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Importante raffinerie frappée à Moscou par une attaque ukrainienne

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Des panaches de fumée s'élèvent à la suite d'une attaque de drones ukrainiens, à Moscou. Un incendie s'est déclaré dans une installation pétrolière stratégique. (© KEYSTONE/EPA/STRINGER)

L'Ukraine a lancé tôt jeudi matin sa plus importante attaque de drones contre Moscou depuis au moins deux ans, provoquant des incendies dans la région autour de la capitale russe et perturbant le fonctionnement de ses principaux aéroports, selon les autorités.

Plusieurs projectiles ont touché une importante raffinerie moscovite au cours de cette "attaque de grande envergure", a affirmé le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, sans préciser l'étendue des dégâts.

Ces bombardements spectaculaires interviennent au moment où Vladimir Poutine accueille à Kazan, à environ 700 km à l'est de la capitale russe, des dirigeants asiatiques pour un sommet où il est question, entre autres, de la poursuite des livraisons d'hydrocarbures russes à l'Asie.

Le président russe n'a pas fait allusion à cette attaque dans son discours pendant la session plénière de ce sommet jeudi matin mais son ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, interrogé sur ce sujet, a affirmé que la Russie continuerait d'effectuer "des frappes massives" contre l'Ukraine.

Le chef de l'Etat ukrainien Volodymyr Zelensky a, quant à lui, qualifié l'attaque de "réponse pleinement justifiée" aux frappes russes.

"Le principal, c'est que le peuple russe commence à sentir qu'un seul homme, Poutine, livre cette guerre, tandis que des gens ordinaires en payent tout le prix", a-t-il ajouté, dans un message audio envoyé à la presse.

De grands panaches de fumée noire s'échappaient toujours jeudi après-midi de la raffinerie de la compagnie russe Gazpromneft située dans le quartier de Kapotnia, dans le sud-est de Moscou, selon un journaliste de l'AFP sur place.

Des hélicoptères étaient engagés pour lutter contre les flammes, toujours selon un journaliste de l'AFP, tandis qu'une odeur âcre flottait dans l'air.

Un important incendie, toujours en cours jeudi après-midi, s'est aussi déclaré dans le grand marché couvert Sadovod, situé dans la zone. Un autre centre commercial a également pris feu mais les flammes ont été maîtrisées, d'après les autorités.

"C'est vraiment terrifiant", témoigne auprès de l'AFP Valentina, 29 ans, réveillée par le bruit. Elle désigne de la main les colonnes de fumée noire qui s'élèvent à quelques kilomètres de distance du parc où elle est sortie avec sa fille.

Cette raffinerie, déjà atteinte mardi par une frappe ukrainienne, assure plus d'un tiers des besoins en carburant de la capitale russe, notamment pour ses aéroports, selon des informations disponibles sur son site internet officiel.

Au moins 17 personnes parmi lesquelles deux enfants ont été blessées dans la région de Moscou au cours de ces bombardements, a dit son gouverneur.

Le fonctionnement des principaux aéroports moscovites (Vnoukovo, Chérémétievo, Joukovski, Domodedovo) a été suspendu pendant plusieurs heures.

Le ministère russe de la Défense a déclaré que plus de 500 drones ukrainiens avaient été interceptés pendant la nuit, le maire de Moscou affirmant que 180 ont été abattus au moment où ils s'approchaient de la capitale.

Il s'agit de la plus importante attaque contre la capitale russe depuis au moins deux ans, a rapporté l'agence de presse officielle russe Tass.

- Sommet parallèle en Russie -

Vladimir Poutine reçoit depuis mercredi soir des dirigeants asiatiques pour un sommet de deux jours entre la Russie et l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean).

La Thaïlande, le Vietnam, le Cambodge, le Laos, la Malaisie et Singapour ont dépêché leur Premier ministre, tandis que les Philippines ont envoyé leur président, Ferdinand Marcos.

Ces derniers mois, Kiev a intensifié ses frappes de drones contre la Russie, visant notamment les infrastructures pétrolières, afin de tarir la manne des hydrocarbures permettant à Moscou de financer son effort de guerre.

Les négociations pour essayer de mettre fin au conflit, déclenché par l'attaque russe à grande échelle contre l'Ukraine en février 2022, restent dans l'impasse, tandis que l'avancée des forces russes sur le front ukrainien a fortement ralenti cette année.

L'Ukraine est pour sa part quasi-quotidiennement la cible de bombardements russes : dans la nuit de mercredi à jeudi, sept missiles et 239 drones ont été tirés vers son territoire, selon l'armée de l'air ukrainienne.

Conséquence, une personne a été tuée et onze autres blessées à Dnipro (centre-est) jeudi matin, et un homme est mort dans des frappes sur la région de Soumy (nord), ont signalé les autorités locales.

En début de semaine, au cours du sommet du G7 en France, le président américain Donald Trump a déclaré que Moscou devrait "conclure un accord" pour mettre fin à la guerre.

Note:

Ajoute réaction du chef de la diplomatie russe, nouveau bilan des blessés à Dnipro, état des incendies à Moscou jeudi après-midi

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

La BCE et Bruxelles veulent une intégration bancaire européenne

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Les responsables européens multiplient les appels à une intégration accrue du secteur bancaire. Ici Christine Lagarde, présidente de la BCE. (archive) (© KEYSTONE/DPA/FLORIAN WIEGAND)

Les responsables européens multiplient les appels à une intégration accrue du secteur bancaire. A leurs yeux, la fragmentation persistante de l'Union européenne (UE) freine la compétitivité du continent.

Un haut dirigeant de la Banque centrale européenne (BCE) a jugé souhaitable vendredi l'émergence de groupes bancaires transfrontaliers capables de mieux répartir les risques, de gagner en efficacité et de financer davantage l'économie européenne. "Avoir un système bancaire trop localisé et, par ricochet, trop imbriqué avec son marché national n'est pas une bonne recette", a déclaré Philip Lane, membre du directoire de la BCE, lors d'une conférence organisée par Natixis CIB à Paris.

"Je pense, d'un point de vue macroéconomique, qu'il est très important d'avoir le partage des risques que procure la banque transfrontalière. Cela peut passer par la détention de capitaux propres, par le financement, par une technologie commune", a-t-il ajouté. Le banquier central, qui officie comme chef économiste de la BCE, s'exprimait alors que la deuxième banque italienne, UniCredit, compte racheter l'allemande Commerzbank: son offre de reprise lancée en mai est jugée hostile par Berlin, actionnaire à 12% de Commerzbank, et par la direction et les salariés de la banque francfortoise qui défendent son indépendance.

A plus long terme, l'idée d'UniCredit est de fusionner Commerzbank et l'allemande HypoVereinsbank, déjà détenue par la banque milanaise.

Juridiction unique

Dans un autre plaidoyer en faveur d'une intégration accrue, Frank Elderson, membre du directoire de la BCE et vice-président du superviseur bancaire en son sein, a estimé vendredi à Madrid que "le renforcement de la compétitivité passe de manière cruciale par davantage d'intégration". "L'Europe manque encore de marchés bancaires véritablement intégrés", a-t-il souligné, rappelant que près de 80% des crédits bancaires sont encore accordés dans le pays d'origine des établissements, que moins de 2% des dépôts sont détenus au-delà des frontières nationales et que les opérations de fusion transfrontalière ont fortement reculé depuis la crise financière.

Le responsable de la BCE estime que la zone euro doit fonctionner davantage "comme une juridiction unique" pour la réglementation financière: ce qui signifie des capitaux et des liquidités pouvant circuler plus librement au sein des groupes bancaires présents dans plusieurs pays, gage d'un meilleur soutien de l'économie européenne. Cette analyse rejoint celle défendue mercredi à Bruxelles par la vice-présidente de la Commission chargée de la Concurrence, Teresa Ribera, pour qui la fragmentation du marché unique constitue l'un des principaux handicaps de l'économie européenne.

"Trop souvent, une entreprise naît et innove en Europe mais change d'échelle ailleurs. Il s'agit avant tout d'un problème de marché unique inachevé et de fragmentation. Achever le marché unique est une priorité urgente", a-t-elle déclaré. Les fusions transfrontalières entre grandes banques européennes "pourraient y contribuer et les États membres devraient saluer ce type d'opérations dans l'intérêt général", a-t-elle estimé.

Quelques banques gigantesques

La BCE plaide depuis plusieurs années pour l'achèvement de l'union bancaire européenne, notamment à travers un système commun de garantie des dépôts, ainsi que pour une intégration plus poussée des marchés financiers afin de mieux orienter l'épargne européenne vers l'investissement. Selon Philip Lane, l'évolution du secteur pourrait conduire à terme à "un nombre relativement faible de banques gigantesques en Europe", sans que l'arrivée d'acteurs bancaires purement numériques sur le marché "change les fondamentaux".

Pour la BCE, les fusions entre banques ne constituent toutefois pas l'unique réponse. A défaut de parvenir à mener des opérations de concentration, les banques peuvent trouver d'autres moyens de réduire leurs coûts et de mutualiser certains risques, a expliqué Philip Lane.

Dans le secteur bancaire, "les coûts fixes ont augmenté", en particulier pour "mettre en place un système de cybersécurité sûr", a-t-il relevé. Mais certaines dépenses pouvaient être amorties grâce à des infrastructures communes ou à des prestataires spécialisés travaillant pour plusieurs établissements.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Italie: colère après des critiques attribuées à Trump contre Meloni

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Donald Trump a laissé entendre que Giorgia Meloni l'aurait supplié pour une photo (image d'archives). (© KEYSTONE/AP/ALEX BRANDON)

L'Italie a vivement réagi vendredi aux critiques du président américain Donald Trump contre la Première ministre Giorgia Meloni rapportées dans les médias. Son chef de la diplomatie a annulé sa visite aux Etats-Unis.

Dans une interview téléphonique accordée à la chaîne télévisée italienne La7, Donald Trump a affirmé que Mme Meloni l'avait "supplié" de prendre une photo avec lui en marge du sommet du G7 en France, selon une transcription écrite de l'entretien téléphonique fournie à l'AFP par la chaîne, qui n'a pas diffusé l'enregistrement audio original.

"Elle avait tellement envie de prendre une photo avec moi. Je ne l'aurais pas fait, mais j'ai eu pitié d'elle!" a déclaré Donald Trump selon cette retranscription de l'échange.

En réponse, Giorgia Meloni a diffusé vendredi sur X une vidéo où elle s'est dite "consternée" par les déclarations "totalement inventées" de Donald Trump.

"Je ne comprends pas pourquoi le président des États-Unis se comporte ainsi envers ses propres alliés - ce n'est d'ailleurs pas la première fois", a-t-elle déclaré.

"Je ne peux que déplorer qu'il ne fasse pas preuve de la même détermination envers les ennemis de l'Occident, envers les ennemis des États-Unis, envers des dirigeants avec lesquels il se montre au contraire bien plus conciliant", a ajouté la Première ministre italienne.

Visite aux Etats-Unis annulée

De son côté, le ministre des affaires étrangères Antonio Tajani a annoncé sur X annuler sa visite aux États-Unis, prévue les 21 et 22 juin, condamnant des "propos graves et offensants".

À l'issue du sommet du G7 à Évian, mercredi, Meloni avait évoqué un "climat très positif" et "aucune friction" entre Trump et les autres dirigeants mondiaux présents.

Elle avait toutefois ajouté qu'elle et Trump avaient tous deux "un caractère bien trempé". Elle a été vue à plusieurs reprises aux côtés du président américain lors du sommet, notamment lors d'une rencontre sur un canapé à l'issue de laquelle il a semblé lui tapoter l'épaule.

En avril, Donald Trump avait déjà critiqué Giorgia Meloni pour avoir refusé d'impliquer son pays dans la guerre en Iran, se disant "sous le choc" et déçu de son manque de "courage".

Mme Meloni, élue en octobre 2022 à la tête d'un gouvernement de coalition ultraconservateur, était jusqu'alors l'une des plus proches alliées de Donald Trump sur le Vieux Continent, s'efforçant souvent de jouer un rôle de médiatrice entre les positions divergentes des États-Unis et de l'Europe.

Le ministre italien de la défense Guido Crosetto a également apporté son soutien à la cheffe du gouvernement. "Je n'imagine pas Giorgia Meloni demander une photo à qui que ce soit, même sous la contrainte. En revanche, j'imagine combien cela lui a demandé de passer outre les propos de Trump tenus il y a quelques semaines afin de servir les intérêts de l'Italie, de l'Europe et de l'Occident", a-t-il écrit sur X.

Même tonalité chez le ministre de la justice Carlo Nordio, pour qui ces commentaires portent un "coup dur" aux relations italo-américaines.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Un bronze au goût amer pour les épéistes suisses

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Une demi-finale "compliquée" pour Ian Hauri. (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Les épéistes suisses ont cueilli le bronze aux Championnats d’Europe d’Antony. Cette troisième place ne collait toutefois pas aux objectifs élevés de l’équipe.

Dans les Hauts-de-Seine, Lucas Malcotti, Alexis Bayard et Ian Hauri ont été battus 45-33 en demi-finale par l’Italie. Face à des Azzurri que les Suisses avaient dominés cette année lors des deux tournois Coupe du monde de Fujairah et de Berne, seuls Lucas Malcotti a été crédité d’un bilan positif alors que Ian Hauri a perdu ses trois assauts.

Victorieuse de trois des cinq dernières épreuves de Coupe du monde, la Suisse visait l’or à Antony. Cette défaite contre l’Italie sonne comme un échec. Avant de s’incliner devant les Transalpins, les Suisses avaient battu la Finlande 45-23 et la Russe 41-38.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Liban: Israël et le Hezbollah conviennent d'un cessez-le-feu

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Israël et le Hezbollah se sont mis d'accord vendredi sur un cessez-le-feu. (© KEYSTONE/EPA/ATEF SAFADI)

Israël et le Hezbollah se sont mis d'accord vendredi sur un cessez-le-feu, a annoncé un responsable américain. Un regain de violences au Liban avait mis en péril le nouvel accord entre les Etats-Unis et l'Iran.

Les frappes israéliennes ont fait 47 morts et près d'une centaine de blessés dans le sud du Liban, selon un nouveau bilan des autorités libanaises. L'armée israélienne a fait état de son côté de la mort de quatre de ses soldats, dont un haut gradé.

Il s'agit du bilan le plus lourd depuis l'annonce de la conclusion de l'accord irano-américain lundi, qui prévoit un arrêt des hostilités "sur tous les fronts, y compris au Liban" - un point sur lequel Téhéran, allié du mouvement islamiste libanais Hezbollah, avait insisté.

Le cessez-le-feu a été négocié par les médiateurs américains et qataris à la suite de discussions avec Israël et l'Iran, a déclaré un responsable américain à l'AFP sous couvert de l'anonymat. Les autorités israéliennes n'ont pas commenté à ce stade.

Situation toujours "précaire"

"La situation reste précaire", analyse une source diplomatique émiratie, évoquant "deux facteurs susceptibles de faire capoter l'accord": Israël et certaines voix conservatrices en Iran.

La semaine avait démarré sur une note optimiste, avec l'annonce d'un accord-cadre pour mettre un terme au conflit déclenché le 28 février par les Etats-Unis et Israël. Les hostilités ont fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban, et secoué l'économie mondiale.

Ce protocole a été signé électroniquement et à distance mercredi par les présidents iranien Massoud Pezeshkian et américain Donald Trump. Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a déclaré jeudi dans un message écrit l'avoir approuvé malgré des réserves.

"Il est évident que les négociations en face-à-face qui se tiendront à l'avenir ne présagent pas de l'acceptation du point de vue de l'ennemi", a souligné l'ayatollah, qui n'a pas été vu en public depuis qu'il a succédé en mars à son père Ali Khamenei, tué dans les bombardements israélo-américains sur l'Iran.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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