Rejoignez-nous

International

L'Iran menace de viser des sociétés américaines

Publié

,

le

Un membre des forces de sécurité iraniennes monte la garde à côté d’une banderole représentant les anciens et actuels dirigeants suprêmes iraniens à Téhéran. Une opération militaire conjointe des États-Unis et d’Israël, lancée le 28 février, continue de viser des sites stratégiques à travers l’Iran. (© KEYSTONE/EPA/ABEDIN TAHERKENAREH)

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont menacé mardi de viser des entreprises américaines du secteur des hautes technologies au Moyen-Orient en cas d'"assassinat" de tout nouveau responsable en Iran.

La guerre au Moyen-Orient, qui ébranle l'économie mondiale et a fait des milliers de morts, ne présente pas de signe de désescalade, malgré des tractations diplomatiques et des propos de Donald Trump qui soufflent le chaud et le froid.

Mardi le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a affirmé que les prochains jours seront "décisifs", tout en assurant que les discussions avec l'Iran "se renforcent".

Dans un communiqué publié sur leur site Sepah News, les Gardiens listent 18 entreprises américaines qu'ils accusent d'"espionnage", dont Google, Apple, Meta ou encore Tesla, affirmant que ces sociétés devraient "s'attendre à la destruction" de leurs locaux en représailles à tout nouvel "assassinat en Iran", à partir de 20h00 mercredi heure de Téhéran.

Dans la soirée plusieurs explosions ont été entendues dans le centre de Téhéran, selon un journaliste de l'AFP. Le gouvernement iranien avait indiqué plus tôt dans la journée qu'une usine de dessalement avait été touchée et mise hors service sur l'île de Qeshm, sans préciser quand.

Donald Trump avait menacé la veille de s'en prendre à ces usines, mais aussi aux centrales électriques, aux puits de pétrole et à l'île de Kharg, abritant le plus grand terminal pétrolier de l'Iran.

"Survie"

Mardi il a déclaré que les Etats-Unis "ne seraient plus là pour aider" les pays dont l'approvisionnement en pétrole dépend du détroit d'Ormuz, presque entièrement bloqué par l'Iran et par où transite d'ordinaire un cinquième des hydrocarbures mondiaux.

"L'Iran a été, pour l'essentiel, décimé. Le plus dur est fait. Allez chercher votre propre pétrole!", a affirmé sur son réseau Truth Social le président américain.

L'Union européenne a appelé l'Iran à garantir "la liberté de navigation" dans le détroit d'Ormuz.

Plus tôt dans la journée, des frappes ont visé des "sites militaires" à Ispahan (centre de l'Iran), selon un responsable local cité par l'agence de presse Fars.

Une entreprise pharmaceutique de Téhéran a aussi été touchée par des frappes israélo-américaines, selon le gouvernement.

"Tout se résume à une seule chose: la survie. Je ne pense qu'à rester en vie avec ceux que j'aime: mes amis, ma famille et les habitants de ma ville", raconte à l'AFP Elnaz, une peintre de 32 ans.

"Unanime"

Si l'armée israélienne s'est dite prête à plusieurs semaines supplémentaires de guerre, le président américain a dit vouloir que les discussions avec Téhéran aboutissent "rapidement".

Pariant sur une désescalade, les marchés financiers étaient en hausse mardi. Le pétrole restait au-dessus des 100 dollars, alors de prix de l'essence a atteint 4 dollars le gallon aux Etats-Unis.

A rebours des demandes américaines, une commission parlementaire iranienne a approuvé un projet visant à imposer des droits de passage aux navires transitant par Ormuz, selon des médias d'Etat. Le texte inclut une "interdiction de passage" pour les Etats-Unis et Israël.

Malgré les menaces et les coups portés à la tête de l'Etat, l'Iran a continué à faire feu dans la nuit de lundi à mardi.

La radio-télévision d'Etat Irib a annoncé un tir de missiles en direction d'Israël et sur place, les secours ont fait état de huit blessés légers hospitalisés dans la région de Tel-Aviv.

A Dubaï et à Ryad, des explosions ont de nouveau été entendues, selon des journalistes de l'AFP.

Le Qatar a lui évoqué mardi une "position très unanime dans le Golfe appelant à une désescalade et une fin de la guerre".

"Un calvaire"

Déclenchée le 28 février par une offensive américano-israélienne contre l'Iran, la guerre a aspiré de nombreux pays de la région.

Dans l'ouest de l'Irak, une frappe a tué mardi trois combattants de l'ancienne coalition paramilitaire du Hachd al-Chaabi, qui comprend des factions pro-Iran, selon ce groupe.

Au Liban par ailleurs, Israël a visé mardi un immeuble sur la route de l'aéroport de Beyrouth, alors que le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit en urgence après la mort de trois Casques bleus indonésiens dans le sud du pays.

Dans la capitale libanaise, plus d'un millier de personnes fuyant les bombes ont trouvé refuge dans des tentes installées sous les gradins de la Cité sportive. "Nous vivions comme des rois dans nos maisons. Notre vie est devenue un calvaire", explique Khodr Salem, un commerçant qui se déplace difficilement à l'aide d'une béquille.

Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a déclaré mardi que son pays avait l'intention d'occuper une partie du sud du Liban une fois la guerre terminée.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Liban: cessez-le-feu prolongé de trois semaines

Publié

le

Le cessez-le-feu entre Israël et le Liban a été prolongé de trois semaines, selon Donald Trump. De quoi permettre à Beyrouth (photo)d'avoir un peu de répit. (© KEYSTONE/AP/HASSAN AMMAR)

Donald Trump a annoncé jeudi une prolongation du cessez-le-feu entre Israël et le Liban de "trois semaines" à l'issue d'une nouvelle session de pourparlers à la Maison Blanche entre représentants des deux pays.

Le président américain a exprimé l'espoir qu'un accord de paix pourra être trouvé cette année.

"Le cessez-le-feu entre Israël et le Liban sera prolongé de TROIS SEMAINES", a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social en rendant compte d'une réunion qui "s'est très bien déroulée".

Il a aussi indiqué que les Etats-Unis "vont collaborer avec le Liban afin de l'aider à se protéger contre le Hezbollah" pro-iranien.

Avant les pourparlers, le Liban avait indiqué vouloir y réclamer une prolongation d'un mois de la trêve en vigueur depuis le 17 avril.

S'exprimant ensuite devant les journalistes, Donald Trump a affirmé qu'il y avait une "très bonne chance" de parvenir à un accord de paix entre Israël et le Liban dès cette année et dit s'attendre à ce que les dirigeants israélien Benjamin Netanyahu et libanais Joseph Aoun se rencontrent "dans les semaines à venir".

Le président libanais a indiqué plus tôt qu'il "espérait pouvoir se rendre à Washington pour rencontrer le président Trump et le mettre au courant de la vérité sur ce qui se passe au Liban", affirmant qu'il n'avait jamais envisagé un contact avec le Premier ministre israélien.

Les deux pays, toujours en état de guerre, avaient tenu une réunion le 14 avril, déjà à Washington, la première du genre depuis 1993, pour tenter de mettre fin à la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre Israël.

Les Etats-Unis avaient ensuite imposé une trêve de dix jours dans ce conflit, qui venait à expiration dimanche soir. Le conflit a déjà fait plus de 2400 morts et un million de déplacés côté libanais.

Outre le président américain, le vice-président JD Vance, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, les ambassadeurs aux Etats-Unis d'Israël, Yechiel Leiter, et du Liban, Nada Hamadeh Moawad, ont participé à cette réunion en présence aussi de l'ambassadeur américain au Liban, Michel Issa.

L'ambassadeur des Etats-Unis en Israël, Mike Huckabee, y a également participé.

La rencontre s'est tenue alors qu'Israël poursuit ses bombardements, qui ont tué mercredi deux journalistes libanaises dans le sud du Liban.

Les dirigeants libanais ont accusé jeudi Israël d'avoir perpétré un "crime de guerre" en frappant la maison où s'étaient réfugiées les journalistes et en entravant l'arrivée des secours. L'armée israélienne a dit examiner les faits.

Une frappe israélienne dans le sud du Liban a fait trois morts jeudi, a annoncé le ministère libanais de la Santé.

Le Hezbollah a pour sa part annoncé avoir tiré des roquettes sur le nord d'Israël en réponse aux "violations" du cessez-le-feu par l'armée israélienne.

"Un seul obstacle"

Les deux pays ont accepté, à l'issue de la première session de pourparlers, d'entamer des négociations directes en vue d'une paix durable, à une date et un lieu qui doivent être fixés ultérieurement.

Le Liban a chargé Simon Karam, un diplomate chevronné, de présider la délégation de son pays pour ces tractations.

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a affirmé de son côté mercredi qu'Israël n'avait "pas de désaccords sérieux" avec le Liban.

"Il y a un seul obstacle à la paix et à la normalisation entre les deux pays, c'est le Hezbollah", a-t-il expliqué, lançant un appel au gouvernement libanais à travailler "ensemble contre l'Etat terroriste que le Hezbollah a construit sur votre territoire".

L'armée israélienne, qui est entrée en territoire libanais, a établi une "ligne jaune" de séparation dans le sud, comme dans la bande de Gaza, disant vouloir protéger la population du nord d'Israël.

Selon les termes de la trêve, Israël affirme se réserver le droit d'agir contre des "attaques planifiées, imminentes ou en cours" au Liban.

Le cessez-le-feu au Liban avait été réclamé par Téhéran comme l'une des conditions à la reprise de pourparlers avec Washington, en vue d'aboutir à une paix durable entre l'Iran et les Etats-Unis.

Donald Trump a annoncé mardi une prolongation de la trêve entre son pays et l'Iran, en vigueur depuis le 8 avril, émaillée de tensions dans le détroit d'Ormuz.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Meta va licencier environ 8000 personnes, soit 10% de ses effectifs

Publié

le

Avec ces coupes, Meta entend "gérer l'entreprise plus efficacement et compenser les investissements" du groupe, engagé dans une course effrénée à l'intelligence artificielle (image d'illustration). (© KEYSTONE/DPA/JENS BÜTTNER)

Meta a annoncé jeudi en interne le licenciement de 8000 personnes, soit environ 10% de ses effectifs. Le groupe va aussi supprimer 6000 postes actuellement non pourvus, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.

Dans un mémo, la responsable des ressources humaines, Janelle Gale, a justifié cette décision par la volonté de "gérer l'entreprise plus efficacement et de compenser les investissements" du groupe, engagé dans une course effrénée à l'intelligence artificielle (IA).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Cadence accélérée pour OpenAI, qui lance un nouveau modèle d'IA

Publié

le

Le nouveau modèle d'intelligence artificielle lancé par OpenAI comprend des garde-fous "solides". Ils concernent en particulier les menaces biologiques et informatiques (image d'illustration). (© KEYSTONE/AP/Michael Dwyer)

OpenAI a dévoilé jeudi un nouveau modèle d'intelligence artificielle (IA) qui se veut le plus avancé du marché selon plusieurs critères. Il a promis d'accélérer encore le rythme, tout en vantant l'encadrement de son IA pour éviter les utilisations dangereuses.

GPT-5.5 est la nouvelle génération du modèle sur lequel est construit ChatGPT, l'interface d'IA générative désormais utilisée par près d'un milliard de personnes.

Après la sortie grand public de GPT-3.5 en novembre 2022, date de naissance de ChatGPT, OpenAI a mis en ligne les cuvées 4 et 5 respectivement en mars 2023 et en août 2025, avec des versions intermédiaires entretemps.

Accélération

Mais, depuis, la start-up californienne a changé de braquet et commercialisé quatre nouvelles itérations depuis novembre, l'avant-dernière (GPT-5.4) remontant à moins de deux mois.

"Je m'attends à ce que l'allure à laquelle les capacités (des modèles) s'améliorent augmente encore", a déclaré Jakub Pachocki, responsable de la recherche, lors d'une conférence téléphonique de présentation.

Cet élan s'observe chez la plupart des grands acteurs de l'IA, en particulier Anthropic, grand concurrent d'OpenAI, qui a introduit trois actualisations de son modèle principal Claude Opus depuis novembre.

Cette prise de vitesse tient notamment aux nouvelles capacités de l'IA, avec des modèles qui sont désormais en mesure de s'améliorer d'eux-mêmes rapidement, avec de moins en moins d'intervention humaine.

Mise en place de "garde-fous"

La puissance sans cesse supérieure des modèles pose aussi, plus que jamais, la question de leur dangerosité. "Il faut que l'encadrement soit renforcé", a expliqué Mia Glaese, vice-présidente de la recherche. Elle a indiqué que GPT-5.5 avait fait l'objet de tests intensifs menés par des entreprises partenaires.

Le modèle "comprend les garde-fous les plus solides" qu'OpenAI ait jamais adoptés, a-t-elle insisté. Ils concernent en particulier les menaces biologiques (diffusion malveillante d'éléments biologiques pouvant présenter un danger pour les humains) et informatiques (piraterie).

L'approche d'OpenAI diffère de celle d'Anthropic, qui a annoncé publiquement, début avril le report du lancement de son modèle Mythos, le temps de combler, avec le concours de partenaires, des milliers de failles qu'il a identifiées dans des systèmes informatiques du monde entier.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Macron ne fera plus de politique après avoir quitté l'Elysée

Publié

le

Emmanuel Macron a dit qu'il quitterait l'arène politique l'année prochaine, à la fin de ses deux mandats présidentiels. (© KEYSTONE/AP/Petros Karadjias)

Le président français Emmanuel Macron a assuré jeudi qu'il ne ferait "plus de politique" lorsqu'il quittera l'Elysée en 2027. Il aura passé dix ans à la tête de la France.

"Je n'ai pas fait de politique avant et je n'en ferai pas après", a-t-il lancé lors d'un échange avec des élèves à l'école franco-chypriote de Nicosie, la capitale de Chypre où il effectuait une visite officielle avant un sommet européen informel.

Il a aussi concédé que le "plus dur" dans la dernière ligne droite de son double quinquennat, c'était de défendre son bilan tout en ayant "l'énergie" de "reprendre" ce qui n'a pas été "bien réussi".

"Ce qui est le plus dur après neuf ans, c'est qu'il faut garder ce que tu as bien fait et essayer d'aller plus loin, mais il faut parfois reprendre des choses que tu as mal faites", a-t-il relevé.

Emmanuel Macron répondait à la question d'un élève qui lui demandait quand il avait "voulu être président" et si cela "l'intéressait encore de progresser pour la France".

"J'ai toujours aimé mon pays et je me suis toujours intéressé à la vie de mon pays mais ça, cela ne fait pas de toi un président", a commenté le chef de l'Etat.

"Une affaire de passion"

"J'avais envie que mes idées puissent se réaliser (...). Je me suis dit: "on peut changer les choses plus fort plus vite" et donc j'ai lancé un mouvement politique et puis je suis allé à la présidence", a-t-il encore dit.

"Mais c'était, c'est toujours pour faire des choses que je crois pas simplement utiles. C'est me battre pour que mon pays et notre Europe avancent et puis défendre des valeurs auxquelles je crois, donc c'est une affaire de passion", a encore expliqué le président français.

Les mandats d'Emmanuel Macron ont été marqués par la crise du mouvement des Gilets jaunes, déclenché fin 2018 et lié à des revendications sur le pouvoir d'achat; à des mesures de soutien massives face à la pandémie pour préserver l'économie et l'emploi; et à l'adoption de la réforme des retraites, qui a relevé l'âge légal en France à 64 ans et a suscité une forte contestation sociale.

La dissolution de l'Assemblée nationale par M. Macron en 2024 a ouvert une période de forte instabilité politique. Depuis, l'Assemblée est sans majorité, divisée en trois blocs, le camp présidentiel allié à la droite, les partis de gauche et écologiste, et l'extrême droite.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Bélier

Si vous aspirez à du renouveau, ce jeudi va vous offrir des échanges marquants et des rencontres qui laisseront une empreinte durable.

Les Sujets à la Une