International
Le Japon confronté à son pire incendie de forêt en 50 ans
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Les pompiers continuent de lutter mardi contre les flammes du pire incendie de forêt que le Japon ait connu depuis un demi-siècle, qui a causé la mort d'une personne, l'évacuation de près de 4000 habitants et qui n'était pas maîtrisé mardi soir.
"Pour l'heure, rien n'indique que l'incendie est maîtrisé", a commenté un porte-parole de la ville d'Ofunato, au nord du pays, auprès de la presse.
Des hélicoptères militaires et des pompiers tentent d'éteindre l'incendie, a-t-il ajouté.
Cinq jours après le début de l'incendie, des images aériennes d'une chaîne de télévision japonaise ont montré une épaisse fumée blanche s'échappant d'une zone boisée autour d'Ofunato, dans la région d'Iwate, où les précipitations ont drastiquement diminué.
De la neige est attendue pendant la nuit, se transformant en pluie, mais selon le porte-parole de la ville, il est impossible de dire si cela aidera à éteindre l'incendie. "Le mauvais temps pourrait empêcher les hélicoptères de larguer de l'eau," a-t-il averti.
Mardi matin, l'incendie avait embrasé quelque 2600 hectares, selon l'agence de gestion des incendies et des catastrophes, soit plus de sept fois la superficie du Central Park de New York.
Les feux de forêts font rage dans la région, alors que le Japon a connu son été le plus chaud jamais enregistré l'année dernière et que le changement climatique fait grimper les températures dans le monde entier.
Il s'agit du plus important incendie de forêt au Japon depuis 1975, date à laquelle 2700 hectares avaient brûlé à Kushiro, dans le nord de l'île de Hokkaido.
Plus de 2000 pompiers sont mobilisés dans le nord du Japon. La plupart sont déployés depuis d'autres régions du pays - dont Tokyo - et travaillent au sol et dans les airs à Iwate, région durement touchée par le tsunami meurtrier de mars 2011.
Un avis d'évacuation a été émis pour environ 4600 personnes, dont 3939 ont quitté leur domicile pour se mettre à l'abri, selon la municipalité d'Ofunato.
Baisse record des précipitations
Le nombre de feux de forêt avait diminué au Japon depuis un pic dans les années 1970, selon les données du gouvernement, mais l'archipel en recensait encore environ 1300 en 2023, concentrés sur la période de février à avril, lorsque l'air s'assèche et que les vents se lèvent.
A Ofunato, les précipitations ont seulement atteint 2,5 millimètres en février, battant ainsi le précédent record de 4,4 millimètres en 1967 et se situant en dessous de la moyenne habituelle de 41 millimètres.
Depuis vendredi dernier, "il n'y a pas eu de pluie, ou très peu, voire pas du tout" à Ofunato, a déclaré à l'AFP un responsable de l'agence météorologique locale.
L'année 2024 a aussi été la plus chaude jamais enregistrée au Japon, selon l'agence météorologique nationale (JMA), sur fond de phénomènes extrêmes se multipliant dans le monde en raison du changement climatique.
L'incendie a touché certaines entreprises présentes dans la région.
La société Taiheiyo Ciment a déclaré à l'AFP avoir suspendu les activités de son usine à Ofunato pendant plusieurs jours, car une partie de ses installations se situent dans la zone d'évacuation recommandée.
L'entreprise de confiserie Saitoseika, basée à Ofunato, a prévenu quant à elle, que si son siège social ou usines devenaient une zone interdite, elle pourrait être amenée à "interrompre sa production", qualifiant la situation de "tendue".
Le prodige du baseball japonais Roki Sasaki, des Dodgers de Los Angeles, qui était lycéen à Ofunato, à offert un don de près de 64'000 euros (10 millions de yens) à la ville, a indiqué la municipalité sur X.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Serena Williams refuse d'exclure un retour au tennis
Serena Williams a fait renaître les spéculations sur un éventuel retour sur le circuit.
"Je ne sais pas, je verrai bien ce qui se passera", a-t-elle répondu quand elle a été interrogée sur le sujet à la télévision américaine.
La légende aux 23 titres du Grand Chelem a réintégré début décembre la liste des joueuses soumises à une surveillance étroite des autorités antidopage, premier pas éventuel vers un retour. Mais elle avait alors démenti toute volonté de revenir.
L'Américaine de 44 ans a de nouveau été interrogée sur cette possibilité mercredi dans l'émission télévisée "Today" et, sans confirmer aucun projet, elle n'a pas non plus écarté l'éventualité d'un retour. "Je m'amuse et je profite de la vie en ce moment", a déclaré l'ex-no 1 mondial, plus de trois ans après son dernier match officiel à l'US Open 2022.
Pressée de questions pour savoir si cela signifiait oui ou non, elle a répondu: "Ce n'est ni oui ni non. Je ne sais pas, je vais simplement voir ce qui se passe".
Lorsqu'on lui a demandé pourquoi elle avait réintégré le programme de dépistage antidopage, Serena Williams - dont la soeur Venus a disputé l'Open d'Australie à 45 ans - a répondu: "Est-ce que je l'ai réintégré ? Je ne savais pas si j'en étais sortie. Écoutez, je ne peux pas en parler".
Courier y croit
A l'Open d'Australie, l'ancien no 1 mondial américain Jim Courier, aujourd'hui commentateur à la télévision, a souligné à quel point il était pénible et contraignant pour les athlètes de faire partie du groupe cible pour les contrôles antidopage.
Une fois inscrits, ils doivent fournir des informations sur le lieu et le moment où ils sont disponibles pour se soumettre à d'éventuels contrôles. Ils doivent figurer sur cette liste pendant six mois avant d'être autorisés à reprendre la compétition.
"Aucune personne qui n'a pas l'intention de jouer au tennis professionnel ne va s'inscrire sur cette liste, surtout quelqu'un qui a autant d'expérience que Serena Williams", a estimé Courier. "Serena a nié son retour, mais je pense qu'à moins qu'elle ne se blesse, il ne fait aucun doute qu'elle rejouera quelque part à un moment donné. Que ce soit en double mixte à l'US Open, en double avec sa soeur ailleurs, ou en simple, elle seule le sait."
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
L'UE pourrait sanctionner les Gardiens de la révolution
L'Union européenne pourrait décider jeudi d'ajouter les Gardiens de la révolution en Iran à la liste des organisations terroristes de l'UE, a indiqué la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas.
"Je m'attends également à ce que nous convenions d'inscrire les Gardiens de la révolution iraniens sur la liste des organisations terroristes" de l'UE, a-t-elle affirmé peu avant le début d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne. "Si vous agissez en terroriste, vous devez aussi être traité comme tel", a-t-elle ajouté devant la presse.
La France a annoncé mercredi qu'elle était désormais prête à prendre sa décision. "L'insoutenable répression de la révolte pacifique du peuple iranien ne peut rester sans réponse", a affirmé sur X le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot.
Le bras armé idéologique de la République islamique d'Iran est accusé par les organisations de droits humains d'avoir orchestré la répression meurtrière du vaste mouvement contestataire qui secoue le pays, faisant des milliers de morts.
L'Italie avait annoncé la semaine dernière son intention de proposer jeudi aux autres pays de l'Union européenne d'ajouter les Gardiens de la révolution sur cette liste. Le soutien français pourrait peser lors de la décision. L'Iran a mis en garde contre des "conséquences destructrices" si l'UE décidait de cette inscription.
Les Gardiens de la Révolution en Iran sont déjà l'objet de sanctions européennes. D'autres vont être décidées jeudi, a indiqué Mme Kallas. Quelque 21 entités et individus parmi lesquels de hauts responsables des Gardiens vont être ciblés par ces sanctions, qui prévoient une interdiction d'entrer dans l'UE et le gel des avoirs dans l'Union européenne.
Des sanctions vont également être décidées à l'encontre d'une dizaine d'individus et d'entités en Iran, accusés d'aider la Russie dans sa guerre contre l'Ukraine, grâce à la fourniture de drones ou de missiles
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Économie
Chinois et Britanniques veulent mieux collaborer
Le président chinois Xi Jinping et le Premier ministre britannique Keir Starmer ont affirmé jeudi la nécessité de renforcer les relations entre leurs pays. Une volonté affichée après des années de crispations et dans un contexte de tensions globales.
Les différends existants ne doivent pas empêcher la coopération, a déclaré M. Starmer lors d'une brève apparition devant les journalistes au début de son entretien avec M. Xi au Palais du peuple.
"La Chine est un acteur essentiel sur la scène internationale et il est vital de construire une relation plus sophistiquée dans laquelle nous identifions les opportunités de collaboration, tout en permettant un dialogue constructif sur les sujets sur lesquels nous ne sommes pas d'accord", a-t-il dit sans spécifier les différends (Ukraine, Hong Kong, accusations réciproques d'espionnage...).
"En tant que membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et de grandes puissances économiques mondiales, la Chine et le Royaume-Uni doivent renforcer leur dialogue et leur coopération", qu'il s'agisse de sécurité internationale ou d'économie, a abondé M. Xi.
Arrivé en Chine mercredi soir, M. Starmer effectue pendant trois jours la première visite en Chine d'un chef du gouvernement britannique depuis celle de la conservatrice Theresa May en 2018.
Pour Londres comme pour un certain nombre d'autres capitales occidentales, il s'agit d'explorer les voies d'une coopération plus soutenue avec la deuxième puissance économique mondiale, sur fond de rivalités internationales exacerbées, et alors que le président américain Donald Trump ébranle les alliances du passé.
Même la relation des Etats-Unis avec le traditionnel allié britannique se fait plus incertaine.
Le déplacement de M. Starmer en Chine intervient peu après ceux du Canadien Mark Carney et du Français Emmanuel Macron.
Donald Trump lui-même a indiqué qu'il se rendrait en Chine en avril. Une visite largement mise en avant par Downing Street pour déminer les questions sur la manière dont la venue de M. Starmer à Pékin pourrait être perçue par Donald Trump.
"Notre relation avec les États-Unis est l'une des plus étroites que nous ayons, notamment en matière de défense, de sécurité, de renseignement, mais aussi de commerce et dans bien d'autres domaines", a insisté Keir Starmer dans l'avion qui le menait en Chine.
"Intérêt national"
Mais il a jugé qu'il serait "absurde" pour le Royaume-Uni de se détourner de Pékin, malgré les critiques sur sa stratégie de rapprochement avec la Chine au Royaume-Uni.
En débutant sa visite en Chine, Keir Starmer a affiché sa volonté de développer une nouvelle relation "cohérente et globale" avec Pékin, loin des tensions qui ont marqué la période de ses prédécesseurs conservateurs, mais "sans compromettre" non plus la sécurité nationale britannique.
"C'est dans notre intérêt national de dialoguer avec la Chine. C'est la deuxième économie mondiale et, en incluant Hong Kong, c'est notre troisième partenaire commercial", a affirmé Keir Starmer à son arrivée à la cinquantaine de chefs d'entreprises qui l'accompagnent, notamment des secteurs de la pharmacie, de l'automobile et de la finance.
Le gouvernement travailliste de M. Starmer a fait de la relance de l'économie britannique sa priorité.
Selon Downing Street, MM. Xi et Starmer devaient évoquer les relations commerciales et les investissements, mais aussi des enjeux de sécurité nationale.
Interrogé par les journalistes dans l'avion qui le menait en Chine, le Premier ministre est resté évasif sur la manière dont il comptait aborder les sujets qui fâchent, comme la récente condamnation du magnat des médias hongkongais Jimmy Lai, la situation de la minorité ouïghoure dans le Xinjiang, ou les accusations réciproques d'espionnage.
Il y a également l'Ukraine, alors que Pékin, qui n'a pas condamné l'invasion russe, a affiché mardi sa volonté de "renforcer" sa coopération en matière de Défense avec Moscou.
Keir Starmer repartira de Chine samedi pour une courte étape au Japon, dont les relations avec Pékin se sont notablement tendues ces derniers mois.
Il doit s'entretenir jeudi après-midi avec le Premier ministre chinois Li Qiang, avant d'assister à la signature de plusieurs accords.
L'un d'entre eux, annoncé en amont par Downing Street, vise à renforcer la coopération des deux pays pour s'attaquer en amont à la chaîne logistique des réseaux de passeurs de migrants, qui traversent la Manche sur de petits bateaux pour se rendre au Royaume-Uni.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Fanny Smith, le point d'interrogation physique
"Bronzée" à Pyeongchang et à Pékin, Fanny Smith n'aborde pas ses cinquièmes JO avec une confiance au beau fixe. La Vaudoise de 33 ans se bat notamment avec des douleurs au dos.
Fanny Smith a de la chance dans son malheur. Parce que la compétition de skicross a lieu le vendredi 20 février à Livigno, la Villardoue a davantage de jours pour se remettre d'aplomb. Car en plus d'une gêne qui la suit depuis l'été dernier, elle a dû composer avec un dos bloqué lors des récentes épreuves de Coupe du monde à Veysonnaz.
Neuvième de la course du vendredi, elle a expliqué qu'elle avait ressenti de grosses douleurs au dos avant de prendre part aux quarts de finale. Elle a donc logiquement renoncé à se présenter au départ de la course du samedi. Et elle ne sera pas non plus de la partie ce week-end à Val di Fassa, pour la dernière épreuve précédant les Jeux.
Il a fallu s'adapter
Avant les courses de Veysonnaz, quand son dos n'était pas encore bloqué, la Vaudoise s'est prêtée au jeu de l'interview devant la presse romande. Elle est notamment revenue sur ce qui la handicape depuis l'été, sans trop rentrer dans les détails. La championne du monde en titre évoque cette préparation différente où "tout ce qui est flexion est très compliqué".
"C'est quelque chose qui m'a vraiment obligée à revoir toute ma préparation physique, et on avance à tâtons, explique-t-elle. Je me fixe mentalement sur ce que mes entraîneurs me disent. Je suis plus ou moins en forme. Mais pour expliquer simplement, je ne peux pas faire de vélo", souligne-t-elle.
"Je n'ai pas du tout pu faire de saut en avant-saison ni d'exercices d'agilité comme j'en ai l'habitude. On a dû s'adapter et faire des exercices un petit peu plus banals", poursuit-elle. "Alors pour moi mentalement c'est assez difficile, parce que je sais que ce que j'ai fait pendant tant d'années fonctionne. Et là, on a dû un peu revoir la chose, et je n'ai pas pu entraîner l'explosivité."
Seize années au top
Avec ses quatre podiums en six courses (une 2e place et trois 3es places), Fanny Smith a prouvé qu'elle savait se battre sur la piste, même si on a le sentiment que tout est plus difficile au départ lors de la sortie du portillon. Elle sent la pression qui monte et cette envie permanente de bien faire. A Livigno, elle aura le soutien du public suisse et de sa famille.
"Ceci dit, au final les Jeux, c'est sur une journée, note-t-elle. Donc au bout du compte, ces cinq participations aux JO représentent seulement cinq jours de compétition. C'est assez court en soi alors qu'on travaille des années."
Après 2010 et ses premiers JO à Vancouver, s'imaginait-elle être toujours parmi les meilleures seize ans plus tard? "Si on m'avait dit ça, je ne l'aurais simplement pas cru. Cette carrière, cette longévité: c'est fou d'être toujours présente pour la gagne. C'est assez exceptionnel de voir que ce pari fou qu'on a pris à l'époque a marché au final."
Trop d'entraînement?
A Livigno, Fanny Smith espère que ça va encore "marcher". Pour l'heure, personne n'a pu tester la piste. Lorsque les Helvètes ont fait leur camp à St-Moritz en novembre, ils ont fait un aller-retour pour voir la piste sans neige, ainsi que les à-côtés (hôtel, ski-room, etc). Mais la Villardoue n'est pas anxieuse. "J'ai toujours aimé les nouveaux événements, les nouvelles épreuves de Coupe du monde, raconte-t-elle. Avoir du changement, c'est quelque chose qui m'a toujours plu."
Et il y aura un "test event" avant les JO sur deux jours, même si les athlètes ne savent pas encore à combien de runs ils auront droit. "Mais si on en a ne serait-ce que deux par jour, ça fera déjà quatre runs, estime la Vaudoise. C'est déjà beaucoup plus que ce qu'on a en Coupe du monde. Ensuite, on aura encore des entraînements deux jours avant la compétition. Pour moi, cela fera presque trop d'entraînement." Beaucoup de questions au final, auxquelles Fanny Smith se réjouit de répondre le jour J, sur la piste.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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