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International

L'Iran donne des gages aux inspecteurs de l'AIEA

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"Nous avons trouvé un accord pour que les caméras et systèmes de surveillance opèrent de nouveau", a affirmé Rafael Grossi devant les journalistes à son retour d'Iran à l'aéroport de Vienne. (© KEYSTONE/AP/Heinz-Peter Bader)

Le directeur général de l'AIEA a salué samedi après une visite à Téhéran "un pas dans la bonne direction", l'Iran ayant accepté de rebrancher les caméras de surveillance sur plusieurs sites nucléaires et d'augmenter le rythme des inspections.

"Nous avons trouvé un accord pour que les caméras et les systèmes de surveillance opèrent de nouveau", a déclaré le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique Rafael Grossi, devant les journalistes à l'aéroport de Vienne.

En outre, le nombre de visites à l'usine souterraine de Fordo, où ont été récemment détectées des particules d'uranium enrichies à un niveau proche du seuil de la bombe atomique, va être relevé de 50%.

De retour en Autriche, où siège l'Agence, après deux jours de réunions en Iran et un entretien notamment avec le président Ebrahim Raïssi, M. Grossi a insisté sur l'importance de ces avancées "très concrètes".

"Obligations"

Car la République islamique avait fortement limité les inspections et débranché des caméras de surveillance l'an dernier, plongeant l'AIEA dans le flou, dans un contexte de détérioration des relations entre l'Iran et les puissances occidentales.

"Nous avons stoppé l'hémorragie d'informations" dont dispose l'AIEA, a estimé M. Grossi. Ces derniers mois, faute de surveillance suffisante, l'Agence avait dit ne plus être en mesure de garantir le caractère pacifique du programme nucléaire iranien.

"C'est très, très important", "en particulier dans la perspective de ranimer l'accord" de 2015 qui limitait les activités atomiques de l'Iran en échange d'une levée des sanctions internationales.

Les négociations entre Téhéran et les Etats parties (Chine, Russie, Royaume-Uni, France et Allemagne), avec la participation indirecte des Etats-Unis, sont au point mort depuis août 2022.

Ce pacte, connu sous l'acronyme de JCPOA, est moribond depuis le retrait des Etats-Unis décidé en 2018 par le président Donald Trump, et l'Iran s'est dans la foulée progressivement affranchi de ses engagements.

A Téhéran, le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), Mohammad Eslami, avait appelé les protagonistes des discussions à faire aussi un geste.

"Les trois pays européens et d'autres pays ne se concentrent que sur les obligations iraniennes dans le cadre du JCPOA. Ils ont aussi des obligations qu'ils doivent assumer", a-t-il dit.

"Pas suffisant"

"L'Iran ne sacrifiera jamais ses intérêts nationaux", a souligné M. Eslami, tandis que le président Raïssi a également insisté auprès de M. Grossi sur la défense des "droits de la nation iranienne".

"Nous espérons que l'AIEA adoptera une approche totalement professionnelle [envers le dossier nucléaire iranien] et que les pouvoirs politiques (...) n'affecteront pas les activités de l'Agence", a ajouté M. Raïssi, selon le site de la présidence.

Le chef de l'agence onusienne doit désormais présenter les résultats de sa visite lors d'un Conseil des gouverneurs de l'AIEA prévu la semaine prochaine à Vienne.

Malgré les avancées obtenues, "l'annonce d'aujourd'hui n'est pas suffisante pour réduire le risque grandissant de prolifération posé par l'Iran", a réagi Kelsey Davenport, experte de l'Arms Control Association.

Les États-Unis et les Européens "devraient chercher à capitaliser sur cet élan en donnant une impulsion diplomatique qui réengagerait l'Iran dans les négociations", a-t-elle dit en référence à une possible résolution en réaction à la découverte de Fordo.

L'Iran, qui nie vouloir se doter de l'arme nucléaire, s'est justifié en faisant état "de fluctuations involontaires" au cours du processus d'enrichissement et en assurant "n'avoir pas fait de tentative pour enrichir au-delà de 60%", comme l'a répété samedi M. Eslami.

La France a néanmoins jugé jeudi qu'il s'agissait d'"un développement sans précédent et extrêmement grave".

Samedi, Rafael Grossi n'a pas voulu être alarmiste sur ce point.

"On a détecté un certain niveau et ensuite nous avons demandé des éclaircissements. Mais en observant continuellement l'installation, nous avons constaté qu'il n'y a pas eu de production ou d'accumulation d'uranium" à ce niveau, a-t-il précisé.

Concernant la découverte l'an dernier de traces d'uranium enrichi sur trois sites non déclarés, l'Iran avait fait l'objet d'un rappel à l'ordre lors de la dernière réunion de l'AIEA, en novembre 2022, pour son manque de coopération.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Culture

Trois tableaux de Renoir, Cézanne et Matisse volés en Italie

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Trois tableaux de Renoir, Cézanne et Matisse ont été volés courant mars dans un musée près de Parme (photo d'illustration). (© KEYSTONE/EPA ANSA/GIUSEPPE LAMI)

Trois tableaux de Renoir, Cézanne et Matisse ont été volés courant mars dans un musée près de Parme, dans le nord de l'Italie, ont indiqué dimanche les carabiniers.

Quatre personnes masquées se sont introduites dans la villa de la fondation Magnani Rocca, dans la commune de Traversetolo, et ont emporté ces tableaux dans la nuit du dimanche 22 au lundi 23 mars, a indiqué un porte-parole des carabiniers à l'AFP, confirmant des informations de la télévision publique Rai.

Les voleurs ont forcé la porte principale et ont volé trois tableaux, selon les carabiniers. Ils ont ensuite pris la fuite à travers le parc du musée.

Selon la presse presse italienne, les voleurs ont dérobé "Les Poissons", un tableau tardif (1917) d'Auguste Renoir, la "Nature morte aux cerises" (1885-1887) de Paul Cézanne et "L'odalisque sur la terrasse" (1922) d'Henri Matisse.

Les carabiniers mènent l'enquête et exploitent des images de vidéosurveillance du musée ainsi que d'habitations et commerces voisins, a précisé le porte-parole.

La fondation Magnani Rocca héberge la collection de l'historien de l'art Luigi Magnani (1906-1984), qui comprend aussi des oeuvres de Dürer, Rubens, Van Dyck, Goya, Monet et de l'artiste italien Giorgio Morandi. Le musée n'a pas pu être joint dimanche.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Protection internationale pour 40 nouvelles espèces migratrices

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La chouette fait partie de la liste de 40 nouvelles espèces migratrices à protéger (archives). (© KEYSTONE/AP/CAROLYN KASTER)

La Convention sur la conservation des espèces migratrices (CMS) de l'ONU a approuvé dimanche l'inclusion de quarante nouvelles espèces faisant désormais l'objet d'une protection internationale, à l'issue de sa 15e réunion (COP15) cette semaine au Brésil.

Cette liste approuvée lors de la dernière séance plénière comprend notamment le harfang des neiges (Bubo scandiacus), la chouette rendue célèbre par la saga Harry Potter, ou la barge hudsonienne (Limosa haemastica), un oiseau au long bec menacé d'extinction qui parcourt 30'000 km par an le long des Amériques.

Le grand requin-marteau (Sphyrna mokarran) y figure également, ainsi que des mammifères terrestres, comme la hyène rayée (Hyaena hyaena) ou aquatiques, comme la loutre géante du Brésil (Pteronura brasiliensis).

La réunion, qui a rassemblé des représentants de 133 parties (132 pays et l'Union Européenne), a eu lieu à Campo Grande, dans le Pantanal brésilien, l'une des zones les plus riches en biodiversité de la planète, située au sud de l'Amazonie.

Accord contraignant

La Convention est juridiquement contraignante, ce qui signifie que ces pays ont l'obligation légale de protéger les espèces classées comme menacées d'extinction, de conserver et restaurer leurs habitats, de minimiser les obstacles à leur migration et de coopérer entre eux pour mener à bien cette préservation.

Selon un rapport publié juste avant la COP15, près de la moitié (49%) de toutes les espèces répertoriées par la CMS présentent des tendances de déclin de population, et près d'une sur quatre est menacée d'extinction à l'échelle mondiale.

Un autre rapport, publié mardi, a alerté sur "l'effondrement" des migrations indispensables à la survie des espèces de poissons d'eau douce comme les anguilles, causé par la dégradation des habitats naturels, la surpêche ou les barrages.

Protéger la vie de la planète

"Cette Convention (...) nous rappelle un message simple mais puissant : les migrations sont naturelles. En traversant les continents et en reliant des écosystèmes éloignés, ces espèces révèlent que la nature ne connaît pas de frontière entre les États", avait déclaré le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva lors de son discours d'ouverture, il y a une semaine.

"Protéger ces animaux, c'est protéger la vie de la planète", avait-il résumé. Le Brésil avait déjà accueilli en novembre dernier la COP30, conférence de l'ONU sur le climat, dans la ville amazonienne de Belem.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

In Flanders Fields: Jasper Philipsen vainqueur au sprint

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Jasper Philipsen (à droite) a été le plus rapide (© KEYSTONE/EPA/OLIVIER MATTHYS)

Le Belge Jasper Philipsen a remporté au sprint la classique In Flanders Fields. Au terme des 240,8 km, il a devancé le Danois Tobias Lund Andresen et le Français Christophe Laporte.

Favoris au départ de la course autrefois connue sous l'appellation Gand - Wevelgem, le Néerlandais Mathieu van der Poel et le Belge Wout Van Aert se sont isolés en tête lors de la troisième et dernière ascension du Mont Kemmel. Les deux hommes ont été rejoints d'abord par le Belge Alec Segaert, avant que le peloton ne les avale sous la flamme rouge.

Van der Poel a quand même eu la satisfaction de voir son coéquipier Philipsen s'imposer. Celui-ci a signé la 60e victoire de sa carrière chez les professionnels.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Le socialiste Emmanuel Grégoire officiellement élu maire de Paris

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Emmanuelle Grégoire avait remporté il y a une semaine une large victoire face à sa rivale de droite Rachida Dati. (© KEYSTONE/EPA/JULIEN DE ROSA / POOL)

Le socialiste Emmanuel Grégoire a été officiellement élu maire de Paris dimanche par les conseillers de la capitale française. Il a succédé à une autre personnalité de gauche, Anne Hidalgo.

Le nouveau maire, 48 ans, a été élu par 103 voix (sur 163 votants) à l'issue d'un vote solennel au Conseil de Paris, une semaine après sa large victoire face à sa rivale de droite Rachida Dati, qu'il a devancée de neuf points avec plus de 50% des suffrages.

La candidate malheureuse, et ancienne ministre française de la Culture, n'était pas présente à l'élection pour des "raisons familiales", selon un élu de son groupe.

Le socialiste a promis qu'il ferait du périscolaire son "premier combat pour protéger nos enfants", alors que le secteur est éclaboussé par des affaires de violences sexuelles ayant touché des éducateurs affectés dans les écoles primaires de Paris.

Départ d'Anne Hidalgo

M. Grégoire a raccompagné Anne Hidalgo vers la sortie de l'Hôtel de ville. Celle qui fut la première femme à diriger la capitale a été longuement applaudie par une haie d'honneur, et a quitté le palais municipal après deux mandats, les larmes aux yeux.

Tout un symbole pour celui qui fut six ans son premier adjoint, tombé en disgrâce après l'échec cuisant de la maire socialiste à la présidentielle en 2022, et qui était devenu député en 2024.

Durant ses mandats, Mme Hidalgo a notamment traversé la période sombre des attentats terroristes de 2015 avant d'être l'une des artisanes du succès des Jeux olympiques et paralympiques de Paris en 2024.

La maire sortante, 66 ans, n'avait pas fait campagne aux côtés de son ancien dauphin, qui s'est appuyé sur l'ancien maire socialiste Bertrand Delanoë, symbole de la conquête de Paris par la gauche en 2001, dont il fut le chef de cabinet.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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