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La Grèce rouvre aux touristes, les Américains tombent le masque

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L'Inde continue à combattre la flambée de Covid-19, mais est confrontée à une pénurie de vaccin. (©KEYSTONE/AP/BEHROUZ MEHR).

La Grèce a levé vendredi toutes ses restrictions de circulation après sept mois de confinement pour lancer une saison touristique très attendue, tandis que Washington permet désormais aux Américains vaccinés de ne plus porter de masque.

La pandémie de Covid-19 a fait au moins 3,3 millions de morts dans le monde depuis fin décembre 2019 et l'apparition de variants ainsi que la progression inégale des campagnes de vaccination selon les pays continue d'inquiéter.

Forts de résultats jugés encourageants, plusieurs pays, notamment en Europe, rouvrent néanmoins leurs économies affaiblies.

En Grèce, finie l'interdiction de quitter son département ou de se rendre sur une île sans en être résident, finies les autorisations de sortie par SMS, finis les contrôles de police... Le pays, qui était confiné depuis le 7 novembre, a levé vendredi ses restrictions de circulation.

Seule condition désormais pour voyager en Grèce, pays dont l'économie est très dépendante du tourisme: être vacciné ou présenter un test Covid négatif.

"Les restaurants sont ouverts, on peut aller à la plage, on peut profiter du beau temps, on peut faire un peu de shopping, c'est merveilleux de pouvoir sortir à nouveau", s'exclame en Crète une touriste allemande de 28 ans, Caroline Falk.

Iles protégées

Le gouvernement grec a lancé une grande campagne de vaccination, notamment dans les îles. "L'ensemble de nos îles seront entièrement protégées d'ici fin juin", a annoncé le ministre du Tourisme.

Au total, plus de 3,8 millions de personnes ont reçu au moins une dose de vaccin dans un pays de 11 millions d'habitants.

En vue de la saison touristique, l'Italie a de son côté annoncé qu'elle levait à partir de dimanche la mini-quarantaine de cinq jours pour les touristes européens. La pandémie a entraîné la pire récession de l'après-guerre dans la péninsule, dont le PIB dépend à hauteur de 13% du secteur touristique.

L'Angleterre se prépare elle aussi à franchir une étape majeure, avec la réouverture lundi des musées, hôtels et stades, grâce à un net recul du coronavirus, après un long confinement et des vaccinations menées tambour battant.

Mais une poussée préoccupante du variant indien dans le nord-ouest de l'Angleterrre et à Londres inquiète les autorités, qui ont décidé de lancer une campagne de dépistage accéléré.

Vaccinés sans masques

La France a pour sa part annoncé que les voyageurs de quatre nouveaux pays (Colombie, Bahreïn, Costa Rica, Uruguay), sur une liste qui en comptait douze, seraient soumis à une quarantaine de dix jours à partir de dimanche.

Aux Etats-Unis, la campagne d'immunisation va permettre de lever l'obligation du port du masque pour les personnes entièrement vaccinées, soit environ 35% de la population. Plus de 117 millions de personnes ont reçu soit la dose unique du vaccin de Johnson & Johnson, soit les deux doses des vaccins de Moderna ou de Pfizer/BioNTech.

"Si vous êtes complètement vacciné, vous n'avez plus besoin de porter un masque!", s'est réjoui jeudi le président américain Joe Biden, alors même que huit joueurs du club de baseball des New York Yankees, pourtant vaccinés, viennent d'être testés positifs.

Seule exception: les autorités sanitaires recommandent toujours aux personnes vaccinées de continuer à porter un masque dans les transports (avions, bus, trains...) ainsi que dans les aéroports et les gares.

Les Etats-Unis (plus de 584'000 décès) restent le pays le plus endeuillé par la pandémie, devant le Brésil (plus de 430'000), l'Inde (plus de 258'000), le Mexique (219'590) et le Royaume-Uni (127'640).

Pénurie de vaccins en Inde

En Inde, en proie à une flambée épidémique dévastatrice, nombre d'Etats sont aux prises avec des pénuries de vaccins, limitant les créneaux disponibles pour les 600 millions d'adultes de 18-44 ans qui peuvent désormais se faire vacciner.

Certains "geeks" ont mis au point des outils pour aider les candidats à la vaccination dans certaines villes à trouver des créneaux dès qu'ils sont disponibles.

A l'instar de Berty Thomas, 35 ans, programmeur amateur et analyste commercial basé à Chennai (l'ancienne Madras), qui a créé un outil d'alerte via la messagerie Telegram et compte déjà plus de 400'000 abonnés.

"Il faut qu'il y ait un système de vaccination de porte-à-porte. Ceux qui n'ont pas de smartphone, que vont-ils faire ?", s'inquiète Mohendra Sharma, marchand de lait à Delhi, qui ne possède pas de téléphone portable.

Autre problème pour les pays en développement comme l'Inde: la levée des brevets est une mesure qu'ils réclament pour accroître l'accès aux vaccins. Bonne nouvelle sur ce front: la Chine s'est déclarée jeudi favorable à une levée des brevets.

Le Japon a pour sa part étendu vendredi son état d'urgence, concernant déjà six départements dont celui de Tokyo, à trois départements supplémentaires face à la recrudescence de la pandémie, à dix semaines seulement de l'ouverture des Jeux olympiques dans la capitale.

A Singapour, un nouveau tour de vis s'est aussi imposé face à une hausse des cas.

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Le National demande la gratuité des tests dans la loi Covid

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L'UDC (ici Roger Köppel et Thomas Aeschi) réclame depuis des mois le retour à la gratuité des tests. (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

A l'instar du Conseil des Etats, le National juge aussi nécessaire de prolonger jusqu'à la fin 2022 des aides économiques prévues dans la loi Covid-19. L'UDC a échoué à limiter leur portée. Mais avec les Verts, il a obtenu le retour des tests gratuits.

"Les espoirs que quelques mesures de confinement ou quelques produits thérapeutiques nous sortent en quelques semaines de cette pandémie se sont définitivement envolés", a déclaré jeudi le rapporteur de commission Pierre-Yves Maillard (PS/VD). Il faut reconduire jusqu'à la fin 2022 le dispositif d'aide qui se termine en décembre.

L'évolution des contaminations qui a dépassé cette semaine le cap des 10'000 nouveaux cas quotidiens, donne malheureusement raison à la stratégie poursuivie, a complété Benjamin Roduit (Centre/VS). Le PLR s'est aussi positionné pour une prolongation, mais avec quelques nuances.

Il faut reconduire des aides spéciales, mais seulement là où c'est vraiment nécessaire, a estimé Marcel Dobler (PLR/SG). L'économie suisse s'est rapidement remise du confinement de l'année dernière et sait se montrer résiliente, selon lui.

L'UDC rentre dans le rang

L'UDC, prenant acte du oui clair du peuple à la loi Covid-19 dimanche dernier, a finalement mis de l'eau dans son vin et retiré sa demande de non entrée en matière. Elle exige cependant un rapide retour à la normalité: "On doit apprendre à vivre avec ce virus sans pour autant paralyser toute l'économie et la société", a soutenu Thomas Aeschi (UDC/ZG).

Le conseiller national Roger Nordmann (PS/VD) s'en est vivement pris au parti conservateur, l'accusant de "saboter" la stratégie du Conseil fédéral. "Vous attaquez les institutions en pleine crise", a-t-il lancé en allemand.

Finalement, bon nombre de propositions UDC ont passé à la trappe. Le parti n'a par exemple pas réussi à exclure le recours à la règle des 2G (pour vacciné et guéri, geimpft et genesen en allemand), ni à interdire l'utilisation du certificat Covid en Suisse, ni à durcir les contrôles aux frontières.

Vers des tests gratuits

L'UDC et les Verts ont cependant obtenu le retour de la gratuité des tests. L'effet d'encouragement à la vaccination a été épuisé. Il reste un impératif de santé publique auquel les tests gratuits peuvent contribuer, ont-ils estimé. Le PS et le Centre les ont rejoints en cours de route.

Le PLR, le PVL et le Conseil fédéral se sont retrouvés seuls contre. "Il n'y a pas d'intérêt public à financer des tests pour des gens qui ne veulent pas se faire vacciner", a estimé Philippe Nantermod (PLR/VS). C'est un choix individuel. Et ce serait faire payer 30 à 50 millons par semaine à tous les citoyens. En vain. La décision est tombée par 144 voix contre 43.

Volet économique

Concernant le volet économique, l'UDC était seule à s'opposer à une prolongation des aides jusqu'à la fin 2022. "C'est trop", a martelé Albert Rösti (UDC/BE), souhaitant limiter leur validité à fin juin. Sans succès.

Grâce aux aides mises en place depuis le début de la pandémie, la Suisse est l'un des rares pays à avoir traversé la crise avec le moins de dégâts, a rappelé Pierre-Yves Maillard. Il faut donner de la sécurité aux acteurs économiques. Cette nouvelle révision vise à prolonger uniquement des mesures qui seront potentiellement nécessaires.

Le National a ainsi prolongé jusqu'à fin 2022 le parapluie de protection pour les grandes manifestations supracantonales, les mesures relatives à l'indemnité de chômage, la réduction de l'horaire du travail (RHT) et les dispositions relatives au calcul de l’indemnité pour les chômeurs aux revenus modestes.

Cas de rigueur

Les allocations pour perte de gain Covid-19 pourront aussi continuer à être versées s’il y a interruption ou limitation de l’activité lucrative. Et contrairement au Conseil des Etats, le National veut continuer de soutenir les cantons qui prennent des mesures pour les cas de rigueur. Les forains pourront aussi être aidés.

Au chapitre de la transparence, les contrats conclus avec des fabricants de vaccins contre le Covid-19 devraient être publiés. En outre, les données du traçage devront être anonymisées ou supprimées après avoir été analysées au plus tard deux ans après avoir été prélevées.

Certificat pas concerné

La révision ne touche pas aux dispositions réglant le certificat sanitaire. Celles-ci sont déjà valables jusqu'à la fin de 2022. Déclarée urgente, la loi Covid-19 est entrée en vigueur le 26 septembre 2020. Elle a déjà été modifiée trois fois et a survécu à deux référendums.

Au vote sur l'ensemble, le National a adopté le projet par 126 voix contre 38 et 25 abstentions. Le dossier retourne au Conseil des Etats.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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La recherche sur de nouvelles pistes vaccinales bat son plein

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La recherche sur de nouvelles pistes vaccinales bat son plein en Suisse (archives). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Plusieurs équipes tentent de mettre au point de nouvelles approches vaccinales contre le coronavirus en Suisse. Vaccins par voie orale, à base de spores bactériennes ou sous forme de spray nasal font partie des pistes explorées.

Trois groupes de recherche ont mis au jour des approches intéressantes dans le cadre du Programme national de recherche "Covid-19" (PNR 78) du Fonds national suisse (FNS), a indiqué celui-ci jeudi dans un communiqué.

Une large gamme de vaccins présente des avantages dans la lutte contre le virus: cela permet notamment d’augmenter la probabilité d’être mieux armé contre les nouveaux variants et d’améliorer l’accès à la vaccination dans le monde entier. Des méthodes innovantes d’inoculation, par exemple par voie orale ou via des vaporisateurs nasaux, rendent la vaccination encore plus facile.

Les vaccins à base d’ARN messager (ARNm) présentent de multiples défis en matière de production, de stockage et de transport dans l’organisme. L’équipe de Steve Pascolo, immunologue à l’Hôpital universitaire de Zurich, a mis au point un support très prometteur: en plus d’être particulièrement stable et réalisable à moindre coût, il présente aussi de meilleures propriétés lors du transport de l’ARNm dans les cellules.

Parallèlement à la recherche d’un fluide porteur amélioré, Steve Pascolo, pionnier dans la recherche sur l’ARNm, poursuit son travail sur une forme encore plus efficace de vaccin à ARNm.

Spores bactériennes

Cornel Fraefel, virologue à l’Université de Zurich, a une approche tout aussi simple, mais non moins complexe et novatrice dans sa mise en oeuvre. Sa recherche sur les vaccins se fonde sur des spores bactériennes dans lesquelles sont intégrés des fragments du code génétique du SARS-CoV-2 et qui sont capables de générer la production d’antigènes dans le corps humain.

Les spores ont l’avantage d’être remarquablement stables thermiquement et résistantes aux conditions environnementales, si bien qu’elles pourraient être administrées simplement sous forme orale. Les spores bactériennes déjà produites seront inoculées à des souris transgéniques afin de pouvoir observer précisément comment le système immunitaire d’un mammifère y réagit.

Spray nasal

Volker Thiel, de l’Institut de virologie et d’immunologie de l'Université de Berne, effectue des recherches sur une autre forme de vaccin. Avec des chercheurs de la Freie Universität Berlin, de l'Institut Friedrich Loeffler et de l'Université de Genève, il développe un vaccin vivant atténué, c’est-à-dire une forme du virus qui ne rend pas malade, mais qui provoque tout de même une réponse immunitaire.

Il s’agit d’une approche qui a déjà fait ses preuves avec divers vaccins, par exemple celui contre la rougeole. Le potentiel d’un tel vaccin vivant réside dans la protection améliorée qu’il offre contre les mutations virales dangereuses. L’équipe met tout en oeuvre pour conclure la phase de recherche préclinique relative à deux candidats vaccins afin d’ouvrir au final la voie à un vaccin alternatif sûr et peu onéreux.

Le nouveau vaccin pourrait être administré sous forme de vaporisateur nasal et renforcer ainsi les défenses immunitaires au niveau des muqueuses de la cavité nasale, porte d’entrée et lieu de multiplication privilégié du virus. Ces travaux ont fait l'objet de publications dans différentes revues scientifiques.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Facebook toujours en lutte contre la désinformation sur le Covid-19

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Selon Facebook, il est difficile d'évaluer la portée et l'impact de la campagne de désinformation de V_V, qui a eu lieu sur différentes plateformes (archives). (© KEYSTONE/AP/Matt Rourke)

Facebook a démantelé de nouveaux réseaux malveillants qui utilisaient les débats sur les vaccins anti-Covid-19 pour harceler des professionnels ou semer la division dans certains pays. Leurs campagnes d'intimidation avaient notamment visé la France et l'Italie.

"Ils insultaient des médecins, des journalistes et des élus, les qualifiant de partisans des nazis parce qu'ils faisaient la promotion des vaccins contre le Covid-19, assurant que la vaccination obligatoire conduirait à une dictature du sanitaire", a expliqué Mike Dvilyanski, directeur des enquêtes sur les menaces émergentes mercredi.

Il faisait référence à un réseau lié à un mouvement anti-vaccination baptisé "V_V", que Meta, la maison-mère de Facebook, accuse d'avoir mené une campagne d'intimidation et de harcèlement de masse en Italie et en France, contre des personnalités de la santé, des médias et de la politique.

Les auteurs de cette opération se coordonnaient notamment via la messagerie Telegram, où les volontaires avaient accès à des listes de personnes à cibler et à des "formations" pour échapper à la détection automatique par Facebook.

Une "guerre psychologique"

Leur tactique consistait notamment à laisser des commentaires sous les messages des victimes plutôt que de poster des contenus et à utiliser des orthographes légèrement modifiées comme "vaxcinati" au lieu de "vaccinati", pour dire "les personnes vaccinées" en italien.

Le géant californien des réseaux sociaux a indiqué qu'il était difficile d'évaluer la portée et l'impact de cette campagne, qui a eu lieu sur différentes plateformes.

Il s'agit d'une "guerre psychologique" contre les personnes favorables aux vaccins, selon Graphika, une société spécialisée dans l'analyse des réseaux sociaux, qui a publié mercredi un rapport sur le mouvement "V_V", dont le nom viendrait du verbe italien "vivere" ("vivre").

"Nous avons observé ce qui semble être un mouvement populiste tentaculaire qui combine des théories conspirationnistes avec des récits anti-autoritaires et un torrent de désinformation sanitaire", détaillent les experts.

Ils estiment que "V_V" rassemble quelque 20'000 partisans, dont certains ont pris part à des actes de vandalisme contre des hôpitaux et à des opérations pour gêner les vaccinations, en prenant des rendez-vous médicaux sans les honorer, par exemple.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Coronavirus - Politique

Vaud accélère l'administration de la 3e dose de vaccin

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L'accès à la troisième dose va se faire en plusieurs phases. (©KEYSTONE Byline MARTIAL TREZZINI)

Le Conseil d’Etat vaudois a décidé d’ouvrir au plus vite la troisième dose de vaccination pour toute la population. Il adapte également son dispositif de lutte contre le Covid en étendant notamment le port du masque à l'intérieur dès jeudi.

Si les plus de 65 ans peuvent déjà bénéficier du "booster", dès le 6 décembre, la troisième dose sera ouverte aux 50 ans et plus, ainsi qu'au personnel de santé en contact direct avec les patients. A partir du 13 décembre, ce sera au tour des 16 ans révolus et plus, annonce le canton mercredi dans un communiqué.

Quelque 280'000 personnes seront éligibles au 13 décembre 2021, et au total 384'000 au 1er janvier 2022. Le dispositif est conçu de manière à ce que toutes puissent avoir été vaccinées d’ici fin janvier 2022 au plus tard.

Montée en puissance

Cette rapidité implique de considérablement augmenter les plages de rendez-vous offertes à la population. Actuellement, environ 16'000 à 17'000 injections sont faites par semaine. Le plan de montée en puissance prévoit de passer rapidement jusqu’à 60'000 doses par semaine.

Les centres qui vaccinent aujourd’hui vont augmenter leurs capacités. De nouvelles offres sont proposées à Aigle et à Gland, dès le 13 décembre, avec le concours de la protection civile. Des équipes mobiles qui visitent actuellement les EMS auront achevé leur tournée pour la dose de rappel le 17 décembre et appuieront ces nouvelles offres. Des pharmacies vont également s’impliquer.

Pass pour les EMS

Pour le reste, le port du masque devient obligatoire à l’intérieur, dans tous les bâtiments accessibles au public. Cette disposition entre en vigueur jeudi à 00h01. Elle ne concerne pas les établissements de restauration (restaurants, bars, discothèques) qui relèveront des dispositions fédérales à venir.

Par ailleurs, les visiteurs des EMS, à l’instar des établissements hospitaliers, devront présenter un certificat Covid, à partir de lundi.

Télétravail recommandé

Dès samedi, les agents de sécurité feront leur réapparition à l'entrée des grandes surfaces. Ils vérifier que tous les clients se désinfectent les mains avec le gel mis à disposition et qu'ils portent le masque.

Le télétravail est recommandé. Dans les espaces clos et les véhicules où se tiennent plus d'une personne, le masque est obligatoire.

Enfin, le port du masque est obligatoire dans les marchés de Noël et zone à forte fréquentation, même pour les personnes qui ne font que les traverser. Ce dès samedi.

Davantage d'infections

La vague de contamination qui touche actuellement le canton de Vaud rend la situation sanitaire à nouveau difficile, relève le canton. Les hôpitaux accueillent de plus en plus de patients notamment vaccinés, surtout parmi les plus de 65 ans. Parmi les vaccinés plus jeunes, on compte également plus d’infections.

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Omicron: l'UE veut une "discussion" sur la vaccination obligatoire

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La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen estime qu'une discussion doit être menée sur la vaccination obligatoire. (© KEYSTONE/EPA/OLIVIER HOSLET)

La Commission européenne a appelé mercredi les pays de l'UE à réfléchir à la vaccination obligatoire contre le coronavirus. Le variant Omicron continue de se propager dans le monde, poussant les Etats à imposer de nouvelles restrictions de déplacement.

"C'est une discussion qui je pense doit être menée", a déclaré la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, lors d'une conférence de presse consacrée à la pandémie et à Omicron, très contagieux.

Elle a également indiqué que la production de la version pour enfants du vaccin anti-Covid de Pfizer/BioNTech va s'accélérer: les doses seront disponibles dans l'UE le 13 décembre. Le régulateur européen l'avait autorisé le 25 novembre pour les enfants de 5 à 11 ans.

Dans l'Union, la vaccination obligatoire est déjà prévue en Autriche et envisagée par l'Allemagne. D'autres pays y réfléchissent à travers le monde, l'Afrique du Sud notamment, mais les résistances sont fortes.

Face à "la menace pour la reprise" économique, toujours "précaire", que représente Omicron, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a estimé mercredi que "la priorité demeure de s'assurer que les vaccins sont produits et distribués le plus rapidement possible à travers le monde".

Les pays développés du G20 ont dépensé 10'000 milliards de dollars pour protéger leur économie pendant la crise, alors que vacciner la planète ne coûterait que 50 milliards, a déploré Laurence Boone, la cheffe économiste de l'OCDE.

100 jours pour un vaccin

Selon Ursula von der Leyen, il faudra "environ 100 jours" pour créer un nouveau vaccin contre Omicron. Depuis que l'Afrique du Sud a signalé son apparition le 24 novembre, de nombreux Etats ont fermé leurs frontières à ce pays et à ses voisins, provoquant la colère dans la région.

Mais Omicron aurait en fait commencé à se propager dans le monde bien plus tôt: les autorités néerlandaises ont annoncé mardi avoir des preuves qu'il circulait déjà aux Pays-Bas le 19 novembre.

Cette nouvelle souche a été repérée sur tous les continents, mais l'Europe, déjà confrontée avant son apparition à un fort rebond de l'épidémie, semble la plus touchée: après de nombreux autres pays, la Norvège a annoncé ses quatre premiers cas mercredi, tous revenus d'Afrique du Sud.

Les pays du Vieux continent durcissent à nouveau les restrictions sanitaires: contrôles aux frontières, interdiction de voyager vers l'Afrique australe, masque obligatoire dans les transports et magasins au Royaume-Uni, recommandation de vacciner les enfants vulnérables en France...

Japon fermé au étrangers

En Asie, le Japon, désormais fermé aux étrangers, a recensé deux cas de contamination au variant Omicron et demandé mercredi aux compagnies aériennes de suspendre les nouvelles réservations à destination de son territoire pendant un mois, bien que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ait estimé que les interdictions de voyage n'empêchaient pas sa propagation.

La Corée du Sud a annoncé mercredi ses cinq premiers cas et renforcé ses restrictions de voyage.

Le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique, a également enregistré mercredi ses trois premiers cas, des personnes revenues d'Afrique du Sud, tout comme les deux premiers cas repérés au Brésil quelques heures plus tôt. Un premier cas a par ailleurs été signalé en Arabie saoudite - le premier dans le Golfe.

Appel au calme

Face à la panique qui semble s'emparer de la planète, le chef de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, avait appelé mardi au "calme" et demandé une réponse "rationnelle" et "proportionnelle".

Possible espoir pour les malades du Covid-19, un comité de scientifiques américains s'est prononcé mardi en faveur de l'autorisation d'urgence, chez certains patients à risque, de la pilule contre cette maladie du laboratoire Merck aux Etats-Unis. La décision finale sur l'homologation de ce médicament reviendra à l'agence américaine des médicaments (FDA).

Au moment où le monde s'interroge sur la réponse à apporter au variant Omicron, aux multiples mutations, le dirigeant du fabricant de vaccins Moderna, Stéphane Bancel, a prédit une "baisse significative" de l'efficacité des vaccins actuels.

Divers fabricants, dont Moderna, AstraZeneca, Pfizer/BioNTech et Novavax, se sont néanmoins dits confiants dans leur capacité à créer un nouveau vaccin contre Omicron. La Russie a, elle aussi, annoncé travailler sur une version de son "Spoutnik V" ciblant spécifiquement ce variant.

Jamais un variant du Covid-19 n'avait provoqué autant d'inquiétude depuis l'émergence de Delta, actuellement dominant et déjà très contagieux.

L'OMS juge "élevée" la "probabilité qu'Omicron se répande au niveau mondial", même si de nombreuses inconnues demeurent: contagiosité, efficacité des vaccins existants, gravité des symptômes. Elément rassurant : à ce jour, aucun décès associé à Omicron n'a été signalé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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