International
La Russie dit qu'elle ne perdra "jamais" la guerre en Ukraine
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La Russie affirme clairement qu'elle ne perdra "jamais" la guerre en Ukraine. Jeudi, son ambassadeur à l'ONU à Genève Guennadi Gatilov a dit que Moscou oeuvre à des visites du CICR auprès des prisonniers de guerre. Et qu'elle ne diminuera pas sa présence à Genève.
"Battre la Russie sur le champ de bataille ne sera jamais possible", a dit M. Gatilov auprès des correspondants accrédités à l'ONU à Genève (ACANU). Selon lui, "les Etats-Unis n'ont retenu aucun enseignement" de la crise des missiles à Cuba il y a 60 ans.
Il a accusé Washington de pousser l'Ukraine à poursuivre la guerre contre son pays. "La Russie souhaiterait s'engager en faveur d'une solution politique", dit-il aussi. Et M. Gatilov de s'en prendre également à l'UE à laquelle il lance les mêmes reproches. Moscou estime ne pas être responsable de la fin des discussions à Istanbul il y a quelques mois.
Pour autant, l'ambassadeur ajoute que des négociations ne pourront avoir lieu dans tous les cas. "Un retrait du Donbass ou de la Crimée ne peut constituer un point de départ pour des discussions", dit l'ancien vice-ministre des Affaires étrangères.
Autre indication, la Russie "travaille" à des visites du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) auprès des prisonniers de guerre ukrainiens. Cinq à six ont déjà eu lieu, selon l'ambassadeur. Mais il n'est "pas possible" d'organiser des visites auprès de plus de "6000" détenus et "nous faisons du mieux que nous pouvons", ajoute-t-il également. Il affirme que ces personnes ne sont pas maltraitées.
Problème de sécurité pour Olevnika
Et de demander une "réciprocité" de la part de l'Ukraine où les détenus russes sont torturés, selon lui. Le CICR a de son côté récemment appelé les parties à garantir des visites auprès de tous les prisonniers de guerre.
Il souhaite notamment accéder au site d'Olevnika, où des dizaines de détenus ukrainiens sont décédés dans un bombardement en juillet dernier. M. Gatilov affirme qu'une visite était prévue début août mais que la situation sécuritaire a changé et que les garanties suffisantes ne pouvaient être données au Comité.
Moscou a aussi été accusée à plusieurs reprises, notamment depuis quelques jours, de déporter de nombreux enfants ukrainiens, ce qui peut constituer une composante de génocide. L'ambassadeur "ne comprend pas" où est le problème. "Ces enfants sont sans parent" et "sont pris en charge", dit-il, rejetant tout kidnapping.
Céréales
Parmi les autres questions, M. Gatilov répète que Moscou pourrait ne pas reconduire l'accord sur l'exportation des céréales depuis les ports ukrainiens, en vigueur depuis juillet dernier pour quatre mois. La Russie a une nouvelle fois relayé son inquiétude sur le volet russe de l'arrangement, déplorant encore des obstacles à l'exportation de céréales et d'engrais qui sont exemptés de sanctions. L'ONU avait elle-même admis récemment que les gouvernements occidentaux devaient faire des efforts.
M. Gatilov dénonce aussi une certaine "hypocrisie" des Occidentaux quand ils affirment que l'accord sur les céréales sauve le monde de la famine. Plus de la moitié des chargements sont arrivés auprès des pays riches, selon Moscou. Mais l'ONU précise régulièrement que ceux-ci peuvent ensuite aussi être acheminés vers les pays en développement. L'incertitude sur l'accord fait remonter les prix des céréales, a-t-elle aussi déploré jeudi.
Aussi difficile avec Berne
Autres reproches, la Russie maintient son approche actuelle avec la Suisse. "Nous devons admettre que Genève a perdu sa neutralité" pour accueillir des sommets importants en raison de la reprise des sanctions, répète M. Gatilov. Selon lui, la Suisse n'avait jamais fait preuve d'une attitude aussi hostile avec Moscou.
Se plaignant que des délégations russes ne peuvent venir pour des réunions internationales en raison de restrictions sur les visas, il ajoute que "la situation pourrait changer". Des reproches qui tranchent avec les déclarations du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) qui a toujours clairement dit que les Russes participant à des rencontres devaient pouvoir y assister.
Malgré son mécontentement, Moscou ne va pas réduire sa présence à Genève où elle fait face à plusieurs défaites diplomatiques depuis le début de l'offensive en Ukraine en février dernier. Selon M. Gatilov, la mission auprès de l'ONU ne fera pas partie des diminutions de collaborateurs dans les pays occidentaux mentionnées cette semaine par le chef de la diplomatie Sergueï Lavrov.
Dans une tribune récente, le diplomate russe qui avait démissionné il y a quelques mois explique à quel point seuls quelques pays veulent encore parler à la Russie dans la Genève internationale. Malgré ses appels à ses collègues à quitter leur mandat, il ne semble pas avoir été suivi. "Nous continuons tous à travailler" à Genève, relève l'ambassadeur.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
International
Colis piégé à Monaco: la justice à la recherche d'une Ukrainienne
La justice monégasque recherche une Ukrainienne de 39 ans soupçonnée d'avoir mené lundi soir la tentative d'assassinat à l'engin explosif d'un homme d'affaires d'origine ukrainienne. La suspecte, qui n'aurait pas agi seule, serait passée par la Suisse.
Sur la notice rouge d'Interpol publiée vendredi, équivalent d'une demande internationale d'arrestation, elle est identifiée comme Anastasiia Berezovska, recherchée pour "tentative d'assassinats, dépôt dans une intention criminelle sur la voie publique d'un engin explosif et association de malfaiteurs".
Le domicile en Allemagne de la suspecte a été perquisitionné jeudi, mais l'intéressée n'a pas été retrouvée, a indiqué vendredi la police allemande. Par contre, "des éléments de preuve ont pu être saisis et seront remis aux autorités monégasques".
Après l'explosion, la suspecte est partie à pied vers la commune limitrophe de Beausoleil, où elle a récupéré son véhicule pour gagner l'Italie puis l'Allemagne, son dernier pays de résidence connu, où le véhicule avait été loué, a expliqué Morgan Raymond, procureur général adjoint de Monaco, lors d'un point presse vendredi matin.
Selon les agences de presse italiennes ansa et adnkronos, citant des sources bien informées, la suspecte se serait dirigée vers la Suisse après avoir quitté l'Italie.
"Grimée en homme"
Le soir de l'explosion, elle a attendu sur un banc avant de déposer un engin explosif sorti d'un sac cabas à l'entrée de l'immeuble visé et de le déclencher à 20h58 grâce à une télécommande quand les trois victimes principales, qui rentraient à pied d'un dîner au restaurant, sont arrivées sur le perron.
Repérée sur les images de vidéosurveillance, elle était alors identifiée comme un homme de taille moyenne, la tête dissimulée sous un bob noir. Mais un témoin entendu le soir même et les images de ses repérages effectués le vendredi et le samedi précédant l'explosion ont mis les enquêteurs sur la piste d'une femme "grimée en homme".
En épluchant à nouveau les images vidéo, ils ont repéré le dimanche une femme agissant de la même manière que l'homme au bob lors de ses repérages. "Ce qui permettait de considérer que cette femme, aux cheveux mi-longs bruns, de forte corpulence et présentant un imposant tatouage au bras droit, pouvait être la même personne", a expliqué M. Raymond.
De là, les enquêteurs ont pu trouver le véhicule qu'elle utilisait, et le suivre dans sa fuite.
"Mobilisation exceptionnelle"
"La relative sophistication de l'engin explosif et le modus operandi semblent indiquer que la personne ayant posé l'engin explosif n'a pas agi seule", a ajouté le procureur, sans donner plus d'information sur d'éventuels complices ou mobiles.
Deux personnes ont été interpellées mercredi et jeudi mais leurs gardes à vue ont été levées sans suites. L'enquête se poursuit désormais dans le cadre d'une information judiciaire sous la direction de plusieurs juges d'instruction.
Cette identification "en 53 heures est le fruit d'une mobilisation exceptionnelle des personnes de la sécurité publique de Monaco", a salué leur responsable, Eric Arella, évoquant aussi la coopération exemplaire avec les pays voisins, en particulier la France.
Les autorités monégasques se refusent toujours à confirmer l'identité des victimes, mais selon des sources concordantes l'attaque a visé Vadim Ermolaev, 58 ans, richissime homme d'affaires originaire d'Ukraine et désormais de nationalité chypriote, ainsi que sa compagne et son fils de 13 ans.
Ce dernier a été admis en urgence relative à l'hôpital pour enfants Lenval de Nice, tandis que les deux adultes ont été conduits en urgence absolue au CHU de Nice. L'état de M. Ermolaev s'est rapidement stabilisé mais le pronostic vital restait engagé vendredi pour sa compagne.
Dans la mesure où la femme et l'adolescent sont de nationalité ukrainienne, le parquet général à Kiev a annoncé l'ouverture d'une enquête préliminaire pour tentative d'assassinat.
Résidant à Monaco depuis au moins 2021, Vadim Ermolaev fait l'objet depuis décembre 2023 de sanctions en Ukraine pour ses activités commerciales en Crimée, annexée par la Russie.
L'homme ciblé ne faisait pas l'objet d'une enquête à Monaco et à la connaissance des autorités locales, il n'était pas recherché à l'étranger, selon le parquet général de la principauté.
Cette tentative d'assassinat est un coup de tonnerre pour Monaco, micro-Etat méditerranéen ultrasécurisé de 2 km2 et d'à peine 40.000 habitants, une population internationale et souvent très aisée.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Juin: 35°c dépassés pour plus des deux tiers des habitants d'Europe
Des zones en Europe habitées par 410 millions de personnes ont dépassé les 35°C au moins une fois au cours de la vague de chaleur du 15 au 30 juin, soit plus des deux tiers de la population, selon l'analyse de l'AFP.
Lors de la canicule de 2003, 320 millions de personnes avaient été exposées à ces niveaux de températures en Europe (hors Turquie) entre le 1er et le 17 août, a calculé l'AFP à partir des températures maximales quotidiennes de l'Observatoire européen de la sécheresse et les données de population du Joint Research Center.
Fin juin 2026, à un moment ou un autre de la vague, des températures de plus de 35°C ont affecté presque toute la population de France métropolitaine, plus de 80% de la population espagnole et près des trois quarts des habitants d'Italie.
Cette canicule s'est étendue de la péninsule ibérique jusqu'à l'Ukraine, en passant par les Balkans et l'Allemagne.
En Espagne, dans une zone autour de la ville de Lérida (Catalogne), les 35°C ont été dépassés au moins 16 jours consécutifs, selon l'analyse par l'AFP des données de l'observatoire européen.
Plus largement, les températures maximales quotidiennes sont montées au delà de 35°C au moins dix fois pendant la vague de chaleur pour près de 50 millions d'habitants en Europe: 18 millions dans le centre et le sud de la France, plus de 15 millions dans le nord-est et le sud-ouest de l'Espagne, et 12 millions dans le nord de l'Italie, notamment dans la plaine du Pô.
Dans le centre et l'est de l'Europe, les températures sont moins souvent grimpées à ces niveaux. Les 35°C n'ont été pas été dépassés plus de trois jours en Pologne, et pas plus de quatre en Ukraine par exemple.
Malgré tout, des records absolus de température ont été battus en Allemagne, en Pologne, en Slovaquie, en République tchèque et en Hongrie, et pour le mois de juin au Royaume-Uni et en Suisse.
Les températures moyennes en France ont atteint des records, avec notamment les nuits les plus chaudes jamais mesurées sur le territoire.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Football
Au tour d'Allegri de relever le défi du Napoli
Après l'AC Milan et la Juventus Turin, Massimiliano Allegri va entraîner un autre grand nom du football italien. Il s'est engagé avec Naples, qui a annoncé son arrivée en remplacement d'Antonio Conte.
"Naples souhaite la bienvenue à Massimiliano Allegri, au poste d'entraîneur de l'équipe première", a indiqué dans son communiqué le Napoli, officialisant ainsi une nomination donnée pour acquise depuis plusieurs semaines par la presse italienne.
Passé par la Juve (2014-19 et 2021-24) et l'AC Milan (2010-14 et 2025-26), Allegri, 58 ans, a signé un contrat de trois ans jusqu'en 2029 avec le vice-champion d'Italie 2026.
Si son palmarès (cinq titres de champions d'Italie et deux finales de la Ligue des champions avec la Juventus Turin, un titre de champion d'Italie avec l'AC Milan) en fait le meilleur entraîneur italien en activité, son retour à l'AC Milan l'été dernier a été un retentissant échec.
Son équipe, sur le podium depuis le début de la saison, s'est effondrée à partir de mars et a fini à la 5e place du Championnat d'Italie. Elle a ainsi laissé échapper sa qualification pour la Ligue des champions lors de la 38e et dernière journée en s'inclinant à domicile face à Cagliari (2-1). Au lendemain de cette déroute, le 25 mai, Allegri a été renvoyé, comme trois autres membres de la direction sportive du club rossonero.
A Naples, il trouvera une équipe portée par l'Ecossais Scott McTominay, le Belge Kevin De Bruyne et relancée par Conte qui a devancé d'un point l'Inter Milan pour le titre 2025, avant de céder le scudetto au club nerazzuro un an plus tard. Contrairement à l'AC Milan qui enchaîne les désillusions, Naples est dans un cycle positif avec deux titres de champion d'Italie (2023, 2025) et une Supercoupe d'Italie 2025 en quatre ans.
Mais Conte, pressenti de son côté pour prendre les commandes de l'équipe d'Italie n'a pas caché pour expliquer son départ malgré ses bons résultats, hors Ligue des champions (élimination dès la phase de ligue), que l'environnement napolitain était éreintant. Il aura tenu deux ans au pied du Vésuve.
Depuis la fin de la saison 2025-26, neuf des vingt équipes de Serie A ont changé d'entraîneur.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
L'ONU lance une "alerte rouge" pour éviter des atrocités à El-Obeid
L'ONU lance une "alerte rouge" pour éviter des atrocités à El-Obeid, ville du Nord-Kordofan au Soudan assiégée par les paramilitaires. Au moins 45 civils ont été tués ces dernières semaines par des drones et la situation humanitaire est difficile.
"Une autre catastrophe en termes de droits humains a lieu", a affirmé vendredi le haut commissaire aux droits de l'homme Volker Türk au début d'un débat urgent au Conseil des droits de l'homme à Genève. Comme à El-Facher, au Darfour, auparavant, la ville est assiégée depuis 18 mois par les Forces de soutien rapide (FSR). Le manque d'eau fait redouter une importante épidémie de choléra.
Ceux qui fuient sont victimes d'exécutions sommaires, d'enlèvements, de torture ou de violences sexuelles, a ajouté le haut commissaire. Il demande au Conseil de sécurité de l'ONU d'empêcher les atrocités observées l'année dernière dans le camp de Zamzam.
Et à El-Facher où son bureau estime qu'au moins 6000 personnes ont été tuées en trois jours en octobre dernier au moment de la prise de la ville.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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