International
L'armée US affirme avoir tué en Syrie un chef de l'EI responsable d'attaques en Europe
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Un chef du groupe djihadiste Etat islamique (EI), responsable d'attaques perpétrées en Europe, a été tué lors d'une frappe américaine en Syrie mardi. C'est ce qu'a annoncé le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).
Le raid, qui s'inscrit dans le cadre des frappes américaines visant à décapiter l'EI après sa défaite en 2019 en Syrie, a visé le chef djihadiste dans une zone contrôlée par les jihadistes dans le nord-ouest du pays.
Khaled Aydd Ahmad al-Jabouri était "responsable de la planification d'attaques de l'EI en Europe et en Turquie", et avait "développé la structure de commandement de l'EI en Turquie", a indiqué le Centcom. Il a souligné que sa mort allait "temporairement perturber la capacité de l'organisation à fomenter des attaques à l'étranger".
Série d'attaques meurtrières
L'EI a revendiqué une série d'attaques meurtrières en Europe du temps de sa puissance, alors qu'il contrôlait de vastes régions en Syrie et en Irak où il avait proclamé un "califat" et faisait régner la terreur.
Il avait notamment revendiqué les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et dans sa proche banlieue (130 morts), ainsi que celui de Nice, dans le sud-est de la France, le 14 juillet 2016 (86 morts).
Toujours en 2016, trois attentats-suicides en Belgique, notamment dans la région de Bruxelles, avaient fait une trentaine de morts au total. L'année suivante, des attentats revendiqués par l'EI les 17 et 18 août en Espagne, en particulier à Barcelone, avaient fait 16 morts.
En Turquie, l'EI a notamment revendiqué une attaque dans une boîte de nuit d'Istanbul le 1er janvier 2017, qui avait fait 39 morts.
Visé par un drone
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), un drone américain a visé le responsable de l'EI dans la province d'Idleb, dans un secteur contrôlé par les djihadistes.
L'homme, un Irakien qui se faisait passer pour un Syrien et appeler Khaled, s'était réfugié dans cette région il y a dix jours, précise l'Observatoire qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie. Il a été visé par le drone alors qu'il marchait près de son domicile et parlait au téléphone, ajoute l'OSDH.
L'EI reste une menace
Son vrai nom est Khalil Abdallah al-Khulaif, selon Damien Ferré, fondateur de la société Jihad Analytics, qui analyse le djihad mondial. "Comme toujours, il sera remplacé par un autre... Mais il ne faut pas trop minimiser l'évènement, car c'est encore un coup asséné au groupe", estime M. Ferré.
Pour le patron du commandement militaire américain au Moyen-Orient, le général Michael Kurilla, "l'EI continue de représenter une menace pour la région et au-delà", selon le communiqué du Centcom. "Même affaibli, le groupe reste capable de mener des opérations dans la région, avec la volonté de frapper au-delà du Moyen-Orient", a-t-il estimé.
"Il est clair que l'EI a toujours l'intention de frapper l'Europe et d'attaquer l'Occident, mais il a quelque peu du mal avec la partie opérationnelle de cette équation", abonde Colin Clarke, le directeur de recherche du Soufan group, un institut privé de renseignement et de sécurité américain. "Et cela est dû en grande partie à la pression antiterroriste incessante sur le réseau", dit-il à l'AFP.
Attaques en Syrie
Depuis la défaite de l'EI en Syrie en 2019, plusieurs centaines de soldats américains, déployés dans le nord-est du pays dans le cadre de la coalition anti djihadiste, continuent de combattre avec les Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les Kurdes) et de cibler des membres présumés de l'EI.
En octobre 2019, les Etats-Unis avaient annoncé la mort du chef de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi, lors d'une opération américaine dans le nord-ouest de la Syrie. Ses deux successeurs avaient ensuite été tués: l'un en février 2022, dans le nord-ouest de la Syrie, et l'autre en novembre de la même année, dans la province de Deraa (sud).
Malgré sa défaite territoriale, l'EI continue de mener des attaques en Syrie, où le groupe djihadiste a visé récemment des civils qui ramassaient des truffes dans le désert, faisant des dizaines de morts.
Déclenchée en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie, la guerre en Syrie a fait environ 500'000 morts, dévasté les infrastructures du pays et déplacé des millions de personnes.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
GemGenève se félicite d'attirer les visiteurs malgré les aléas
Le salon de la haute joaillerie GemGenève a clos sa dixième édition sur une fréquentation record, se félicitent ses organisateurs. Les turbulences mondiales n'ont pas empêché quelque 5365 visiteurs de se presser à Palexpo du 7 au 10 mai.
"Cette 10e édition, à la croisée entre business, création et transmission, s'impose comme l'un des rendez-vous les plus réussis depuis la création du salon en 2018", affirme l'organisation de GemGenève dans un communiqué publié mardi.
"Les retours des exposants sont extrêmement positifs. Qu'il s'agisse des négociants, des marchands, des jeunes créateurs ou encore des artisans venus présenter leurs savoir-faire, tous saluent la qualité des échanges, l'énergie singulière qui anime le salon et les conditions particulièrement favorables à la concrétisation des transactions", a souligné Ronny Totah, co-fondateur de GemGenève, cité dans le compte-rendu.
"Dans un contexte mondial marqué par les tensions géopolitiques et le ralentissement de certains marchés, GemGenève envoie un signal fort à toute l'industrie: celui d'un marché plus exigeant, mais toujours porté par la rareté, l'excellence et la confiance", a-t-il ajouté.
Issus de 109 nationalités, les visiteurs ont été plus nombreux que lors de l'édition antérieure (4970 visiteurs pour 7259 visites). Les revisites ont progressé de plus de 10% et les Suisses, Français, Italiens, Belges, Britanniques et Américains ont été les plus motivés parmi les amateurs de pierres précieuses à venir faire un tour à Palexpo.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Culture
À Venise, la Suisse transforme la question queer en miroir
Questions queer, coexistence, contrôle ou identité nationale: le pavillon suisse de la Biennale de Venise s’empare cette année des fractures contemporaines à travers "The unfinished business of living together", qui a ouvert au public samedi dernier.
Deux des artistes, Miriam Laura Leonard et Yul Tomatala, ont expliqué leur démarche à Keystone-ATS dans le brouhaha des Giardini. "Pour nous, c’était assez important, dès le départ, de justement pas se définir comme un collectif, mais comme un groupe de travail", a expliqué le Genevois. "C’est la première fois que nous avons tous travaillé ensemble", a ajouté le trentenaire, le plus jeune artiste du groupe.
Le projet trouve son origine dans une réflexion initiée par les curateurs Gianmaria Andreetta et Luca Beeler, en collaboration avec l’artiste britannique Nina Wakeford et le collectif Lithic Alliance (Zurich/Bruxelles). "Le point de départ, cette question de l’homosexualité, vient comme un catalyseur de problématiques, comme un point de référence pour aborder d’autres questions du vivre ensemble", poursuit Yul Tomatala.
Les ½uvres présentées répondent ainsi "sous différents angles, sous différentes approches" à cette interrogation commune. "On a tous et toutes un regard complètement différent et aussi un rapport à ces réalités qui est autre", souligne l’artiste.
La vidéaste et performeuse alémanique Miriam Laura Leonardi, qui enseigne notamment à l'ECAL à Lausanne, décrit pour sa part une pratique artistique nourrie de collaborations et d’expériences concrètes. Formée à la photographie à Paris avant de poursuivre un master en arts visuels à Zurich, elle dit utiliser "la réalité un peu comme un matériau pour construire des images".
Pour cette exposition, elle a notamment tourné dans une tour de contrôle d’aéroport ainsi qu’en marge du Forum économique mondial de Davos. "J’avais mon drone, on est venu m’arrêter dans les cinq minutes", raconte-t-elle.
Dialogue exigeant avec les curateurs
Si les artistes assurent ne pas avoir connu de conflits majeurs entre eux, Yul Tomatala reconnaît que le dialogue avec les curateurs a parfois été exigeant. "Certaines conditions ou certaines demandes étaient plus compliquées à accepter en tant qu’artiste que d’autres", dit-il, qualifiant l’expérience de "challenging".
Au-delà des ½uvres, la représentation nationale elle-même interroge les participants. Les deux artistes voient ces pavillons comme des lieux porteurs d'une certaine ambiguïté: d’un côté des espaces d’échange culturel, de l’autre des sortes "d’ambassades" nationales qui soulèvent inévitablement des questions politiques et identitaires.
L’artiste évoque aussi les débats autour du financement audiovisuel public helvétique, qui vient de passer devant les urnes: "Comment on se positionne - en particulier si le oui à une baisse de la redevance l'avait emporté - alors qu’on fait usage d'archives de la SSR dans ce projet ?"
Les deux artistes revendiquent enfin des influences multiples, du photographe canadien Jeff Wall à l’architecte néerlandais Rem Koolhaas, en passant par le cinéaste français Chris Marker. "Quand je traverse un moment de doute, aller revoir Chris Marker, c’est toujours quelque chose qui va me redonner envie de faire de l’art", confie Yul Tomatala.
Les deux artistes, qui ont quitté la Biennale à la fin de la semaine, y reviendront certainement d'ici la fermeture en novembre. Par contre, ils ne pourront plus exposer au Pavillon suisse: cette possibilité est unique.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
International
Bayer: embellie de l'agrochimie mais le glyphosate creuse la dette
Le géant industriel allemand Bayer a annoncé mardi un doublement de son bénéfice net au premier trimestre, sur fond de rebond de son activité d'agrochimie, mais a creusé son endettement à cause des litiges liés au glyphosate.
De janvier à mars, le résultat d'exploitation ajusté (EBITDA), indicateur clé de performance du groupe d'agrochimie et de pharmacie basé à Leverkusen (ouest), a progressé de 9% sur un an, à 4,45 milliards d'euros (4,08 milliards de francs), selon un communiqué de résultats.
Cette hausse est due à l'activité d'agrochimie qui, contrairement aux précédents exercices, a plus que compensé la mauvaise performance de la branche pharmaceutique.
Habituée aux prix bas et à une conjoncture mondiale faible, la division "Crop Science" a connu un bond de son chiffre d'affaires de 6,8% sur un an au premier trimestre, à 7,6 milliards d'euros, notamment grâce aux semences de soja et de maïs.
Les revenus des médicaments sous prescription de Bayer ont en revanche reculé de 0,5%, à 4,2 milliards d'euros, malgré l'essor continu du Nubeqa contre le cancer de la prostate et du Kerendia contre l'insuffisance rénale.
Au total, le chiffre d'affaires a atteint 13,4 milliards d'euros, une hausse de 4,1% en données corrigées des variations de change et de portefeuille.
De janvier à mars, le bénéfice net du groupe a plus que doublé sur un an, pour ressortir à 2,8 milliards d'euros.
Depuis le début de l'année, les coûts des litiges aux Etats-Unis, principalement liés au glyphosate, ont en revanche aggravé de 9% l'endettement financier net de Bayer, à 32,5 milliards d'euros.
Le géant industriel s'est résolu en février à un douloureux accord financier - jusqu'à 7,25 milliards de dollars - pour écarter les procès sur le Roundup, son herbicide au glyphosate accusé d'être cancérigène.
Au premier trimestre, les achats d'herbicide au glyphosate ont reculé de 15% sur un an, les clients de Bayer retardant leurs commandes dans un climat d'incertitude.
Saisie par Bayer, la Cour suprême devrait statuer sur la recevabilité des plaintes d'ici juin, après un débat organisé fin avril à Washington.
Le groupe a par ailleurs confirmé ses prévisions de résultats pour 2026 à taux de change constants.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
International
Les Lakers de LeBron James éliminés par le Thunder
Les Los Angeles Lakers de LeBron James, dont l'avenir est incertain à 41 ans, ont été balayés 4-0 lundi au deuxième tour des play-off NBA par le Thunder d'Oklahoma City.
Ce dernier a remporté l'Acte IV 115-110 en Californie.
LeBron James termine sa 23e saison NBA sans contrat et sans avoir tranché son avenir, lui qui n'a jamais donné de date pour sa retraite.
Le "King", auteur de 24 points lundi, se retrouve agent libre cet été, lui donnant la possibilité de prolonger à Los Angeles ou de tenter un dernier défi ailleurs, alors que des rumeurs l'envoient à Cleveland ou auprès des Golden State Warriors.
Après avoir sorti les Houston Rockets au premier tour, les Lakers ont été impuissants face au Thunder, champion en titre qui retrouve la finale de conférence Ouest sans avoir perdu une rencontre de play-off.
Le MVP 2025 Shai Gilgeous-Alexander a mené les siens avec 35 points dans un quatrième quart-temps bouillant. Marcus Smart a donné l'avantage aux locaux à 40 secondes de la sirène avant un panier musclé de Chet Holmgren pour OKC, un raté de LeBron, puis un dernier passage assuré sur la ligne des lancers francs par SGA.
Plus tôt, les Cleveland Cavaliers avaient réussi à égaliser dans la journée à 2-2 face aux Detroit Pistons, grâce à un succès 112-103.
Donovan Mitchell a mené la charge avec 43 points, dont 39 après la pause, de quoi égaler le record sur une période en play-off d'Eric "Sleepy" Floyd en 1987 avec les Warriors.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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