Rejoignez-nous

Économie

L'accord sur la dette prêt à être soumis au Congrès, selon Biden

Publié

,

le

"L'accord permet d'éviter la pire crise possible", a déclaré le président américain Joe Biden devant les médias dimanche soir. (© KEYSTONE/AP/Manuel Balce Ceneta)

L'accord sur la dette destiné à éviter aux Etats-Unis un défaut de paiement cataclysmique est prêt à être soumis au Congrès, a annoncé dimanche le président Joe Biden. Il a exhorté les parlementaires à l'adopter, ce qui est encore loin d'être acquis.

"Nous sommes parvenus à un accord budgétaire bipartisan que nous sommes prêts à soumettre à l'ensemble du Congrès", a déclaré M. Biden lors d'une brève apparition devant les médias dimanche soir à la Maison Blanche.

"L'accord permet d'éviter la pire crise possible: un défaut de paiement pour la première fois dans l'histoire de notre pays, une récession économique, des comptes épargne retraite dévastés, des millions d'emplois perdus", a poursuivi le président. "Cet accord part maintenant à la Chambre des représentants et au Sénat. J'invite fermement les deux chambres à l'adopter", a-t-il ajouté.

Plus tôt dans la journée, M. Biden et le chef républicain au Congrès Kevin McCarthy ont mis la dernière main à cet accord de principe sur le relèvement du plafond de la dette américaine, annoncé la veille après des négociations marathon et qui permet d'éloigner la menace d'un défaut de paiement à partir du 5 juin. Mais l'accord doit recevoir l'aval d'un Congrès divisé et fait déjà l'objet d'une fronde d'élus progressistes et conservateurs, certains parlant d'une "capitulation".

"Digne du peuple américain"

"Il ne satisfait peut-être pas tout le monde mais c'est un pas dans la bonne direction auquel personne ne s'attendait", s'est défendu dimanche le leader républicain sur la chaîne Fox News, se félicitant notamment d'une "nouvelle trajectoire" à la baisse donnée à la dépense publique. Il a prédit qu'une "majorité" d'élus républicains voteraient le texte.

La Chambre des représentants, où les républicains disposent d'une fragile majorité de 222 contre 213, votera mercredi. Viendra ensuite le Sénat, contrôlé de peu par les démocrates (51-49). Le chef des démocrates au Sénat Charles Schumer, qui contrôle l'agenda parlementaire, a d'ores et déjà prévenu de s'attendre à des votes "vendredi et samedi" prochains, à l'avant-veille de la date-butoir d'un défaut de paiement.

"Continuons à aller de l'avant en respectant nos obligations et en construisant l'économie la plus forte de l'histoire du monde", a déclaré M. Biden, qui a toutefois admis n'avoir "aucune idée" de si M. McCarthy disposait des voix suffisantes pour faire adopter le texte par le Parlement. Kevin McCarthy a lui estimé que l'accord était "tout à fait digne du peuple américain".

"Victoire" pour Biden

Le texte de l'accord n'a pas encore été divulgué mais dans ses grandes lignes, il relève pendant deux ans, donc jusqu'après l'élection présidentielle de 2024, le plafond d'endettement public des Etats-Unis. Celui-ci est actuellement fixé à 31'400 milliards de dollars.

Les dépenses non liées à la défense resteront pratiquement inchangées l'année prochaine et n'augmenteront que nominalement en 2025. Il prévoit par ailleurs une baisse de 10 milliards de dollars des fonds alloués aux services fiscaux pour se moderniser et renforcer les contrôles, ainsi que le recouvrement de fonds alloués à la lutte contre le Covid-19 et n'ayant pas encore été dépensés.

Le compromis inclut aussi de nouvelles conditions imposées pour bénéficier de certaines aides sociales dont les coupons alimentaires.

"Globalement, l'accord représente plutôt une victoire pour Biden et les démocrates car il contient des coupes budgétaires relativement limitées et évite un autre bras de fer pour le président durant le restant de son mandat", assure le politologue Nicholas Creel, en prédisant "in fine" son adoption au Congrès malgré les oppositions.

Crédit politique

MM. Biden et McCarthy jouent leur crédit politique dans cette affaire. Le premier, qui est candidat à sa réélection, se doit d'éviter une banqueroute aux conséquences potentiellement catastrophiques, tandis que le second cherche à asseoir son autorité après avoir été mal élu au perchoir en début d'année.

Le président Biden avait longtemps refusé de venir à la table des négociations, accusant l'opposition de prendre l'économie américaine en "otage", mais s'y était finalement résolu. Reste qu'une alliance de circonstance entre élus progressistes et conservateurs pourrait tout faire dérailler. Des républicains conservateurs ont déjà annoncé leur opposition au texte, comme le représentant Dan Bishop qui a vilipendé M. McCarthy pour n'avoir "presque rien obtenu".

Sans relèvement de la dette, la première puissance mondiale risque selon le Trésor américain de se trouver en défaut de paiement à partir du 5 juin, incapable d'honorer ses engagements financiers: salaires des fonctionnaires, retraites ou remboursements à ses créanciers.

Comme toutes les grandes économies ou presque, les Etats-Unis vivent à crédit. Mais contrairement aux autres pays développés, l'Amérique bute régulièrement sur une contrainte juridique: le plafond de la dette, le montant maximal d'endettement des Etats-Unis, qui doit être formellement relevé par le Congrès. Cela a longtemps été une procédure législative de routine. Les républicains en ont fait un instrument de pression politique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Économie

USA: pas de progrès sur l'inflation en février

Publié

le

Si l'inflation est restée stable en février aux Etats-Unis, le déclenchement de la guerre en Iran et l'envol subséquent des prix des hydrocarbures risque de plomber la facture pour les consommateurs à l'avenir. (arhcive) (© KEYSTONE/AP/Jenny Kane)

L'inflation est restée stable en février aux Etats-Unis, avec un rythme de 2,4% sur un an, selon des données officielles publiées mercredi.

L'indice des prix à la consommation (CPI) témoigne d'une période antérieure au déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, qui a entraîné une envolée des prix du pétrole. Il est dans la lignée des attentes des analystes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture

Économie

Raiffeisen plombé par les baisses de taux l'an dernier

Publié

le

Premières contributrices au chiffre d'affaires de Raiffeisen, les opérations d'intérêts ont vu leur résultat net se réduire de 7,1% à 2,6 milliards de francs, conséquence des baisses du taux directeur de la BNS (archives). (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

Une nouvelle fois freiné dans la croissance de ses recettes, Raiffeisen affiche une rentabilité en repli en 2025. Le groupe bancaire st-gallois a vu son bénéfice net chuter de 9,9% sur un an à 1,09 milliard de francs. Le volume des affaires a néanmoins progressé.

Considérées dans leur ensemble, les recettes ont décliné de 2% à 3,83 milliards de francs, indique mercredi Raiffeisen. Le repli illustre le tassement des revenus issus des opérations d'intérêts. Premières contributrices au chiffre d'affaires de la banque, celles-ci ont vu leur résultat net se réduire de 7,1% à 2,6 milliards, conséquence des baisses du taux directeur de la Banque nationale suisse (BNS). Les affaires de commissions et prestations de services ont en revanche enregistré un bond de leur résultat de 10% à 752 millions.

Celui des opérations de négoce a, lui aussi, nettement progressé (+ 13,0%) à 295,6 millions de francs. En parallèle, les charges d'exploitation ont crû de 2,6% à 2,27 milliards, de sorte que le résultat d'exploitation a diminué de 9,1% à 1,29 milliard. Raiffeisen explique la hausse de ses dépenses du fait de la croissance de son effectif de 2,5% à 12'997 collaborateurs ainsi que les charges liées au célébrations du 125e anniversaire de sa fondation.

Du fait de la progression des charges, associée à un produit opérationnel globalement plus faible, le rapport coûts revenus (Cost Income Ratio) est passé de 56,7% à 59,4%.

Croissance des volumes

Côté volume d'affaires, les créances hypothécaires ont augmenté de 4 6% à 230,9 milliards de francs, Raiffeisen revendiquant dans ces affaires une part de marché de 18,4%. Les prêts et crédits à la clientèle entreprises ont augmenté de 3,9 milliards, à 57 milliards. L'établissement note avoir acquis près de 5000 nouvelles entreprises clientes, avec une progression particulièrement réjouissante dans le segment des moyennes et grandes sociétés.

L'accent continue d'être mis sur une croissance qualitative du portefeuille de crédits et une politique de risque prudente, souligne cependant la banque établie à St-Gall. Avec une part de 0,14% de l'ensemble des prêts et crédits à la clientèle, les corrections de valeur pour les risques de défaillance sont très faibles.

Au niveau des dépôts de la clientèle, qui ont gagné 5,1% à 225,8 milliards de francs, Raiffeisen a comptabilisé 10,9 milliards de francs de nouveaux fonds. La croissance s'appuie sur une large assise dans toutes les régions. Grâce à la forte hausse des dépôts de la clientèle, le taux de refinancement est passé de 92,2% à 92,6%.

Evoquant ses perspectives, Raiffeisen, fidèle à ses habitudes, ne s'aventure guère sur le terrain des données quantifiées. Se déclarant confiant, l'établissement observe un contexte persistant de taux bas et n'anticipe que peu d'impulsions dans les opérations d'intérêts. La croissance des volumes devrait toutefois contribuer cette année à un résultat légèrement amélioré.

"Pour 2026, trois priorités claires ont été définies: la conclusion de la stratégie du Groupe 2025, la diversification de nos revenus, notamment par le développement des opérations de prévoyance et de placement et l'adoption de la nouvelle stratégie d'ici à la fin de l'année", a déclaré le directeur général, Gabriel Brenna, cité dans le communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Économie

Un car postal a pris feu à Chiètres (FR): des morts et des blessés

Publié

le

Les secours ont tendu des bâches blanches devant le car postal qui a brûlé mardi, faisant plusieurs victimes. (© KEYSTONE/LAURENT MERLET)

Au moins six personnes sont mortes dans l'incendie d'un car postal mardi en début de soirée à Chiètres (FR). Quatre autres passagers sont blessés, a indiqué la police fribourgeoise lors d'une conférence de presse.

La police a fait part d'un cinquième blessé, un secouriste. Parmi les blessés, trois sont dans un état grave, un axant été héliporté à l'hôpital. A l'heure actuelle, la police privilégie une cause humaine à l'origine de l'incendie, "et même un acte volontaire", a-t-elle précisé.

Les deux porte-paroles présents devant les médias ne savaient pas combien de personnes se trouvaient dans le véhicule au moment de l'incendie. Ils ont, en outre, annoncé l'ouverture d'une hotline (0800 261 700) destinée aux personnes ayant été témoin de l'incident ou à d'éventuels autres blessés impliqués.

Continuer la lecture

Économie

Prix de l'essence: "On est dans une spirale infernale"

Publié

le

À la station-service Friderici à Tolochenaz, le prix à la pompe est monté de 17 centimes depuis le début de la guerre en Iran. (photo d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Malgré une accalmie sur les marchés mondiaux ce mardi, le prix du carburant reste une préoccupation majeure pour les Vaudois. Le président de Friderici Spécial à Tolochenaz, explique sa stratégie pour contenir l'impact à la pompe tout en pointant du doigt la fragilité du marché international.

La situation au Moyen-Orient continue de dicter sa loi aux stations-service romandes. Après un lundi noir où le baril de pétrole a frôlé les 120 dollars, les marchés ont amorcé un repli ce mardi 10 mars 2026. En cause : les récentes déclarations de Donald Trump sur une « fin proche » du conflit avec l'Iran, qui ont fait retomber le prix de l'or noir autour de 92 dollars. Pourtant, sur le terrain, la tension reste palpable.

Jean-Paul FridericiPrésident de la société Friderici Spécial

Une gestion de proximité

Pour Jean-Paul Friderici, dont la société gère deux stations dans le canton de Vaud (Tolochenaz et Orbe) et deux à Genève (Vernier et Satigny), l'heure est à la vigilance. Alors que le prix de l'essence s'affiche à 1.638 CHF ce mardi, l'indépendant mise sur une politique de transparence totale envers ses clients locaux.

« On a une politique extrêmement claire et simple : on achète en relativement grosses quantités et, maintenant, c'est tout le monde le même prix. Que le client achète pour un million ou pour 100 francs, c'est le même prix. »

Cette approche simplifiée permet de limiter les coûts administratifs et de répercuter le plus justement possible les fluctuations du marché. L'entrepreneur concède toutefois que sa marge de manœuvre reste « extrêmement comprimée » de manière à ce que l'activité reste viable tout en servant au mieux les usagers.

Ruée sur les pompes et changements d’habitudes

L’escalade des tensions a provoqué un phénomène de « ruée » ces derniers jours. Inquiets d’une possible envolée durable, de nombreux automobilistes ont anticipé leur passage à la pompe. Jean-Paul Friderici a lui-même constaté ce changement de comportement durant le week-end, notant des achats parfois « précipités » de sa clientèle.

Jean-Paul FridericiPrésident de la société Friderici Spécial

Malgré cette nervosité, l'entrepreneur ne constate pas encore de restriction massive des déplacements. Selon lui, il faudrait un impact bien plus sévère et durable pour modifier en profondeur les habitudes des Vaudois : « Il faut qu'il y ait un très fort impact pour que les habitudes viennent vraiment à changer ».

La Suisse protégée par ses « réserves de guerre »

Si la situation internationale inquiète, la Suisse dispose d'un filet de sécurité solide. Conformément aux directives de la Confédération, le pays maintient des stocks stratégiques permettant de couvrir plusieurs mois de consommation. Ces réserves, souvent qualifiées de « réserves de guerre », sont supervisées par l'Office fédéral pour l'approvisionnement économique du pays (OFAE).

Jean-Paul Friderici se veut d'ailleurs rassurant sur ce point : « On a ces réserves de crise qui peuvent nous permettre d'attendre un peu. C'est une affaire de mois, ce n'est pas trois ans. Ce qui a été mis en place est parfaitement contrôlé et complètement suffisant ».

Jean-Paul FridericiPrésident de la société Friderici Spécial

Une lueur d'espoir à court terme ?

L'accalmie enregistrée ce mardi, avec un baril repassant sous les 100 dollars, est accueillie avec un soulagement prudent. Si les propos du président américain ont rassuré les investisseurs, l'impact sur les stations indépendantes reste lié à la durée de la crise.

« J'espère vraiment que Trump dit la vérité, sans quoi je pense qu'on va vers des jours relativement sombres au niveau de nos business et de l'équilibre mondial. C'est triste de voir des peuples qui souffrent en 2026. »

Pour l'heure, les automobilistes vaudois scrutent les totems, espérant que la désescalade promise se traduise par une stabilisation durable des prix à la pompe.

Interview réalisée par Sophie Vassutine

Adaptation web avec IA

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Gémeaux

Vos initiatives aboutissent à la mise en route de projets prometteurs, renforcés par l’appui de personnes compétentes et reconnues.

Les Sujets à la Une