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Économie

La Fed pourrait fortement relever ses taux

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Mercredi soir, Jerome Powell donnera une conférence de presse dans la foulée de la réunion du comité de politique monétaire (FOMC) de la Fed, qu'il préside (archives). (© KEYSTONE/AP/Patrick Semansky)

Le comité monétaire de la banque centrale américaine (Fed) a débuté mardi sa réunion, au cours de laquelle elle devrait relever ses taux directeurs pour lutter contre l'inflation, et pourrait même procéder à la plus forte hausse depuis 27 ans.

"La réunion du comité de politique monétaire (FOMC) a débuté à 11H00 (15H00 GMT) comme prévu", a précisé à l'AFP un porte-parole de la Réserve fédérale (Fed).

Elle s'achèvera mercredi à la mi-journée, et sera suivie de la publication d'un communiqué de presse à 14H00 (18H00 GMT) puis d'une conférence de presse du président de l'institution, Jerome Powell, à 14H30 (18H30 GMT).

Les taux directeurs, qui se situent actuellement dans une fourchette de 0,75 à 1,00%, devraient être relevés, pour la troisième fois d'affilée.

Après une hausse d'un quart de point de pourcentage en mars, puis d'un demi-point en mai, une nouvelle hausse est attendue. Elle pourrait être d'un demi-point (ce qui correspond à 50 points de base), voire de trois quarts de points (75 points de base), ce qui serait une première depuis 1994.

Les économistes attendent une nouvelle hausse d'un demi-point, selon un consensus de Briefing.com.

Mais mardi matin, les acteurs des marchés anticipaient, eux, très majoritairement (96,1%) une hausse de 75 points de base, selon l'évaluation des produits à terme de CME Group. Ils misent sur le fait que le patron de la Fed n'a cessé de répéter que l'institution agirait en fonction des données publiées.

Or, la vigueur de l'inflation enregistrée en mai a surpris, avec une accélération et un nouveau record en 40 ans, à 8,6% sur un an et 1,0% sur un mois, selon l'indice CPI publié vendredi.

De la croissance, mais pas trop

Avant cette publication, "nous partagions le consensus universel selon lequel le FOMC augmenterait les taux de 50 points de base (...). Mais la publication d'une inflation plus élevée que prévu pour mai nous amène maintenant à anticiper une hausse des taux de 75 points de base", ont ainsi souligné Jay Bryson et Michael Pugliese, économistes pour Wells Fargo, dans une note.

Mais d'autres analystes soulignent qu'une telle hausse serait inutile, d'autant qu'elle pourrait être interprétée comme un mouvement de panique.

"Avec l'amélioration de l'offre et la baisse de la demande de biens par rapport aux services, les marges vont se réduire et l'inflation va diminuer beaucoup plus rapidement que ne le prévoient les marchés et la Fed", opine ainsi Ian Shepherdson de Pantheon Macroeconomics dans une note.

Relever les taux directeurs a pour effet de renchérir le coût du crédit pour les emprunteurs particuliers et professionnels, et donc de freiner la consommation.

Mais au risque de peser sur la croissance du produit intérieur brut (PIB) et l'emploi. Le président de la Fed avait cependant estimé le mois dernier, lors d'une interview, qu'il fallait de la croissance mais pas trop, pour juguler l'inflation.

Il avait aussi souligné que cela pourrait passer par une petite remontée du chômage, alors que le pays fait face à un marché du travail tendu, avec une importante pénurie de main-d'oeuvre qui pousse les entreprises à relever les salaires, ce qui contribue aussi à alimenter l'inflation.

Au cours de cette réunion, les responsables de la Fed actualiseront également leurs prévisions économiques, les dernières datant de mars. Ils devraient réviser en hausse leurs prévisions d'inflation et de chômage, et en baisse leurs prévisions de croissance du PIB.

La lutte contre l'inflation est une priorité pour la Fed, mais aussi pour Joe Biden, qui avait reçu Jerome Powell, fin mai à la Maison Blanche, pour une rare entrevue dédiée à ce sujet.

Le comité monétaire se réunit pour la première fois depuis que Jerome Powell a officiellement entamé son second mandat, le 23 mai, et que Lael Brainard est devenue vice-présidente de l'institution. Cette réunion du comité monétaire marque également l'arrivée de deux nouveaux gouverneurs, Lisa Cook et Philip Jefferson.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Culture

L'amphithéâtre de Nyon va se transformer en parc archéologique

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L'amphithéâtre de Nyon figure parmi les huit amphithéâtres romains découverts en Suisse. Il se distingue par ses dimensions - arène elliptique de 50 mètres sur 36 mètres -, ainsi que par son bon état de conservation. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Construit au 2e siècle, mis au jour en 1996 et classé monument d'importance nationale, l'amphithéâtre romain de Nyon (VD) fait l'objet d'études pour un projet de préservation et de valorisation. L'objectif est de l'ouvrir au public sous forme d'un parc archéologique.

La Ville de Nyon a présenté jeudi soir au public l'état d'avancement du projet, soit les dimensions architecturales, paysagères et scénographiques du site antique. Elle a dans le même temps verni la seconde phase de l'exposition évolutive "Amphitéâtre?", mettant en lumière les enjeux liés à la conservation du monument et à sa valorisation future.

L'amphithéâtre de Nyon figure parmi les huit amphithéâtres romains découverts en Suisse. Il se distingue par ses dimensions - arène elliptique de 50 mètres sur 36 mètres -, ainsi que par son bon état de conservation, rappelle la Ville dans un communiqué.

Les études approfondies et la reprise complète du dossier scientifique est supervisée par l'Archéologie cantonale et l'Office fédéral de la culture. Le projet est porté par la Ville de Nyon, les Services d'architecture, de la culture et de l'environnement, en collaboration avec le Musée romain de Nyon et une commission scientifique composée d'experts suisses et internationaux.

Ateliers participatifs

Des ateliers participatifs ont également été menés afin d'intégrer les attentes de la population. Un crédit d'études, voté par le Conseil communal en août 2022, finance l'avant-projet et les études d'architecture et de scénographie. L'objectif est de pouvoir soumettre un crédit de réalisation au Conseil communal à la rentrée 2026, indique la Municipalité nyonnaise.

"Le projet reposera sur une intervention minimale et en partie réversible, respectueuse de l'intégrité du site à haute valeur patrimoniale. Il visera à préserver l'authenticité des vestiges tout en les rendant accessibles. L'amphithéâtre sera conçu comme un parc archéologique vivant, pleinement intégré à la ville, ouvert à la rencontre, à la découverte, à la transmission et à la contemplation", est-il expliqué.

Une couverture elliptique offrira au public un déambulatoire lui permettant d'embrasser l'arène depuis les hauteurs. La scénographie proposera une expérience immersive et pédagogique, permettant à chacune et chacun de comprendre et ressentir l'histoire du lieu.

Très végétalisé

Un espace de médiation accueillera groupes, classes et conférences. L'ensemble offrira une grande flexibilité d'usages et d'activités, sans dénaturer le site existant, souligne la Ville. "La végétation jouera un rôle central dans le projet, structurant le site, améliorant le confort climatique et favorisant la biodiversité".

Les prochaines étapes prévoient la mise à l'enquête au 2e trimestre, le dépôt du préavis du crédit de réalisation au Conseil communal au 3e trimestre et le vote du crédit de construction d'ici la fin de l'année. Le début des travaux est envisagé au début 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Le marché mondial de l’art repart légèrement à la hausse en 2025

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Le marché mondial de l’art a progressé de 4% en 2025. (© KEYSTONE/AP/LYNNE SLADKY)

Le marché mondial de l’art a retrouvé le chemin de la croissance en 2025. Selon l’Art Market Report publié jeudi par Art Basel et UBS, le chiffre d’affaires a augmenté de 4% pour atteindre 59,6 milliards de dollars, après une chute de 12% l’année précédente.

La valeur des ventes aux enchères a progressé de 9%, tandis que le secteur des galeries et marchands a enregistré une croissance plus modérée de 2%, indique le rapport. Noah Horowitz, directeur général du coéditeur Art Basel, parle d’un "tournant stratégique" pour le marché de l’art.

Les foires d’art ont notamment connu une progression: leur part dans le chiffre d’affaires total des marchands a augmenté de quatre points de pourcentage pour atteindre 35%. Il s’agit de la part la plus élevée depuis 2022.

Dans les ventes aux enchères, c’est surtout le segment des prix très élevés qui a tiré le marché vers le haut. Les ventes d’½uvres dépassant les 10 millions de dollars ont ainsi augmenté de 30%. Cette dynamique s’explique notamment par la mise sur le marché de grandes collections privées. Plus largement, le segment le plus haut de gamme a retrouvé de la croissance après le recul observé l’année précédente.

Les trois principaux marchés de l’art - les États-Unis, le Royaume‐Uni et la Chine - restent dominants, représentant ensemble 76% du chiffre d’affaires mondial.

Le marché suisse, plus modeste, a pour sa part enregistré en 2025 une hausse de 13% de son chiffre d’affaires.

Selon le rapport, une grande partie des galeristes et marchands d’art se montrent optimistes pour l’année en cours: 43% s’attendent à une augmentation de leurs ventes, tandis que 38% prévoient des revenus stables.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Swiss prolonge la suspension des vols vers Dubaï de deux semaines

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Swiss suspend ses vols à destination de Dubaï jusqu'au 28 mars inclus, a annoncé la compagnie jeudi (image d'archives). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Swiss prolonge la suspension de ses vols à destination de Dubaï jusqu'au 28 mars inclus. Les deux aéroports de Dubaï "réduisent fortement le nombre de mouvements d'avions autorisés en raison de contraintes de capacité", explique jeudi la compagnie.

Les aéroports ont donc demandé à Lufthansa d'annuler l'ensemble des vols pendant cette période, précise Swiss dans un communiqué. La compagnie va examiner s'il est possible d'opérer certains vols malgré les restrictions. Mais les demandes sont examinées au cas par cas par les autorités des Emirats arabes unis. Swiss prévient donc qu'"aucune garantie ne peut être donnée quant à l'approbation d'un vol".

La sécurité des passagers et des équipages reste une priorité absolue, assure Swiss. La compagnie regrette les désagréments occasionnés par la suppression des vols et indique que les passagers peuvent modifier leur réservation sans frais pour une prochaine date de voyage, ou obtenir le remboursement intégral du billet. Les vols étaient déjà suspendus jusqu'au 15 mars.

Vols long-courriers supplémentaires

Alors que Swiss fait preuve de retenue, d'autres compagnies aériennes ont élargi leur offre en raison du conflit. Lufthansa propose désormais des vols supplémentaires vers l'Asie et l'Afrique.

La compagnie aérienne Edelweiss, filiale de Swiss, annule quant à elle tous ses vols vers Oman jusqu'au 2 mai au moins. Mais elle élargit son offre vers d'autres destinations: un vol hebdomadaire supplémentaire sera proposé entre Zurich et les Maldives, entre le 3 avril et le 2 mai, d'après un porte-parole d'Edelweiss. Il confirme une annonce postée mardi après-midi sur le portail spécialisé "Travelnews".

Jeudi midi, environ 1900 voyageurs suisses se trouvaient encore au Moyen-Orient, d'après le Département fédéral des affaires étrangères. La plupart d'entre eux, soit 1100, se trouvaient aux Émirats arabes unis, suivis par Oman (230) et le Qatar (190). Parmi les Suisses vivant dans les pays concernés, Israël arrive en tête avec 25'400 personnes, suivi des Émirats arabes unis avec 5400 personnes et du Liban, avec 1100 Suisses de l'étranger.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Le bénéfice de PostFinance plus que doublé en 2025

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Le bénéfice de PostFinance plus que doublé en 2025. (archive) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

PostFinance a souffert l'année dernière au niveau des recettes. Le bras financier de La Poste a néanmoins soigné sa rentabilité, multipliant par plus que deux son bénéfice à 282 millions de francs, contre 120 millions en 2024.

Le résultat opérationnel a été amélioré d'un tiers à 290 millions de francs, selon les indications fournies par la maison-mère La Poste jeudi. En revanche, le produit d'exploitation a fondu de 16% à 1,60 milliard.

Selon les chiffres clés publiés dans le rapport de gestion de PostFinance, les recettes ont progressé de 4,4% à 1,25 milliard de francs, pour des charges allégées de 7,3% à 935 millions. Le rapport entre les dépenses et les revenus a ainsi été nettement amélioré de 9,5 points de pourcentage à 74,6%. Cet indicateur reste cependant assez élevé.

Alors que les taux sont à zéro, l'établissement est parvenu à améliorer sa marge d'intérêt de 3 points de base à 55 points. Les dépôts clientèle ont augmenté de 4,0% à 89,82 milliards de francs. La masse sous gestion - soit l'argent investi dans les produits de placement - a bondi de 13,4% à 22,98 milliards. La banque d'importance systémique revendique 2390 clients, pour des avoirs totaux de 112,8 milliards (+5,8%).

A fin décembre, l'effectif s'élevait à 3510 équivalents plein temps, contre 3486 emplois douze mois auparavant.

Le groupe La Poste a dégagé l'année dernière un bénéfice de 315 millions de francs, dont la plus grande partie est donc imputable à PostFinance.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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