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Imran Khan inculpé pour divulgation de documents classifiés

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Imran Khan, une ancienne star du cricket, est arrivé au pouvoir en 2018 et a été destitué par une motion de censure en avril 2022 (archives). (© KEYSTONE/AP/K.M. CHAUDARY)

L'ancien Premier ministre pakistanais Imran Khan, incarcéré depuis août, a été inculpé lundi de divulgation de documents classifiés. Une affaire pour laquelle il risque une longue peine de prison.

"Il a été inculpé aujourd'hui et l'acte a été lu à haute voix en sa présence", a déclaré le procureur Shah Khawar, de l'Agence fédérale d'investigations, devant la prison d'Adiala à Rawalpindi, au sud de la capitale Islamabad, où M. Khan, 71 ans, est détenu.

L'affaire concerne un câble diplomatique de l'ambassadeur du Pakistan aux Etats-Unis, que M. Khan a présenté comme la preuve d'un complot américain contre lui soutenu par les militaires pakistanais. Les Etats-Unis et l'armée pakistanaise ont démenti cette affirmation.

Shah Mahmood Qureshi, ancien ministre des Affaires étrangères et numéro deux du parti fondé par M. Khan, le Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI), a également été inculpé dans cette affaire.

Selon les avocats de M. Khan, cette accusation est passible de 14 ans de prison, voire, dans les circonstances les plus extrêmes, de la peine de mort.

Procédure à huis clos

Les deux hommes ont été inculpés en vertu de la loi sur les secrets officiels, qui date de l'époque coloniale, lors d'une procédure "menée dans les locaux du tribunal, sans accès du public ou des médias", a déclaré un porte-parole du PTI.

"Nous allons contester cette décision", a déclaré à la presse l'avocat de M. Khan, Umar Khan Niazi. "Le public est derrière Imran Khan."

Imran Khan, une ancienne star du cricket, arrivé au pouvoir en 2018 et destitué par une motion de censure en avril 2022, jouit d'un immense soutien populaire au Pakistan.

Mais sa campagne de défiance à l'égard du puissant establishment militaire a été suivie d'un sévère retour de bâton.

Des milliers de sympathisants du PTI ont été arrêtés, et la quasi-totalité des dirigeants ont été contraints à la clandestinité. Nombre d'entre eux ont ensuite abandonné le parti.

"Il fait l'objet de poursuites judiciaires, mais l'intention du régime est très claire: il ne veut lui laisser aucune possibilité de s'en sortir, que les accusations soient réelles ou inventées", a déclaré à l'AFP l'analyste politique Rasul Bakhsh Rais.

Plus de 200 affaires

M. Khan est poursuivi dans plus de 200 affaires depuis qu'il a été chassé du pouvoir par une motion de censure en avril 2022. Il considère que ces poursuites sont motivées par des considérations politiques.

Il accuse l'armée, qui l'avait aidé à accéder au pouvoir en 2018 mais dont il a depuis perdu le soutien selon les analystes, de chercher à l'empêcher de reprendre la tête du pays.

Il avait déjà été arrêté pour corruption en mai et détenu pendant trois jours avant d'être libéré. Son arrestation avait déclenché de violentes manifestations de ses supporteurs dans tout le pays contre l'armée.

Fin août, un tribunal d'Islamabad avait suspendu une condamnation à trois ans de prison pour corruption, qui avait mené à son incarcération et à son inéligibilité pour les prochaines élections. Mais M. Khan reste en détention provisoire pour l'affaire des documents divulgués.

Le Pakistan est actuellement dirigé par un gouvernement intérimaire. Des élections, repoussées de plusieurs mois, doivent en principe avoir lieu en janvier 2024.

A l'approche de ce scrutin, l'ancien Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif, principal adversaire politique d'Imran Khan, a fait son retour samedi à Islamabad après quatre ans d'exil auto-imposé à Londres.

Liberté sous caution

Il reste sous le coup d'une condamnation à sept ans de prison pour corruption datant de 2018, une peine qu'il n'a que partiellement effectuée. Un tribunal d'Islamabad lui avait accordé deux jours plus tôt la liberté sous caution, ce qui lui a évité d'être arrêté à son retour.

Le sort des dirigeants pakistanais dépend de leurs relations avec l'armée, et les tribunaux pakistanais sont souvent utilisés pour engluer les dirigeants politiques dans d'interminables procédures, destinées selon les défenseurs des droits humains à étouffer toute contestation.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Un rubis de 11'000 carats découvert en Birmanie

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La vallée de Mogok, en Birmanie, est connue pour ses rubis remarquables (photo d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les médias d'Etat birmans ont rapporté vendredi la découverte d'un énorme rubis de 11'000 carats, l'un des plus gros jamais trouvés dans ce pays d'Asie du Sud-Est réputé pour ses pierres précieuses.

Extrait de la région de Mogok, dans le nord, ce rubis est "exceptionnellement gros, rare et difficile à trouver", a indiqué dans un communiqué le nouveau gouvernement birman, soutenu par l'armée. "Le rubis géant présente une couleur rouge-pourpre, avec des nuances jaunâtres, et est considéré comme ayant une qualité chromatique élevée", a-t-il ajouté.

Bien que plus petite qu'un rubis similaire de 21'450 carats découvert dans la même zone en 1996, cette pierre est plus précieuse "en raison de sa couleur supérieure, de sa clarté et de sa qualité globale", a affirmé le gouvernement, sans donner de valeur précise.

Empereurs, rois et seigneurs de guerre se sont longtemps disputé la vallée de Mogok, dans la région de Mandalay, où se cachent des rubis remarquables, appelés "sang de pigeon". Ces pierres sont parmi les plus chères au monde. Les joyaux de la plus haute qualité peuvent atteindre plusieurs millions de dollars.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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Culture

Bonnie Tyler en coma artificiel après avoir été opérée au Portugal

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Bonnie Tyler a été placée dans un coma artificiel après une opération d’urgence au Portugal. La chanteuse galloise de 74 ans, célèbre pour Total Eclipse of the Heart, devait débuter une tournée européenne le 22 mai. (© Keystone/DPA/SEBASTIAN GOLLNOW)

Bonnie Tyler, célèbre pour son tube Total Eclipse of the Heart, a été placée dans un coma artificiel jeudi à la suite d’une opération d’urgence au Portugal. Son agent a confirmé l’information vendredi, suscitant une vive émotion parmi ses admirateurs.

"Les médecins de Bonnie l'ont placée dans un coma artificiel pour favoriser son rétablissement (...) Nous vous demandons de respecter son intimité en ces moments difficiles", a indiqué son porte-parole, Judd Lander dans une déclaration transmise à l'AFP.

La chanteuse de 74 ans, connue pour sa chevelure blonde et sa voix rocailleuse, a été admise mercredi à l'hôpital de Faro, où elle possède une résidence secondaire, pour une "opération intestinale d'urgence".

Son entourage avait dans un premier temps annoncé que l'intervention s'était "bien déroulée" et que la star était "en convalescence", sans donner plus de détails sur son état de santé.

La chanteuse devait entamer le 22 mai une tournée qui devait la mener notamment en Allemagne, en Autriche et au Royaume-Uni.

De son vrai nom Gaynor Hopkins, Bonnie Tyler est née en 1951 au pays de Galles.

Elle se fait connaître à la fin des 1970 avec des titres comme "It's a Heartache". Mais c'est le tube "Total Eclipse of the Heart", sorti en 1983, qui fait d'elle une sensation dans le monde entier et se classe numéro 1 des charts dans de nombreux pays.

Après cette ballade puissante, qui a dépassé le milliard d'écoutes sur Spotify au début de l'année 2026, elle enchaîne avec le succès "Holding Out for a Hero" (1984), sur la bande-originale du film "Footloose".

Bonnie Tyler a également porté les espoirs du Royaume-Uni en 2013 au concours de l'Eurovision avec "Believe in me", où elle a fini à la 19e place.

Elle a été récompensée par la reine Elizabeth II, peu avant la mort de cette dernière en septembre 2022. Charles III lui a ensuite remis la médaille de l'Ordre de l'Empire britannique (MBE) en 2023 pour services rendus à la musique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Léon XIV célèbre son 1er anniversaire de pape en Italie du sud

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Le pape Léon a parcouru la place de Pompéi à bord de sa papamobile, sous les regards des gens qui se penchaient aux fenêtres ou se rassemblaient sur les balcons pour l'apercevoir. (© KEYSTONE/EPA/FELICE DE MARTINO)

Léon XIV a déclaré se sentir "béni" alors qu'il célébrait vendredi son premier anniversaire à la tête de l'Église catholique par une visite dans le sud de l'Italie, après plusieurs semaines marquées par un bras de fer avec Washington.

A l'occasion du premier anniversaire de son élection, le 8 mai 2025, le premier souverain pontife américain s'est rendu dans un sanctuaire de la ville de Pompéi fondé par un ancien prêtre sataniste.

"Quelle belle journée, tant de bénédictions", a lancé le pape à la foule de fidèles rassemblée dans l'église, parmi lesquels se trouvaient quelque 400 personnes malades et handicapées.

"Je me sens particulièrement béni de pouvoir venir ici, dans ce sanctuaire... en ce jour anniversaire", a-t-il ajouté.

Léon XIV était arrivé à bord d'un hélicoptère, suscitant des cris de "Le pape est arrivé!" parmi les milliers de pèlerins rassemblés sur une vaste place à Pompéi.

"Je suis curieux de voir le nouveau pape. Je l'ai déjà vu à la télévision. Il n'est pas comme François (son prédécesseur, ndlr), qui est comme un membre de la famille, comme s'il était mon frère ou mon père. Il prêche la paix, mais je le trouve distant du peuple. C'est tout de même un bon pape", a déclaré vendredi matin à l'AFP Salvatore Sicca, 68 ans, de Naples.

Le style mesuré et discret de Léon contraste avec celui, plus spontané, de François, le défunt pape argentin décédé le 21 avril de l'année dernière.

La visite de Léon, 70 ans, intervient au lendemain d'une audience accordée au secrétaire d'État américain Marco Rubio, destinée à apaiser les tensions après les critiques cinglantes formulées par le président américain Donald Trump à l'encontre des positions anti-guerre du pape.

Parmi les fidèles à Pompéi, Mariella Annunziata, 52 ans, a déclaré que le pape avait répondu "avec élégance" aux propos de Trump.

"Il n'a pas cédé à la provocation", a-t-elle déclaré, ajoutant que le pape "semble avoir une vision très internationale".

"Bonjour Pompéi"

Au cours de cette visite, le pape Léon a parcouru la place de Pompéi à bord de sa papamobile, sous les regards des gens qui se penchaient aux fenêtres ou se rassemblaient sur les balcons pour l'apercevoir.

Il a salué la foule à l'extérieur en lançant un "Bonjour Pompéi!" avant d'entrer dans la basilique.

Le pape se rendait au sanctuaire de la Vierge du Rosaire de Pompéi, situé près des ruines de l'ancienne ville romaine détruite par une éruption volcanique.

Au cours d'une messe en plein air, le pape a réitéré son message contre la guerre en déclarant : "Nous ne pouvons pas nous résigner face aux images de mort que nous voyons chaque jour aux informations".

Il a également prié pour que Dieu "éclaire tous ceux qui assument des responsabilités particulières en matière de gouvernance" et pour un "engagement renouvelé" en faveur de la fin de toutes les guerres.

Léon XIV a évoqué ce sanctuaire dans son premier discours prononcé depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre au Vatican.

Il abrite la dépouille de Bartolo Longo, un saint du XIXe siècle qui a retrouvé la foi catholique après avoir été prêtre sataniste.

Ce sanctuaire entretient également un lien étroit avec Léon XIII - le pape du XIXe siècle qui a inspiré l'actuel souverain pontife par sa défense des ouvriers -, lequel en a fait une basilique pontificale en 1901.

Son fondateur, Bartolo Longo, a été béatifié par le pape Jean-Paul II en 1980 et canonisé - déclaré saint - par Léon XIII en octobre 2025.

Ce voyage d'une journée marque la première de plusieurs courtes visites pastorales prévues cet été en Italie, et intervient deux semaines après une tournée dans quatre pays africains.

Plus tard dans la journée de vendredi, le pape se rendra à Naples, la métropole grouillante du sud de l'Italie, où il vénérera les reliques de San Gennaro, le saint patron de la ville, et saluera la foule sur la Piazza del Plebiscito.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

La justice sud-africaine rouvre la porte à une destitution

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Cyril Ramaphosa au c½ur de l’affaire Phala Phala: la Cour constitutionnelle sud-africaine a annulé le vote du Parlement qui l’avait blanchi en 2022. (© Keystone/EPA/GCIS / HANDOUT)

La Cour constitutionnelle sud-africaine a rouvert vendredi la porte à une procédure de destitution du président Cyril Ramaphosa, en invalidant un vote de 2022 de l'Assemblée qui s'y était opposée.

L'Assemblée, alors dominée par le parti ANC du président, avait rejeté un rapport concluant que Cyril Ramaphosa avait "pu commettre" des actes contraires à la loi, dans le cadre d'un important vol d'argent liquide caché dans un canapé de sa ferme de Phala Phala (nord-est), où il élève du bétail.

Le Parlement s'était ensuite prononcé contre l'ouverture d'une procédure de destitution à son encontre.

Ce vote de l'Assemblée "est incompatible avec la Constitution, invalide et annulé", a déclaré la présidente de la Cour constitutionnelle, Mandisa Maya, qui examinait une plainte déposée par le parti de gauche radicale EFF.

Cyril Ramaphosa, aujourd'hui âgé de 73 ans, avait été tout proche de démissionner à l'époque, d'après la presse.

Dans le scandale connu sous le nom de "Phala Phala", le président avait reconnu un cambriolage mais nié les accusations d'un ancien patron du renseignement affirmant qu'il avait fait enlever les voleurs pour tenter de dissimuler l'affaire. Il a affirmé qu'il avait signalé l'effraction à la police et expliqué que l'argent provenait de la vente de vingt buffles pour 580'000 dollars.

Pas de perspective de condamnation

Le parquet avait abandonné les poursuites pour blanchiment d'argent et corruption dans ce dossier en octobre 2024, estimant qu'il "n'y avait aucune perspective raisonnable de condamnation".

Cyril Ramaphosa est un ancien militant du temps de la lutte contre l'apartheid devenu homme d'affaires avant de renouer avec la politique et d'accéder à la présidence en 2018.

Le dirigeant de l'EFF, Julius Malema, s'est dit "très heureux que la Constitution ait prévalu". "C'est à l'ANC de décider s'il souhaite être dirigé par un président sur lequel pèse un tel nuage", a-t-il ajouté, "un président qui va devoir répondre à des questions très dures et approfondies lors de la procédure de destitution".

Contrairement à 2022, l'ANC ne dispose plus d'une majorité absolue à l'Assemblée. Avec seulement 40% des sièges depuis les élections de 2024, le parti de Nelson Mandela a été contraint à une alliance de circonstance avec des opposants historiques, comme la formation de centre-droit Alliance démocratique (DA) qui dispose de 21% des voix dans la chambre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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