on Sunday.

Désir de "réconciliation"

Dans une interview fleuve à la BBC en mai 2025, il avait fait part de son désir de "réconciliation" avec sa famille, se disant "vraiment triste de ne pas pouvoir montrer (sa) patrie à (ses) enfants".

Harry avait publié en janvier 2023 ses mémoires explosifs, "Spare" ("Le Suppléant"), dans lesquels il multipliait les attaques contre la famille royale et étalait leurs querelles devant le monde entier.

Malgré la brouille, Harry avait en février 2024 sauté dans un avion pour le Royaume-Uni en apprenant que son père souffrait d'un cancer. En septembre dernier, il avait eu une brève entrevue avec Charles III dans sa résidence londonienne de Clarence House.

Lors de sa visite d'Etat de quatre jours aux Etats-Unis en mai, le roi n'avait toutefois pas rencontré son fils cadet.

Harry, aussi connu comme le duc de Sussex, n'a par contre eu aucune interaction connue récemment avec son frère William, héritier de la couronne, qui ne lui parle plus.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Ormuz: trafic maritime toujours limité, mais des signes de reprise

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Des pétroliers et des navires de fret étaient visibles mardi dans le golfe d’Oman, le long des routes maritimes reliant le détroit d’Ormuz et la mer d’Arabie. (© KEYSTONE/AP)

Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz reste comparable à avant l'accord entre l'Iran et les Etats-Unis, selon la plateforme de suivi maritime Kpler, mais, à l'approche de la réouverture officielle du passage vendredi, de premiers signes de reprise apparaissent.

Depuis l'accord, conclu dans la nuit de dimanche à lundi, huit navires transportant des matières premières ont franchi le détroit lundi, six mardi, d'après les données de Kpler actualisées mercredi. Un rythme comparable à celui de la semaine précédente, avec une moyenne de huit passages quotidiens.

Transpondeurs rallumés

Mais, signe d'un climat moins hostile dans la zone, plusieurs pétroliers de la flotte fantôme iranienne, tous sous sanctions internationales, ont rallumé mardi et mercredi leurs transpondeurs, qui étaient éteints depuis des mois pour échapper à la surveillance maritime.

C'est notamment le cas du Amber, du Diona, du Sonia I, du Starla, du Tour 2 et du Hero II, selon la plateforme MarineTraffic. Ces bateaux avaient chargé du pétrole sur l'île de Kharg et étaient sortis du Golfe par le détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, transpondeur éteint, selon Kpler.

La plupart ont recommencé à émettre un signal AIS au port iranien de Chabahar, situé à la sortie du Golfe d'Oman à environ 500 km à l'est du détroit d'Ormuz, près de la frontière afghane.

"Le cadre juridique reste flou, mais la réactivation quasi simultanée de ces navires suggère une prise de décision coordonnée de la part des opérateurs, plutôt que des initiatives isolées", a estimé MarineTraffic sur X mercredi.

Selon le site de suivi maritime TankerTrackers, une partie de ces pétroliers ont franchi le périmètre du blocus américain, imposé mi-avril en réponse au contrôle iranien du détroit d'Ormuz.

Mardi, Téhéran avait affirmé que ce blocus avait été levé, sans confirmation à ce stade par Washington.

Signature vendredi en Suisse

Les Etats-Unis et l'Iran signeront vendredi en Suisse leur protocole d'accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, point de départ de deux mois de négociations, avec comme première étape la réouverture très attendue du détroit d'Ormuz.

Le président américain Donald Trump a annoncé une réouverture complète du détroit dans la foulée de cette signature.

Mais il faudra patienter pour que le trafic maritime y retrouve son rythme de croisière, selon un patron du secteur maritime européen. "Les ports vont être congestionnés" et "chacun devra attendre son tour", prévient-il. Toute la chaîne logistique va devoir se réorganiser."

Avant la guerre, on recensait environ 120 transits quotidiens, selon le site d'information maritime Lloyd's List, et le détroit voyait passer un cinquième des exportations mondiales d'hydrocarbures, ainsi que d'autres matières premières essentielles.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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La BBC va supprimer 550 postes d'ici mars 2027

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La réduction d'effectif touchera plusieurs divisions, dont celle des informations et des programmes en Écosse, au Pays de Galles et en Irlande du Nord (archives). (© KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN)

Le patron de la BBC a annoncé mercredi la suppression d'environ 550 postes d'ici mars 2027, y compris via des licenciements. La coupe intervient dans le cadre du plan de suppression de 2000 emplois sur trois ans au sein du groupe audiovisuel public en crise.

Ces suppressions interviendront dans plusieurs divisions, dont celle des informations et des programmes en Écosse, au Pays de Galles et en Irlande du Nord, qui seront affectées par l'arrêt de certaines émissions. Des mesures qui doivent permettre d'économiser 160 millions de livres (170 millions de francs) d'ici la fin de l'exercice annuel de la BBC, a précisé Matt Brittin dans une note aux salariés consultée par l'AFP.

"L'ampleur des économies à réaliser implique des choix difficiles", et "toutes les divisions" seront concernées, selon l'ancien cadre de Google, qui a pris il y a un mois ses fonctions à la tête du groupe audiovisuel britannique.

Il n'a pas précisé quels programmes pourraient être supprimés, soulignant simplement que "les contenus présentant la plus forte valeur ajoutée et le plus grand impact" seraient épargnés.

"Des réductions de cette ampleur entraînent inévitablement des licenciements contraints, même si nous ferons tout notre possible pour les éviter partout où nous le pourrons", a ajouté M. Brittin, précisant que plusieurs divisions avaient ouvert ou allaient ouvrir des dispositifs de départs volontaires.

Environ 700 suppressions de postes seront annoncées au sein des divisions institutionnelles dans les mois à venir, a déclaré le directeur général, soulignant que la BBC traversait une "période extrêmement incertaine".

Le géant des médias a annoncé en avril ce plan de suppression de 1.800 à 2.000 postes, soit 10% de ses effectifs, en raison d'"importantes pressions financières", soit la plus grande vague de licenciements au sein du groupe public depuis 15 ans.

La secrétaire générale du syndicat National Union of Journalists (NUJ), Laura Davison, a déploré des coupes "dévastatrices", non seulement pour les salariés de la BBC mais aussi pour le public britannique.

Le groupe audiovisuel, qui accuse notamment une baisse de ses revenus tirés de la redevance, veut économiser sur les deux prochaines années 500 millions de livres (575 millions d'euros) sur des coûts annuels totaux de cinq milliards de livres.

La BBC a également été fragilisée ces dernières années par plusieurs scandales, dont celui qui a entraîné en novembre la démission de son directeur général Tim Davie.

Un magazine d'investigation phare du groupe avait diffusé un montage trompeur d'un discours du président Donald Trump, qui a porté plainte en diffamation en Floride.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Ignazio Cassis défend à Vienne la raison d'être de l'OSCE

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Le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis, qui préside l'OSCE cette année, a réaffirmé la nécessité de l'organisation lors d'une conférence sur la sécurité à Vienne. (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Le conseiller fédéral Ignazio Cassis défend mercredi à Vienne l'utilité de l'OSCE, malgré les blocages. A commencer par la guerre en Ukraine, dont la fin n'est toujours pas actée. Le Tessinois compte s'entretenir avec les Américains. Aucune date n'est encore fixée.

"Depuis six mois, la Suisse préside l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) avec la conviction que lorsque la diplomatie paraît impossible, elle devient indispensable", a déclaré Ignazio Cassis en ouverture de la Conférence d'examen des questions de sécurité à Vienne.

L'organisation n'est "peut-être pas parfaite", mais elle demeure "l’un des rares espaces où la sécurité européenne peut encore être discutée par tous". La Russie et l'Ukraine comptent parmi les cinquante-sept membres de l'organisation.

La résolution du conflit en Ukraine est l'une des priorités de M. Cassis. Il s'est rendu en Ukraine et en Russie en début d'année pour offrir les services de l'OSCE dans l'accompagnement de l'après-guerre.

Il devait également se rendre aux Etats-Unis, aussi membre, mais cela ne s'est pour l'instant pas fait. Cette rencontre est toujours prévue, mais elle n'est pas encore agendée, a déclaré M. Cassis devant la presse, mettant en avant des relations "très étroites" avec Washington.

Conflit au second plan

Le président américain Donald Trump avait accéléré des négociations tripartites entre Kiev, Moscou et Washington en début d'année pour mettre fin à la guerre. Un projet qui a quelque peu été mis au second plan après le début du conflit entre l'Iran et les Etats-Unis. "Nous avons en effet constaté que Washington ne bougeait plus pendant cette période", a déclaré M. Cassis.

Le républicain a admis lors du G7 cette semaine que les Etats-Unis étaient "focalisés sur l'Iran". Mais il a annoncé des avancées dans le dossier Ukraine-Russie maintenant qu'un accord entre l'Iran et les Etats-Unis semble conclu. Une cérémonie officielle est prévue en Suisse vendredi.

"Victoire" sur le budget

Malgré une issue de la guerre en Ukraine encore incertaine, Ignazio Cassis, a salué une victoire d'étape pour l'OSCE, qui a adopté cette année son budget après cinq ans de blocage. "Cette réussite n'a pas été le fruit du hasard. Elle est le résultat de négociations très intenses avec les Etats-Unis et la Russie", a déclaré le Tessinois.

Ce budget a toutefois dû être réduit d'environ 10% sous la pression des Etats-Unis. Cette réduction n'a pas affecté négativement le mandat de l'organisation, a assuré son secrétaire général Feridun H. Sinirlioğlu.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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