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International

L'armée israélienne se prépare à une offensive terrestre

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Les forces israéliennes se rassemblent à la frontière de Gaza en vue d'une offensive terrestre. (© KEYSTONE/EPA/MARTIN DIVISEK)

Israël a continué dimanche à mobiliser ses troupes aux abords de la bande de Gaza en vue d'une probable offensive terrestre contre le Hamas palestinien. Cela fait craindre un embrasement de toute la région.

La guerre entre Israël et le Hamas, qui a fait des milliers de morts dans les deux camps, a été déclenchée après une attaque sanglante et sans précédent lancée le 7 octobre par le Hamas contre le territoire israélien à partir de la bande de Gaza sous contrôle du mouvement islamiste palestinien.

Face aux frappes aériennes israéliennes de représailles contre la bande de Gaza et après les appels de l'armée à évacuer le nord du territoire palestinien, plus d'un million de personnes ont été déplacées en une semaine dans ce territoire de 362 km2, qui compte au total 2,4 millions d'habitants, selon l'ONU.

L'armée israélienne a confirmé dimanche qu'elle se préparait à une "prochaine étape" de son opération de représailles contre le Hamas, responsable de l'attaque la plus meurtrière depuis la création d'Israël, se disant dans l'attente d'une "décision politique".

Ne pas "jeter de l'huile sur le feu"

Ces préparatifs inquiètent au plus haut point la communauté internationale, qui redoute que le conflit n'embrase la région. A la manoeuvre depuis plusieurs jours, le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken doit retourner en Israël lundi, pour une deuxième visite en une semaine, après une tournée dans plusieurs pays arabes.

Au Caire, il a assuré que les alliés arabes des Etats-Unis ne voulaient pas de débordement du conflit. "Personne ne doit jeter de l'huile sur le feu ailleurs", a-t-il dit, assurant que les différentes capitales arabes visitées, dont Ryad, utilisaient "leurs propres canaux pour s'assurer que cela n'arrive pas".

Le président français Emmanuel Macron a lui "mis en garde" le président iranien Raïssi "contre toute escalade" du conflit.

L'Iran, un allié du Hamas et du Hezbollah libanais, a prévenu que "nul ne peut garantir le contrôle de la situation et la perspective d'un élargissement du conflit" si Israël envahit Gaza, alors que la Ligue arabe et l'Union africaine ont averti qu'une offensive terrestre "pourrait mener à un génocide".

"Lourd tribut"

A la frontière entre Israël et le Liban, les accrochages meurtriers se multiplient entre le Hezbollah et l'armée israélienne. Dimanche, un civil israélien a été tué et plusieurs autres blessés à Shtula, dans le nord d'Israël, par un tir de missile revendiqué par le Hezbollah. Et le siège des Casques bleus de l'ONU dans le sud du Liban a été touché par une roquette.

Le ministre israélien de la Défense Yoav Gallant a affirmé que son pays ne voulait pas d'une guerre à sa frontière avec le Liban, mais "si le Hezbollah choisit la voie de la guerre, il en paiera un très lourd tribut".

L'armée a dit samedi avoir tué à cette frontière "plusieurs terroristes" tentant de s'infiltrer. Le Hamas a confirmé la mort de trois combattants infiltrés.

Israël a frappé en outre samedi à l'artillerie la Syrie après des alertes aériennes dans la partie du plateau du Golan annexé par Israël en 1967.

"Catastrophe humanitaire"

A Gaza, une "catastrophe humanitaire inédite" est en cours, a affirmé l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa). "Pas une goutte d'eau, pas un grain de blé, pas un litre de carburant n'a été autorisé à entrer à Gaza ces huit derniers jours", a affirmé Philippe Lazzarini, le chef de l'Unrwa. Seule lueur d'espoir, l'eau est revenue dans le sud du territoire palestinien où s'entassent des centaines de milliers de personnes.

Israël n'a cessé depuis vendredi d'exhorter les Gazaouis à fuir vers le sud dans l'attente d'une opération à Gaza où il a juré d'en finir avec le Hamas.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a assimilé le "déplacement" en cours à l'exode de quelque 760'000 Palestiniens à la création en 1948 de l'Etat d'Israël, l'Egypte et la Jordanie s'opposant pour leur part à toute nouvelle dispersion de Palestiniens hors de leurs terres.

Bilans en hausse

L'armée israélienne affirme cibler la ville de Gaza, dans le nord, pour y détruire le centre des opérations du mouvement palestinien, classé organisation "terroriste" par les Etats-Unis et l'Union européenne. Elle a annoncé dimanche la mort dans des frappes d'un troisième chef militaire du Hamas, responsables selon elle de l'attaque du 7 octobre.

Plus de 1400 personnes, surtout des civils dont des enfants, ont été tuées en Israël dans cette attaque, selon un dernier bilan israélien.

Les autorités du Hamas ont fait état d'au moins 2670 personnes, dont des centaines d'enfants, tuées dans les frappes de représailles israéliennes qui ont dévasté des quartiers de Gaza.

Quelque 155 personnes ont été enlevées par le Hamas, selon les derniers chiffres fournis par Israël, qui a annoncé avoir retrouvé lors d'incursions à Gaza "des cadavres" d'otages. Le Hamas a fait état de 22 otages tués dans les frappes israéliennes.

Roquettes et frappes

Mais dans le sud de la bande de Gaza aussi, où les déplacés affluent par dizaines de milliers, manquant de tout, les frappes israéliennes se poursuivent, selon des habitants. Khan Younès a ainsi été dimanche la cible de raids.

De l'autre côté de la barrière israélienne clôturant le territoire palestinien, les habitants de Sdérot sont aussi évacués par bus vers Eilat, plus au sud, ou Jérusalem, au nord, tandis que de nouveaux tirs de roquettes venant de Gaza sont interceptés.

L'exode des Gazaouis vers le sud et l'offensive terrestre attendue dans un territoire surpeuplé, placé sous un strict siège par Israël, suscitent critiques et inquiétudes au sein de la communauté internationale.

Au poste-frontière de Rafah, entre l'Egypte et Gaza, l'aide humanitaire afflue de plusieurs capitales, mais ne passe toujours pas. Ce seul passage entre Gaza et l'extérieur qui ne soit pas sous contrôle israélien reste fermé, bombardé à plusieurs reprises par la chasse israélienne.

Le 7 octobre à l'aube, en plein Shabbat, le repos juif hebdomadaire, des centaines de combattants du Hamas ont infiltré Israël par la terre et les airs depuis Gaza. Ils ont tué plus d'un millier de civils, semant la terreur sous un déluge de roquettes. Environ 270 personnes, d'après les autorités, ont été abattues ou brûlées dans leur voiture dans un festival de musique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

International

Deux morts après des tirs dans une patinoire aux Etats-Unis

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Un différend familial pourrait être à l'origine de la tuerie à la patinoire de Pawtucket. (© KEYSTONE/AP/Mark Stockwell)

Au moins deux personnes ont été tuées et trois autres blessées lundi par un tireur dans une patinoire de Pawtucket, dans l'Etat américain de Rhode Island, ont annoncé les autorités locales. Une rencontre de hockey sur glace avait lieu au moment des tirs.

"Nous avons trois personnes décédées", dont le suspect, a déclaré la cheffe de la police de Pawtucket. Trois blessés ont été transportés à l'hôpital et se trouvent dans un "état critique", a-t-elle ajouté.

Les premiers éléments recueillis par les policiers suggèrent qu'il s'agit d'un acte ciblé qui pourrait être lié à "un différend familial", selon elle. Aucun détail n'a été communiqué dans l'immédiat sur l'identité des victimes.

Fléau récurrent

Les tirs se sont produits pendant une rencontre de hockey sur glace opposant des équipes de jeunes. Des images partagées sur les réseaux sociaux, dont l'AFP n'a pas pu vérifier l'authenticité, montrent des joueurs et des spectateurs se précipiter pour se mettre à l'abri alors que des coups de feu retentissent dans la patinoire couverte.

Les tueries sont un fléau récurrent aux Etats-Unis que les gouvernements successifs n'ont jusqu'à présent pas réussi à endiguer, de nombreux Américains restant très attachés au port d'arme, garanti par la constitution. En 2024, plus de 16'000 personnes, sans compter les suicides, ont été tuées par arme à feu, selon l'ONG Gun Violence Archive.

L'histoire américaine récente est jalonnée de tueries, sans qu'aucun lieu de la vie quotidienne ne semble à l'abri, de l'entreprise à l'église, du supermarché à la discothèque, de la voie publique aux transports en commun.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Philadelphie: une exposition sur l'esclavage doit être réinstallée

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L'exposition en place depuis 2010 à la "President's House" de Philadelphie rend hommage à neuf des esclaves du premier président américain George Washington (archives). (© KEYSTONE/AP/Matt Rourke)

Une juge américaine a ordonné lundi au gouvernement américain de réinstaller une exposition sur l'histoire de l'esclavage aux Etats-Unis qui avait été démantelée fin janvier dans un quartier historique de Philadelphie. Elle a cité George Orwell dans sa décision.

Elle a écrit avoir été appelée à "déterminer si le gouvernement fédéral possède le pouvoir qu'il revendique de travestir et de démanteler des vérités historiques", "comme si le ministère de la vérité dans [le roman dystopique, ndlr] '1984' de George Orwell existait désormais, avec sa devise 'L'ignorance, c'est la force'".

"Il ne l'a pas", répond-elle dans son injonction préliminaire, c'est-à-dire temporaire jusqu'au jugement final. La juge enjoint au service des parcs nationaux, qui a démantelé l'exposition, de "réinstaller tous les panneaux, affichages et vidéos auparavant en place".

Le gouvernement fédéral se voit aussi interdire "toute addition, suppression, destruction ou modification supplémentaire" sans l'accord de la ville de Philadelphie, à l'origine de cette procédure judiciaire.

Esclaves de George Washington

L'exposition était en place depuis 2010 à la "President's House" de Philadelphie, première résidence officielle du président des Etats-Unis quand la capitale fédérale se trouvait dans cette ville de Pennsylvanie.

Intitulée "Liberté et esclavage dans la construction d'une nouvelle nation", elle rend hommage à neuf des esclaves du premier président américain George Washington, dont les Etats-Unis célèbrent l'anniversaire lundi.

Son démantèlement faisait suite à un décret signé par le président américain Donald Trump en mars pour "rétablir la vérité dans l'histoire américaine" et éliminer les "récits conflictuels". Ce décret dénonçait, en exemple, cette exposition.

"La préservation des idéaux de notre nation passe par la vérité totale sur notre histoire, avec ses bons et ses mauvais côtés. Je continuerai à me battre pour que les pièces exposées soient entièrement remises en place et accessibles au public", a commenté le représentant démocrate de Pennsylvanie Brendan Boyle après la décision de justice lundi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Hockey

Battues par le Canada, les Suissesses joueront pour le bronze

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Les exploits de la gardienne Andrea Brändli n'ont pas suffi aux Suissesses pour faire chuter les Canadiennes. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les Suissesses ont fait mieux que se défendre face au Canada en demi-finale du tournoi olympique lundi. Battues 2-1, elle affronteront la Suède jeudi pour la médaille de bronze (14h40).

Battues 4-0 lors du tour préliminaire par ces mêmes Canadiennes, les Suissesses les ont cette fois fait douter jusqu'au bout. La réduction du score de Rahel Enzler à l'entame du troisième tiers-temps a ramené la Suisse à une longueur, mais cela n'a pas suffi pour aller chercher une prolongation.

Dominatrices (46 tirs cadrés à 8), les Canadiennes ont fait la différence lors du tiers médian, grâce à un doublé de Marie-Philip Poulin. La Québecoise est par ailleurs devenue meilleure buteuse de l'histoire des Jeux olympiques avec ses 20 buts.

Les Suissesses doivent maintenant espérer pouvoir compter sur une Andrea Brändli tout autant efficace face aux Suédoises, elle qui a repoussé 44 pucks lundi soir. Il y a 12 ans, la Suisse avait battu les Scandinaves dans ce match pour le bronze pour aller chercher une médaille historique.

Les Canadiennes affronteront quant à elles les Etats-Unis lors d'une finale annoncée (19h10). Mais les Américaines partiront largement favorites.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

De nouveaux espaces de la Basilique Saint-Pierre bientôt ouverts

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La basilique Saint-Pierre a été consacrée en 1626 (archives). (© KEYSTONE/EPA ANSA/ETTORE FERRARI)

L'intégralité de la terrasse de la Basilique Saint-Pierre sera bientôt accessible au public qui pourra également suivre les cérémonies religieuses en 60 langues, a annoncé le Vatican lundi.

Ces changements, dont la date n'a pas été annoncée, font partie des initiatives marquant cette année le 400e anniversaire de l'inauguration de la basilique, la plus grande église du monde et le centre du catholicisme mondial.

La Vatican a ainsi lancé une nouvelle application pour suivre les liturgies dans la basilique, avec des lectures, des chants et une traduction simultanée des célébrations en 60 langues.

"Toute la terrasse de la basilique sera accessible", a pour sa part déclaré lors d'une conférence de presse l'archiprêtre de la basilique, le cardinal Mauro Gambetti, précisant notamment que le point de restauration doublerait sa superficie pour atteindre 100 m2. Le Vatican avait auparavant cherché à minimiser les informations faisant état d'un café sur la terrasse, lesquelles avaient suscité un vif débat public quant à la commercialisation d'un lieu sacré.

Des expositions seront également organisées sur le site, consacrées à l'histoire, à la construction et à l'entretien de l'église.

Quelque 20'000 personnes visitent chaque jour la basilique, joyau de l'architecture de la Renaissance, et la gestion de ces flux touristiques représente un défi majeur. L'ouverture de ces nouveaux espaces situés sur la terrasse doit permettre "d'alléger l'affluence dans la basilique et de favoriser un plus grand recueillement à l'intérieur", a souligné Mgr Gambetti.

"Au-delà du visible"

Le Vatican a également annoncé la mise en place d'un nouveau système de réservation en temps réel pour accéder à la basilique, connecté à un réseau de capteurs qui surveillent le nombre de personnes présentes à l'intérieur.

Enfin, il a dévoilé le projet "Au-delà du visible", mené avec le groupe pétrolier Eni, consistant en la réalisation d'un modèle numérique tridimensionnel de l'ensemble du complexe monumental de la basilique, soit quelque 80'000 m2, y compris de ses fondations et de son sous-sol.

Les technologies non invasives utilisées vont désormais permettre de réaliser une surveillance de haute précision et en temps réel des moindres déplacements millimétriques ou inclinaisons de la basilique.

Ce système de surveillance a permis de confirmer le "bon état de santé de la basilique" et "les premières données que nous avons analysées ont été des confirmations par rapport à ce qu'avait été l'analyse des sources historiques", a expliqué lors de la conférence de presse Annalisa Muccioli, responsable de la recherche et de l'innovation technologique chez Eni.

La basilique Saint-Pierre, située dans la Cité du Vatican - le plus petit Etat du monde -, abrite notamment la tombe de Saint Pierre, l'un des douze disciples de Jésus-Christ, considéré comme le premier pape. La première pierre de la basilique, qui a remplacé une ancienne église, a été posée par le pape Jules II en 1506, et la basilique fut consacrée en 1626.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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