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Climat

Inondations en Asie du Sud-Est: plus de 300 morts

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Plus d'une centaine de personnes ont trouvé la mort dans la seule province de Songkhla, dans le sud de la Thaïlande. (© KEYSTONE/AP/Arnun Chonmahatrakool)

Le bilan des inondations qui frappent l'Asie du Sud-Est s'est considérablement alourdi vendredi. On dénombre désormais au moins 145 morts en Thaïlande et 174 en Indonésie.

En Indonésie, en Malaisie voisine et en Thaïlande, les mêmes images de villes inondées, de populations prises au piège des eaux et de glissements de terrain provoqués par le déluge qui s'est abattu depuis plusieurs jours.

En Thaïlande, "le nombre total de décès dans les provinces du sud s'élève à 145", a déclaré vendredi après-midi Siripong Angkasakulkiat, porte-parole du gouvernement. Selon lui, plus d'une centaine de personnes ont trouvé la mort dans la seule province de Songkhla.

Le bilan des décès en Thaïlande, qui était à 55 morts, a ainsi presque triplé vendredi. Le sud du pays est le plus touché. Les inondations ont contraint les habitants de Hat Yai à s'agripper aux toits en attendant d'être secourus par bateau.

Morgue saturée

Dans la province de Songkhla, la principale morgue recevant les corps des victimes des inondations dans le sud du royaume est saturée, a déclaré vendredi un représentant de l'hôpital local. Elle "a dépassé sa capacité, nous avons donc besoin de plus", a déclaré un responsable de la morgue.

Jeudi, des habitants ont décrit une montée rapide des eaux. "L'eau est montée jusqu'au plafond du deuxième étage", a ainsi témoigné Kamban Wongpanya, 67 ans, secourue par bateau.

Chayaphol Promkleng, un commerçant, pensait au départ que sa boutique serait épargnée car l'eau ne m'arrivait "qu'aux chevilles". Mais le lendemain, le niveau était monté "à la taille. Je ne pouvais rien faire. Je me suis enfui du magasin pour avoir la vie sauve".

Le gouvernement a annoncé vendredi la suspension du chef du district de Hat Yai, accusé d'avoir échoué à répondre de façon adéquate aux inondations.

De l'eau à la poitrine

Sur l'île indonésienne de Sumatra (ouest), les inondations et les glissements de terrain ont fait au moins 174 morts et 80 disparus a déclaré Suharyanto, chef de l'Agence nationale de gestion des catastrophes (BNPB), qui comme beaucoup d'Indonésiens ne porte qu'un seul nom.

Il a prévenu que le bilan pourrait encore s'alourdir "car des zones sont encore inaccesibles et il pourrait y avoir des victimes". Un précédent bilan faisait état de 111 morts.

"Notre priorité reste l'évacuation et l'assistance. Nous espérons que le temps va s'améliorer pour pouvoir envoyer un hélicoptère sur place", a indiqué de son côté Ferry Walintukan, porte-parole de la police de Sumatra nord, alors que de nombreux accès routiers sont coupés.

A Medan, dans le nord de Sumatra, un photographe de l'AFP a constaté que les eaux de crue, d'un brun trouble, lui arrivaient à hauteur de hanche.

A Sumatra ouest, Misniati, 53 ans, a raconté une lutte terrifiante contre la montée des eaux pour rejoindre son mari à la maison. "J'ai vu que la rue était inondée. J'ai essayé de revenir jusque chez moi pour prévenir mon mari, mais l'eau m'arrivait déjà à la taille", a-t-elle confié.

Elle a dû lutter contre le courant qui menaçait de l'emporter et est arrivée chez elle alors que l'eau lui arrivait à la poitrine. "Nous n'avons pas fermé l'oeil de la nuit, nous avons juste surveillé (le niveau de) l'eau", a-t-elle ajouté.

L'impact du réchauffement

L'Indonésie et les autres pays d'Asie du Sud-Est sont sujets aux inondations et aux glissements de terrain pendant la saison des pluies, généralement de novembre à avril. Mais les pluies de mousson ont été aggravées par une tempête tropicale qui a balayé la région.

Le changement climatique a également accru l'intensité des tempêtes, accompagnées de précipitations plus abondantes, de crues soudaines et de rafales plus violentes. Un climat plus chaud retient davantage d'humidité, engendrant des épisodes de pluie plus intenses, tandis que des océans plus chauds peuvent amplifier la force des systèmes orageux.

Pour Uli Arta Siagian, responsable de l'ONG indonésienne de protection de l'environnement WALHI, le surdéveloppement peut être considéré comme responsable des inondations et des glissements de terrain.

"Si le couvert forestier continue de diminuer et est remplacé par des plantations de palmiers à huile en monoculture, l'exploitation minière et d'autres activités, notre système écologique perdra sa capacité à réguler les systèmes hydriques", prévient-elle.

En Malaisie, les inondations qui ont submergé de vastes zones du nord de l'Etat de Perlis ont fait deux morts. Le même système météorologique qui a traversé l'Indonésie, désormais rétrogradé de tempête tropicale à dépression, a touché terre tôt vendredi, déversant de nouvelles pluies sur une région déjà saturée.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Japon: une tempête tropicale frappe Tokyo, alerte aux inondations

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L'avancée de la tempête tropicale Jangmi vers Tokyo a incité les autorités japonaises à demander à des centaines de milliers de personnes à évacuer certaines zones. (© KEYSTONE/AP/Hiro Komae)

Une tempête tropicale longeant la côte du Japon depuis lundi progresse mercredi en direction de Tokyo, les autorités mettant en garde contre des inondations dans le sillage de pluies torrentielles et appelant des centaines de milliers de personnes à évacuer.

La tempête Jangmi - classée comme "violente tempête tropicale", un niveau en-dessous de "typhon" - a déjà fait 15 blessés dans le sud du Japon mardi, privé d'électricité des milliers de foyers et cloué au sol des centaines de vols.

Les autorités ont averti du risque de nouvelles perturbations mercredi, avec de possibles retards dans les transports à Tokyo, tandis que certaines écoles de la capitale ont fermé.

Les deux principales compagnies aériennes japonaises, All Nippon Airways et Japan Airlines, ont annulé au total 616 vols - dont 92 vols internationaux - prévus mercredi.

Quelque 370'000 personnes à travers une large bande du pays, allant de l'île de Shikoku (ouest) jusqu'à Tokyo, ont été appelées à évacuer leur domicile, a indiqué le gouvernement dans un communiqué.

A 06h00 mercredi (23h00 en Suisse mardi), aucun nouveau blessé n'avait été signalé, mais six bâtiments ont été partiellement détruits par ce typhon - rétrogradé depuis -, le premier de la saison à toucher l'archipel.

Des pluies torrentielles ont fait gonfler les rivières dans l'ouest et l'est du Japon, y compris dans la région de Tokyo, et l'Agence météorologique japonaise a émis des alertes aux inondations pour plusieurs régions, notamment la préfecture densément peuplée d'Aichi (centre) ainsi qu'à Tokyo.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Climat: l'ONU juge "probable à 80%" un épisode El Niño cet été

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El Niño se caractérise par une hausse des températures de surface dans le centre et l'est du Pacifique équatorial. Il se produit d'ordinaire tous les deux à sept ans. (image symbolique). (© KEYSTONE/EPA/NYEIN CHAN NAING)

Le développement d'un épisode El Niño est probable à 80% entre juin et août. Cela augmente le risque d'événements météorologiques extrêmes dans les prochains mois, a alerté mardi l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

Selon la dernière mise à jour de cette agence de l'ONU, les températures "exceptionnellement chaudes" des eaux du Pacifique tropical favorisent les conditions de la formation d'un épisode El Niño qui "devrait influencer les régimes de température et de précipitations à l'échelle mondiale".

L'OMM table ainsi sur une probabilité de 80% qu'un épisode El Niño se produise "entre juin et août 2026". "Les probabilités que cet épisode se maintienne au moins jusqu'en novembre avoisinent ou dépassent les 90%", ajoute l'organisation, tablant sur un "épisode au moins modéré, voire fort".

Selon Météo-France, El Niño, et sa phase opposée La Niña, sont les noms donnés à une variation naturelle du climat, qui induit une variation marquée de la température des eaux de l'océan Pacifique équatorial, une modification de la circulation atmosphérique mondiale et peut occasionner certains événements extrêmes sur un grand nombre de régions.

Entre fin avril et mi-mai, la température de surface de la mer dans la partie centre-est du Pacifique équatorial s'est rapprochée des seuils caractérisant ce phénomène, une hausse alimentée par des températures "exceptionnellement élevées" sous la surface, dépassant de plus de 6°C les normales saisonnières, note l'OMM.

Parallèlement, les valeurs de l'indice d'oscillation australe, qui est la composante atmosphérique d'El Niño, "concordent" avec la mise en place de conditions d'apparition du phénomène, ajoute l'organisation.

Sécheresse et fortes pluies

"Nous devons nous préparer à un épisode El Niño potentiellement puissant, qui exacerbera la sécheresse et les fortes pluies et augmentera le risque de vagues de chaleur à la fois sur les terres émergées et dans les océans", a prévenu la secrétaire générale de l'OMM, Celeste Saulo, citée dans un communiqué.

El Niño se caractérise par une hausse des températures de surface dans le centre et l'est du Pacifique équatorial. Il se produit d'ordinaire tous les deux à sept ans et dure environ neuf à douze mois.

Le dernier épisode El Niño, en 2023 et 2024, avait fait de ces années les deux plus chaudes jamais enregistrées. Le phénomène cyclique affecte par effet domino le climat mondial pendant plusieurs mois.

"Urgence climatique"

Pour la période juin-juillet-août, l'OMM prévoit déjà un ensemble de conditions favorisant "une prédominance de températures supérieures à la normale dans presque toutes les régions du globe", avec un risque accru de stress thermique, de sécheresse dans certaines régions et d'événements extrêmes tels que les inondations ou les sécheresses sévères.

Elle rappelle ainsi que les centres de prévision régionaux prévoient des précipitations "inférieures à la normale" durant la saison des pluies de juin à septembre dans la Corne de l'Afrique, une mousson moins abondante que la moyenne en Asie du Sud et des conditions plus chaudes et plus sèches en Amérique centrale au cours de l'été.

Pendant l'été de l'hémisphère Nord, les eaux chaudes liées à El Niño peuvent aussi favoriser la formation d'ouragans dans le Pacifique central et oriental, tout en limitant leur développement dans l'Atlantique, ajoute l'organisation.

"Nous devons tous accorder à cette situation le degré d'urgence climatique qu'elle représente", a alerté le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, dans une déclaration vidéo.

"Les conditions El Niño jetteront de l'huile sur le feu d'une planète qui se réchauffe. Les impacts seront encore plus forts et ressentis encore plus loin. Ils traverseront les frontières à une vitesse dévastatrice", a-t-il poursuivi, appelant encore une fois à "mettre fin à la dépendance aux combustibles fossiles".

Selon l'OMM, "il n'est pas prouvé que le changement climatique augmente la fréquence ou l'intensité des épisodes El Niño".

Par le passé, l'OMM avait également indiqué que "les phénomènes climatiques à grande échelle d'origine naturelle, tels qu'El Niño et La Niña, s'inscrivent dans un contexte plus large de changement climatique d'origine anthropique".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Un an après la catastrophe, Blatten se rappelle et pense à l'avenir

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Un an après l'éboulement, une cérémonie commémorative a été organisée jeudi après-midi à Blatten. (© KEYSTONE/EPA/LAURENT GILLIERON)

Un an après la destruction de Blatten, une cérémonie commémorative est organisée jeudi après-midi dans la commune haut-valaisanne. Près de 500 invités sont attendus, dont la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter et des habitants du village sinistré.

Lors d'un point presse organisé avant la cérémonie, les membres du Conseil d'Etat valaisan ont dit leur "émotion" de se retrouver à Blatten, une année après un événement que "personne n'oubliera jamais". Christophe Darbellay, Stéphane Ganzer, Franziska Biner et Franz Ruppen se sont relayés pour souligner, notamment, la volonté de construire "un nouveau Blatten" et donner "un avenir à ses habitants".

Les quatre ministres - sans leur collègue Mathias Reynard retenu par une conférence intercantonale - ont aussi rappelé ce qui avait été accompli ces douze derniers mois, et ce qui restait à réaliser, évoquant notamment les questions des aides financières, du tourisme, de l'agriculture, de la mobilité ou encore de la sûreté des lieux.

"Paradis sur terre"

Le conseiller aux Etats valaisan Beat Rieder a, lui aussi, affirmé que la reconstruction de Blatten "n'est pas une illusion". Il a aussi mentionné l'importance d'une "gestion proactive des risques" à Blatten, comme ailleurs en Suisse où la montagne est menaçante. Le sénateur a encore appelé à "ne pas oublier Blatten", grâce notamment au travail des médias.

Egalement présent devant la presse, le président de Blatten, Matthias Bellwald, est revenu sur "la douleur" engendrée par la destruction du village et le décès d'une personne, évoquant un "paradis sur terre" transformé en "scènes apocalyptiques". Il a toutefois loué la "résilience" de ses concitoyens et la "solidarité" de toutes les personnes et organisations qui contribuent à la reconstruction du village.

Après ce point presse, la cérémonie commémorative doit se tenir dans une tente montée à proximité du lac qui s'était formé à la suite de l'effondrement du glacier du Birch. Elle doit durer une heure, avec notamment un discours de Karin Keller-Sutter, qui représente le Conseil fédéral.

Christophe Darbellay, en tant que président du gouvernement valaisan, et Matthias Bellwald doivent aussi prendre la parole devant les invités. Des interludes sont également prévus. La journée se clôturera avec un service religieux.

Les habitants de Blatten (300 personnes environ) ainsi que la population de la vallée ont été conviés à cette cérémonie. L'événement a aussi vu affluer plusieurs journalistes suisses et étrangers, la catastrophe ayant eu un écho à l'international. Toutes ces personnes ont été acheminées sur place dans des véhicules militaires, tandis que d'autres sont venues à pied.

Rayé de la carte

Le 28 mai 2025, à 15h24 exactement, Blatten avait été quasiment rayé de la carte lorsque le glacier du Birch s'était effondré, engloutissant la majeure partie du village. Des millions de mètres cubes de roches, gravats et glace avaient déferlé dans la vallée en quelques secondes.

Ordonnée quelques jours avant la catastrophe, l'évacuation avait permis de sauver la vie des habitants du village. Le drame a toutefois fait une victime, un berger de 64 ans qui s'occupait de son étable au moment de l'éboulement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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L'Europe de l'Ouest vit une nouvelle journée de chaleur inédite

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Une personne tente de se protéger du soleil mercredi à Londres, où le mercredi a atteint 35° C. (© KEYSTONE/EPA/TOLGA AKMEN)

De l'Angleterre à l'Italie, une partie de l'Europe vit mardi une nouvelle journée de chaleur exceptionnelle pour un mois de mai. Elle bouscule les habitudes sur un continent qui se réchauffe plus vite que les autres.

Le Royaume-Uni a battu son record historique de température pour un mois de mai. L'agence de météorologie, le Met Office, a dit vers 17h00 (18h00 en Suisse) avoir mesuré 35,1°C à Kew Gardens, un jardin botanique du sud-ouest de Londres. Deux heures avant, l'agence avait signalé avoir déjà enregistré un record de 35°C au même endroit.

Et sur le continent, Météo-France a averti que l'on pourrait atteindre localement des températures exceptionnelles de "38°C voire 39°C" dans le pays ces prochains jours, soulignant combien cet épisode de chaleur précoce, 10 à 15 degrés au-dessus des normales de saison, était "exceptionnel, historique et inédit".

Les températures se sont envolées au-dessus de 30°C pendant le week-end de la Pentecôte, en raison de la présence sur la France et sur toute l'Europe de l'ouest d'un "dôme de chaleur", zone de haute pression qui bloque l'air chaud en provenance d'Afrique du Nord. Météo-France n'attend pas de vrai répit avant dimanche.

"On reçoit énormément de personnes âgées en déshydratation", dit à l'AFP Katou Blaise, 57 ans, une aide-soignante aux urgences de l'hôpital de Rennes, dans l'ouest de la France, se plaignant d'un manque de moyens matériels.

Plusieurs noyades

Malgré les mises en garde des autorités, la canicule apporte son lot de décès et de noyades, et pas uniquement parmi les personnes âgées, particulièrement vulnérables.

Quatre adolescents sont morts noyés au Royaume-Uni depuis dimanche, ont indiqué mardi les autorités locales des régions concernées, vraisemblablement alors qu'ils tentaient de se rafraîchir.

Un sexagénaire est par ailleurs mort en voulant porter secours à des proches en difficulté qui se baignaient sur une plage de Cornouailles, selon des médias britanniques.

Les autorités françaises ont de leur côté recensé mardi matin "sept décès" liés à l'épisode dont "au moins cinq noyades". Deux personnes ont perdu la vie emportées par le courant sur la côte atlantique, alors que beaucoup de plages n'ont pas encore de surveillants de baignade comme en été, et deux autres sont mortes en faisant du sport, selon le gouvernement.

Mortalité prévisible

"Malheureusement nous savons que les températures que nous avons atteintes aujourd'hui, avec près de 35°C à Londres, vont probablement avoir tué des centaines de personnes dans le pays", avertit Bob Ward, un expert de l'Institut de recherche Grantham sur le changement climatique et l'environnement. Il souligne qu'en dépit des précédents, l'habitat comme les infrastructures restent inadaptés.

En France, plusieurs villes ont renforcé leurs dispositifs face aux fortes chaleurs: à Tours (ouest) ou Paris, certains parcs seront ouverts la nuit "pour "offrir des espaces de fraîcheur" supplémentaires notamment.

"C'est étouffant, on n'arrive pas à respirer", confie de son côté, à Rennes, Abdel (il n'a pas voulu donner son nom de famille), intérimaire dans les travaux publics, qui a débuté sa journée à 7 heures et dit n'avoir "pas arrêté de boire".

"Si vous n'êtes pas inquiet à propos du réchauffement climatique, vous devez être sourd et aveugle à la fois, non ?", interroge pour sa part Philippe Bignens, 56 ans, touriste suisse travaillant dans l'assurance.

Vigilance étendue

Conséquence de ce "dôme de chaleur", le mercure était monté pour la première fois jusqu'à 34,8°C dès lundi à Kew Gardens. Il a ainsi dépassé de 2°C le précédent record pour un mois de mai, qui remontait à 1944, loin des 17 ou 18°C correspondant aux normales.

"Une telle chaleur serait exceptionnelle au Royaume-Uni en plein milieu de l'été", a souligné le Met Office, qui ne s'attend lui non plus à un retour autour des 20°C avant la fin de semaine. L'Irlande a également atteint des températures inédites en mai avec 28,8°C dans le sud.

En France, l'indicateur thermique national, qui mesure la température moyenne à l'échelle du pays, a atteint un nouveau record pour un mois de mai, à 24,8°C. Lundi, il était de 24,6°C, déjà un record.

La vigilance orange canicule, le deuxième niveau d'alerte sur trois, a été déclaré dans le pays pour huit départements de l'ouest, du jamais vu si tôt dans l'année. Elle concernera 13 départements à partir de mercredi.

Pollution

Certains agriculteurs ou arboriculteurs ont avancé certaines récoltes et les vignerons s'attendent à des vendanges précoces. "On a des vendanges qui seront début août dans certains endroits," estime Bernard Farges, président d'une organisation française du vin.

Le Premier ministre français Sébastien Lecornu présidera jeudi une réunion interministérielle sur cette canicule qui fait craindre par ailleurs une pollution à l'ozone.

À Paris, la température a dépassé lundi 33°C sur les courts de tennis de Roland-Garros. Le regard dans le vide et le visage en sueur, le Norvégien Casper Ruud, victime d'un coup de chaud, a demandé à recevoir des soins au début du 4e set, avant de se qualifier pour le 2e tour du tournoi.

En Espagne, les services météorologiques prévoient des "nuits tropicales généralisées" dans le sud-ouest à partir de mercredi et un pic entre mercredi et vendredi avec des maximales de 36-38°C.

En Italie, dans la région du Latium, qui comprend Rome, une réglementation limitant le travail "avec exposition prolongée au soleil" entre 12h30 et 16h00 a été adoptée lundi. En vigueur jusqu'au 15 septembre, cette règle avait été mise en place l'an dernier le 30 mai.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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