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Israël demande à l'armée de rester dans la zone tampon en Syrie

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Le bureau du Premier ministre, Benjamin Netanyahu, a indiqué jeudi que l'effondrement du gouvernement Assad avait créé un "vide à la frontière d'Israël et dans la zone tampon. (© KEYSTONE/EPA/ABIR SULTAN)

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a ordonné vendredi à l'armée de "se préparer à rester" tout l'hiver dans la zone tampon entre Israël et la Syrie sur le sommet du plateau du Golan, où se trouve une force de l'ONU.

Israël, qui a conquis une partie de ce plateau lors de la guerre israélo-arabe de 1967, s'est emparé dimanche de la zone démilitarisée, quelques heures seulement après la fuite du président syrien, Bachar al-Assad, chassé du pouvoir par les rebelles syriens.

Depuis, l'armée israélienne a mené des centaines de frappes aériennes et navales contre des installations militaires en Syrie, visant aussi bien les stocks d'armes chimiques que les défenses aériennes, afin de les empêcher de tomber selon elle entre les mains des rebelles.

La présence de troupes israéliennes dans la zone tampon intervient à un moment où l'armée continue de retirer des soldats du sud du Liban après le cessez-le-feu conclu fin novembre à l'issue de deux mois de guerre ouverte contre le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah. Parallèlement, la guerre menée par l'armée israélienne contre le mouvement islamiste palestinien Hamas dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre 2023 est loin d'être terminée.

"En raison de ce qui se passe en Syrie, il est d'une importance sécuritaire capitale de maintenir notre présence au sommet du mont Hermon, et il faut tout faire pour garantir la préparation de (l'armée) sur place, afin de permettre aux combattants de séjourner dans cet endroit malgré les conditions climatiques difficiles" durant l'hiver, a déclaré le ministre israélien de la Défense dans un communiqué.

Le bureau du Premier ministre, Benjamin Netanyahu, a indiqué jeudi que l'effondrement du gouvernement Assad avait créé un "vide à la frontière d'Israël et dans la zone tampon", soulignant que la présence de troupes israéliennes y était temporaire, en attendant que la sécurité à la frontière entre Israël et la Syrie puisse être garantie.

Risques liés au "chaos"

L'occupation par Israël de la zone tampon a suscité de nombreuses critiques internationales, notamment de la part du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres. Il a appelé jeudi, par la voix de son porte-parole, "toutes les parties" à "mettre fin à la présence non autorisée dans la zone de séparation et à s'abstenir de toute action qui saperait le cessez-le-feu et la stabilité du Golan".

L'ONU considère la prise de contrôle de la zone tampon à la lisière de la partie du plateau du Golan occupée et annexée par Israël comme une "violation" de l'accord de désengagement de 1974 entre la Syrie et Israël. Les Etats-Unis, principal allié militaire d'Israël, ont demandé que l'incursion israélienne soit "temporaire".

Selon certains analystes, Israël craint que les stocks d'armes chimiques ou d'autres armes stratégiques conservées par les forces armées du président syrien déchu ne tombent entre les mains de groupes djihadistes, qui pourraient les utiliser contre lui.

Pour Michaël Horowitz, expert en géostratégie, la durée de la présence des troupes israéliennes dans la zone tampon va "dépendre de la stabilité et des intentions du nouveau régime syrien".

Si les nouveaux maîtres de Damas semblent envoyer des messages conciliants, même à l'égard d'Israël, "je crois qu'après le 7-Octobre, Israël n'est pas prêt à prendre des risques", explique-t-il à l'AFP.

"Dans le chaos actuel (en Syrie), et au vu de la composition du gouvernement israélien (avec des ministres d'extrême droite, ndlr), je crois que la tentation sera très forte de rester sur la partie syrienne du Hermon, même à plus long terme", ajoute-t-il.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Le changement climatique, coupable "sans équivoque" de la canicule

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L'Europe de l'Ouest, notamment Rome, subit depuis plus d'une semaine des températures extrêmes. (© KEYSTONE/AP/Andrew Medichini)

Le changement climatique est responsable "sans équivoque" de l'intensité de la canicule qui frappe l'Europe de l'Ouest, indique vendredi le World Weather Attribution (WWA). Des températures aussi élevées auraient été pratiquement impossibles il y a 50 ans.

Les chercheurs du WWA, qui étudient la responsabilité du dérèglement climatique d'origine humaine dans des événements météorologiques extrêmes, se sont penchés sur une canicule exceptionnelle à cette période de l'année en 1976. La température aurait été moins chaude de 3,5 degrés Celsius pendant la journée et de 2,4 degrés pendant la nuit, ont-ils calculé dans une étude publiée vendredi.

"Nous avons conclu qu'au cours de ces 50 dernières années, pendant lesquelles la planète s'est réchauffée de 1,1 degré, la probabilité d'une canicule comme celle-ci a changé immensément", a souligné Theodore Keeping, de l'Imperial College de Londres, l'un des auteurs. "Cet épisode n'aurait pas été possible en juin sans changement climatique", a-t-il affirmé.

L'Europe de l'Ouest, dont la Suisse, subit depuis plus d'une semaine des températures extrêmes, conséquence de la présence au-dessus de l'Europe de l'Ouest d'une immense masse d'air chaud en provenance d'Afrique et comprimée par de hautes pressions en altitude.

Températures exceptionnelles

"Le phénomène climatique n'est pas particulièrement inhabituel, mais les températures le sont, ou en tout cas l'étaient avant le changement climatique d'origine humaine", a commenté Friederike Otto, de l'Imperial College de Londres.

Ce changement climatique d'origine humaine découle de l'utilisation massive des énergies fossiles - charbon, pétrole et gaz fossile - ainsi dans une moindre mesure de la déforestation.

Pour leur étude, les scientifiques basés dans plusieurs pays européens ont comparé des données d'observation météorologiques actuelles, mais aussi des prévisions pour les prochains jours, puisque l'épisode est toujours en cours, avec les données d'observation de 2003 et de 1976.

Ce travail publié très rapidement n'a pas été revu par d'autres chercheurs extérieurs comme c'est normalement le cas pour les publications scientifiques. Mais la méthodologie utilisée a déjà été validée par la communauté scientifique, soulignent les auteurs.

En termes de probabilités, les nuits chaudes ont été rendues environ 100 fois plus probables aujourd'hui que lors de la canicule historique de 2003. Les pics de chaleur pendant la journée sont devenus environ 10 fois plus probables, ont calculé les chercheurs.

"Désagréable et dangereuse"

Ils ont aussi écarté toute responsabilité du phénomène naturel El Niño, qui réchauffe les températures de surface dans le centre et l'est de l'océan Pacifique équatorial, entraînant des épisodes de sécheresses, inondations et températures records dans le monde. Il n'a joué "aucun rôle" dans la vague de chaleur.

Le "stress thermique", qui regroupe températures élevées et niveau d'humidité, rend aussi cette canicule "particulièrement désagréable et dangereuse", remarque Friederike Otto.

Selon l'étude, près de 45% des 854 villes analysées dans 30 pays européens ont déjà battu, ou sont sur le point de battre, leur record historique de stress thermique.

Cette conclusion se réfère à un indice de température (dit "au thermomètre-globe mouillé" ou WBGT) qui prend en compte la température mais aussi l'humidité, l'ensoleillement ou la couverture nuageuse. Il est notamment très utilisé dans le monde sportif.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Les discussions entre le Liban et Israël à Washington prolongées

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La session de pourparlers entre Liban et Israël cette semaine à Washington est la cinquième. (© KEYSTONE/AP/Rod Lamkey)

La cinquième session de pourparlers entre Israël et le Liban sous médiation américaine censée se terminer jeudi va finalement se poursuivre vendredi à Washington, a annoncé le département d'Etat américain.

"Les discussions entre Israël et le Liban sont toujours en cours alors que nous continuons à les faciliter. Les deux parties reprendront demain à 09h00 pour continuer leur travail en vue d'un accord", a déclaré le département d'Etat à l'AFP jeudi.

Le Hezbollah pro-iranien a à nouveau accusé jeudi Israël de "violation flagrante" du cessez-le-feu après qu'une frappe de drone a fait trois morts. L'armée israélienne a affirmé avoir tué des combattants de la formation chiite.

Le protocole d'accord irano-américain signé le 17 juin prévoit la cessation des hostilités, y compris au Liban. L'Iran a imposé que cette question soit incluse dans le protocole d'accord.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Séisme au Venezuela: recherche effrénée des disparus

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Le double séisme au Venezuela a provoqué l'effondrement de dizaines de bâtiments. (© KEYSTONE/AP/Pedro Mattey)

Les recherches se poursuivaient jeudi soir au Venezuela dans les décombres d'immeubles effondrés pour tenter de secourir des personnes, au lendemain d'un double séisme extrêmement puissant. La catastrophe a fait au moins 235 morts, selon le dernier bilan officiel.

"Malheureusement, nous avons accueilli environ 235 patients qui sont arrivés sans signes vitaux ou qui sont décédés dès leur arrivée dans nos établissements de santé", a déclaré le ministre vénézuélien de la santé Carlos Alvarado à la télévision d'Etat. Il n'a pas précisé le nombre de blessés, que les autorités avaient auparavant chiffré à 1520.

Bâtiments aplatis, montagnes de gravats où des familles en détresse tentent de retrouver des personnes ensevelies: à l'épicentre du tremblement de terre, les équipes de l'AFP ont constaté d'impressionnantes scènes de destruction qui font craindre un bilan bien plus lourd.

La zone la plus durement touchée est celle de La Guaira, au nord de la capitale Caracas, où se trouvent l'aéroport international de Maiquetia qui, endommagé, a été fermé, et la ville côtière de Catia la Mar, où plusieurs immeubles se sont écroulés.

Aide internationale

L'assistance internationale s'organise. Les Etats-Unis ont promis une réponse "importante", "rapide et efficace", par la voix de leur secrétaire d'Etat, Marco Rubio. Le département d'Etat a également annoncé l'envoi de secouristes et le déblocage d'une aide de 150 millions de dollars. L'armée américaine a fait savoir qu'elle déploierait des navires militaires, des avions et des hélicoptères en soutien aux secours.

Une équipe suisse de secours, composée de 80 membres, de huit chiens de recherche et de 18 tonnes de matériel humanitaire, devait s'envoler de Zurich dans la nuit de jeudi à vendredi pour le Venezuela. Leur arrivée à Caracas est prévue vers 10h00 locales (16h00 en Suisse).

Le Brésil, dont deux ressortissants ont trouvé la mort lors du séisme, selon Brasilia, a annoncé l'envoi d'aide à son voisin. De même que la Chine, l'Inde, de nombreux autres pays européens et latino-américains et même l'Iran, un allié traditionnel de Caracas ravagé par la guerre contre les Etats-Unis et Israël.

Des pillages

La présidente par intérim, Delcy Rodriguez, a décrété l'état d'urgence peu après la double secousse de magnitude 7,2 et 7,5, qui s'est produite mercredi à 18h04.

D'après les données du service géologique des Etats-Unis (USGS), le tremblement de terre de 7,5 est le plus fort depuis 1900 à avoir frappé le Venezuela, un pays de près de 30 millions d'habitants à l'économie en crise depuis des années.

La première secousse s'est produite à une profondeur de 21,9 km, à environ 200 km à l'ouest de Caracas. Elle a été suivie d'une seconde à 10 km de profondeur, enregistrée 39 secondes plus tard à 45 km de là, puis d'une vingtaine de répliques, selon l'USGS.

Dans la capitale, où de nombreux immeubles se sont effondrés, des rues sont jonchées de débris de verre et beaucoup de gens ont passé la nuit dehors, souvent dans leur voiture, tremblant à chacune des répliques.

Les lieux sinistrés ont également été victimes de pillages. A Catia la Mar, des hommes et des femmes sortaient les bras chargés de sacs remplis de victuailles d'un commerce d'alimentation en partie incendié, ont constaté des journalistes de l'AFP.

"Ça tremble"

Des coupures d'électricité ont été signalées et le ministre de l'intérieur, Diosdado Cabello, a dit avoir ordonné la coupure de l'alimentation en gaz pour "éviter tout accident".

Jeudi matin, quasiment aucun commerce n'était ouvert et la circulation automobile était dense, de nombreux habitants de Caracas cherchant à se réfugier loin des immeubles en péril.

"Ça tremble. Ça tremble en ce moment", se sont mis à crier au moment d'une réplique des personnes rassemblées autour d'un immeuble déjà à terre.

"Avant même ces séismes, près de huit millions de personnes au Venezuela avaient besoin d'une aide humanitaire", a rappelé le secrétaire général adjoint de l'ONU aux affaires humanitaires, Tom Fletcher.

Si l'aéroport international de Maiquetia a été fermé en raison de "graves dommages dans ses infrastructures" selon Mme Rodriguez, Caracas pourra disposer de l'aéroport militaire de La Carlota, situé en pleine zone métropolitaine, pour l'aide internationale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

La Russie dit avoir abattu 28 drones volant vers Moscou

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L'Ukraine vise les infrastructures énergétiques russes, dans le but de priver le Kremlin d'une source de revenus vitale pour financer son effort de guerre (archives). (© KEYSTONE/EPA/STRINGER)

Au moins 28 drones lancés vers Moscou ont été abattus en l'espace d'une heure dans la nuit de jeudi à vendredi, a annoncé le maire de la capitale russe. Kiev a intensifié ces derniers mois sa campagne de frappes de drones à longue portée contre la Russie.

"Les spécialistes des services d'urgence travaillent là où les débris sont tombés", a écrit le maire Sergueï Sobianine sur le réseau social Telegram.

Dans sa campagne de frappes de drones à longue portée contre la Russie, l'Ukraine vise notamment les infrastructures énergétiques, dans le but de priver le Kremlin d'une source de revenus vitale pour financer son effort de guerre.

La semaine dernière, une attaque ukrainienne avait entraîné un impressionnant incendie dans une raffinerie dans le sud-est de Moscou.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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