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La justice britannique refuse l'immunité à l'ex-roi Juan Carlos

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La justice britannique a refusé jeudi d'accorder l'immunité à l'ex-roi d'Espagne Juan Carlos dans des poursuites pour harcèlement. (archives) (© KEYSTONE/AP/ESTEBAN FELIX)

La Haute Cour de Londres a refusé jeudi d'accorder à l'ex-roi d'Espagne, comme il le réclamait, l'immunité conférée par son statut de membre de la famille royale dans des poursuites pour harcèlement engagées par une ancienne compagne.

"Quel que soit le statut dont le défendeur dispose en vertu de la loi et de la constitution espagnoles, il n'est plus un 'souverain' ou un 'chef d'Etat' lui conférant l'immunité personnelle", a justifié la cour en se déclarant compétente pour examiner la plainte.

Elle relève aussi que le harcèlement présumé dont il est accusé "ne relève pas de la sphère d'une activité gouvernementale ou souveraine". Une nouvelle audience a été fixée au 29 mars.

Corinna zu Sayn-Wittgenstein-Sayn, 58 ans, une femme d'affaires danoise, poursuit Juan Carlos devant la Haute Cour de Londres afin d'obtenir des dommages et intérêts pour des faits supposés de harcèlement.

Selon les documents présentés par ses avocats, elle a entretenu une "relation romantique intime" avec l'ancien monarque entre 2004 et 2009. Après leur rupture, ils seraient restés amis pendant un certain temps, avant que Juan Carlos ne cherche à raviver leur relation.

"Actes malveillants"

Lorsque la femme d'affaires a "clairement indiqué son refus", l'ex-roi aujourd'hui âgé de 84 ans a adopté un "comportement relevant du harcèlement", affirme-t-elle, l'accusant d'avoir "organisé" une série d'actes malveillants, lui causant "détresse et anxiété".

L'ex-roi, qui avait abdiqué en 2014 et vit en exil aux Emirats arabes unis depuis 2020, a rejeté ces accusations.

"Le jugement d'aujourd'hui démontre que cet accusé ne peut pas se cacher derrière une position, un pouvoir ou un privilège quelconque pour éviter cette procédure", a réagi Robin Rathmell, l'avocat de Corinna zu Sayn-Wittgenstein.

"Il s'agit ici de la première étape sur le chemin vers l'équité; les faits épouvantables de cette affaire seront enfin portés devant la justice", a-t-il ajouté dans un communiqué.

La décision de la justice britannique est un revers pour Juan Carlos Ier, alors que la justice espagnole avait classé sans suite, début mars, trois enquêtes le visant, notamment pour corruption.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Manifestations contre Lula au Brésil

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Les partisans de l'ex-président Jair Bolsonaro ont manifesté dans plusieurs villes brésiliennes (ici São Paulo), dimanche. (© KEYSTONE/EPA/Isaac Fontana)

Le sénateur Flavio Bolsonaro, fils de l'ancien président brésilien emprisonné Jair Bolsonaro, a tenté dimanche de rassembler les conservateurs de son pays en vue des élections générales d'octobre.

Des milliers de partisans de l'ex-président d'extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022) se sont mobilisés dans plusieurs villes du Brésil pour réclamer sa libération et protester contre le gouvernement du dirigeant de gauche Luiz Inácio Lula da Silva.

A São Paulo, des manifestants tenaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Libérez Bolsonaro" ou "Dehors Lula". Certains portaient des casquettes avec l'inscription "Flavio Bolsonaro 2026".

Présent à ce rassemblement, Flavio Bolsonaro a tenté de présenter un front uni, apparaissant aux côtés de rivaux potentiels et du député Nikolas Ferreira, devenu le visage le plus visible de la droite.

"Ensemble, nous ne sommes pas en compétition pour des votes. Nous sommes ici pour penser à ce qui est le mieux" pour le pays, a-t-il déclaré à la foule, estimée à environ 20.000 personnes selon des chercheurs de l'Université de São Paulo.

Il a en outre promis de travailler pour contrer le veto du président Lula à la loi adoptée par le Congrès qui réduirait drastiquement la peine de Jair Bolsonaro, affirmant avoir promis à son père qu'ils marcheraient ensemble vers le palais présidentiel en 2027.

Jair Bolsonaro purge une peine de 27 ans de prison après avoir été reconnu coupable de tentative de coup d'Etat, à la suite de sa défaite à la présidentielle de 2022.

En décembre, il a désigné son fils ainé Flavio, actuel sénateur de Rio de Janeiro, comme héritier politique. Cette décision a suscité des réactions mitigées au sein de la famille Bolsonaro et du mouvement conservateur du pays, deux gouverneurs de droite ayant annoncé leurs propres ambitions présidentielles.

Dimanche, Jair Bolsonaro a envoyé une lettre depuis sa prison, dans laquelle il déplore "les critiques venant de la droite, adressées à certains collègues et à mon épouse", Michelle Bolsonaro.

Bien qu'au départ Flavio Bolsonaro, 44 ans, semblait peu sûr de sa candidature, allant jusqu'à déclarer qu'il pourrait renoncer à ses ambitions moyennant "un prix", il a progressivement assumé le rôle et gagne du terrain dans les sondages.

Le président Lula, 80 ans, vise un quatrième mandat présidentiel lors des élections générales du 4 octobre.

Dans un duel au second tour, Lula et Flavio Bolsonaro seraient au coude-à-coude avec respectivement 46,2% et 46,3% des intentions de vote, selon un sondage d'AtlasIntel publié la semaine dernière.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Milei annonce 90 réformes pour "redessiner" l'Argentine

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Javier Milei entend redessiner l'Argentine pour les 50 prochaines années. (© KEYSTONE/AP/Gustavo Garello)

Le président ultralibéral argentin Javier Milei a annoncé dimanche au Parlement un train ambitieux de 90 réformes dans l'année. But de la manoeuvre: "redessiner" l'Argentine "pour les 50 prochaines années".

Ce seront "neuf mois ininterrompus de réformes structurelles qui vont redessiner l'architecture institutionnelle de la Nouvelle Argentine", a déclaré Javier Milei dans son discours sur l'Etat de la nation, le troisième de sa présidence, lançant la seconde moitié de son mandat. Il a évoqué entre autres, sans entrer dans le détail, des réformes fiscale, du système judiciaire, du code pénal, et du système électoral.

Président depuis 2023, Javier Milei ouvre cette année parlementaire en position de force politique, consolidé par un succès électoral aux législatives de mi-mandat en octobre, et conforté dans son élan dérégulateur par plusieurs réformes adoptées récemment par le Parlement, telle la récente et clivante réforme de la législation du travail, dans le sens d'une flexibilisation.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Des dizaines de civils tués dans des violences au Soudan du Sud

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La mission des Nations unies au Soudan du Sud (Unmiss) s'est dite "alarmée par la recrudescence des violences" (photo d'illustration). (© KEYSTONE/AP/MATTHEW ABBOTT)

Des dizaines de civils ont été tués dans des violences dans la partie septentrionale du Soudan du Sud, pays en proie à une instabilité chronique, a affirmé dimanche l'ONU, qui s'est dite "alarmée par la recrudescence des violences".

Tôt dimanche, "des jeunes armés non identifiés ont attaqué le siège du comté d'Abiemnom, faisant une vingtaine de blessés", a déploré la mission des Nations unies au Soudan du Sud (Unmiss) dans un communiqué.

La mission onusienne a également pris "note avec préoccupation des informations faisant état de dizaines de morts parmi les civils et des responsables locaux" lors de ces affrontements, sans donner plus de précisions.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Chute de la fréquentation pour le Salon de l'agriculture

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L'édition 2026 du Salon international de l'agriculture à Paris a enregistré une chute de 27,9% de sa fréquentation cette année. (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON / POOL)

L'édition 2026 du Salon international de l'agriculture à Paris a enregistré une chute de 27,9% de sa fréquentation cette année, et restera un "salon pas comme les autres", marqué par l'absence des bovins, a reconnu dimanche son président.

Cette année, l'évènement a rassemblé 437'402 visiteurs, contre 607'000 lors de l'édition précédente, loin du record de 2014 (703'000), a annoncé l'organisation dimanche soir à l'issue de l'évènement.

"Quand il manque quelqu'un dans la famille, ce n'est pas comme d'habitude (...). Et ça s'est vraiment ressenti dans une baisse de la fréquentation", avait expliqué un peu plus tôt à l'AFP le patron du salon, Jérôme Despey. Sur les quatre premiers jours du Salon, le nombre de visiteurs affichait déjà un recul de l'ordre de 25% .

"Le contexte était un peu particulier", avec l'absence des bovins, une première depuis 62 ans, qui "a beaucoup marqué" et aussi "beaucoup d'inquiétudes du monde agricole", a souligné le président de l'évènement. Le Salon avait "respecté" le choix des éleveurs de ne pas amener leurs vaches en raison de la dermatose.

M. Despey note toutefois quelques aspects positifs, avec un "aspect plus qualitatif" pour certains exposants qui ont eu l'impression de "pouvoir mieux dialoguer" entre eux mais aussi avec les visiteurs et les responsables politiques. Mais "bien sûr que l'année prochaine sera différente", a assuré le président. "Le Salon va revenir plus fort".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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