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L'armée russe se regroupe, l'Europe sommée de payer en roubles

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Le gouvernement ukrainien prévoit d'envoyer 45 bus pour évacuer des civils, la Russie s'étant déclarée "prête à ouvrir l'accès aux convois humanitaires depuis Marioupol", en direction de la ville de Zaporojie, selon la vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk. (© KEYSTONE/AP/Alexei Alexandrov)

L'Ukraine et l'Otan ont accusé jeudi l'armée russe de se regrouper en vue de nouvelles attaques en Ukraine. De son côté, Moscou menace de couper l'approvisionnement en gaz aux pays "inamicaux" qui refuseraient de payer en roubles.

Les forces russes "ne se retirent pas, mais se repositionnent" en Ukraine, a déclaré le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg. Selon lui, Moscou entend renforcer son offensive sur la région du Donbass, dans l'est, tout en maintenant "la pression sur Kiev et d'autres villes".

"Nous nous attendons à des actions offensives supplémentaires qui se traduiront par encore davantage de souffrances", a-t-il ajouté. Ces propos font écho à ceux du général ukrainien Pavlo "Maestro" à Kharkiv. L'officier a expliqué à l'AFP que la Russie "se regroupe pour attaquer et mettre le maximum de forces" dans le sud et l'est de l'Ukraine.

L'arme du gaz

Le président russe Vladimir Poutine a pour sa part menacé les acheteurs de gaz russe de pays "inamicaux", dont la Suisse, de stopper leur approvisionnement s'ils ne se plient pas aux exigences du Kremlin. Cette mesure affecterait principalement l'Union européenne, très dépendante.

"Ils doivent ouvrir des comptes en roubles dans des banques russes. Et de ces comptes ils devront payer le gaz livré et cela dès demain", a-t-il déclaré.

Le chancelier allemand Olaf Scholz a aussitôt répondu que les pays européens continueront de payer le gaz russe en euros et dollars comme cela est "écrit dans les contrats". Il a "dit clairement au président russe que cela restera ainsi (...) les entreprises veulent pouvoir payer en euros et le feront", a-t-il ajouté.

En visite à Berlin, le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire a indiqué que la France et l'Allemagne se préparent à un tel scénario. "Il peut y avoir une situation dans laquelle demain, dans des circonstances très particulières, il n'y aura plus de gaz russe", a-t-il dit.

Crise humanitaire massive

Dans le même temps, la Russie a annoncé interdire l'entrée sur son territoire aux dirigeants européens et à la majorité des eurodéputés, en réaction aux sanctions européennes.

Après cinq semaines de guerre, quatre millions de réfugiés ont fui l'Ukraine, auxquels s'ajoutent presque 6,5 millions de déplacés à l'intérieur du pays, selon l'ONU. Quelque 90% de ceux qui ont fui l'Ukraine sont des femmes et des enfants.

L'Europe n'a pas connu de tels flots de réfugiés depuis la Deuxième Guerre mondiale. "Nous sommes confrontés aux réalités d'une crise humanitaire massive qui ne fait que croître chaque seconde", s'alarme le Haut commissariat aux réfugiés (HCR).

Evacuer Marioupol

Le gouvernement ukrainien s'efforce toujours d'organiser des évacuations depuis Marioupol (sud-est). Environ 160'000 civils seraient toujours bloqués dans ce port stratégique sur la mer d'Azov, assiégé et pilonné sans relâche depuis la fin février par les forces russes.

Le gouvernement ukrainien a annoncé dépêcher 45 bus pour évacuer des civils en direction de la ville de Zaporojié, à 220 km au nord-ouest, selon la vice-Première ministre Iryna Verechtchouk. Dix-sept bus sont déjà partis pour Marioupol, a-t-elle précisé.

Une opération pourrait être lancée à la faveur d'un cessez-le-feu local annoncé tard mercredi par Moscou afin d'ouvrir un couloir humanitaire "avec la participation directe de représentants du HCR et du CICR".

Le CICR prêt à agir

On ignorait jeudi après-midi si ce cessez-le-feu, censé avoir commencé jeudi à 08h00 (suisses), était effectif. A Genève, le CICR s'est dit prêt à diriger l'évacuation à condition que les garanties soient réunies. Il a affirmé espérer un lancement dès vendredi.

Des personnes ayant réussi à quitter la ville et des ONG y ont décrit des conditions catastrophiques, avec des civils terrés dans des caves, privés d'eau, de nourriture et de toute communication, et des cadavres jonchant les rues. La municipalité accuse en outre Moscou d'avoir évacué "contre leur gré" plus de 20'000 habitants de Marioupol vers la Russie.

Selon le ministère britannique de la Défense, "des combats intenses se poursuivent à Marioupol" mais les Ukrainiens "conservent le contrôle du centre-ville".

Retrait de Tchernobyl

L'agence nucléaire ukrainienne Energoatom de son côté annoncé jeudi que les forces russes ont commencé à se retirer du site de Tchernobyl, dont elles avaient pris le contrôle dès le premier jour de l'invasion de l'Ukraine le 24 février. Il ne reste plus qu'un "petit nombre" de soldats russes sur place, a-t-elle indiqué.

De leur côté, les séparatistes prorusses du Donbass ukrainien affirmaient jeudi contrôler la quasi-totalité de la région de Lougansk et plus de la moitié de celle de Donetsk, ce qui n'a pas pu être vérifié de source indépendante.

Possible rencontre

Le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu a par ailleurs annoncé qu'une nouvelle rencontre entre ses homologues russe Sergueï Lavrov et ukrainien Dmytro Kouleba pourrait avoir lieu "d'ici une ou deux semaines". La Turquie pourrait accueillir cette rencontre, pour laquelle aucune date n'a été fixée.

Le négociateur en chef ukrainien, David Arakhamia, a lui indiqué mercredi que des pourparlers en ligne avec la délégation russe reprendraient vendredi.

Le président ukrainien s'est adressé jeudi par vidéo aux parlements australien, néerlandais et belge, les exhortant à fournir des armes à son pays et à cesser d'acheter des hydrocarbures ou des diamants russes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Les pilotes Aston Martin pourraient ne pas disputer tout le GP

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Fernando Alonso et son coéquipier Lance Stroll pourraient ne pas pouvoir disputer tout le GP d'Australie (© KEYSTONE/AP/Asanka Brendon Ratnayake)

Les pilotes Aston Martin pourraient ne pas disputer tout le Grand Prix d'Australie, manche inaugurale de la saison de Formule 1 prévue dimanche.

Fernando Alonso et Lance Stroll risquent de se blesser aux mains, a indiqué jeudi le directeur technique Adrien Newey.

L'ingénieur britannique a en effet révélé que les vibrations causées par le nouveau moteur Honda qui équipe désormais les monoplaces vertes pourraient provoquer des lésions nerveuses pour les pilotes. "L'unité de puissance (le moteur) est la source des vibrations, c'est elle qui les amplifie", a-t-il souligné.

"Ces vibrations provoquent quelques problèmes de fiabilité que nous devons corriger. Mais le problème bien plus important est que ces vibrations finissent par se transmettre jusqu'aux doigts du pilote", a encore expliqué Newey à la presse.

"Fernando estime qu'il ne peut pas faire plus de 25 tours consécutifs avant de risquer des dommages nerveux permanents aux mains. Lance pense, de son côté, qu'il ne peut pas dépasser 15 tours avant d'atteindre ce seuil", a-t-il ajouté. "Nous devrons donc très fortement limiter le nombre de tours que nous effectuerons en course tant que nous n'aurons pas identifié la source des vibrations et amélioré la situation à la base."

Alonso plus optimiste

Le double champion du monde Fernando Alonso s'est toutefois montré bien plus optimiste que Newey devant les journalistes et se veut confiant pour le Grand Prix dimanche: "Ce n'est pas douloureux et ce n'est pas compliqué de contrôler la voiture. L'adrénaline est toujours bien supérieure à une quelconque douleur. Si on se battait pour la victoire, on pourrait rester trois heures dans la voiture."

L'ambitieuse écurie Aston Martin, attendue comme la bonne surprise de 2026 grâce à l'arrivée de Newey qui a grandement contribué notamment aux six titres mondiaux des constructeurs remportés par Red Bull, avait connu des essais de pré-saison catastrophiques à Bahreïn avec notamment des problèmes de batterie et de fiabilité.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Kim affirme équiper sa marine nord-coréenne d'armes nucléaires

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Kim Jong-un a inspecté le destroyer Choe Hyon. (© KEYSTONE/EPA/KCNA)

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a affirmé que Pyongyang était en train d'équiper sa marine d'armes nucléaires, alors qu'il supervisait cette semaine les essais d'un destroyer présenté comme ultramoderne, ont rapporté jeudi les médias d'Etat.

"L'armement de la marine avec des armes nucléaires progresse de manière satisfaisante", a déclaré Kim Jong-un, cité par l'agence de presse officielle KCNA. Il s'est félicité d'"un changement radical dans la défense de notre souveraineté maritime, ce que nous n'avions pas réussi à accomplir depuis un demi-siècle".

Ces essais, qui comprennent le lancement d'un missile de croisière mer-sol, ont été réalisés peu après le congrès quinquennal du parti communiste. Au cours de l'événement, M. Kim a réitéré son engagement en faveur d'un renforcement du potentiel militaire de son pays, doté de l'arme nucléaire, et promis de répondre avec force à toute menace.

Attaque en Iran

Ils sont également survenus peu après le déclenchement par les Etats-Unis et Israël d'une guerre contre l'Iran destinée notamment à anéantir son programme nucléaire, ses missiles et sa marine.

M. Kim a inspecté mardi un navire de classe "Choe Hyon", l'un des deux mis à l'eau l'année dernière. Il a également supervisé mercredi le tir du missile, lequel a été effectué "avec succès", a affirmé l'agence de presse coréenne.

Le destroyer Choe Hyon est l'un des deux navires de guerre de 5000 tonnes que la Corée du Nord possède dans son arsenal, tous deux achevés en 2025. Un troisième bâtiment, que le dirigeant nord-coréen a également inspecté mercredi, est en construction, selon KCNA.

Pyongyang a précédemment déclaré que le Choe Hyon était équipé des "armes les plus puissantes". Le navire pourrait embarquer des missiles tactiques à courte portée capables de transporter des ogives nucléaires, estiment certains analystes, bien que la Corée du Nord n'ait pas prouvé qu'elle avait la capacité de miniaturiser son arsenal atomique.

"Démonstration de force"

La semaine dernière, Pyongyang a condamné l'attaque en cours des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran, la qualifiant d'"acte d'agression illégal" et affirmant qu'elle révélait la nature de "voyou" de Washington.

Avec les essais du nouveau destroyer, Kim Jong-un semble vouloir faire une "démonstration de force dans le contexte de la situation actuelle en Iran et à l'approche des prochains exercices militaires conjoints entre la Corée du Sud et les Etats-Unis", observe auprès de l'AFP Yang Moo-jin, ancien président de l'université des études nord-coréennes.

Pyongyang et Washington sont des adversaires de longue date, mais les Etats-Unis ont multiplié les efforts ces derniers mois pour relancer les pourparlers de haut niveau avec le Nord.

Après avoir largement ignoré ces ouvertures, Kim Jong-un a déclaré en février que les deux nations pourraient "s'entendre" si Washington acceptait le statut nucléaire de son pays.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Six mois après le soulèvement, les Népalais appelés à voter

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Dix-neuf millions de citoyens sont appelés à voter au Népal. (© KEYSTONE/AP/Niranjan Shrestha)

Les Népalais ont commencé à voter jeudi pour des élections législatives cruciales, six mois après un soulèvement qui a entraîné la chute du gouvernement. Le scrutin est marqué par l'affrontement entre la vieille garde et un puissant mouvement porté par la jeunesse.

Des files d'attente se sont formées dès l'aube à Katmandou et dans la circonscription habituellement tranquille de Jhapa (sud-est), où rivalisent deux candidats au poste de premier ministre, une élection emblématique de la lutte générationnelle à l'oeuvre dans ces législatives anticipées.

Près de 19 millions d'électeurs sont appelés jusqu'à la fermeture des bureaux de vote à 17h00 locales (12h15 en Suisse) à désigner le successeur du gouvernement intérimaire en place après le soulèvement de septembre 2025, au cours duquel au moins 77 personnes ont été tuées et où le Parlement ainsi que des dizaines de bâtiments officiels ont été incendiés.

Une interdiction d'accès aux réseaux sociaux avait mis le feu aux poudres. Très vite, les jeunes manifestants ont également laissé exploser leur colère contre le manque de perspectives d'emploi et la corruption des élites. Des milliers de soldats et de policiers ont été déployés dans les bureaux de vote.

Une vague de jeunes candidats a émergé grâce à l'occasion du scrutin. Ils se disent déterminés à relancer une économie népalaise moribonde et prêts à défier des dirigeants vieillissants qui assurent que seule leur expérience peut garantir stabilité et sécurité.

"Rien d'ordinaire"

"Ce scrutin n'a rien d'ordinaire: il pourrait être un moment charnière pour les Népalais et le Népal", a confié en amont des élections Sashi Gurung, 33 ans, qui votera à Katmandou.

Des hélicoptères ont acheminé du matériel électoral vers les régions montagneuses enneigées du pays, qui compte huit des dix plus hauts sommets de la planète, dont l'Everest.

Et pour ce scrutin, les regards se tournent vers les immenses plaines agricoles situées au sud-est de la capitale, où les trois prétendants au poste de premier ministre briguent des sièges.

Les 163'000 votants de la circonscription de Jhapa 5 devront en particulier départager KP Sharma Oli, 74 ans, le premier ministre renversé il y a six mois et qui entend revenir, de l'ancien maire de Katmandou, Balendra Shah, 35 ans, un rappeur qui s'est lancé en politique, considéré comme un symbole du changement politique impulsé par la jeunesse.

Autre prétendant au pouvoir: Gagan Thapa, 49 ans, le nouveau chef du plus ancien parti du pays, le Congrès népalais. Il entend mettre fin au "club des vieillards" qui a dirigé le pays pendant des décennies.

Plus de 3400 candidats sont en lice pour ce scrutin à l'issue duquel seront élus les 275 membres de la chambre basse du Parlement, 165 au scrutin uninominal à un tour et les 110 autres à la représentation proportionnelle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

La Chine prévoit un ralentissement de sa croissance en 2026

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La Chine, deuxième économie mondiale, représente à elle seule un tiers de la croissance mondiale (archives). (© KEYSTONE/EPA/BIENVENIDO VELASCO)

La Chine se fixe un objectif de croissance de 4,5 à 5% en 2026, le plus bas depuis des décennies, indique un rapport gouvernemental publié jeudi. L'an dernier, elle s'était fixé un objectif d'environ 5%, qu'elle avait dit avoir atteint en fin d'année.

La deuxième économie mondiale représente à elle seule un tiers de la croissance mondiale. Le chiffre de 4,5 à 5% a été annoncé lors du grand événement politique annuel nommé "Deux Sessions".

Le gouvernement chinois n'a pas fixé de chiffre plus bas depuis 2005, quand il a commencé à énoncer systématiquement chaque année son objectif de croissance lors des Deux Sessions.

Le pays peine à recouvrer le dynamisme de l'avant-Covid-19. Son économie continue à subir les effets prolongés d'une grave crise de l'immobilier.

La Chine est confrontée à l'endettement des gouvernements locaux, une consommation domestique atone, des surcapacités de production, des pressions déflationnistes et un fort chômage des jeunes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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