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Objectifs atteints avec les frappes en Iran, dit Netanyahu

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Une femme pleure la mort de sa petite-fille tuée dans des bombardements israéliens sur le port libanais de Sidon. (© KEYSTONE/AP/Mohammad Zaatari)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a affirmé que l'attaque "précise et puissante" d'Israël contre l'Iran avait atteint ses objectifs. Dans le même temps dimanche, ses forces bombardaient sans relâche le Hezbollah au Liban et le Hamas à Gaza.

L'attaque samedi contre des cibles militaires en Iran, la première annoncée publiquement par Israël contre son ennemi juré, a suscité des appels à la retenue face au risque d'une escalade militaire au Moyen-Orient.

Dans ce contexte explosif, un camion a percuté une station de bus près d'une base militaire à Ramat Hasharon, en Israël, faisant un mort et une trentaine de blessés, selon la police qui n'a pas précisé dans l'immédiat s'il s'agissait d'un attentat.

Dans une première réaction publique aux frappes en Iran, M. Netanyahu a parlé d'une attaque "précise et puissante" qui "a atteint tous ses objectifs".

"L'armée de l'air a frappé les capacités de défense de l'Iran et de fabrication des missiles" visant Israël, a-t-il dit lors d'une cérémonie pour le 1er anniversaire hébraïque de l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza.

Dans un autre discours pour la même occasion, il a été brièvement interrompu par des proches de victimes du 7-octobre.

L'Iran a affirmé son "droit à se défendre" après les frappes d'Israël dans plusieurs régions dont Téhéran, qui ont fait selon l'armée des "dégâts limités" et tué quatre militaires.

Et Israël a menacé l'Iran de lui faire "payer un prix élevé" s'il ripostait.

"J'espère que c'est la fin" du cycle de violences, a néanmoins déclaré le président américain, Joe Biden, dont le pays est le principal fournisseur d'armes à l'allié israélien.

"Pas besoin de répondre"

Il ne faut "ni exagérer ni minimiser" les frappes israéliennes, a dit le guide suprême iranien, Ali Khamenei, dont le pays fait du soutien à la cause palestinienne un des piliers de sa politique étrangère, après l'occupation par Israël de territoires palestiniens depuis 1967.

Pour Joost Hiltermann, le directeur du programme Moyen-Orient de l'International Crisis Group, les Etats-Unis ont voulu que les représailles israéliennes soient "proportionnées pour que l'Iran n'ait pas besoin de répondre".

L'attaque contre l'Iran a été menée en riposte à des tirs de missiles iraniens le 1er octobre sur Israël. Ces tirs visaient selon Téhéran à venger l'assassinat par Israël du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, près de Beyrouth, et celui du chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, dans une attaque à Téhéran imputée à Israël.

Israël a affirmé que les frappes étaient aussi une riposte aux attaques des mouvements soutenus par l'Iran, en allusion au Hezbollah et au Hamas, qu'il a juré de mettre hors d'état de nuire.

"Détresse insupportable"

Dimanche, des témoins ont fait état de frappes sur le nord de la bande de Gaza, notamment à Jabalia, où l'armée israélienne mène depuis le 6 octobre une offensive terrestre et aérienne dévastatrice et meurtrière pour empêcher selon elle le Hamas de regrouper ses forces.

A l'hôpital Al-Ahli de Gaza, Jihad Muqat pleure la mort de sa femme et de ses deux petites filles, dont les corps ont été retirées des décombres à Jabalia. "Aline était l'aînée, ma chère Lulu, elle avait trois ans et demi, et Sama avait 12 jours. J'ai aussi enterré auparavant ma fille Lara, elle avait deux ans", dit-il le visage éploré.

"La détresse des civils palestiniens pris au piège dans le nord de Gaza est insupportable", a déclaré le patron de l'ONU Antonio Guterres.

De nouvelles négociations sont attendues dimanche à Doha entre Israéliens, Américains et Qataris pour évoquer la possibilité d'une trêve à Gaza associée à une libération d'otages.

Pour le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, des "concessions douloureuses" sont nécessaires pour "ramener nos otages à la maison".

Frappes meurtrières au Liban

Au Liban, le Hezbollah, en soutien au Hamas, a ouvert le 8 octobre 2023 un front contre Israël. Après un an d'échanges de tirs transfrontaliers et après avoir affaibli le Hamas, l'armée israélienne a concentré ses opérations au Liban en menant à partir du 23 septembre des raids aériens intenses, principalement sur les fiefs du Hezbollah.

Elle mène aussi une offensive terrestre depuis le 30 septembre dans le sud du Liban, où elle a dit avoir perdu 36 soldats dans les combats contre le Hezbollah en près d'un mois.

Le mouvement libanais continue de lancer des drones et des roquettes sur Israël, alors qu'une frappe israélienne près de Saïda a fait au moins huit morts dimanche, selon les autorités.

L'objectif d'Israël est de neutraliser le Hezbollah pour faire cesser les tirs de roquettes et permettre le retour de dizaines de milliers de déplacés chez eux.

Au moins 1620 personnes ont été tuées depuis le 23 septembre au Liban, d'après un décompte de l'AFP basé sur des données officielles.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Grèce: la militante Sarah Mardini acquittée de trafic de migrants

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La militante syrienne Sarah Mardini (à gauche) a été acquittée au terme d'un nouveau procès en Grèce pour trafic de migrants. Avec sa soeur Yusra, elles ont inspiré le film diffusé sur Netflix, "Les nageuses", en 2022 (archives). (© KEYSTONE/EPA DPA/CLEMENS BILAN)

La militante et réfugiée syrienne Sarah Mardini, qui a inspiré avec sa soeur nageuse olympique une fiction, et 23 autres bénévoles ont été acquittés jeudi soir des charges de trafic de migrants par la cour criminelle de Mytilène, chef-lieu de l'île grecque de Lesbos.

Ce jugement intervient presque un mois après le début de leur procès et marque la fin de l'aventure judiciaire de ces militants inculpés en 2018 à Lesbos, porte d'entrée à l'époque en Europe des dizaines de milliers de personnes fuyant surtout la guerre en Syrie et ayant comme destination l'Europe, une affaire dénoncée par de nombreuses ONG de défense des droits des migrants et réfugiés.

Ils étaient accusés des crimes de "constitution d'une organisation criminelle", "facilitation illégale de l'entrée de ressortissants étrangers de pays tiers en Grèce".

"Tous les accusés sont acquittés de leurs charges" car leur objectif n'était pas "de perpétrer des actions criminelles mais de venir à l'aide humanitaire", a indiqué Vassilis Papathanassiou, président de la cour composée de trois juges.

Quelques heures auparavant, le procureur Dimitris Smyrnis avait également proposé leur acquittement soulignant qu'"aucun fondement autonome établissant la responsabilité pénale des prévenus n'a été démontré".

Second procès

Réfugiée en Allemagne depuis 2015 avec sa famille, Sarah Mardini, aujourd'hui âgée de 30 ans, était présente jeudi soir à l'audience, a constaté l'AFP, tout comme l'un de ses co-accusés, le Germano-Irlandais Sean Binder.

Sa jeune soeur Yusra et elle, toutes deux nageuses de haut niveau en Syrie, étaient devenues célèbres après avoir sauvé des réfugiés de la noyade alors qu'elles mêmes tentaient la périlleuse traversée de la Turquie vers la Grèce en 2015.

Elles avaient ensuite rejoint Berlin. Leur histoire avait fait le tour du monde et leur action avait inspiré notamment le film diffusé sur Netflix, "Les nageuses" (2022).

Il s'agit du second procès de ces sauveteurs bénévoles en Grèce. En 2023, ils avaient été relaxés dans une autre procédure de délits relatifs à leur action humanitaire, notamment d'"espionnage".

Sarah Mardini avait été arrêtée en août 2018 alors qu'elle travaillait comme bénévole pour l'ONG ERCI sur Lesbos, qui a vu des centaines de milliers de réfugiés notamment syriens affluer dans des conditions dramatiques en 2015 et 2016.

Elle avait passé trois mois en prison en Grèce.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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L'opposante vénézuélienne Machado est arrivée à la Maison Blanche

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La cheffe de l'opposition au Venezuela et prix Nobel de la paix Maria Corina Machado est arrivée jeudi à la Maison Blanche (archives). (© KEYSTONE/AP/Ariana Cubillos)

L'opposante vénézuélienne et lauréate du prix Nobel de la paix Maria Corina Machado est arrivée jeudi à la Maison Blanche, peu après 12h00 locale (18h00 en Suisse), a constaté un photographe de l'AFP.

Son déjeuner avec le président américain Donald Trump, qui l'a écartée de sa stratégie au Venezuela et qui ne digère pas de ne pas avoir été distingué l'an dernier par le comité Nobel, doit se dérouler à l'écart de la presse, selon l'agenda officiel publié par la Maison Blanche.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Une mission militaire européenne au Groenland

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Le Danemark a annoncé renforcer sa présence militaire au Groenland. En photo, un vaisseau de la marine royale danoise au large de Nuuk. (© KEYSTONE/AP/Evgeniy Maloletka)

Une mission militaire européenne a démarré jeudi au Groenland, territoire autonome danois convoité par Donald Trump, au lendemain d'une rencontre à Washington où le Danemark a acté son "désaccord fondamental" avec les Etats-Unis.

Traditionnel allié des Américains au sein de l'Otan, le Danemark a annoncé renforcer sa présence militaire au Groenland, en réponse aux critiques américaines sur son manque d'engagement dans l'île arctique mais également en réaction à la volonté réitérée du président américain de s'en emparer.

Deux avions de transport de troupe danois ont atterri dès mercredi sur le territoire.

Dans la foulée, la France, la Suède, l'Allemagne et la Norvège, rejoints par les Pays-Bas, la Finlande et le Royaume-Uni, ont annoncé l'envoi de personnel militaire pour une mission de reconnaissance qui s'inscrit dans le cadre de l'exercice danois "Arctic Endurance" organisé avec des alliés de l'Otan.

Ces renforts militaires européens de taille modeste - 13 pour l'Allemagne par exemple, un militaire pour les Pays-Bas et le Royaume-Uni - doivent préparer la participation de ces armées à de futurs exercices dans l'Arctique, expliquent des sources de défense de plusieurs pays.

"La France et les Européens doivent continuer partout où leurs intérêts sont menacés d'être là, sans escalade, mais intraitables sur le respect de la souveraineté territoriale", a dit le président français lors de ses voeux aux Armées sur la base aérienne d'Istres, estimant que c'était le rôle de la France "d'être aux côtés d'un État souverain pour protéger son territoire".

Paris va y dépêcher dans les prochains jours, au-delà d'une première équipe de militaires déjà sur place, de nouveaux "moyens terrestres, aériens et maritimes".

Au lendemain de la rencontre entre le ministre danois des Affaires étrangères Lars Løkke Rasmussen, celle du Groenland Vivian Motzfeldt et des dirigeants américains à la Maison Blanche, la Première ministre danoise Mette Frederiksen a acté l'existence d'un "désaccord fondamental" avec les États-Unis sur l'avenir du territoire arctique.

"L'ambition américaine de prendre le contrôle du Groenland reste intacte", a-t-elle estimé. "Il s'agit bien sûr d'une situation grave et nous poursuivons donc nos efforts pour empêcher que ce scénario ne se réalise".

"Effrayant"

Mette Frederiksen a "salué" l'envoi de troupes européennes pour participer à des "exercices communs au Groenland et dans ses environs".

"Il existe un consensus au sein de l'OTAN sur le fait qu'une présence renforcée dans l'Arctique est essentielle pour la sécurité européenne et nord-américaine", ajoute Mme Frederiksen. Son ministre de la Défense Troels Lund Poulsen a annoncé qu'un plan était en élaboration pour instaurer une présence plus importante et permanente en 2026.

Au contraire, la diplomatie russe a fait part de sa "sérieuse inquiétude" après l'envoi de troupes provenant de pays de l'Otan.

A Nuuk, où des drapeaux groenlandais ont fleuri devant les devantures des boutiques et aux fenêtres des habitations, l'issue de la rencontre entre Danois, Groenlandais et Américains laissait les habitants partagés entre angoisse et espoir de voir la situation s'améliorer.

C'est très effrayant parce que c'est quelque chose d'énorme", a commenté Vera Stidsen, une enseignante de 51 ans rencontrée à la sortie d'un supermarché de Nuuk, la capitale groenlandaise.

"J'espère qu'à l'avenir nous pourrons continuer à vivre comme nous l'avons fait jusqu'à présent: en paix et sans être dérangés", a-t-elle dit à l'AFP.

Danois, Groenlandais et Américains ont annoncé la mise en place d'un "groupe de travail de haut niveau" pour tenter d'aller de l'avant malgré les divergences, a dit M. Løkke Rasmussen à Washington.

"Le Groenland souhaite coopérer, mais sur la base de valeurs fondamentales telles que la démocratie et le respect", a fait valoir de son côté le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen, pour qui "le dialogue et la diplomatie sont la bonne voie à suivre".

"Pas de navire chinois"

Donald Trump, qui assure entretenir de bonnes relations avec le Danemark, répète que les États-Unis ont besoin du Groenland pour sa sécurité nationale, pour contenir les avancées de la Russie et de la Chine en Arctique, et n'écarte pas un recours à la force pour s'en emparer.

"Je pense qu'une solution sera trouvée", a déclaré Donald Trump à l'issue de la réunion de mercredi, à laquelle il n'a pas participé.

Il n'y a ni navires ni investissements "massifs" chinois au Groenland, a répliqué M. Løkke Rasmussen devant la presse danoise.

Pour démonter son engagement, Copenhague avait rappelé avoir investi près de 90 milliards de couronnes (12 milliards d'euros) pour renforcer la défense de l'Arctique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Pays-Bas: "énorme explosion" et incendie à Utrecht, un blessé

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Une "énorme explosion" a retenti jeudi dans le centre d'Utrecht (NL), déclenchant un important incendie et faisant au moins un blessé. (© KEYSTONE/EPA/JEROEN JUMELET)

Une "énorme explosion" a retenti jeudi dans le centre d'Utrecht (centre-ouest des Pays-Bas), déclenchant un important incendie et faisant au moins un blessé, ont indiqué les autorités.

Il y a eu une "énorme explosion", a déclaré un porte-parole des pompiers, cité par l'agence de presse locale ANP.

Des images télévisées montraient une colonne de fumée s'élevant au-dessus du centre historique et des décombres jonchant les rues.

Les causes de l'explosion et l'éventualité d'autres victimes restent inconnues.

Les autorités ont demandé à la population d'éviter le secteur, tandis que les secours se rendaient sur place.

"Il est également possible que des personnes soient encore ensevelies sous les décombres", a déclaré la maire d'Utrecht, Sharon Dijksma, à la chaîne de télévision publique NOS.

Selon Margot Schroevers, une passante citée par NOS, "le sol tremblait". "J'ai tout de suite compris que c'était grave", a-t-elle déclaré.

L'hôpital d'Utrecht a mis en place un centre de traumatologie d'urgence. La Croix-Rouge a exhorté les volontaires à s'y rendre au plus vite.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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