Économie
Le marché de l'emploi américain continue de dépasser les attentes
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Le marché de l'emploi s'est une nouvelle fois montré plus solide qu'attendu en décembre aux Etats-Unis, donnant toujours plus de crédit à la possibilité d'un atterrissage en douceur de l'économie, alors que l'inflation se rapproche peu à peu de la cible de la Fed.
Pour le dernier mois de l'année, 216.000 emplois ont été créés, en hausse par rapport aux 173.000 de novembre, dont les données ont été en revanche révisées à la baisse, selon les chiffres publiés vendredi par le département du Travail.
Le chiffre de décembre est nettement supérieur aux 162.000 créations d'emplois attendues par les analystes, selon le consensus de briefing.com.
Cette hausse cache toutefois des signes de détente sur le marché du travail, avec une hausse des emplois à temps partiel et un taux de participation au marché de l'emploi qui, s'il reste toujours élevé, est en léger recul par rapport au mois précédent.
Ces légères variations au sein du marché expliquent notamment le fait que le taux de chômage reste de son côté inchangé à 3,7%, restant ainsi à son plus bas niveau depuis juillet.
Chômage historiquement bas
L'économie américaine entame ainsi l'année 2024, qui sera marquée par les élections présidentielles, avec un taux de chômage toujours historiquement bas.
"Nous voyons un marché de l'emploi plus équilibré, où la demande et l'offre de travail sont désormais plutôt alignées et la pression à la hausse sur les salaires n'est pas excessive", a souligné auprès de l'AFP le chef économiste d'EY, Gregogy Daco.
Les chiffres du département du Travail viennent confirmer la tendance observée la veille concernant les créations d'emplois dans le secteur privé, évaluées à 164.000 en décembre, selon l'enquête mensuelle ADP/Stanford Lab.
Le cheffe économiste d'ADP, Nela Richardson, citée dans le communiqué, avait souligné que "le marché de l'emploi revient à des niveaux très proches de ce qu'il était avant la pandémie".
Signe par ailleurs que la pénurie de main d'oeuvre qui a touché le marché du travail américain depuis plus de deux ans semble bel et bien terminée, la hausse des salaires est plus modérée et ne "risque pas d'alimenter la spirale prix-salaires", estimait Mme Richardson.
"Réajustement progressif du marché"
Ces derniers ont néanmoins progressé de 0,4% par rapport à novembre, la hausse étant de 4,1% sur un an, selon les données du département du Travail.
"Le taux de chômage reste à un niveau historiquement bas", a confirmé de son côté dans une note Rubeela Farooqi, cheffe économiste de HFE, "l'économie continue de créer des emplois à un rythme robuste".
Le marché de l'emploi poursuit néanmoins son atterrissage en douceur; en 2023, l'économie américaine a ainsi créé en moyenne 225.000 emplois par mois, loin de la moyenne inédite de 399.000 par mois observée en 2022.
Sur l'ensemble de l'année, 2,7 millions d'emplois supplémentaires ont été créés, contre 4,8 millions en 2022.
"Nous continuons à observer un réajustement progressif du marché du travail, avec une baisse du nombre des embauches, des licenciements stratégiques mais aucune coupe nette dans le marché du travail", a détaillé M. Daco.
Mais la solidité du marché de l'emploi pourrait conduire la Réserve fédérale (Fed) à patienter encore un peu avant d'envisager de desserrer sa politique monétaire.
L'économie américaine a en effet bien résisté, malgré la hausse historiquement rapide des taux depuis mars 2022, situés désormais entre 5,25% et 5,50%.
Certes la hausse de l'indice PCE de l'inflation, privilégié par la Fed, s'est largement rapprochée de la cible de 2%, à 2,6% sur un an en novembre, mais l'inflation notamment dans le secteur des services reste encore élevée, ce qui invite la banque centrale américaine à la prudence.
"Pour les responsables de la Fed, ces données soutiennent l'idée qu'il est nécessaire de maintenir une politique restrictive pour un moment encore. Mais nous anticipons le fait que le prochain mouvement se fera à la baisse, sans doute en milieu d'année", a jugé Mme Farooqi.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
Économie
Risque de forte pression à la hausse sur le franc toujours présent
Face au risque d'un nouveau renchérissement du franc, dommageable pour les exportateurs, la BNS demeure "davantage disposée" à intervenir sur le marché des changes pour limiter toute appréciation de la monnaie helvétique, a indiqué jeudi son président Martin Schlegel.
"Avec l'escalade du conflit au Moyen-Orient, notre monnaie avait d'abord subi davantage de pression à la hausse du fait de son statut de valeur refuge", a rappelé M. Schlegel selon le texte de son discours prononcé à Berne à l'occasion de la décision de politique monétaire de l'institut d'émission helvétique.
"C'est la raison pour laquelle, en mars, nous avions accru notre disposition à intervenir sur le marché des changes. Depuis, les taux d'intérêt ont augmenté dans les grands espaces monétaires, notamment parce que les marchés y anticipent un durcissement de la politique monétaire face à la hausse de l'inflation", a-t-il développé.
La Banque centrale européenne (BCE) a en effet décidé la semaine dernière de relever ses taux directeurs de 25 points de base pour faire face à l'accélération de l'inflation en zone euro, augmentant l'écart de taux en faveur de l'euro.
Selon le patron de la Banque nationale suisse (BNS), "l'accroissement des écarts de taux avec l'étranger a entraîné une légère baisse du cours du franc". Mais il a averti que "la situation géopolitique demeure (...) incertaine" et pourrait à nouveau faire flamber le franc en raison de son rôle de valeur refuge.
"Le risque d'une forte pression à la hausse sur le franc est ainsi toujours présent. Au besoin, nous sommes donc davantage disposés à intervenir sur le marché des changes", a averti M. Schlegel.
Quant à l'inflation, à 0,6% en mai sur un an en Suisse, "la pression inflationniste à moyen terme n'a toutefois pratiquement pas changé depuis mi-mars", a-t-il estimé. "La politique monétaire que nous menons est appropriée pour maintenir l'inflation dans la plage de stabilité des prix (soit entre 0% et 2%) et elle soutient l'activité."
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
Le Seco attend une croissance inférieure à la moyenne en 2026
Le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) revoit légèrement à la baisse ses prévisions pour la croissance économique de la Suisse, en raison de la guerre en Iran.
Il table sur un produit intérieur brut (PIB) inférieur à la moyenne en 2026, en hausse de 0,9%, suivie d'une progression de 1,6% en 2027. En mars, la croissance était attendue à respectivement 1,0% et 1,7%.
"Les prix du pétrole se sont envolés en raison de la crise au Proche-Orient et au Moyen-Orient. Par conséquent, le groupe d'experts révise à la hausse son hypothèse concernant les prix moyens du pétrole en 2026 et 2027", indique un communiqué paru jeudi.
Ce renchérissement des prix de l'énergie devrait entraîner des taux d'inflation élevés et un durcissement des politiques monétaires à l'échelle mondiale, en particulier chez les partenaires commerciaux européens de la Suisse, ajoute le Seco.
Pour 2026 et 2027, le taux d'inflation devrait ainsi être un peu plus élevé à 0,6%, contre des prévisions formulées en mars à respectivement 0,4% et 0,5%.
Par ailleurs, l'industrie suisse d'exportation devrait continuer à être pénalisée par "la croissance timide de la demande mondiale" en 2026, avant de se reprendre modestement en 2027.
Sur le marché du travail, "le manque de vigueur de l'économie" se reflète dans un taux de chômage à 3,1% cette année, avant de redescendre à 3,0% en 2027.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
La BNS maintient son taux directeur à 0%
La Banque nationale suisse (BNS) a conservé jeudi son taux directeur à 0,0%, maintenant le statu quo monétaire pour la quatrième fois consécutive. L'intégralité des économistes interrogés par l'agence AWP avaient tablé sur un taux inchangé.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : awp / ats
Économie
La Suisse chute de deux rangs au classement de la compétitivité
La Suisse perd cette année sa première place au classement mondial de la compétitivité établi par l'institut lausannois IMD. Le pays se classe désormais troisième derrière Hong Kong et Singapour, à nouveau numéro un, comme en 2024.
Ce recul est dû à une forte baisse de l'indicateur de performance économique qui a perdu 24 places pour terminer 37e, indique l'IMD dans un communiqué diffusé jeudi. Viennent ensuite Taïwan, qui se hisse de deux rangs, et les Emirats arabes unis, qui conservent leur cinquième place gagnée en 2025 après leur fulgurante ascension de sept places l'année précédente.
La dégringolade de la performance économique de la Suisse est due à une forte détérioration des flux d'investissements directs, elle-même liée aux chocs géopolitiques. Au sein de cet indicateur, l'indice de coût de la vie à 109,75 (65e rang mondial) et les prix de l'essence à 2,07 dollars le litre (64e) montrent que les entreprises helvétiques font face à des coûts élevés.
Par ailleurs, la croissance de l'emploi y a ralenti à 0,21% (49e) et, sur le long terme (60e), la Suisse présente même un reflux de 0,30% dans ce domaine. Dans les trois autres domaines - efficacité du gouvernement, des entreprises et les infrastructures - la Suisse garde l'avantage.
70 économies sous revue
Selon l'étude, qui passe au crible chaque année 70 économies, la compétitivité d'un pays dépend de la solidité de ses institutions, ainsi que de la capacité à faire face à la volatilité et à absorber les chocs, dans un contexte où les tensions géopolitiques s'intensifient.
"Plus le monde se fragmente, plus la sécurité juridique, les engagements contraignants et l'efficacité et la légitimité de l'État prennent de la valeur", peut-on lire. Dans des pays dotés d'institutions crédibles, les affaires peuvent suivre le cours.
Le retour de Singapour en tête du tableau reflète cette agilité et s'explique par une reprise, notamment dans le domaine de l'efficacité des entreprises (Business Efficiency), même si la performance économique a reculé.
Hong Kong doit son deuxième rang à un rebond dans les quatre indicateurs passés en revue, à savoir l'efficacité du gouvernement (Governement Efficiency), les infrastructures, la performance économique et l'efficacité des entreprises.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
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