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L'armée israélienne au coeur de la ville de Gaza

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Le service de communication du Hamas à Gaza a indiqué mardi soir sur Telegram que plusieurs cimetières "sont pleins et il n'y a plus d'espace pour les enterrements". (© KEYSTONE/AP/Hatem Ali)

Les combats font rage mercredi entre l'armée israélienne et le Hamas dans la ville de Gaza, dans le nord du territoire palestinien assiégé et bombardé. Le conflit entre dans son 2e mois, sans espoir de répit pour des centaines de milliers de Palestiniens pris au piège

Israël a juré de "détruire le Hamas" en représailles à l'attaque menée sur son sol le 7 octobre par le mouvement islamiste palestinien, au pouvoir dans la bande de Gaza. Il pilonne depuis sans relâche le territoire densément peuplé, malgré de multiples appels à une trêve.

Les soldats se trouvent désormais "au coeur" de la ville de Gaza, a affirmé mardi soir le ministre de la Défense Yoav Gallant, où se trouve, selon Israël, le "centre" du Hamas. "Gaza est la plus grande base terroriste jamais construite", a soutenu le ministre.

Chars dans les ruines

Des images diffusées mercredi par l'armée israélienne montrent des chars et des bulldozers progressant dans les ruines fumantes de la bande de Gaza. Des soldats s'infiltrent dans les immeubles déchiquetés pendant que des explosions jaillissent du sol.

Dans la ville de Gaza, la partie la plus densément peuplée du territoire où des quartiers entiers sont transformés en champs de ruines, des habitants restés malgré tout attendent devant des citernes de pouvoir se ravitailler en eau, selon des images tournées par l'AFP.

Toujours pas d'aide

"Il n'y aura pas de trêve humanitaire sans le retour des otages", a répété le ministre israélien, malgré les appels pressants de l'ONU, d'ONG et de capitales étrangères à un cessez-le-feu ou à une pause dans les combats qui permettrait d'acheminer de l'aide d'urgence à la population privée d'eau, d'électricité, de nourriture et de médicaments.

Plus de 10'300 personnes, en majorité des civils, dont 4237 enfants, ont déjà été tuées dans la bande de Gaza par les bombardements d'Israël, selon le ministère de la Santé du Hamas.

La guerre a provoqué d'immenses destructions dans le petit territoire et entraîné le déplacement d'1,5 million de personnes, selon l'ONU.

"Cimetières pleins"

"Nos demandes incessantes pour la mise en place d'un cessez-le-feu immédiat sont restées sans réponse", a déploré Médecins sans frontières, qui a annoncé la mort d'un de ses employés dans un bombardement contre le camp de réfugiés de Chati, dans la périphérie de la ville de Gaza.

Une "faillite morale" pour le CICR

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a appelé les belligérants à mettre fin aux souffrances des civils, déplorant une "faillite morale".

Cette organisation a annoncé mardi qu'un de ses convois d'aide humanitaire vers l'hôpital al-Qods du Croissant-Rouge palestinien avait été ciblé par des tirs, dont il n'a pas précisé la provenance.

Près de 200 personnels de santé tués

Selon le bureau de coordination des affaires humanitaire de l'ONU (Ocha), citant les chiffres du ministère de la Santé du Hamas, 192 personnels de santé ont été tués depuis le début de la guerre.

L'idée d'un cessez-le-feu est aussi rejetée par les Etats-Unis, proches alliés d'Israël, qui préconisent plutôt des "pauses humanitaires".

Les ministres des Affaires étrangères des pays du G7, réunis mercredi à Tokyo, ont exprimé leur soutien à des "pauses et couloirs humanitaires" à Gaza. Ils ont affirmé qu'Israël avait "le droit de se défendre dans le respect du droit international". Tout en soulignant "l'importance de protéger les civils".

"Sauvez-nous"

Pour les 2,4 millions d'habitants de Gaza, le désespoir est intense après un mois de bombardements ininterrompus. "Arrêtez cette machine à détruire. Sauvez-nous", a imploré mardi Hicham Koulab, un déplacé palestinien, rattrapé par les bombardements à Rafah, dans le sud du territoire.

Piégés dans leur territoire de 362 kilomètres carrés, les habitants de Gaza subissent depuis le 9 octobre un siège total imposé par Israël, qui a coupé les livraisons d'eau, d'électricité et de nourriture.

Le territoire, miné par la pauvreté, était déjà soumis à un blocus israélien terrestre, aérien et maritime depuis que le Hamas y a pris le pouvoir en 2007.

Plus que 3 boulangeries au nord

Dans le nord, "de nombreuses personnes cherchant désespérément de la nourriture se sont introduites dans les trois dernières boulangeries où il restait des stocks de farine de blé" mardi, selon l'Ocha, qui n'a dénombré que 650 camions d'aide humanitaire entrés dans la bande de Gaza depuis le 21 octobre via l'Egypte.

Dans le sud, il faut "quatre à six heures d'attente en moyenne pour recevoir la moitié d'une portion de pain normale", a précisé l'Ocha, selon lequel quelque 600 personnes, détentrices de passeports étrangers, et 17 blessés ont été évacués mardi vers l'Egypte par le poste-frontière de Rafah.

Dans la bande de Gaza, de fait coupée en deux, l'armée israélienne a multiplié les ordres aux civils à quitter le nord, où les combats sont les plus intenses, pour se réfugier dans le sud où s'entassent des centaines de milliers de déplacés.

Les USA contre la réoccupation de Gaza

Alors qu'Israël s'est retiré unilatéralement de Gaza en 2005 après 38 ans d'occupation, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a affirmé que son pays prendrait, après la guerre, "pour une durée indéterminée, la responsabilité générale de la sécurité" dans le territoire pour empêcher un retour du Hamas.

"Il ne s'agira pas d'une occupation", a toutefois précisé mardi le ministre israélien des Affaires stratégiques, Ron Dermer. Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a affirmé mercredi qu'Israël ne devait pas "réoccuper" Gaza.

"Seul le peuple palestinien décidera"

Le porte-parole de la Maison blanche John Kirby avait affirmé la veille qu'"il y a une chose sur laquelle il n'y a absolument pas de doute : le Hamas ne peut pas faire partie de l'équation".

Le porte-parole du Hamas, Abdel Latif al-Qanou, a déclaré sur Telegram que "ce que Kirby a dit sur l'avenir de Gaza après le Hamas est un fantasme. Notre peuple est en symbiose avec la résistance et lui seul décidera de son avenir".

Alors que la communauté internationale craint une extension du conflit, Netanyahu a prévenu mardi que le Hezbollah libanais, allié du Hamas, ferait "l'erreur de sa vie" s'il entrait de plain-pied à la guerre.

Les échanges de tirs sont quotidiens à la frontière israélo-libanaise, entre l'armée israélienne et le Hezbollah, soutenu par l'Iran. Le G7 a exhorté mercredi l'Iran à ne pas soutenir le Hamas et le Hezbollah, et à ne rien faire qui puisse "déstabiliser le Moyen-Orient".

Palestiniens tués par les colons

Les violences se multiplient également en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, où plus de 150 Palestiniens ont été tués par des tirs de soldats ou de colons israéliens depuis le 7 octobre, d'après l'Autorité palestinienne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

L'avion offert à Trump par le Qatar bon pour le service

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Le Boeing 747, qui appartenait à la famille royale du Qatar, doit permettre de transporter le président des Etats-Unis en attendant la livraison, en 2028, du nouvel appareil fabriqué par Boeing (archives). (© KEYSTONE/AP/Brandon Lingle)

Le Boeing 747 offert par le Qatar au président américain Donald Trump a achevé ses vols d'essai, a annoncé vendredi l'armée de l'air américaine. Il devrait faire ses débuts cet été.

Ce cadeau, qui doit servir d'Air Force One temporaire au président des Etats-Unis, a été qualifié de pot-de-vin par l'opposition démocrate lorsqu'il a été dévoilé il y a un an. Ce don est estimé à 400 millions de dollars.

"Les modifications et les vols d'essai ont été achevés et l'appareil est en phase de peinture", a annoncé l'US Air Force dans un communiqué. "L'avion est dans les temps pour faire ses débuts cet été dans sa nouvelle livrée rouge, blanche et bleue".

Cet avion, qui appartenait à la famille royale du Qatar, doit permettre de transporter le président des Etats-Unis en attendant la livraison, en 2028, du nouvel appareil fabriqué par Boeing, en remplacement des actuels appareils, frappés d'obsolescence.

Cadeaux interdits par la constitution

La constitution américaine interdit aux dépositaires de l'autorité publique d'accepter des cadeaux "de la part d'un roi, d'un prince ou d'un Etat étranger".

Mais Donald Trump a fermement défendu son choix d'accepter le Boeing du Qatar, assurant qu'il serait "stupide" de refuser un tel cadeau. "C'est un beau geste venant du Qatar. Je suis très reconnaissant", avait-il souligné l'an dernier.

"Ce n'est pas seulement de la pure corruption, c'est également une menace grave à la sécurité nationale", avait déclaré le chef de file des démocrates au Sénat, Chuck Schumer, qui a déposé une proposition de loi pour empêcher Donald Trump d'utiliser cet appareil.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Trump dit au Congrès que les hostilités contre l'Iran sont finies

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Donald Trump affirme que la guerre contre l'Iran est terminée, en raison du cessez-le-feu en vigueur depuis le 7 avril. (© KEYSTONE/AP/Matt Rourke)

Le président américain Donald Trump a estimé vendredi que les hostilités contre l'Iran étaient "terminées" dans une lettre à des parlementaires. Il assure se conformer à la loi exigeant qu'il obtienne l'autorisation du congrès pour prolonger une guerre après 60 jours.

"Le 7 avril 2026, j'ai ordonné un cessez-le-feu de deux semaines. Le cessez-le-feu a depuis été prolongé. Il n'y a pas eu d'échange de tirs entre les forces des Etats-Unis et l'Iran depuis le 7 avril 2026. Les hostilités qui ont commencé le 28 février 2026 sont terminées", a écrit Donald Trump, le jour de la date limite pour obtenir l'autorisation du congrès pour poursuivre la guerre contre l'Iran.

Selon la constitution, seul le congrès a le pouvoir de "déclarer" la guerre. Une loi adoptée en 1973 permet cependant au président de déclencher une intervention militaire limitée pour répondre à une situation d'urgence créée par une attaque contre les Etats-Unis.

Le même texte exige que le président, s'il engage des troupes plus de 60 jours, obtienne une autorisation du pouvoir législatif.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le pape Léon XIV nomme un ancien sans-papiers évêque aux Etats-Unis

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Evelio Menjivar-Ayala a immigré aux Etats-Unis, sans papiers, dans les années 90. Il est aujourd'hui évêque. (© KEYSTONE/AP/Luis Andres Henao)

Le pape Léon XIV a nommé vendredi évêque de Virginie-Occidentale un ancien migrant sans papiers aux Etats-Unis, après avoir critiqué la guerre en Iran et la politique de Donald Trump sur l'immigration.

Le Vatican a annoncé dans un communiqué la nomination d'Evelio Menjivar-Ayala, 56 ans, actuellement évêque auxilliaire à Washington, évêque du diocèse de Wheeling-Charleston, en Virginie-Occidentale.

Né au Salvador, Evelio Menjivar-Ayala a émigré aux Etats-Unis en 1990, selon le site internet du diocèse de Washington.

Il a raconté être né dans la pauvreté et avoir fui le conflit armé dans son pays en émigrant aux Etats-Unis.

D'abord arrêté au Mexique alors qu'il tentait d'entrer aux Etats-Unis, il a dit dans une interview l'année dernière avoir versé un pot-de-vin pour être relâché, et avoir franchi la frontière à Tijuana.

Il a été ordonné prêtre en 2004.

Le pape Léon XIV, né aux Etats-Unis, a essuyé le mois dernier les critiques de Donald Trump - qui l'a qualifié de "faible" - après avoir qualifié d'"inacceptable" sa menace de détruire l'Iran.

Il a également qualifié la politique du président américain à l'égard des migrants d'"extrêmement irrespectueuse", appelant à "traiter les gens avec humanité".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Partage de virus et vaccins: négociations à l'OMS prorogées d'un an

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Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus a affirmé que des "avancées réelles" ont été observées cette semaine dans les négociations à Genève pour un système de partage des virus et des vaccins (PABS) (archives). (© KEYSTONE/EPA/MARTIAL TREZZINI)

Les membres de l'OMS admettent leurs divisions dans les négociations sur un système de partage des virus et des vaccins en cas de pandémie (PABS). Vendredi soir à Genève, incapables de consensus en un an, ils ont décidé de proroger les discussions d'un an additionnel.

Au terme d'une nouvelle semaine de pourparlers, pays riches et pays en développement n'ont pu arriver à un accord. La prolongation devra être formellement approuvée lors de l'Assemblée mondiale de la santé qui démarre le 18 mai à Genève. La prochaine série de discussions aura lieu en juillet.

"Vous avez montré un engagement fort", a affirmé le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus. "Des avancées réelles ont été observées" mais "des différences importantes" subsistent, a-t-il ajouté.

Les Etats doivent aboutir à une annexe à l'accord historique arraché l'année dernière. Celle-ci est importante parce qu'elle conditionne le processus de ratification de cet arrangement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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