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Iran: la vague de protestation étouffée par la répression

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Le fils de l'ancien chah d'Iran s'est dit convaincu que la République islamique allait "tomber". "Ce n'est pas une question de 'si', mais de 'quand'", a lancé Reza Pahlavi à la presse à Washington. (© KEYSTONE/AP/Mark Schiefelbein)

La vague de protestation en Iran a pour l'instant été étouffée par une violente répression qui a fait des milliers de morts, ont estimé vendredi des experts et des ONG, près de trois semaines après le début du mouvement de contestation.

Si le mouvement semble marquer le pas, le fils de l'ancien chah d'Iran s'est dit convaincu que la République islamique allait "tomber". "Ce n'est pas une question de 'si', mais de 'quand'", a lancé Reza Pahlavi à la presse à Washington.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, il a appelé les Iraniens à descendre à nouveau dans la rue samedi et dimanche à 20h00 locales "dans la colère et la protestation".

Déclenchées le 28 décembre à Téhéran par des commerçants contre la cherté de la vie, les manifestations ont véritablement pris de l'ampleur le 8 janvier, défiant ouvertement la République islamique mise en place en 1979.

Les autorités ont alors coupé internet, une décision visant à cacher "la brutalité" de la répression, selon des groupes de défense des droits humains.

Jeudi soir, début d'un pont férié de trois jours, les forces de sécurité étaient très présentes dans les rues de Téhéran, a constaté un journaliste de l'AFP.

Cette riposte a "probablement étouffé le mouvement de protestation pour l'instant", analyse l'Institut américain pour l'étude de la guerre. Mais, estime-t-il, le pouvoir ne pourra pas maintenir sur la durée la mobilisation générale de ses forces de sécurité, ce qui pourrait rendre "possible une reprise des manifestations".

Pour la première fois, les autorités ont livré vendredi un chiffre pour les arrestations: quelque 3000 personnes ont été interpellées, selon des responsables de la sécurité cités par l'agence de presse iranienne Tasnim, qui pointe du doigt "des individus armés" et "des membres d'organisations terroristes".

"Témoignages horrifiants"

La réalité est bien plus noire, avance Iran Human Rights (IHR). Cette ONG basée en Norvège fait désormais état de quelque 20'000 arrestations et au moins 3428 personnes tuées, des cas vérifiés par elle-même ou via des sources indépendantes.

D'autres évaluations donnent plus de 5000 morts, voire 20'000, selon IHR, la coupure d'internet rendant difficile le travail de vérification pour les ONG et les médias.

Ce blocage a battu le record de celui imposé durant les grandes manifestations de 2019, souligne l'ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks.

Pour Mahmood Amiry-Moghaddam, directeur de IHR, les autorités iraniennes ont "commis l'un des crimes les plus graves de notre époque".

Il invoque "des témoignages directs horrifiants" faisant état de "manifestants abattus alors qu'ils tentaient de fuir, de l'utilisation d'armes de guerre et de l'exécution en pleine rue de manifestants blessés".

"Les massacres perpétrés par les forces de sécurité iraniennes depuis le 8 janvier sont sans précédent dans le pays", estime aussi Lama Fakih, directrice de programme à l'ONG Human Rights Watch.

Une ressortissante franco-iranienne a été blessée en Iran, a dit vendredi à l'AFP et Radio France le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, sans plus de détail.

La chaîne d'opposition Iran International, opérant depuis l'étranger, affirme pour sa part qu'au moins 12'000 personnes ont été tuées, citant de hautes sources gouvernementales et sécuritaires.

Appel Poutine-Pezeshkian

Sur le front diplomatique, la menace d'une nouvelle action militaire des Etats-Unis contre l'Iran semble s'éloigner, après que ses alliés du Golfe sont intervenus auprès de Donald Trump.

Le président américain avait multiplié ces dernières semaines les menaces d'intervention, avant d'affirmer mercredi avoir été informé "par des sources très importantes" que "les tueries ont pris fin".

Alors que Vladimir Poutine ne s'était pas encore exprimé publiquement sur la situation en Iran, il s'est entretenu vendredi avec le président iranien, qui l'a remercié du soutien de Moscou.

La veille, lors d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies, l'ambassadeur russe Vassili Nebenzia avait reproché aux Etats-unis "d'attiser les tensions et d'alimenter l'hystérie".

Le Kremlin a annoncé que M. Poutine avait également discuté avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. Ce dernier avait parlé jeudi à Donald Trump, en lui demandant, selon le New York Times, de ne pas intervenir militairement.

L'Arabie saoudite, le Qatar et Oman avaient également mis en garde Donald Trump contre le risque "de graves répercussions pour la région", selon un haut responsable saoudien interrogé par l'AFP.

"Toutes les options restent sur la table côté américain", a toutefois spécifié jeudi soir la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, précisant que le président américain avait averti Téhéran de "sérieuses conséquences" si la répression du mouvement de contestation continuait.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Chris Paul prend sa retraite après 21 saisons en NBA

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Chris Paul a joué ses derniers matches de NBA sous le maillot des Clippers. (© KEYSTONE/AP/Phelan M. Ebenhack)

Chris Paul, figure de la NBA, a annoncé vendredi qu'il prenait sa retraite sportive à l'âge de 40 ans. Le meneur aura disputé 21 saisons dans le championnat nord-américain de basketball.

"Ça y est ! Après 21 années, je me retire du basketball", a-t-il écrit sur son compte Instagram quelques instants après avoir été libéré par les Toronto Raptors où il avait été transféré cet hiver.

"Alors que j'écris ces lignes, il est difficile de vraiment savoir ce que je ressens, mais pour une fois - et la plupart des gens seront surpris -, je n'ai pas la réponse", ajoute-t-il, évoquant de la joie et de la gratitude.

"Tandis que ce chapitre, être un joueur de NBA, se referme, le basket sera à jamais ancré dans mon ADN", poursuit-il, soulignant qu'"avoir joué au basket pendant plus de la moitié de (sa) vie a été une incroyable bénédiction qui s'est accompagnée de nombreuses responsabilités".

Dans sept franchises différentes

Désigné "rookie" de l'année (débutant) en 2006, champion olympique avec le Team USA en 2008 à Pékin puis en 2012 à Londres, élu MVP du All-Star Game en 2013, Chris Paul a disputé plus de 1370 matches de NBA avec La Nouvelle-Orléans, Houston, Oklahoma City, Phoenix, Golden State, San Antonio et les Clippers.

Mais il n'a jamais été en mesure de décrocher un titre de champion, atteignant une fois seulement la finale, en 2021, avec les Phoenix Suns, qui avaient été battus par Milwaukee (4-2). Et ces dernières années, son aura avait faibli, Paul passant par quatre franchises différentes en autant de saisons.

Revenu aux Clippers de Los Angeles en début de saison, il a disputé son dernier match le 1er décembre, avant d'être écarté du groupe. Lors de la période hivernale des transferts, il avait été envoyé chez les Raptors de Toronto, qui l'ont libéré.

Il quitte la NBA avec 16,8 points de moyenne par match, auxquels s'ajoutent 9,2 passes et 4,4 rebonds.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Merz appelle à "réparer" la confiance transatlantique

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"Réparons et ravivons ensemble la confiance transatlantique", a appelé en anglais le chancelier allemand Friedrich Merz en direction des "amis américains" de l'Europe. (© KEYSTONE/EPA/RONALD WITTEK)

Friedrich Merz a appelé vendredi à "réparer" et "raviver" la confiance transatlantique mise à mal par le président américain Donald Trump, lors de l'ouverture de la Conférence de Munich sur la sécurité. Elle réunit plus de 60 chefs d'Etat et de gouvernement.

"Réparons et ravivons ensemble la confiance transatlantique", a appelé en anglais le chancelier allemand vendredi, en direction des "amis américains" de l'Europe. Il a été rejoint plus tard par le président finlandais Alexander Stubb, qui a appelé, en dépit des difficultés dans les relations transatlantiques, à "ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain".

Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump a l'Europe dans le collimateur, comme en témoigne sa nouvelle Stratégie de sécurité nationale où il s'est livré comme jamais à une attaque en règle contre les Européens.

"À l'ère de la rivalité entre grandes puissances, même les États-Unis ne seront pas assez puissants pour faire cavalier seul", a déclaré le chancelier allemand, un an après le discours conflictuel prononcé au même endroit par le vice-président américain JD Vance, qui avait reproché aux Européens de ne pas prendre suffisamment en main leur propre défense.

"Il y a des questions sur lesquelles nous pouvons travailler avec les Américains - l'Otan, la défense, la technologie, les minéraux, dans notre cas les brise-glaces(...) Il y a donc beaucoup de choses que nous pouvons faire, tout en étant en désaccord cordial sur des choses liées à l'UE ou aux institutions internationales, à l'ordre international libéral et au changement climatique", a abondé plus tard le président finlandais.

Le chancelier allemand a de son côté également indiqué avoir "entamé des discussions confidentielles avec le président français au sujet de la dissuasion nucléaire européenne". La France est le seul pays en Europe, avec le Royaume-Uni, à être doté de la bombe atomique et à pouvoir faire bénéficier d'autres pays européens de sa dissuasion nucléaire.

"Une Europe forte dans une Otan forte"

Selon le secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, qui s'exprimait lors du Transatlantic Forum, il y a un "changement d'état d'esprit" au sein de l'Otan et "l'Europe assume davantage un rôle de leadership au sein de l'OTAN". "Une Europe forte dans une OTAN forte signifie que le lien transatlantique sera plus fort que jamais", veut-il croire.

Le président français Emmanuel Macron, qui est arrivé à Munich dans l'après-midi, clôturera la journée à 19h00. La relation "est au milieu de beaucoup d'incertitude. Mais nous, on a à clarifier ce qu'on veut pour nous-mêmes et ce qu'on a à faire. Et les Etats-Unis ont à clarifier ce qu'ils sont prêts à faire pour les Européens", a dit M. Macron à des journalistes à son arrivée.

Outre les débats officiels, le rendez-vous de Munich qui se déroule jusqu'à dimanche autour de deux hôtels dans le centre historique de la capitale bavaroise sous haute surveillance policière est l'occasion d'échanges informels et de réunions secrètes.

Le chef de la diplomatie ukrainienne Andriï Sybiga a écrit sur X avoir déjà discuté à Munich avec son homologue chinois Wang Yi "des efforts de paix et du rôle important de la Chine pour faciliter la fin du conflit" avec la Russie.

M. Wang a de son côté affirmé que la position de la Chine est "constante, (...) défendant l'objectivité et l'équité et promouvant activement les pourparlers de paix".

Les gouvernements occidentaux et Kiev accusent Pékin de fournir à la Russie un soutien économique crucial à son effort de guerre, notamment des composants militaires pour son industrie de défense.

Ukraine, Groenland, Iran

"Il est bon d'avoir un partenariat solide avec les Américains", a déclaré en marge de la conférence le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Mais l'Europe "a besoin d'une industrie de défense indépendante, très forte (en) partenariat avec les États-Unis", a-t-il insisté. "C'est notre continent".

Une réunion des dirigeants européens est prévue vendredi après-midi avec M. Zelensky sur l'Ukraine, en présence de responsables de l'Otan. Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, qui s'est notamment entretenu vendredi avec son homologue chinois, ne participe pas à cette rencontre sur l'Ukraine en raison d'un emploi du temps chargé, selon un responsable américain.

Le président français Emmanuel Macron a récemment souhaité une reprise du dialogue avec Vladimir Poutine. Interrogé à Munich, le chancelier allemand s'est dit vendredi "prêt à parler" avec la Russie "si cela apporte quelque chose", mais a observé de son côté que "la Russie n'a pas encore la volonté d'avoir une discussion sérieuse".

Le prochain cycle de négociations entre Moscou, Kiev et Washington pour tenter de trouver une issue diplomatique à la guerre en Ukraine se tiendra mardi et mercredi prochains à Genève, a annoncé le Kremlin.

Au centre des débats de Munich, les organisateurs ont fait figurer "l'ordre international ravagé à coups de boutoir". Avec notamment le Groenland, convoité par le président Donald Trump. Le gouvernement danois va d'ailleurs rencontrer à Munich le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio. Cette année, c'est le secrétaire d'Etat Marco Rubio, considéré comme moins idéologue, qui conduit la délégation américaine. Il prendra la parole publiquement samedi.

Enfin, également présent à Munich, le secrétaire général de l'AIEA Rafael Grossi a estimé que trouver un accord entre l'Agence internationale de l'énergie atomique et Téhéran sur les inspections du programme nucléaire iranien était "complètement possible", mais qu'il fallait "marcher sur un fil" pour faire avancer le dialogue.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le TAS rejette l'appel de l'Ukrainien Heraskevych

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Vladislav Heraskevch juste avant son audience avec le TAS. (© KEYSTONE/AP/Antonio Calanni)

Le TAS a rejeté l'appel de Vladislav Heraskevych, disqualifié du skeleton des JO de Milan-Cortina. L'Ukrainien voulait porter un casque honorant ses coéquipiers tués dans le conflit avec la Russie.

"La chambre ad hoc du TAS a rejeté la requête et estimé que la liberté d'expression est garantie aux Jeux olympiques, mais pas sur le lieu de compétition, ce qui est un principe sacré", a déclaré vendredi à la presse Matthieu Reeb, secrétaire général de la juridiction.

L'Allemande Annett Rombach, arbitre unique désignée par le TAS pour trancher le litige, "a tenu à préciser qu'elle est pleinement sensible à la commémoration de M. Heraskevych et à sa volonté de sensibiliser au deuil et aux ravages subis par le peuple ukrainien, ainsi que par les athlètes ukrainiens en raison de la guerre", a développé le tribunal dans un communiqué.

"Propagande politique"

Mais, poursuit le TAS, elle "est liée par les lignes directrices du CIO concernant l'expression des athlètes". Or la Charte olympique prévoit que les participants aux Jeux sont libres de leurs propos en conférence de presse ou en zone mixte mais doivent s'abstenir de toute "propagande politique" sur le terrain ou les podiums.

"L'arbitre unique estime que ces lignes directrices assurent un équilibre raisonnable entre l'intérêt des athlètes à exprimer leurs opinions et l'intérêt des athlètes à recevoir une attention sans partage pour leur performance sportive sur le terrain de jeu", poursuit la juridiction.

Elle a notamment relevé "les autres possibilités offertes aux athlètes" pour attirer l'attention sur les sujets de leur choix, "ou, dans le cas de M. Heraskevych, en portant le casque lors des quatre entraînements", comme le lui avait permis le CIO. "L'objectif est de maintenir l'attention des Jeux olympiques sur les performances et le sport, intérêt commun à tous les athlètes", a insisté la juge arbitre.

Une longue audience

L'athlète de 27 ans, entendu pendant deux heures et demie vendredi à Milan, demandait à la juridiction suprême du monde sportif d'annuler sa disqualification, à ses yeux "disproportionnée, non fondée sur une violation technique ou de sécurité", et qui "lui cause un préjudice sportif irréparable", avait expliqué le TAS jeudi soir.

Après avoir tenté de convaincre Heraskevych de rendre hommage à ses compatriotes en portant un simple brassard noir, le CIO et la Fédération internationale de bobsleigh et skeleton l'ont disqualifié jeudi matin.

L'affaire a rapidement pris une tournure politique, le président ukrainien Volodymir Zelensky accusant le CIO de "faire le jeu" de la Russie. Le chef de la diplomatie ukrainienne a estimé lui que cette décision était une "honte" et que l'instance olympique avait "disqualifié sa propre réputation".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Sprint: Quentin Fillon Maillet en or, les Suisses autour du top 15

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Quentin Fillon Maillet a apporté une nouvelle médaille aux Bleus en biathlon. (© KEYSTONE/EPA/PIERRE TEYSSOT)

Le biathlète français Quentin Fillon Maillet est devenu champion olympique du sprint (10 km), vendredi à Anterselva. Les Suisses ont réussi un joli tir groupé autour de la 15e place.

"QFM" décroche à 33 ans son quatrième titre olympique, après la poursuite et l'individuel en 2022 et le relais mixte en 2026. Auteur d'un 10/10 derrière la carabine, il a devancé les Norvégiens Vetle Christiansen et Sturla Laegreid.

Dans le camp suisse, Joscha Burkhalter (14e) et Sebastian Stalder (15e) ont tous deux réussi un sans-faute au tir, mais ils n'ont pas été assez rapides sur les skis. Niklas Hartweg (17e) était quant à lui à la lutte pour une médaille avant de commettre deux erreurs fatales au tir couché.

Le Genevois Jérémy Finello est lui passé à côté de sa course, ratant quatre fois la cible et se classant 76e sur 90 athlètes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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