Rejoignez-nous

International

Le congrès américain adopte le vaste plan pour le climat de Biden

Publié

,

le

C'est une victoire politique significative pour le 46e président des Etats-Unis Joe Biden, à moins de trois mois d'élections législatives à fort enjeu (archives). (© KEYSTONE/AP/Manuel Balce Ceneta)

Le congrès américain a définitivement adopté vendredi le vaste plan d'investissement de Joe Biden sur le climat et la santé. C'est une victoire politique significative pour le 46e président des Etats-Unis, à moins de trois mois des élections législatives de mi-mandat.

Avec leur mince majorité, les démocrates de la chambre des représentants ont permis l'adoption de ce plan de plus de 430 milliards de dollars, faisant suite à un vote similaire au Sénat il y a quelques jours. Le texte sera promulgué par Joe Biden la semaine prochaine, a indiqué le président dans un tweet.

"Aujourd'hui, le peuple américain a gagné", a écrit M. Biden. Avec cette loi, "les familles vont constater une baisse des prix des médicaments, des soins de santé, et des coûts de l'énergie."

Saluée par la majorité des associations de lutte contre le changement climatique, cette réforme doit mettre le pays sur la bonne trajectoire pour atteindre ses objectifs de réduction de gaz à effet de serre. Elle comprend 370 milliards de dollars dédiés à l'environnement et 64 milliards de dollars pour la santé.

Plus grand investissement climatique

Baptisée "Inflation Reduction Act", elle entend dans le même temps réduire le déficit public avec un nouvel impôt minimal de 15% pour toutes les sociétés dont le bénéfice dépasse le milliard de dollars. "Aujourd'hui est un jour de célébration", avait déclaré juste avant le vote la présidente de la chambre des représentants, Nancy Pelosi. Cette loi va permettre aux familles américaines "de prospérer, et à notre planète de survivre."

Le camp républicain accuse pour sa part le texte de générer des dépenses publiques inutiles et fustige l'utilisation du fisc américain pour les financer. L'ancien président Donald Trump avait appelé sur son réseau social Truth Social tous les républicains à se prononcer contre.

Arrivé au pouvoir avec d'immenses projets de réformes, Joe Biden plaidait à l'origine pour un plan d'investissement plus vaste encore. Mais les élus démocrates ont peu à peu dû revoir leurs ambitions à la baisse, afin de contenter notamment le sénateur Joe Manchin de Virginie-Occidentale, Etat connu pour ses mines à charbon. Son soutien était indispensable pour passer l'étape du Sénat.

Le texte reste malgré tout le plus grand investissement jamais engagé aux Etats-Unis pour le climat.

Baisse de 40% d'ici à 2030

Il doit permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40% d'ici à 2030. Le but fixé par Joe Biden est une réduction d'au moins 50% d'ici à cette date, mais d'autres mesures notamment réglementaires pourraient permettre de combler en partie l'écart, selon des experts.

"Cette loi change la donne et est une source d'espoir", a salué Johanna Chao Kreilick, présidente de l'"union des scientifiques inquiets". Les mesures prises vont "encourager d'autres pays à intensifier leurs engagements", s'est félicité vendredi Dan Lashof, directeur de l'organisation World Resources Institute aux Etats-Unis.

"En créant de fortes incitations à investir dans l'énergie solaire et éolienne, [le texte, ndlr] va pour ainsi dire assécher le marché pour l'électricité produite à partir du charbon sur la prochaine décennie", avait-il résumé cette semaine.

Crédits d'impôts

Sous cette réforme, un Américain recevra jusqu'à 7500 dollars en crédits d'impôts pour l'achat d'une voiture électrique. L'installation de panneaux solaires sur son toit sera prise en charge à 30%. Des investissements sont également prévus pour le développement du captage de CO2, la résilience des forêts face aux incendies ou encore la rénovation des logements pour les ménages les plus modestes.

Plusieurs milliards de dollars de crédits d'impôts seront également proposés aux industries les plus polluantes afin de les aider dans leur transition énergétique, une mesure vivement critiquée par l'aile gauche du parti, qui a malgré tout dû se ranger derrière ce texte.

Le second volet de ce grand plan d'investissements entend en partie corriger les immenses inégalités dans l'accès aux soins aux Etats-Unis, notamment en baissant le prix des médicaments.

Medicare, un système public d'assurance santé destiné entre autres aux plus de 65 ans, pourra pour la première fois négocier directement les prix de certains médicaments avec les laboratoires pharmaceutiques et ainsi obtenir des tarifs plus concurrentiels.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Auger-Aliassime place le Reste du Monde à portée de la victoire

Publié

le

La joie de Félix Auger-Aliassime, qui a battu Novak Djokovic dimanche dans la Laver Cup (© KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN)

Félix Auger-Aliassime a mis le Reste du monde sur les bons rails dimanche à Londres dans la Laver Cup.

Le Canadien a battu Novak Djokovic 6-3 7-6 (7/3) dans le deuxième match de la journée pour permettre à son équipe de prendre pour la première fois l'avantage (10-8) face à l'Europe, qui n'a donc plus le droit à l'erreur.

Battu en trois sets par Matteo Berrettini samedi pour son premier simple du week-end, Félix Auger-Aliassime a créé la sensation dimanche. Il a nettement dominé les débats face à un Novak Djokovic nettement moins solide que samedi face à Frances Tiafoe (6-1 6-3) pour apporter trois points à la Team World.

Menée 4-8 samedi soir, l'équipe du Reste du monde était revenue à un point de l'Europe plus tôt dans la journée, grâce là aussi à Félix Auger-Aliassime. Le Canadien et son partenaire américain Jack Sock s'étaient imposés 2-6 6-3 10/8 devant la paire Matteo Berrettini/Andy Murray.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Eliud Kipchoge porte son record du monde à 2h01'09''

Publié

le

Le champion olympique 2021 Eliud Kipchoge a battu son record du monde du marathon dimanche (© KEYSTONE/AP/EUGENE HOSHIKO)

Eliud Kipchoge l'a fait! Le double champion olympique a amélioré dimanche à Berlin son propre record du monde du marathon pour le porter à 2h01'09''.

Le Kényan de 37 ans avait déjà établi la précédente marque (2h01'39'') sur le parcours plat de la capitaine allemande, en septembre 2018. Il en est désormais à 17 succès sur les 19 marathons qu'il a disputés.

Eliud Kipchoge est parti sur des bases ultra-rapides, passant en 59'51'' à mi-parcours soit bien plus vite que lors de son record de 2018 (1h01'06''). Il n'a pas pu tenir ce rythme, qui lui aurait permis de passer sous les 2h, mais n'a pas manqué l'occasion de frapper un nouveau grand coup.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Culture

Concert: Metallica, Mariah Carey et Biden au chevet de la planète

Publié

le

Les Jonas Brothers samedi soir lors de cet événement, qui se tient chaque année depuis dix ans à la fin de l'Assemblée générale de l'ONU, (© KEYSTONE/AP/Brittainy Newman)

New York s'est offert samedi un concert caritatif géant pour le climat et contre la pauvreté en faisant défiler une dizaine de stars, de Metallica à Mariah Carey, et des dirigeants internationaux comme Ursula von der Leyen et, via une vidéo, le couple Biden.

Derrière cet événement, qui se tient chaque année depuis dix ans à la fin de l'Assemblée générale de l'ONU, on trouve l'ONG philanthropique Global Citizen, une plateforme numérique internationale créée par l'Australien Hugh Evans et qui veut rassembler des "citoyens mondialisés" sensibilisés aux fléaux de la famine, du sous-développement, du dérèglement climatique ou des discriminations.

Pour gagner son billet pour Central Park - l'immense poumon vert de Manhattan - il fallait s'inscrire sur le site de Global Citizen, signer des pétitions et relayer des messages sur les réseaux sociaux afin de faire pression sur les dirigeants politiques et économiques de la planète.

Retransmis sur nombre de télés et plateformes, le concert new-yorkais se tenait en même temps qu'un autre à Accra, au Ghana, en dépit du décalage horaire.

L'Europe a bien entendu

Le président Joe Biden et son épouse Jill ont assuré dans un message vidéo que les Etats-Unis étaient engagés dans le "combat" pour le climat et s'étaient dotés cet été d'une loi comportant 369 milliards de dollars d'investissements pour "améliorer la santé, faire avancer la justice et construire une énergie propre".

Les deux chefs de la majorité démocrate au Sénat et à la Chambre des représentants, Chuck Schumer et Nancy Pelosi, sont venus en personne sur scène pour défendre la politique environnementale de Washington.

Avant eux, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen était aussi au concert de Central Park pour dire aux "citoyens du monde (qu'elle les) avait bien entendus".

"Nous devons mettre un terme aux famines (...) L'Europe mobilise 600 millions d'euros pour la sécurité alimentaire en Afrique, dans les Caraïbes et dans le Pacifique", a-t-elle assuré.

Mais après cinq heures de mini-concerts et de messages consensuels de dirigeants politiques et d'entreprises américaines sponsors du festival, il a fallu la puissance du son métal du groupe légendaire de hard rock Metallica pour animer les milliers de fans rassemblés à Central Park.

Les Californiens presque sexagénaires ont ravi leur public une heure durant avec notamment une version de leur titre mythique "Nothing Else Matters" chanté par Mickey Guyton, qui revendique le titre de première artiste noire américaine de musique country.

Star de Bollywood

Le "Global Citizen Festival" a également vibré grâce aux dynamiques jeunes rockeurs italiens du goupe Maneskin et aux New-Yorkais des Jonas Brothers, dont l'un des trois frères est marié à la star du cinéma indien de Bollywood, Priyanka Chopra, maîtresse de la cérémonie à Central Park.

L'artiste pop new-yorkaise de renommée mondiale Mariah Carey a donné une version enlevée de son classique "Hero", accompagnée par la danseuse classique Misty Copeland.

Entre deux mini-concerts, des dirigeants politiques et économiques se sont succédé sur scène.

La première ministre de la Barbade, Mia Mottley a relayé les messages alarmistes de ses homologues de petits pays du Pacifique et des Caraïbes menacés par le réchauffement climatique, qu'ils ont martelés toute la semaine à l'ONU.

"Oui, mes amis, notre temps est compté", a-t-elle prévenu.

Femmes en Iran

Les violences faites aux femmes ont aussi été dénoncées: une avocate iranienne réfugiée à Berlin, Anuscheh Amir-Khalili, a évoqué sur scène la mort en Iran de la jeune Masha Amini arrêtée par la police des moeurs, déclenchant des manifestations et leur répression.

"J'ai vu mes soeurs forcées de fuir les agressions, les oppressions et les féminicides dans le monde entier (...) Nous devons porter la parole des femmes opprimées", a-elle lancé, la mine grave, sous les applaudissements.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Culture

Sans tabou, la culture queer arabe en pleine lumière à Paris

Publié

le

L'Institu du monde arabe, sur les bords de la Seine, est dû à Jean Nouvel (Archives). (© KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI)

"On a voulu rendre visible ce qui est trop longtemps resté invisible": à Paris, une exposition offre, pour la première fois, une traversée dans la culture queer du monde arabe, lui aussi bousculé par les questions de genre.

Intitulée "Habibi (mon amour, ndlr), les révolutions de l'amour", cette exposition débutant mardi à l'Institut du monde arabe (IMA) ne veut pas être un "manifeste militant". Elle entend "rendre visible une évidence et ce qui est trop longtemps resté invisible": le bouillonnement culturel du monde arabe sur ces questions, assure son président Jack Lang à l'AFP.

Au total, 23 artistes (peintres, photographes, plasticiens, illustrateurs...) issus du Maghreb, du Machrek, d'Iran et d'Afghanistan mais aussi de la diaspora - sont exposés.

"L'idée c'est de présenter au public ce foisonnement autour de ces thématiques et le fait qu'on est sur une jeune génération qui se saisit de ces sujets et qui en fait la source première de ses créations", explique à l'AFP Elodie Bouffard, commissaire de l'exposition.

Un foisonnement qu'on retrouve dans le 7e art avec les films "Le bleu du caftan" sur l'homosexualité au Maroc ou "Joyland", film pakistanais porté par une actrice transgenre. Tous deux ont été présentés au dernier Festival de Cannes.

Tabou

La littérature n'est pas en reste, en témoigne le livre "La petite dernière" de l'écrivaine française Fatima Daas, sur son refus de choisir entre son homosexualité et sa foi musulmane, qui avait été un événement de la rentrée littéraire il y a deux ans.

Reste que si ces questions traversent le monde arabe, elles demeurent extrêmement taboues et l'homosexualité encore largement réprimée, parfois de la peine de mort comme en Iran ou en Arabie saoudite.

En juin, le film d'animation Pixar, "Buzz l'éclair", n'a pas obtenu de licence pour être diffusé dans une douzaine de pays ou entités du Moyen-Orient et d'Asie, notamment l'Egypte et l'Arabie saoudite, en raison d'une scène montrant un baiser furtif entre deux femmes.

"Partie prenante"

"On a conscience que cette exposition est quelque chose d'assez unique tant sur le plan international que régional", souligne auprès de l'AFP Khalid Abdel Hadi, co-commissaire de l'exposition. Ce Jordanien a fondé en 2007 le webzine "My.Kali" dédié à faire entendre les voix de la communauté queer du monde arabe.

L'un des fils conducteurs de l'exposition est de documenter, par l'intime, les récits d'exil et les expériences de la diaspora. Comme la série photographique en noir et blanc du Soudanais Salih Basheer qui restitue le périple d'Essam, ayant quitté le Soudan pour l'Egypte avant de trouver refuge en Suède.

Ou encore les clichés de Fadi Elias qui tire le portrait de Syriens réfugiés en Allemagne. Jouant sur le flou, ses portraits soulignent par leur ambiguïté la difficulté d'assumer publiquement son identité sexuelle.

Aux récits sur l'exil, s'ajoute la nécessité de documenter une mémoire. Ce travail minutieux est notamment porté par le photographe libanais Mohamad Abdouni qui a recensé, dès les années 1990, les histoires et vies de femmes trans.

"Collecter, archiver, c'est aussi dire qu'on est là, qu'on existe et montrer qu'on fait partie prenante de la société", confie à l'AFP la Tunisienne Aïcha Snoussi.

Dans "Sépulture aux noyé·e·s", l'artiste imagine un lieu de sépulture appartenant à une civilisation queer dont les vestiges auraient été engloutis par la Méditerranée.

La question des corps est aussi omniprésente. Elle est en partie portée par l'artiste iranien, exilé en France, Alireza Shojaian. Dans ses tableaux, les hommes sont placés dans des poses lascives et vulnérables, aux antipodes des codes habituels de la virilité. Le tout sur une composition orientaliste reprenant des miniatures persanes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Kipchoge revient sur les terres de ses exploits

Publié

le

Eliud Kipchoge revient sur les terres de son exploit de 2018 (© KEYSTONE/AP/MARKUS SCHREIBER)

Le Kényan Eliud Kipchoge, considéré comme le plus grand marathonien de l'histoire, revient à Berlin dimanche. Il y a porté en 2018 le record du monde à 2h01'39''.

Le double champion olympique, âgé de 37 ans, fera-t-il mieux, pour son grand retour dans la capitale allemande quatre ans plus tard ? Ce parcours plat, qui se termine à la Porte de Brandebourg, en plein centre historique, est particulièrement propice aux performances: le record du monde masculin y a été battu sept fois au XXIe siècle.

Questionné vendredi sur ses ambitions lors d'une conférence de presse à Berlin, Kipchoge a dit "s'attendre à une très bonne course dimanche". "Si je fais une bonne course, je battrai mon record personnel", avait-il précisé le week-end dernier.

Il avait en revanche minimisé ses chances de passer sous la barre mythique des deux heures, exploit qu'il est le seul à avoir réalisé mais dans des conditions particulières.

C'était à Vienne en 2019, lors d'un événement monté par ses soins. Son chrono fantastique de 1h59'41'' n'a pas été homologué et n'est pas considéré comme record du monde du 42,195 km: il avait alors été aidé par 41 "lièvres" - parmi lesquels Julien Wanders - qui se relayaient par groupe de sept autour de lui, tous les 5 km.

Adola, principal rival

"Je ne vais pas courir sous les deux heures à Berlin, je vais seulement faire une bonne course", a-t-il expliqué le week-end dernier, tout en prédisant qu'"un jour, un être humain courra un marathon normal en moins de deux heures". A Vienne, sa famille l'avait soutenu sur place. A Berlin, "ils me regarderont à la télévision, car les enfants ont école" en ce moment, a-t-il expliqué.

S'il remportait la course dimanche, il égalerait le record de victoires de l'Ethiopien Haile Gebreselassie, quatre fois vainqueur à Berlin. En l'absence de son grand rival éthiopien Kenenisa Bekele, Eliud Kipchoge aura pour principal adversaire Guye Adola. L'Ethiopien avait remporté l'épreuve berlinoise en 2021 avec un chrono de 2h05'45''.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Les Sujets à la Une

X