Économie
La lave descend lentement vers la mer, des gaz toxiques redoutés
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Les coulées de lave du volcan Cumbre Vieja continuaient de tout emporter sur leur passage mardi en descendant vers la côte de l'île espagnole de La Palma, où leur arrivée est redoutée en raison de la possible émission de gaz toxiques.
Cette éruption, qui a débuté dimanche sur cette île de l'archipel des Canaries, a déjà fait 6.100 déplacés, dont 400 touristes "qui ont été éloignés des zones de risque" et installés à Tenerife, selon un communiqué du gouvernement régional des Iles Canaries mardi soir.
La lave "descend inexorablement vers la mer et on ne peut rien faire face à elle. C'est là toute l'impuissance face à cette coulée (...) qui emporte tout sur son passage (...) et emportera d'autres maisons", a averti le président de la région des Canaries, Angel Victor Torres.
Si cette éruption, la première depuis 1971 sur cette île peuplée de près de 85.000 habitants, n'a fait aucune victime, les dégâts sont énormes, dépassant largement les 400 millions d'euros, selon M. Torres, qui a souligné que les Canaries pourraient bénéficier de fonds européens pour reconstruire.
Les images diffusées par les médias, les autorités et des riverains montrent des coulées noires et oranges de plusieurs mètres de haut dévalant lentement les flancs du volcan et engloutissant arbres, routes et maisons.
La lave a détruit jusqu'ici 185 bâtiments, dont 63 seraient des habitations. Elle recouvre 103 hectares, selon le système européen de mesures géospatiales Copernicus.
Nuages acides
L'arrivée des coulées dans la mer, initialement prévue lundi soir mais retardée en raison du ralentissement de la coulée, est redoutée car elle peut donner lieu à des explosions de morceaux de lave, des vagues d'eau bouillante ou l'émanation de gaz toxiques, selon l'Institut d'études géologiques des États-Unis (USGS).
"Les nuages engendrés par l'interaction eau de mer et lave sont acides" et "peuvent être dangereux si on est trop près", explique à l'AFP Patrick Allard, directeur de recherche CNRS à l'Institut de Géophysique du Globe de Paris.
Située à environ 2 km de la mer, la lave avance actuellement à 200 mètres par heure. Les autorités ne sont toutefois pas en mesure d'indiquer précisément quand elle pourrait arriver dans l'océan.
Le gouvernement régional des Canaries, qui a conseillé aux habitants de se couvrir le nez et la bouche lorsqu'ils sortent, a décrété un "rayon d'exclusion de 2 milles marins" autour de l'endroit où est prévue l'arrivée des coulées et demandé aux curieux de ne pas se rendre sur place.
Encore à La Palma, où il est arrivé dimanche soir, le Premier ministre Pedro Sanchez a appelé à la prudence. "Evitez de vous rapprocher du magma ou du volcan et laissez les routes le plus libres possible" pour ne pas gêner d'éventuelles nouvelles évacuations, a-t-il insisté.
Jeudi, le roi Felipe VI se rendra à son tour à La Palma.
"Toute ta vie en l'air"
Dans la nuit, l'apparition d'une nouvelle bouche éruptive, la neuvième, sur la commune d'El Paso, a entraîné l'évacuation de 500 personnes supplémentaires, portant le total de déplacés à environ 6.000 depuis dimanche.
L'ouverture de cette nouvelle bouche est intervenue après un nouveau séisme d'une magnitude de 4,1, enregistré lundi soir, selon l'Institut volcanologique des Canaries (Involcan).
Israel Castro Hernandez, dont le domicile a été détruit, est l'un de ces déplacés. "C'est pratiquement toute ta vie qui part comme ça... Le volcan se réveille, il dit 'Je sors par là' et il met pratiquement toute ta vie en l'air", se désole-t-il.
A ses côtés, son épouse Yurena Torres Abreu ne réalise toujours pas. "On n'arrive pas à y croire. On se dit que notre maison est désormais sous ce volcan. Il n'y a rien à faire, c'est la nature", lâche-t-elle, désabusée.
Le Cumbre Vieja crache des colonnes de fumées atteignant plusieurs centaines de mètres de haut et entre 8.000 et 10.500 tonnes de dioxyde de souffre par jour, selon l'Involcan, qui estime que l'éruption pourrait durer, "plusieurs semaines voire quelques mois".
L'espace aérien n'a toutefois pas été fermé.
"On sait quand ça a commencé, mais on ne sait pas combien de temps ça va durer", résume Juan Aragón Cruz, qui a dû quitter lui aussi son logement.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Économie
Réforme à l'OMC: l'UE promet d'oeuvrer "jusqu'à la dernière minute"
L'UE parle d'un "moment crucial " pour l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à la ministérielle à Yaoundé. "Nous allons travailler dur jusqu'à la dernière minute" pour une feuille de route ambitieuse, a promis samedi le commissaire européen Maros Sefcovic.
Le monde a changé et l'OMC "non", a-t-il dit à la presse. Il a affirmé avoir eu une "très bonne discussion" avec le représentant américain au commerce Jamieson Greer à la fois sur la réforme de l'organisation et sur les questions bilatérales entre Washington et Bruxelles.
"Nous nous en tiendrons aux termes" de l'accord conclu l'année dernière entre le président américain Donald Trump et celle de la Commission européenne Ursula von der Leyen et qui vient d'être avalisé par le Parlement européen, a insisté M. Sefcovic. L'UE veut "des tarifs bas ou pas de tarifs du tout", a-t-il ajouté.
Mais il faut aussi répondre avec les autres principales économies avec une approche commune, selon lui. Notamment sur la surcapacité qui pousse plusieurs d'entre elles à appliquer des mesures de sauvegarde.
A Yaoundé, les Etats-Unis ne souhaitent pas une feuille de route trop précise sur la réforme au terme de la ministérielle camerounaise. "Je suis venu avec un agenda de réforme ambitieux mais indispensable", a rétorqué M. Sefcovic.
Les Vingt-Sept veulent davantage de flexibilité pour l'organisation. Il faut avancer de manière "multilatérale lorsque l'on peut et avec des plurilatérales lorsque nous le devons". Un moyen selon lui de répondre aux questions urgentes qui se posent à l'économie mondiale.
Et M. Sefcovic de réitérer aussi la volonté européenne d'une équité plus importante à l'OMC. "Le niveau de notification des subventions est extrêmement bas" et a abouti aux distorsions de l'environnement commercial international, a insisté le commissaire.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Frais pour les petits colis dans l'UE: pression sur la Suisse
L'Union européenne (UE) va instaurer cette année des frais de traitement pour les petits colis importés dans l'UE. La fédération suisse du commerce de détail demande à la Suisse de lui emboîter le pas.
Dans une prise de position, la Swiss Retail Federation a accueilli vendredi avec satisfaction la récente annonce de l'UE concernant l'instauration d'une taxe de traitement sur les petits colis. Cette mesure devrait être mise en oeuvre dès le 1er novembre.
Cette taxe s'appliquera à tout produit commandé sur Internet et importé dans l'UE. Elle vise à couvrir les coûts croissants liés à l'augmentation du nombre de petits envois issus du commerce en ligne, notamment les opérations de tri et de contrôle à l'importation. Le montant de la taxe doit encore être fixé par la Commission européenne.
Par le passé, la Swiss Retail Federation avait déjà réclamé à plusieurs reprises l'instauration d'une telle taxe affectée à l'importation de petits colis pour la Suisse, indique-t-elle.
Pression sur la Suisse
Avec la décision de Bruxelles, la pression s'accroît sur la Suisse, a déclaré l'organisation à Keystone-ATS. La Suisse doit désormais emboîter le pas à l'UE, sous peine de voir apparaître "des man½uvres d'évitement dans la logistique des plateformes de vente en ligne". La Suisse ne doit pas devenir une "plaque tournante pour l'importation de colis pour toute l'Europe".
La Suisse doit donc introduire rapidement une taxe similaire. L'association s'est dite convaincue que la volonté politique nécessaire existe.
Plusieurs interventions parlementaires sur ce sujet sont actuellement en cours d'examen au Parlement. Elles portent sur la responsabilité des plateformes en ligne internationales en matière de sécurité des produits ainsi que sur l'élimination et le contrôle des colis expédiés depuis l'Asie orientale.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
La gauche dénonce le chaos qu'engendrerait l'initiative de l'UDC
L'initiative de l'UDC "Pas de Suisse à 10 millions" engendrerait le chaos, ont dénoncé vendredi la gauche et les syndicats. Le texte, soumis au vote du peuple le 14 juin, entraînerait la fin des accords bilatéraux avec l'UE.
L'initiative "Pas de Suisse à 10 millions! (initiative pour la durabilité)" demande un contrôle strict de l'immigration afin que la population résidante permanente de la Suisse ne dépasse pas 10 millions d'ici 2050. Le Conseil fédéral et le Parlement devraient prendre des mesures dès que la population dépasse les 9,5 millions.
"Cette initiative est destructrice", estiment les opposants. Le plafonnement rigide est une attaque contre le pouvoir d'achat. Il met en danger les emplois et entraînerait une baisse des salaires et des rentes.
Sans bilatérales, la protection des salaires tombera également. L’absence de contrôles ouvrira la voie au dumping salarial, arguent encore la gauche et les syndicats.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
France: le déficit public plus bas que prévu en 2025
Le gouvernement a eu une bonne surprise vendredi avec un déficit public moins élevé qu'attendu en 2025, à 5,1% du produit intérieur brut, ce qui le rend "ambitieux" pour continuer sur cette voie en 2026.
Le chiffre publié par l'Insee a été inférieur de 0,3 point à la prévision du ministère de l'Economie, qui était de 5,4%.
Selon cette première estimation il a ainsi reculé de 0,7 point par rapport à 2024, grâce à des recettes qui "accélèrent du fait de la hausse des impôts", a expliqué l'Institut national de la statistique dans un communiqué.
Cette amélioration a permis de faire baisser le ratio de la dette publique. Il est descendu à 115,6% du PIB fin 2025, soit 1,6 point de mieux que fin septembre.
"Il faut continuer à réduire le déficit" et "les chiffres pour l'année 2025 nous invitent à être ambitieux pour pour la nouvelle baisse du déficit en 2026", a commenté sur TF1 le ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel.
Le gouvernement s'est fixé pour 2026 un objectif de déficit aux alentours de 5% du PIB. Il paraissait plus facilement atteignable avant le déclenchement fin février de la guerre au Moyen-Orient, qui devrait avoir des répercussions sur la croissance économique et donc les recettes fiscales.
Interrogé par TF1 sur les premières conséquences économiques en France, principalement via la montée du prix des hydrocarbures, M. Amiel a répondu qu'il était "trop tôt pour qu'on ait la remontée statistique précise des chiffres".
"Pas de cagnotte"
Il a par ailleurs exclu que les chiffres meilleurs que prévu des comptes publics favorisent l'octroi rapide d'aides aux entreprises ou aux consommateurs. "Il n'y a pas de cagnotte. La cagnotte, c'est quand il n'y a pas de déficit", a-t-il souligné.
L'effort pour réduire le déficit est passé très majoritairement, à ce stade, par la hausse des prélèvements. De nombreux économistes s'accordent à dire que le plus facile a été fait, tandis que le plus difficile politiquement, réduire les dépenses, reste à venir.
"Les recettes accélèrent en 2025: elles sont en hausse de 3,9%, après +3,2 % en 2024", relève l'Insee. En particulier, "les impôts courants sur le revenu et le patrimoine accélèrent fortement", de 6,6% en 2025.
"Les dépenses ralentissent: elles augmentent en euros courants de 2,5%, après +4,0% en 2024", a poursuivi l'institut statistique. Mais "leur croissance reste légèrement supérieure à celle du PIB en valeur en 2025 (+2,0%)", si bien qu'en volume, elles ont augmenté de 0,9%.
"Pour toute dépense supplémentaire qui serait engagée, il y aura à l'euro près l'annulation d'une autre dépense qui était prévue", a promis M. Amiel.
La réduction du déficit que vise le gouvernement est jugée indispensable pour contenir la hausse de la dette publique de la France. Celle-ci atteint 3.460,5 milliards d'euros fin 2025, contre 3.484,1 milliards fin septembre.
La France, avec les perturbations sur les marchés financiers dues à la guerre au Moyen-Orient, a vu monter ces dernières semaines les taux d'intérêt sur ses emprunts obligataires.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
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