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La déforestation en Indonésie provoque des chaleurs mortelles

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L'Indonésie possède une des trois forêts tropicales les plus importantes au monde et même si la déforestation marque le pas depuis 2015, l'agriculture, l'exploitation forestière et l'extraction minière entraînent toujours une réduction du couvert forestier. (© KEYSTONE/EPA/BAGUS INDAHONO)

La déforestation dans une province d'Indonésie a provoqué un réchauffement de près de 1°C en 16 ans. Celui-ci a provoqué une hausse de la mortalité de 8%, selon une étude parue mercredi dans la revue Lancet Planetary Health.

Cette étude offre un rare aperçu des conséquences du changement climatique et de la déforestation pour les personnes vivant dans une des régions les plus fragiles au monde, alors que les données manquent concernant les effets du réchauffement dans les pays en voie de développement.

"La chaleur causée par la déforestation et le changement climatique tuent les travailleurs dans les pays tropicaux et réduit la possibilité de travailler sans risque", commente l'auteur principal de cette étude, Nicholas Wolff de l'ONG Nature Conservancy.

"Il y a un vrai manque d'études prenant en compte les conséquences sur ceux qui sont les plus vulnérables au changement climatique et qui en sont le moins responsables", poursuit-il.

Plus possible de travailler

Son équipe s'est fondée sur des données publiques pour montrer comment l'abattage de 4375 km2 de forêts dans une région de l'île de Bornéo a entraîné une hausse des températures diurnes maximales de 0,95°C entre 2002 et 2018.

Une telle hausse de température est stupéfiante, souligne Nicholas Wolff, qui rappelle que "la planète s'est réchauffée d'environ 1°C en plus de 150 ans" depuis l'ère pré-industrielle.

La perte d'environ 17% du couvert forestier dans cette région et le réchauffement en résultant ont entraîné 104 décès et réduit les heures où il est possible de travailler dehors dans de bonnes conditions de 20 minutes par jour, selon cette étude.

"Ces forêts disparaissent en une semaine ou un mois et subitement vous vivez dans une réalité complètement différente", souligne encore l'auteur de l'étude.

Risquer sa vie ou la gagner

En se basant sur des modélisations climatiques, l'étude estime que si la température mondiale augmente de 3°C comparé à la période pré-industrielle, le nombre de morts pourrait atteindre environ 260 par an.

"Cela va affecter un nombre important de personnes", poursuit Nicholas Wolff. "Les gens devront prendre la décision de risquer leur vie ou de ramener de quoi manger".

"Climatisation naturelle"

L'Indonésie possède une des trois forêts tropicales les plus importantes au monde et même si la déforestation marque le pas depuis 2015, l'agriculture, l'exploitation forestière et l'extraction minière entraînent toujours une réduction du couvert forestier.

Selon la plateforme en ligne Global Forest Watch, le pays comptait en 2011 93,8 millions d'hectares de forêts primaires, des forêts anciennes en grande partie non perturbées par les activités humaines, soit la taille de l'Egypte. En 2020, sa taille avait diminué d'environ 10%.

Les forêts agissent comme une "climatisation naturelle", rappelle Nicholas Wolff. Elles sont probablement le meilleur pari pour s'adapter au changement climatique dans ces pays, ajoute-t-il. Si la reforestation est une possibilité, "une option encore plus importante est de conserver ce qui reste".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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A Jérusalem, une Pâques perturbée par la guerre

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Le pape Léon XIV a célébré la Passion du Christ à la basilique Saint-Pierre, au Vatican, le 3 avril dernier. (© Keystone/EPA ANSA/MASSIMO PERCOSSI)

Dans les ruelles habituellement animées de la Vieille ville de Jérusalem, le silence domine dimanche matin à l'occasion de Pâques, une fête majeure pour les chrétiens, assombrie cette année par la guerre et des restrictions d'accès strictes au Saint-Sépulcre.

Aux abords de la basilique, construite selon la tradition sur le site où les chrétiens situent l'épisode de la crucifixion de Jésus, sa mise au tombeau et sa résurrection, des barrages de la police israélienne filtrent les rares fidèles autorisés à s'approcher.

Les commerces sont tous fermés. A l'aube, seules quelques silhouettes traversaient les pavés encore humides.

"Joyeuses Pâques", a lancé en italien vers 07h30 (06h30 heure suisse) le patriarche de Jérusalem, le cardinal Pierbattista Pizzaballa, en entrant dans le Saint-Sépulcre, entouré d'un petit groupe de religieux, ont constaté des journalistes de l'AFP.

A l'extérieur, quelques fidèles tentaient d'accéder au sanctuaire, maintenus à distance.

La sécurité était renforcée dans les ruelles étroites de l'ancienne ville fortifiée, sacrée pour les juifs, les chrétiens et les musulmans, et située à Jérusalem-Est, partie palestinienne occupée par Israël depuis 1967 puis annexée.

"Comment pouvez-vous me dire que je ne peux pas aller à l'église? C'est inacceptable", s'est indigné un catholique venu de Tel-Aviv, habitué à ce rendez-vous annuel.

Impératifs de sécurité

Les autorités israéliennes arguent d'impératifs de sécurité dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février par une offensive israélo-américaine contre l'Iran.

Pour de nombreux fidèles, ces mesures vident la célébration de sa substance.

"C'est très difficile pour nous tous, car c'est notre fête (...) C'est vraiment très dur de vouloir prier, de venir ici et de ne rien trouver. Tout est fermé", déplore les larmes aux yeux Christina Toderas, 44 ans, venue de Roumanie.

Comme beaucoup d'autres croyants, elle se résignera à suivre la messe à la télévision.

"Nous comprenons (les mesures de sécurité, NDLR)", reconnaît le père Bernard Poggi, qui s'apprête à accueillir une messe dans une église proche du lieu saint. "Mais on constate de plus en plus qu'elles ne sont pas appliquées de manière uniforme", estime-t-il.

Le cardinal Pierbattista Pizzaballa avait été empêché par la police israélienne d'accéder au Saint-Sépulcre pour la messe des Rameaux dimanche dernier, suscitant des réactions indignées à l'étranger, avant que le Premier ministre Benjamin Netanyahu n'ordonne de lui autoriser l'entrée.

Depuis le début de la guerre le 28 février, des débris de missiles iraniens ou d'intercepteurs sont tombés dans la Vieille Ville, notamment à proximité du Saint-Sépulcre, de la mosquée Al-Aqsa et dans le quartier juif.

Pour les orthodoxes, majoritaires chez les Palestiniens chrétiens, Pâques sera célébrée le 12 avril.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Un 8e titre mondial pour Niklas Edin

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Niklas Edin a décroché samedi son 8e titre mondial (© KEYSTONE/AP/MISPER APAWU)

La Suède s'est parée d'or dans le championnat du monde messieurs en battant le Canada 9-6 en finale samedi à Ogden. Son légendaire skip Niklas Edin a ainsi décroché son huitième titre mondial.

Auteure de JO 2026 décevants, avec un 9e rang final et deux victoires en neuf matches, la Suède a donc parfaitement su réagir lors du Mondial disputé en Utah. Les Scandinaves - dont l'une des deux seules défaites enregistrées à Ogden a été subie face au CC Glaris - ont maîtrisé leur sujet en finale.

Niklas Edin et ses coéquipiers ont mis tout de suite le Canada du skip Matt Dunstone sous pression, inscrivant deux points dans le premier et dans le troisième end tout en forçant les joueurs à la feuille d'érable à n'en marquer qu'un seul dans la deuxième manche. Les Suédois ont géré jusqu'au bout cet avantage, même si le Canada est revenu deux fois à une longueur.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Iran: Trump annonce le sauvetage de l'aviateur américain recherché

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Des ouvriers se tiennent dans une zone du complexe du Grand Hosseiniyeh, avec la mosquée visible en arrière‐plan, qui, selon des responsables, a été touchée par des frappes aériennes américano‐israéliennes mardi à Zanjan, en Iran. (© KEYSTONE/AP/Francisco Seco)

L'aviateur américain recherché depuis vendredi après que son avion a été abattu en Iran a été secouru lors d'une opération militaire. Il est "sain et sauf", a annoncé dimanche le président Donald Trump.

L'avion, un chasseur-bombardier F-15E, avait été abattu dans le sud-ouest de l'Iran et ses deux occupants s'étaient éjectés en vol, selon des médias américains et iraniens. Téhéran avait promis une récompense pour la capture du second occupant, le premier ayant été rapidement exfiltré lors d'une opération des forces spéciales américaines. Washington n'a pas confirmé officiellement que l'appareil a été abattu.

"Au cours des dernières heures, l'armée américaine a mené à bien l'une des opérations de recherche et de sauvetage les plus audacieuses de l'histoire des Etats-Unis, pour venir en aide à l'un de nos incroyables officiers d'équipage, qui se trouve également être un colonel très respecté, et dont je suis ravi de vous annoncer qu'il est désormais sain et sauf !" a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Il a précisé que le militaire avait été blessé et que l'opération de sauvetage avait mobilisé "des dizaines d'appareils".

De son côté, l'agence de presse iranienne Tasnim, citant un responsable provincial, a rapporté que cinq personnes avaient été tuées lors de l'opération américaine.

Et le commandement interarmées iranien a affirmé que deux hélicoptères Black Hawk et un avion de transport militaire C-130 américains participant aux opérations de recherche avaient été "touchés et sont en train de brûler".

Washington n'a pas réagi dans l'immédiat.

Depuis le début de la guerre, aucun soldat américain n'a été annoncé tué ou capturé sur le sol iranien, mais 13 ont péri au Koweït, en Arabie saoudite et en Irak.

Au 37e jour de la guerre déclenchée le 28 février par une offensive israélo-américaine, l'Iran a de nouveau attaqué les pays du Golfe et Israël, à la veille de l'expiration d'un ultimatum de 48 heures donné par Donald Trump à Téhéran pour conclure un accord ou rouvrir le détroit stratégique d'Ormuz, sous peine de "déchaîner les enfers".

Attaques dans le Golfe

L'armée iranienne, citée par l'agence Fars, a menacé de s'en prendre aux infrastructures d'eau et d'énergie d'Israël et des pays du Golfe après des frappes israélo-américaines contre un site pétrochimique de la zone économique spéciale de Mahshahr qui ont fait cinq morts et 170 blessés samedi.

Aux Emirats, les autorités d'Abou Dhabi ont indiqué lutter contre des incendies dans une installation pétrochimique, après l'interception de tirs iraniens. A Bahreïn, une attaque de drone iranien a provoqué l'incendie, ensuite maitrisé, d'un réservoir de la compagnie pétrolière publique.

Le Koweït a annoncé que des attaques iraniennes contre deux centrales électriques et de dessalement de l'eau, ainsi que contre le complexe ministériel de la capitale, avaient causé de gros dégâts, sans victime.

Citée par l'agence officielle Irna, l'armée iranienne a dit viser des cibles militaires au Koweït ainsi que l'industrie de l'aluminium aux Emirats, qu'elle accuse de servir à produire des pièces pour les avions, missiles et blindés américains.

L'alerte a également été déclenchée dimanche matin en Israël, où l'armée a dit faire face à un nouveau barrage de missiles iraniens. Des attaques ont également été rapportées par les autorités à Bahreïn.

Frappes au Liban

Sur le front libanais, le Hezbollah a annoncé avoir lancé un missile de croisière en direction d'un navire de guerre israélien croisant au large, pour la première fois depuis le début de la guerre avec Israël il y a plus d'un mois. L'armée israélienne a affirmé "ne pas avoir connaissance" d'un tel événement.

De son côté, Israël continue son offensive au Liban, où ses bombardements et les combats ont fait plus de 1400 morts depuis début mars.

L'armée israélienne a annoncé samedi soir son intention d'attaquer le principal poste-frontière entre le Liban et la Syrie, celui de Masnaa, accusant le Hezbollah de l'utiliser pour faire entrer des armes.

Une source de la sécurité libanaise à Masnaa a déclaré à l'AFP que "le poste-frontière était en cours d'évacuation à la suite de la menace israélienne". Côté syrien, les installations frontalières étaient pratiquement désertes dimanche à l'aube, avec seuls quelques gardes encore en poste, selon un correspondant de l'AFP sur place.

Donald Trump a rappelé samedi que son ultimatum, lancé à l'Iran le 26 mars pour qu'il rouvre le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sous peine de frappes contre ses centrales électriques, était toujours en vigueur.

"Enervée et stupide"

"Vous vous souvenez quand j'ai donné 10 jours à l'Iran pour conclure un accord ou rouvrir le detroit d'Ormuz. Le temps presse - 48 heures avant de déchaîner les enfers sur eux", a-t-il écrit samedi sur sa plateforme Truth Social.

Fixé par Donald Trump au "lundi 6 avril à 20h00, heure de Washington", l'ultimatum a été rejeté par le commandement militaire central iranien.

Le président américain "après avoir subi des défaites successives, a entrepris, de façon impuissante, instable, énervée et stupide, de menacer les infrastructures et les biens" de l'Iran, a réagi le général Ali Abdollahi, chef du commandement central.

"Les portes de l'enfer vont s'ouvrir pour vous", a-t-il menacé.

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi s'est de son côté entretenu samedi soir au téléphone avec ses homologues pakistanais et égyptien, dont les pays mènent des efforts diplomatiques pour une issue au conflit, a indiqué Tasnim.

En pleine guerre, l'Iran a pendu dimanche deux hommes reconnus coupables d'avoir agi pour le compte d'Israël et des Etats-Unis lors de la vague de manifestations antigouvernementales du début de l'année, a annoncé le pouvoir judiciaire.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le prix Nobel et ancien chef de l'AIEA appelle à stopper Trump

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Le prix Nobel de la paix Mohamed el-Baradei a appelé dimanche la communauté internationale à stopper le président américain Donald Trump. (© KEYSTONE/AP/AMR NABIL)

Le prix Nobel de la paix et ancien directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Mohamed el-Baradei a appelé dimanche la communauté internationale à stopper le président américain, qu'il a qualifié de "fou".

"Aux gouvernements du Golfe: une fois de plus, s'il vous plaît, faites tout ce qui est en votre pouvoir avant que ce fou ne transforme la région en boule de feu", a écrit M. el-Baradei sur X en langue arabe.

Dans une autre publication en anglais sur le même réseau social, l'ancien chef de l'AIEA a reproduit le message dans lequel M. Trump a donné jusqu'à lundi à l'Iran pour conclure un accord ou rouvrir le détroit stratégique d'Ormuz sous peine de "déchaîner les enfers".

"Rien ne peut être fait pour arrêter cette folie?!", a commenté M. el-Baradei en interpellant les Nations unies, les gouvernements chinois et russe, le Conseil européen et le président français Emmanuel Macron.

Mohamed el-Baradei, un ancien homme d'Etat égyptien de 83 ans, a dirigé l'AIEA de 1997 à 2009, années au cours desquelles il a mené de nombreuses négociations cruciales avec l'Iran sur son programme nucléaire. Il a reçu en 2005 le prix Nobel de la paix conjointement avec son organisation pour leurs efforts en faveur d'un usage pacifique de l'énergie atomique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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