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Économie

La Fed procède à la plus forte hausse des taux depuis 1994

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La banque centrale américaine, la puissante Réserve fédérale (Fed), a annoncé mercredi la plus forte hausse de ses taux directeurs depuis 1994. (archives) (© KEYSTONE/AP/PATRICK SEMANSKY)

La banque centrale américaine (Fed) a relevé mercredi ses taux directeurs de trois quarts de points, la plus forte hausse depuis 1994. Son président a assuré que l'institution restait "déterminée" à lutter contre l'inflation galopante.

Cette hausse "est inhabituellement importante", a souligné le président de la Fed, Jerome Powell, lors d'une conférence de presse.

Il s'agit de la troisième hausse d'affilée de ces taux, qui se situent désormais dans une fourchette comprise entre 1,50 à 1,75%, et donnent le ton pour les crédits accordés aux particuliers et entreprises.

Mais il faut s'attendre à d'autres relèvements du même ordre dans les mois à venir: "Dans la perspective d'aujourd'hui, une augmentation de 50 points de base ou de 75 points de base semble très probable lors de notre prochaine réunion", a-t-il ajouté.

Car faire ramener l'inflation autour de 2% est la priorité. Et la plupart des responsables de l'institution voient les taux grimper, d'ici à la fin de l'année, jusqu'à la fourchette de 3,25 à 3,50%.

Les chiffres de l'inflation en mai, publiés vendredi, avaient fait l'effet d'une douche froide : la hausse des prix n'a pas ralenti, comme cela avait été le cas en avril. Elle a même atteint un nouveau record en 40 ans, à 8,6% sur un an.

La Fed privilégie une autre mesure, l'indice PCE, dont les données pour mai seront publiées à la fin du mois.

Croissance au ralenti

Les responsables de la Réserve fédérale ont également révisé mercredi à la hausse leurs projections d'inflation, tablant désormais sur 5,2% en 2022 et 2,6% en 2023, quand ils prévoyaient, en mars, respectivement 4,3% et 2,7%.

L'inflation demeure "élevée, reflétant les déséquilibres entre l'offre et la demande liés à la pandémie, les prix de l'énergie plus élevés et plus largement les pressions sur les prix", a souligné la Fed.

L'institution rappelle que l'invasion russe en Ukraine et les sanctions contre la Russie ont créé "des pressions supplémentaires à la hausse sur l'inflation et pèsent sur l'activité économique mondiale".

De plus, les confinements anti-Covid-19 en Chine ont exacerbé les problèmes sur les chaînes d'approvisionnement.

Tout ceci ralentit l'économie américaine.

Aussi, la Fed anticipe-t-elle une croissance économique moins forte que prévu cette année aux États-Unis, à 1,7%, contre 2,8% précédemment.

Elle s'attend par ailleurs à ce que le taux de chômage s'élève à 3,7% fin 2022 et 3,9% en 2023, quand elle le voyait auparavant à 3,5%, son niveau de février 2020, juste avant la crise sanitaire, qui était le plus bas depuis 50 ans.

Crédibilité de la Fed

Contrôler l'inflation sans faire plonger la première économie du monde en récession s'avère particulièrement délicat.

Et les craintes de voir l'économie se contracter sont croissantes.

"Que ce soit clair, nous ne sommes pas en train d'essayer d'induire une récession", a rétorqué Jerome Powell. "Nous essayons de ramener l'inflation à 2%, (et conserver) un marché du travail solide".

Il avait estimé lors de la précédente réunion en mai, que contrôler l'inflation sans récession restait atteignable, quoique difficile.

Il a plus récemment souligné que cela pourrait s'accompagner d'une hausse du chômage. Le pays fait face à une importante pénurie de main-d'oeuvre qui pousse les entreprises à relever les salaires, phénomène qui contribue aussi à alimenter l'inflation.

"Jay" Powell a reconnu qu'il y avait "toujours un risque d'aller trop loin ou pas assez loin", mais que "la pire erreur que nous puissions commettre serait d'échouer (à contrôler l'inflation), ce qui n'est pas une option".

La Fed se démène d'autant plus pour juguler l'inflation que sa crédibilité est en jeu. Ses responsables ont affirmé pendant des mois que cette hausse des prix ne serait que temporaire, et ont par conséquent commencé seulement en mars à resserrer la vis.

La ministre de l'Économie et des Finances de Joe Biden, Janet Yellen, avait elle aussi reconnu ne pas avoir anticipé une telle hausse des prix.

La Fed est indépendante du gouvernement fédéral, mais Jerome Powell a récemment été reçu par Joe Biden à la Maison-Blanche, avec Janet Yellen, pour une rare entrevue dédiée à l'inflation.

La forte inflation partout dans le monde, et ses effets sur les marchés, inquiètent au point que la Banque centrale européenne (BCE) a tenu mercredi une réunion extraordinaire, à l'issue de laquelle elle a promis d'agir pour calmer les tensions sur la dette souveraine. La semaine passée, elle avait annoncé qu'elle commencerait en juillet à relever ses taux.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Un ancien ministre en tête du premier tour de la présidentielle

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L'ancien chef de la diplomatie de Chypre, Nikos Christodoulides, est arrivé en tête du premier tour de la présidentielle. (© KEYSTONE/AP/Petros Karadjias)

L'ancien chef de la diplomatie de Chypre, Nikos Christodoulides, soutenu par les partis centristes, est arrivé en tête dimanche du premier tour de l'élection présidentielle sur l'île européenne divisée. Il a devancé un autre diplomate appuyé par le parti communiste.

Avec 32,04% des suffrages, Nikos Christodoulides affrontera au second tour le 12 février Andreas Mavroyiannis, qui a remporté 29,58% des votes, selon les chiffres officiels.

Averof Neofytou, 61 ans, sort de la course. Avec 26,11% des voix, il subit un échec inédit pour un leader d'un parti au pouvoir, le parti conservateur Disy. En quatrième position, le parti d'extrême droite Elam a obtenu 6% des votes.

"Aujourd'hui, Chypre a parlé. (Le pays) a parlé clairement", a déclaré M. Christodoulides dimanche soir. "Je reste fidèle à ma volonté d'un gouvernement à l'horizon élargi. Nous n'écartons personne." M. Mavroyiannis avait pour sa part déjà dit refuser toute coalition avec l'extrême droite.

Les quelque 561'000 électeurs chypriotes-grecs avaient le choix entre 14 candidats pour succéder au président de droite Nicos Anastasiades, âgé de 76 ans.

Préoccupés par les scandales de corruption et l'inflation galopante sur leur île divisée depuis près d'un demi-siècle, au moins 72,03% des électeurs chypriotes ont voté, soit légèrement plus que lors du scrutin précédent de 2018.

Appel à "l'unité"

Favori du scrutin, Nikos Christodoulides, 49 ans, ministre des Affaires étrangères entre 2018 et 2022, a appelé dimanche "à l'unité", la seule manière de "vraiment répondre aux attentes du peuple chypriote". Epaulé par les partis centristes, il se présente malgré tout comme un candidat "indépendant".

Andreas Mavroyiannis, 66 ans, soutenu par le parti communiste Akel, est également un diplomate, ancien chef négociateur dans les pourparlers sur la réunification (2013-2022).

Membre de l'Union européenne depuis 2004, Chypre est divisée depuis l'invasion par la Turquie en 1974 du tiers nord de l'île, en réponse à un coup d'Etat de nationalistes chypriotes-grecs qui souhaitaient rattacher le pays à la Grèce. Les pourparlers sur la réunification sont au point mort depuis 2017.

La République de Chypre n'exerce son autorité que sur la partie sud de l'île, séparée par la Ligne verte, une zone démilitarisée contrôlée par l'ONU, de la République turque de Chypre-Nord (RTCN), autoproclamée et reconnue seulement par Ankara, où vivent les Chypriotes-turcs.

Pour Hubert Faustmann, professeur de politique et d'histoire à l'Université de Nicosie, cet "étrange" scrutin mettait en compétition "trois favoris (...) liés à l'actuel président".

Corruption et migrants

Premier défi pour le nouveau dirigeant: l'inflation, qui a atteint 10,9% en 2022. Malgré un ralentissement en janvier, à 7,1%, la hausse des prix, notamment de l'énergie et de la nourriture, reste en tête des préoccupations et le pays a connu fin janvier une grève générale.

La lutte contre la corruption a dominé aussi le débat électoral, notamment après le scandale des "passeports en or". Ce programme d'octroi de passeports contre des investissements sur l'île a dû être annulé en raison d'allégations de corruption, entachant l'image du gouvernement de M. Anastasiades.

"La corruption est au coeur du débat, comme l'économie et la vie quotidienne. Le problème de Chypre (la division, ndlr) est un sujet secondaire", estime Giorgos Kentas, professeur associé de relations internationales à l'Université de Nicosie.

Autre sujet sensible sur cette île de l'est de la Méditerranée, proche des côtes du Moyen-Orient et de la Turquie: l'afflux de migrants, pour lequel les candidats ont promis d'agir. Les autorités affirment que 6% des 915'000 personnes vivant dans le sud de l'île sont des demandeurs d'asile.

Pourparlers à l'arrêt

Selon des chiffres de l'UE, Chypre détient le deuxième taux le plus élevé de primo-demandeurs d'asile par rapport à sa population dans l'Union européenne, derrière l'Autriche.

Le gouvernement reproche à la Turquie d'orchestrer une bonne partie de l'arrivée des réfugiés originaires de Syrie et de migrants d'Afrique subsaharienne via la Ligne verte.

Le futur chef d'Etat sera justement appelé à relancer les pourparlers de paix, au point mort depuis 2017, pour mettre fin à la division de l'île.

Sur ce dossier, M. Christodoulides est considéré comme un "faucon" et souhaite que l'UE isole la Turquie. M. Neofytou est vu comme un pragmatique, tandis que M. Mavroyiannis a assoupli sa position pour être en accord avec la ligne du parti Akel.

Le processus diplomatique parrainé par l'ONU achoppe sur de nombreux points, comme la présence de 40'000 soldats turcs en RTCN.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Majorité d'Helvètes pour réexporter du matériel de guerre suisse

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L'Espagne et l'Allemagne notamment attendent l'autorisation de Berne pour livrer à l'Ukraine du matériel militaire helvétique. (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Une légère majorité de Suisses est pour un assouplissement des règles sur la réexportation de matériel de guerre suisse. Selon un sondage, 55% des personnes interrogées jugent que des pays tiers devraient pouvoir livrer à l'Ukraine des armes de fabrication suisse.

Le sondage a été réalisé par l'institut Sotomo pour le compte de la "NZZ am Sonntag". Keystone-ATS a pu en consulter les résultats.

Une nouvelle réglementation trouve une majorité auprès des partisans de tous les grands partis, à l'exception de l'UDC. C'est auprès de la base des Vert'libéraux que la proportion de oui est la plus élevée, avec 76% qui veulent certainement ou plutôt autoriser la transmission d'armes pour soutenir la guerre de défense ukrainienne.

Une nette majorité de 70% se dégage également parmi les partisans du PLR, du Centre et du PS. Au sein de la base des Verts, le soutien n'est que légèrement inférieur avec 69%, bien que le parti souhaite s'en tenir au droit en vigueur.

Avec une part de non de 74 pour cent, les partisans de l'UDC sont en revanche clairement opposés aux livraisons d'armes.

Neutralité

Actuellement, la réexportation d'armements suisses n'est possible qu'avec l'autorisation du Conseil fédéral. L'année dernière, le gouvernement avait rejeté de telles demandes en se référant au droit de la neutralité. L'Allemagne voulait notamment livrer à l'Ukraine des munitions pour le char antiaérien Guepard.

Le sondage ne donne aucune indication sur la manière exacte dont un assouplissement devrait être mis en ½uvre. Plusieurs propositions sont actuellement en discussion au Parlement.

La Commission de la politique de sécurité du Conseil national souhaite une dérogation pour l'Ukraine. Son homologue du Conseil des Etats veut en revanche limiter à cinq ans la durée de validité des déclarations de non-réexportation pour certains pays qui achètent du matériel de guerre suisse. Cette mesure s'appliquerait par exemple à l'Allemagne, à la France, à l'Italie ou aux Etats-Unis.

Le sondage représentatif de Sotomo a été réalisé en ligne entre le 24 et le 26 janvier, a précisé Sotomo à l'agence de presse Keystone-ATS. Les données de 1558 personnes ayant le droit de vote en Suisse alémanique et en Suisse romande ont été utilisées. L'erreur d'échantillonnage est d'environ 3,5 points de pourcentage.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Majorité d'Helvètes pour réexporter du matériel de guerre suisse

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L'Espagne et l'Allemagne notamment attendent l'autorisation de Berne pour livrer à l'Ukraine du matériel militaire helvétique. (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Une légère majorité de Suisses est pour un assouplissement des règles sur la réexportation de matériel de guerre suisse. Selon un sondage, 55% des personnes interrogées jugent que des pays tiers devraient pouvoir livrer à l'Ukraine des armes de fabrication suisse.

Le sondage a été réalisé par l'institut Sotomo pour le compte de la "NZZ am Sonntag". Keystone-ATS a pu en consulter les résultats.

Une nouvelle réglementation trouve une majorité auprès des partisans de tous les grands partis, à l'exception de l'UDC. C'est auprès de la base des Vert'libéraux que la proportion de oui est la plus élevée, avec 76% qui veulent certainement ou plutôt autoriser la transmission d'armes pour soutenir la guerre de défense ukrainienne.

Une nette majorité de 70% se dégage également parmi les partisans du PLR, du Centre et du PS. Au sein de la base des Verts, le soutien n'est que légèrement inférieur avec 69%, bien que le parti souhaite s'en tenir au droit en vigueur.

Avec une part de non de 74 pour cent, les partisans de l'UDC sont en revanche clairement opposés aux livraisons d'armes.

Neutralité

Actuellement, la réexportation d'armements suisses n'est possible qu'avec l'autorisation du Conseil fédéral. L'année dernière, le gouvernement avait rejeté de telles demandes en se référant au droit de la neutralité. L'Allemagne voulait notamment livrer à l'Ukraine des munitions pour le char antiaérien Guepard.

Le sondage ne donne aucune indication sur la manière exacte dont un assouplissement devrait être mis en ½uvre. Plusieurs propositions sont actuellement en discussion au Parlement.

La Commission de la politique de sécurité du Conseil national souhaite une dérogation pour l'Ukraine. Son homologue du Conseil des Etats veut en revanche limiter à cinq ans la durée de validité des déclarations de non-réexportation pour certains pays qui achètent du matériel de guerre suisse. Cette mesure s'appliquerait par exemple à l'Allemagne, à la France, à l'Italie ou aux Etats-Unis.

Le sondage représentatif de Sotomo a été réalisé en ligne entre le 24 et le 26 janvier, a précisé Sotomo à l'agence de presse Keystone-ATS. Les données de 1558 personnes ayant le droit de vote en Suisse alémanique et en Suisse romande ont été utilisées. L'erreur d'échantillonnage est d'environ 3,5 points de pourcentage.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

La fusion entre Dufry et Autogrill finalisée

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Dufry et Autogrill forment un nouveau géant du service aux voyageurs. (© KEYSTONE/PATRICK STRAUB)

La fusion entre l'opérateur bâlois de boutiques hors taxes Dufry et le spécialiste italien de la restauration Autogrill a été finalisée vendredi pour créer un géant des services aux voyageurs, a annoncé Dufry dans un communiqué.

Le nouveau Dufry -dont la holding Edizione contrôlée par la famille Benetton devient le principal actionnaire avec 27,5% - va servir "2,3 milliards de passagers dans plus de 75 pays" et pèsera "environ 14 milliards de francs sur la base des chiffres de 2019", avant la pandémie de Covid 19, souligne le communiqué.

La finalisation de l'opération était attendue. Tous les feux verts nécessaires des autorités de concurrence avaient été obtenus, sans conditions.

L'entreprise combinée sera dirigée par le patron de Dufry, Xavier Rossinyol. Elle réalisera un chiffre d'affaires de 13,6 milliards de francs avec 5500 points de vente, en particulier dans 350 aéroports. Elle emploiera près de 60'000 collaborateurs.

Conformément à la législation italienne, Dufry doit maintenant lancer une offre d'échange publique pour les actions d'Autogrill encore en circulation.

Le groupe bâlois estime que "la transaction, y compris l'offre d'échange obligatoire, sera achevée d'ici la fin du 2e trimestre 2023.

"Dufry commencera à consolider entièrement Autogrill à partir du 1er février 2023 et le processus d'intégration est sur le point d'être lancé", précise le communiqué.

L'intégration comprendra également la définition d'une identité d'entreprise et d'un nom de société pour le groupe combiné, "représentant le portefeuille amélioré, les offres complémentaires et l'expertise précieuse des deux sociétés", précise encore Dufry.

Juan Carlos Torres reste président du conseil d'administration.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

USA: bond inattendu des créations d'emplois en janvier, +517'000

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Les chiffres ont déjoué les pronostics des analystes, qui anticipaient un ralentissement, à 187'000. (Archives) (© KEYSTONE/AP/MARY ALTAFFER)

Les créations d'emplois aux Etats-Unis ont bondi en janvier, doublant même par rapport à décembre, alors qu'un ralentissement était attendu, tandis que le taux de chômage a continué à reculer, tombant désormais à 3,4%, a annoncé vendredi le département du Travail.

Ce sont ainsi 517'000 emplois qui ont été créés au cours du premier mois de 2023, contre 260'000 en décembre, selon des données révisées en hausse et également publiées vendredi. Cela a déjoué les pronostics des analystes, qui anticipaient un ralentissement, à 187'000, selon le consensus de Briefing.com. Le taux de chômage était attendu en légère hausse, à 3,6%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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