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International

Trêve fragile entre le Kirghizstan et le Tadjikistan

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L'escalade est intervenue alors que les dirigeants des deux pays, le président kirghiz Sadyr Japarov et son homologue tadjik Emomali Rakhmon (photo) participent actuellement à un sommet régional de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) en Ouzbékistan. (© KEYSTONE/EPA/SERGEI BOBYLEV/SPUTNIK/KREMLIN POOL)

Le Kirghizstan a annoncé vendredi un cessez-le-feu avec le Tadjikistan après une escalade des affrontements à la frontière entre ces deux pays d'Asie centrale. Les deux parties s'accusant toutefois dans l'après-midi de violations mutuelles de cette trêve.

Dans la nuit de vendredi à samedi, le ministère kirghiz de la Santé a indiqué que ces violences avaient fait au moins 24 morts côté kirghiz, dans la région de Batken, située au sud-ouest du Kirghizstan et frontalière du Tadjikistan.

Plus tôt dans la journée, le président kirghiz Sadyr Japarov et son homologue tadjik Emomali Rakhmon se sont entretenus en marge d'un sommet régional de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) en Ouzbékistan. Ils ont "convenu de donner pour instruction aux institutions concernées de cesser le feu et de retirer les forces et les équipements de la ligne de contact", selon un communiqué de la présidence kirghize.

Un cessez-le-feu est entré en vigueur à 16h00 locales (12h00 suisses) vendredi, mais les gardes-frontières kirghiz ont rapidement accusé l'armée tadjike "d'avoir ouvert le feu à nouveau" sur leurs positions à la frontière, jugeant la situation "toujours tendue". Leurs homologues tadjikes ont répliqué dans un communiqué, dénonçant "les tirs de la partie kirghize" en direction "de trois villages du Tadjikistan".

Chercher les causes

Lors de leur entretien, les présidents du Kirghizstan et du Tadjikistan avaient pourtant appelé leurs troupes à un cessez-le-feu, premier signe de désescalade après plusieurs heures de combats intenses à la frontière.

MM. Japarov et Rakhmon ont convenu "de créer une commission chargée d'enquêter sur la cause des incidents", soulignant l'importance de résoudre leurs différends "par des moyens politiques et diplomatiques", a rapporté l'agence de presse tadjike Khovar.

Si des heurts ont régulièrement lieu à la frontière entre ces deux ex-républiques soviétiques empêtrées depuis des années dans une dispute territoriale, les dernières violences ont marqué une aggravation notable.

La Russie a exprimé vendredi sa "préoccupation", son ministère des Affaires étrangères appelant "les deux parties à prendre des mesures exhaustives et urgentes pour (...) mettre fin à toute tentative d'escalade". Le président russe Vladimir Poutine a, lui, jugé la situation de "tendue" en marge d'une rencontre avec son homologue azerbaïdjanais en Ouzbékistan.

Selon Bichkek, les forces tadjikes ont bombardé vendredi la ville frontalière de Batken, située dans le sud-ouest du Kirghizstan, dans une zone contestée entre les deux pays. "Des infrastructures civiles de la ville de Batken ont été détruites", ont déclaré les garde-frontières kirghiz dans un communiqué.

Le ministère kirghiz de la Santé a annoncé que 31 personnes avaient été hospitalisées vendredi, selon un nouveau bilan qui s'alourdit rapidement. Au moins quatre militaires ont aussi reçu des "blessures par armes à feu", selon les autorités régionales.

19'000 personnes évacuées

Le Comité d'Etat pour la sécurité nationale du Kirghizstan a rapporté vendredi matin que des "affrontements intenses" et "violents" se déroulaient dans la zone frontalière, accusant le Tadjikistan de "bombarder le territoire kirghiz avec tout son arsenal disponible".

Les habitants de plusieurs villages frontaliers ont fui la zone de combats, a indiqué le ministère kirghiz des Situations d'urgence, annonçant l'ouverture de centres d'accueil. Au moins 19'000 personnes habitant près de Batken ont été évacuées, a annoncé de son côté la branche locale du Croissant-Rouge.

Douchanbé a accusé les forces kirghizes d'avoir ouvert le feu tôt vendredi sur des postes frontaliers tadjiks, sans faire état dans l'immédiat de victimes dans ses rangs.

La frontière entre le Tadjikistan et le Kirghizstan est le théâtre d'affrontements meurtriers réguliers, près de la moitié des 970 kilomètres de frontière commune étant contestée et les progrès en terme de délimitation ont été lents ces dernières années. L'année 2021 a vu un nombre d'affrontements sans précédent opposer les deux parties, faisant plus de 50 morts et laissant craindre l'élargissement du conflit.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Israël: le Parlement adopte une loi décriée sur la peine de mort

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Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a voté en faveur du texte (archives). (© KEYSTONE/AP/Alex Brandon)

Le Parlement israélien a adopté lundi soir une loi décriée instaurant "la peine de mort pour les terroristes". Un texte qui ne devrait dans les faits s'appliquer qu'à des Palestiniens reconnus coupables d'attaques ou d'attentats anti-israéliens.

Cette proposition de loi introduite par l'extrême droite a été adoptée en troisième lecture par 62 voix contre 48. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a voté en faveur du texte.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Air Canada: le patron va partir, sa maîtrise du français en cause

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Le patron d'Air Canada avait expliqué que malgré "de nombreuses leçons [de français] sur plusieurs années", il était toujours "dans l'incapacité de [s']exprimer en français de façon adéquate"(archives). (© KEYSTONE/AP/Christinne Muschi)

Le directeur général d'Air Canada, Michael Rousseau, va prendre sa retraite d'ici fin septembre, a annoncé lundi le conseil d'administration de la compagnie aérienne, après une polémique autour de son manque de maîtrise de la langue française.

Le dirigeant, qui est aux commandes du groupe depuis cinq ans, s'était attiré les foudres de plusieurs élus canadiens au sujet d'un message de condoléances quasi exclusivement en anglais après la mort de deux de ses pilotes dans une collision à l'aéroport LaGuardia (New York).

Le Premier ministre canadien lui-même, Mark Carney, s'était dit "très déçu" par cette communication, estimant que Michael Rousseau avait "manqué de jugement et de compassion".

Le patron avait expliqué que malgré "de nombreuses leçons [de français] sur plusieurs années", il était toujours "dans l'incapacité de [s']exprimer en français de façon adéquate". "Je présente mes sincères excuses pour cela", avait-il ajouté. "Mais je poursuis mes efforts pour progresser", a-t-il assuré.

Dimanche 22 mars, un véhicule de secours et de lutte contre les incendies a percuté un appareil de la compagnie Jazz Aviation opérant pour Air Canada, provoquant le décès du pilote ainsi que du copilote et faisant plusieurs blessés.

La semaine dernière, l'Assemblée nationale du Québec avait réclamé la démission de Michael Rousseau, adoptant à une large majorité une motion en ce sens.

En novembre 2021, le directeur général de la compagnie, dont le siège est situé à Montréal, avait déjà suscité l'émoi avec une allocution quasi uniquement en anglais devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, la communauté de communes de la région.

Le conseil d'administration a rappelé qu'il travaillait depuis deux ans à un plan de succession pour identifier des candidats potentiels en interne. En janvier, il a également commencé à chercher des profils pertinents hors du périmètre d'Air Canada.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Le G7 prêt à des mesures pour la stabilité du marché de l'énergie

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Le G7 veut garantir la stabilité et la sécurité du marché de l'énergie, déstabilisé par la guerre au Moyen-Orient (image symbolique). (© KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN)

Le G7 des ministres des Finances et de l'Énergie s'est dit disposé lundi à "prendre toutes les mesures nécessaires" pour assurer la stabilité du marché de l'énergie, selon un communiqué de la présidence française du groupe des sept économies avancées.

"Nous sommes prêts à prendre toutes les mesures nécessaires, en étroite coordination avec nos partenaires, notamment pour préserver la stabilité et la sécurité du marché de l'énergie", déstabilisé par la guerre au Moyen-Orient, selon le communiqué diffusé à l'issue d'une réunion en visioconférence.

Les ministres ont également réaffirmé leur "ferme engagement en faveur de marchés de l'énergie fonctionnant correctement, stables et transparents".

"Nous soutenons les efforts appropriés visant à maintenir une offre adéquate sur les marchés mondiaux du pétrole et du gaz et prenons note des options de l'AIE pour gérer la demande, en fonction des circonstances propres à chaque pays, afin de contribuer à lisser les conditions du marché et de limiter une volatilité excessive", ont-ils ajouté.

Stocks stratégiques

Le 19 mars, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) avait indiqué que ses pays membres avaient commencé à mettre sur le marché les stocks stratégiques de pétrole qu'ils avaient annoncé libérer mi-mars, un total de 426 millions de barils, en majorité du pétrole brut, devant être mis à disposition.

Le G7 a par ailleurs appelé lundi "tous les pays à s'abstenir d'imposer des restrictions injustifiées à l'exportation d'hydrocarbures et de produits connexes", soulignant "l'importance d'une action internationale coordonnée" pour atténuer l'impact de la guerre et "de flux commerciaux sûrs et ininterrompus".

L'Inde a par exemple décidé de mettre en place des taxes sur le gazole et le kérosène destinés à l'exportation "pour assurer une meilleure disponibilité de ces produits pour la consommation intérieure".

Le communiqué du G7 indique également que les banques centrales des pays qui le composent, présentes à la réunion, "sont fermement déterminées à maintenir la stabilité des prix et à garantir la résilience continue du système financier".

"La politique monétaire", à savoir une éventuelle révision des taux directeurs face à l'impact des prix de l'énergie et d'autres matières premières sur l'inflation, "restera dépendante des données", notamment l'inflation et l'activité économique.

Soutien à l'Ukraine

Les ministres du G7 ont également réaffirmé leur "soutien indéfectible" à l'Ukraine et "leur engagement à maintenir la pression sur la Russie en vue d'aboutir à une paix juste et durable".

La France préside en 2026 le groupe de pays qui rassemble Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Allemagne: l'inflation repart en raison des prix de l'énergie

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Le Parlement allemand a de son côté adopté vendredi un projet de loi visant à limiter à une hausse quotidienne des prix dans les stations-service, qui va entrer en vigueur mercredi (archives). (© KEYSTONE/dpa/Sebastian Kahnert)

L'inflation en Allemagne a accéléré à 2,7% sur un an en mars, sous l'effet du renchérissement de l'énergie dans le sillage de la guerre au Moyen-Orient, selon des chiffres officiels provisoires publiés lundi.

L'indicateur, en hausse de 0,8 point par rapport à février, est revenu à son plus haut depuis janvier 2024.

Cela est largement dû aux prix de l'énergie qui ont augmenté de 7,2% sur un an, soit leur première hausse depuis décembre 2023, selon un communiqué de l'institut de statistique Destatis. Les analystes sondés par la plate-forme de services financiers Factset tablaient sur une inflation encore plus élevée, à 2,8%.

Les marchés énergétiques mondiaux ont été secoués par la fermeture du détroit d'Ormuz, artère stratégique pour les exportations de pétrole et de gaz du Golfe, après les frappes menées depuis fin février par les États-Unis et Israël contre l'Iran. Dans une Allemagne fortement dépendante des importations d'énergies fossiles, cela se manifeste par une envolée des prix des carburants.

Le Parlement allemand a de son côté adopté vendredi un projet de loi visant à limiter à une hausse quotidienne des prix dans les stations-service, qui va entrer en vigueur mercredi. Le ministère des Finances étudie par ailleurs une taxe sur les "surprofits" pétroliers pour financer une hausse de l'indemnité kilométrique domicile-travail.

L'inflation hors prix volatils de l'énergie et des matières premières est restée stable à 2,5%, comme depuis janvier, signe que l'impact sur les prix finaux des biens et services ne se fait pas encore sentir. La hausse des denrées alimentaires apparaît même en retrait, à 0,9%, contre 1,1% en février Or, en réponse au choc d'énergie, de plus en plus d'entreprises prévoient d'augmenter leurs prix, en particulier dans l'industrie, la construction et les services, indique lundi l'institut de conjoncture IFO.

L'indice des prix harmonisé, qui sert de référence pour la Banque centrale européenne (BCE), atteint quant à lui 2,8% en mars. La présidente de l'institution monétaire, Christine Lagarde, a indiqué mercredi qu'un "ajustement mesuré" des taux pourrait être justifié si le choc énergétique en cours provoque un dépassement modéré mais temporaire de l'inflation dans la zone euro au-dessus de la cible de 2 %.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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